Île Gloriette

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Île Gloriette
Vue du port de Nantes prise de la pointe ouest de l'île Gloriette, attribuée à Nicolas Ozanne. Dessin lavé à l'encre de Chine (Nantes, Musée Thomas Dobrée). Au centre : l'Île Feydeau.
Vue du port de Nantes prise de la pointe ouest de l'île Gloriette, attribuée à Nicolas Ozanne. Dessin lavé à l'encre de Chine (Nantes, Musée Thomas Dobrée). Au centre : l'Île Feydeau.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Ville Nantes
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 39″ N 1° 33′ 07″ W / 47.2107009, -1.551933247° 12′ 39″ Nord
       1° 33′ 07″ Ouest
/ 47.2107009, -1.5519332
  

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Île Gloriette

L’île Gloriette est une des anciennes îles de Nantes.

Sommaire

[modifier] Dénomination

Selon Ange Guépin, le nom de « Gloriette » est rattaché au terme architectural désignant un petit pavillon, et provient de celui d'un château ducal, que le duc François II de Bretagne aurait donné à l'un de ses officiers[1].

[modifier] Présentation

Elle se trouvait à l'ouest de l'actuel centre hospitalier universitaire de Nantes (Hôtel-Dieu de Nantes) et était séparée de la Prairie de la Madeleine à l'est, par un petit bras de la Loire.
Le nom de « la Madeleine » donné tant à la prairie, vient de l'existence d'une chapelle homonyme situé à l'extrémité sud-est de la Chaussée de la Madeleine au niveau de la place Aimé-Delrue (47° 12′ 33″ N 1° 32′ 58″ W / 47.2090556, -1.5495437). Celle-ci, siège d’un prieuré fondé le 9 octobre 1119 par le Duc Conan III, dit le Gros, dépendait alors de l'église Sainte-Croix. Il sera fermé au moment la Révolution, tandis que la chapelle fut détruite qu'en 1865[2],[3].

La chaussée fut aménagée sur la prairie au milieu du XVIIe siècle et donnait accès à la seule ligne de ponts qui franchissait le fleuve.

Afin de pallier le départ des activités portuaires vers l'aval, on décida en 1835 d'urbaniser la Prairie de la Madeleine et de la réunir à l'Île Gloriette en comblant le bras qui les séparaient. Par extension, on considérait désormais que le quartier de la Madeleine né de l'urbanisation de la prairie, faisait donc partie de l'Île.

De nombreuses usines s'y installèrent, notamment, en 1885, la biscuiterie Lefèvre-Utile, qui y resta un siècle (c'est aujourd'hui Le Lieu unique). Les quais furent également aménagés :

Elle était séparée de l'Île Feydeau par un bras de la Loire, baptisé Bras de l'Hôpital, traversé par deux ponts, le « Pont Maudit » et le « Pont de la Belle-Croix ». Plus à l'est, le « Pont de la Rotonde » franchissait le fleuve et le canal Saint-Félix, au niveau des usines LU depuis la place Duchesse-Anne et les cours Saint-Pierre et Saint-André pour accéder l'avenue Carnot qui déboucha sur le Champs de Mars qui sera sera partagé par la suite par l'avenue Jean-Claude-Bonduelle. Avant les travaux de comblement, il n'existait que deux ponts qui permettait de franchir le « bras de la Madeleine » pour accéder à ce qui est, aujourd'hui, l'île de Nantes : le « Pont de la Madeleine » (à l'emplacement du Pont du Général-Audibert) et le Pont Haudaudine.

Un vaste hall d'exposition, le Palais du Champ de Mars y fut construit dans les années 1930 à l'emplacement d'un marché couvert, et fut pendant un demi-siècle le principal lieu des manifestations commerciales, culturelles, sportives et politiques, avant d'être démoli dans les années 1980 et remplacé par le siège social du Crédit industriel de l'Ouest.

Le bras de l'Hôpital fut comblé avant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que la partie nord du Canal Saint-Félix. Ce dernier devint, grâce à un tunnel creusé sous le cours Saint-Pierre et Saint-André, le nouveau débouché de l'Erdre. Seul, un nouveau pont de la Rotonde, situé à l'endroit de son prédécesseur, permettait désormais d'enjamber le ligne de chemin de fer sortant de la gare de Nantes, pour rejoindre la deuxième ligne de ponts sur la Loire.

À l'extrémité ouest, les usines furent rasées pour céder la place à une grande barre d'immeubles, ainsi qu'à une piscine municipale dite « de l'Île Gloriette », l'une des plus ancienne de la ville ; la pointe de l'ancienne île Gloriette fut en partie arasée pour rectifier le cours du bras de la Madeleine.

[modifier] Notes et références

  1. Pied 1906, p. 134
  2. La fondation de la paroisse Sainte-Madeleine de Nantes
  3. Pied 1906, p. 183
  • Cartes postales anciennes de Nantes

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

[modifier] Webographie


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