Cours Saint-Pierre et Saint-André
| Cours Saint-Pierre et Saint-André | |||||
les cours Saint-Pierre (à gauche) et Saint-André (à droite) séparés par la place Maréchal-Foch. La cathédrale de Nantes s'adosse au cours Saint-Pierre. |
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| Situation | |||||
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| Coordonnées | |||||
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Ville | Nantes | ||||
| Quartier | Centre-ville | ||||
| Tenant | Place Duchesse-Anne | ||||
| Aboutissant | Quai Ceineray | ||||
| Morphologie | |||||
| Type | Promenade publique | ||||
| Histoire | |||||
| Anciens noms | Cours des États | ||||
| Monuments | Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Nantes |
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Les cours Saint-Pierre et Saint-André sont des promenades publiques situées à Nantes et furent au XVIIIe siècle les premières promenades publiques de la ville, aménagées sur d'anciens terrains vagues situés hors des murs d'enceinte de la cité[1].
Sommaire |
Présentation [modifier]
Les deux cours, Saint-Pierre au sud et Saint-André au nord, sont construits en enfilade et en surplomb, séparés entre eux par la place Maréchal-Foch. Ils dessinent une vaste perspective plantée d'arbres entre l'Erdre et la Loire.
- Au sud : on y accède depuis la « place Duchesse-Anne » par un escalier qui fut agrémenté en 1897, d'un monument aux morts dédié aux enfants du département tombés lors la Guerre de 1870, œuvre de Georges Bareau (voir une description détaillée et un historique).
- Au nord : le cours se termine par un parapet. Sur le mur de soutènement situé en contre-bas de celui-ci, un autre monument aux morts dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale, œuvre de l'architecte Camille Robida, a été érigé sous la forme d'une liste de noms des 5 832 soldats nantais gravé en lettres d'or sur des plaques de marbre, l'ensemble étant encadré par deux escaliers latéraux permettant d'accéder au quai Ceineray[2].
- À l'est : les cours sont longés par les rues Henri-IV (cours Saint-Pierre) et Sully (cours Saint-André) auxquelles on accède par des escaliers.
- À l'ouest : le cours Saint-Pierre est bordé par la porte Saint-Pierre, la cathédrale, le manoir de la Psallette et les murs des propriétés avoisinantes. Les vestiges des enceintes gallo-romaine et médiévale de la ville[1]sont également visibles sur cette partie de la promenade. Le cours Saint-André est lui bordé par la rue Tournefort à laquelle on accède, comme à l'est, par des escaliers.
Historique [modifier]
D'anciens terrains vagues situés à l'est de l'enceinte médiévale, existaient à cet endroit et comprenaient deux mottes qui furent aplanies dès 1720. Bien que, dès 1598, la motte Saint-Pierre avait été touchée par la destruction par l'éperon (fortification destinée à défendre l'entrée de la porte Saint-Pierre) que le duc de Mercœur y avait élevé.
Les deux cours eurent d'abord un nom unique, celui de « cours des États » en 1760, date à laquelle on commença à aménager la place Louis-XVI (actuelle place Maréchal-Foch) et planter des arbres. Les premiers hôtels particuliers qui bordent actuellement ces promenades ne datent que des années 1765-1770, avant cela il n'y avait aucune construction alentour. À la Révolution, on fait une distinction entre les deux cours : celui de Saint-Pierre devient « cours de la Liberté », tandis que celui de Saint-André est baptisé « cours de la Fédération ».
Jusqu'aux travaux de comblement entamés en 1926, la Loire passait au pied du château des ducs de Bretagne, grâce notamment au canal Saint-Félix qui bordait la place Duchesse-Anne, au niveau de l'actuel station de tramway. De 1929 à 1933, le tunnel Saint-Félix, un canal souterrain sera creusé sous les cours, afin de dévier l'Erdre de son lit naturel (l'actuel cours des 50-Otages), l'affluent se jetant désormais dans le canal Saint-Félix, lui-même raccourci d'une centaine de mètres.
Ce chantier, réalisé dans le cadre de la dette de guerre allemande contractée à l'issue de premier conflit mondial, sera supervisé par l'ingénieur d'outre-Rhin Karl Hotz, futur Oberstleutnant de la Feldkommandantur de Nantes sous l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, et dont l'assassinat à deux pas de là (rue du Roi-Albert), provoquera en représailles l'exécution de 48 otages à Nantes, Paris et Châteaubriant.
Après le deuxième conflit mondial, les cours abriteront un temps des baraquements provisoires (en pierre sur le cours Saint-André et en bois sur le Cours Saint-Pierre) destiné à abriter les boutiques des commerçants sinistrés par les bombardements de septembre 1943 qui ravagèrent le centre-ville.
En 1998, à l'occasion de la coupe du monde de football, le cours Saint-André fut transformé en « plage Copacabana », et le cours Saint-Pierre accueillit l'un des deux écrans géants de la ville pour suivre les matchs en direct.
L'aménagement d'un parking souterrain, achevé en 2006, sous le cours Saint-André, a fait disparaître les parkings de surface qui avaient été aménagés durant les décennies précédentes. Les cours retrouvèrent ainsi leur état originel. Ils sont aujourd'hui plantés de marronniers et de chênes, et agrémentés de deux sculptures de Dominique Molknecht représentant Bertrand Du Guesclin et Olivier V de Clisson, placées à l'extrémité nord en 1819.
De nos jours, chaque année, la foire de printemps se tient seulement sur le cours Saint-Pierre, tandis que la foire de Septembre occupe les deux cours.
Galerie [modifier]
Référence [modifier]
- Reconstitution du Plan de Nantes, avec tracé des enceintes gallo-romaine du IIIe siècle et du XVe siècle par Henri de Berranger, 1966 (d'après P. Lelièvre, Nantes au XVIIIe siècle)., sur www.pedagogie.ac-nantes.fr, académie de Nantes. Consulté le 10 mai 2012.
- « Un monument aux morts polémique » - Archives municipales de Nantes
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pierre Lelièvre, Nantes au XVIIIe siècle : urbanisme et architecture, Paris, Éditions Picard, coll. « Architectures », 1988, 295 p. (ISBN 2-7084-0351-6).
- Stéphane Pajot, Nantes histoire de rues, Les Sables d'Olonne, d'Orbestier, 2010, 215 p. (ISBN 978-2-84238-126-4).
- Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, 1906, 331 p.