Édouard Molinaro

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Édouard Molinaro

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Édouard Molinaro au festival de Deauville 2009

Nom de naissance Édouard Camille Molinaro
Naissance 13 mai 1928
Bordeaux, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 7 décembre 2013 (à 85 ans)
Paris, France
Profession réalisateur, scénariste
Films notables Oscar
Mon oncle Benjamin
L'Emmerdeur
La Cage aux folles,
Beaumarchais, l'insolent

Édouard Molinaro, né le 13 mai 1928 à Bordeaux, en Gironde et mort le 7 décembre 2013 dans le 20e arrondissement de Paris, est un réalisateur et scénariste français[1].

Alternant très tôt cinéma et télévision, il doit ses plus grands succès à des comédies. Sa carrière est marquée par de nombreuses adaptations théâtrales (Oscar avec de Funès, À gauche en sortant de l'ascenseur avec Pierre Richard, Le Souper avec Claude Brasseur) dont deux écrites par Francis Veber (L'Emmerdeur et La Cage aux folles). La Cage aux folles reçut d'ailleurs un accueil triomphal aux États-Unis et génèrera plusieurs suites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Très tôt cinéphile, Édouard Molinaro participe à de nombreux concours de court métrages amateurs dans sa jeunesse, qu'il passe en Gironde, entre Bordeaux et La Réole[2]. Il entre dans le monde du cinéma par l'assistanat (André Berthomieu, Maurice de Canonge, Robert Vernay). En même temps, il continue à perfectionner sa technique grâce aux films industriels, puis à des petits films de fiction.

Son premier film, un polar intitulé Le Dos au mur, sort en 1958 et reçoit un accueil positif de la critique[3]. Contemporain de la Nouvelle Vague, il en restera toujours en marge. Après plusieurs films policiers qui rencontrent le succès, il devient un réalisateur de premier plan au début des années 1960. En 1961, il devient membre du Jury à Cannes. Il confirme son statut avec plusieurs comédies à succès dont deux films successifs avec la vedette des années 1960, Louis de Funès (Oscar et Hibernatus).

Malgré son implication dans un cinéma commercial, il affirme son style dans quelques films. De ses œuvres marquantes ressort Mon oncle Benjamin avec Jacques Brel et Claude Jade en 1969. Au début des années 1970, fort de son statut, il se tourne vers des œuvres plus personnelles, dont une œuvre méconnue et intelligente sur le destin, L'Ironie du sort (1974)[4]. Il a néanmoins du mal à se défaire de l'image de l'artisan et le choix de certains films creuse cette image (Le Téléphone rose, Pour 100 briques t'as plus rien...). Dans les années 1980, il tourne trois films avec Daniel Auteuil dont L'Amour en douce où il révèle Emmanuelle Béart.

Dans les années 1990, il obtient sur le tard un début de reconnaissance grâce à l'adaptation de la pièce Le Souper (1992) et la biographie de Beaumarchais (1996) avec Fabrice Luchini dans le rôle du célèbre écrivain, tournée à partir d'un scénario inachevé de Sacha Guitry.

En fin de carrière, il offre des adaptations télévisées pleines de finesse des œuvres de Stefan Zweig (La Pitié dangereuse, avec Michel Piccoli), Henry James (Ce que voulait Maisie, avec Evelyne Bouix) ou Émile Zola (Nana, avec Lou Doillon).

Il meurt le 7 décembre 2013 à Paris, des suites d'une insuffisance pulmonaire, à l'âge de 85 ans.

Filmographie (comme réalisateur)[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages documentaires[modifier | modifier le code]

Fictions[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Autres œuvres de télévision[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Édouard Molinaro, Intérieur Soir, Paris, Éditions Anne Carrière,‎ 2009, 220 p. (ISBN 978-2-84337-558-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Franck Nouchi, « Le réalisateur Édouard Molinaro est mort », Le Monde,‎ 7 décembre 2013 (lire en ligne)
  2. Edouard Molinaro, Intérieur Soir, Anne Carrière Editions,‎ 2009, 305 p. (ISBN 978-2-8433-7558-3)
  3. Édouard Molinaro, un monsieur trop discret, Arnaud Guyot-Jeannin, bvoltaire.fr, 9 décembre 2013
  4. Voir à ce sujet la liste de films possédant plusieurs fins.

Pierre Murat, « Mort d'Edouard Molinaro, artisan indispensable du cinéma français », Télérama, 7 décembre 2013 (lire en ligne http://www.telerama.fr/cinema/mort-d-edouard-molinaro-artisan-indispensable-du-cinema-francais,105958.php)

Liens externes[modifier | modifier le code]