Brésil

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14° 10′ S 51° 54′ O / -14.16, -51.9 ()

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République fédérative du Brésil

República Federativa do Brasil (pt) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter

Drapeau
Drapeau du Brésil
Blason
Description de l'image  Brazil (orthographic projection).svg.
Devise nationale 'Ordem e Progresso
Français : « Ordre et progrès »,
devise du philosophe positiviste
français Auguste Comte
Hymne national Hino Nacional Brasileiro
Administration
Forme de l'État République fédérale
Présidente de la République Dilma Rousseff
Vice-président Michel Temer
Langues officielles Portugais
Capitale Brasilia

15° 47′ S 47° 53′ O / -15.783, -47.883 ()

Géographie
Plus grandes villes São Paulo, Rio de Janeiro, Salvador da Bahia, Brasilia, Fortaleza, Belo Horizonte, Manaus, Curitiba, Recife, Porto Alegre, Belém
Superficie totale 8 514 876 (IBGEkm2
(classé 5e)
Superficie en eau 0,65 %
Fuseau horaire UTC -2 à -5
Histoire
Indépendance Du Portugal
Déclarée 7 septembre 1822
Reconnue 29 août 1825
Démographie
Gentilé Brésilien, Brésilienne
Population totale (2013) 201 032 714 (IBGEhab.
(classé 5e)
Densité 24 hab./km2
Économie
PIB nominal (2012) 2 396 milliards de $[1] (7e)
IDH (2012) 0,730 (élevé) (85e)
Monnaie Réal (BRL​)
Divers
Code ISO 3166-1 BRA, BR​
Domaine Internet .br[2]
Indicatif téléphonique +55

Le Brésil, ou dans sa forme longue République fédérative du Brésil, est le plus grand État d’Amérique latine (environ 15 fois la taille de la France).  Avec une population d'environ 201 millions d'habitants et une superficie de 8 514 876 km2, il couvre la moitié du territoire de l'Amérique du Sud, partageant des frontières avec tous les pays du continent à l'exception du Chili et de l'Équateur. Le Brésil est le cinquième plus grand pays de la planète, derrière la Russie, la Chine, le Canada et les États-Unis. Le pays est aujourd'hui le seul héritage du Portugal en terre américaine, ce qui se manifeste par sa langue officielle, le portugais.

En 2013, le PIB du Brésil s'élève a  2 190 milliards de $, ce qui en fait la septième puissance économique mondiale (juste devant la Russie)[3]. Le géant d'Amérique du Sud est également membre des BRICS , un groupe réunissant quatre économies parmi les plus importantes du monde : la Chine, seconde puissance économique mondiale[4], la Russie, huitième, et l'Inde, également classée dans les dix premières (dixième)[5]. Sur le plan militaire, l'armée brésilienne est classée parmi les vingt premières puissances militaires et demeure la plus importante du continent Américain (derrière les États-Unis)[6]. En dépit de la taille de son économie,  le Brésil reste un des pays ou les  inégalités sociologiques et économiques sont parmi les plus élevées du monde. Avec la Chine, l'Inde ou la Russie, le  Brésil est considéré comme un des rares pays a présenter le potentiel pour devenir un jour une superpuissance mondiale[7],[8]. (un titre détenu aujourd'hui uniquement par les États-Unis)[9].

La population brésilienne se caractérise par une importante diversité ethnique et culturelle : selon l'IBGE (Institut brésilien de géographie et statistiques), il y a au Brésil 47,7% de blancs, 43,1% de métis, 7,6% de noirs et environ 2% d'Asiatiques et d'Amérindiens[10]. Un grand nombre de brésiliens sont descendants de pays européens, principalement d'Italie[11], d'Allemagne[12], d'Espagne et du Portugal. À l'instar de son voisin nord-Américain, les États-Unis, le Brésil est un pays a majorité chrétienne (89%), principalement catholique. Avec 123 millions de fidèles[13], il s'agit de la deuxième nation chrétienne du monde derrière les États-Unis et de la première nation catholique (les américains étant majoritairement protestants).

Riche en ressources naturelles,  le Brésil a été identifié comme étant une nouvelle puissance pétrolière[14] : d'immenses gisements pétroliers présalifères ont été découverts dans les bassins de Santos et de Campos, au large de Rio de Janeiro. Les réserves récupérables n'ont cessé d'être réestimées à la hausse : elles sont aujourd'hui évaluées à 106 milliards de barils selon l'AIE (l'Agence Internationale de l'Énergie)[15]. « Soit plus de réserves découvertes au Brésil que dans n'importe quel autre pays », souligne l'agence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de la république portait, à l'origine, le nom adopté par le pays après l'abolition de la monarchie : Estados Unidos do Brasil (États-Unis du Brésil). La version actuelle, établie par la loi no 5700, du 1er septembre 1971, reflète le changement du nom officiel du pays devenu República Federativa do Brasil (République fédérative du Brésil)[16].

Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur un fond vert symbolisant l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne. Le vert représente la maison royale de Bragança à laquelle appartenait Pedro Ier, le premier empereur brésilien. Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car la première impératrice brésilienne, femme de Pedro Ier, était une princesse autrichienne. Au centre du losange, où il y avait le blason de l'Empire du Brésil, a été placé, lors de la République, une sphère bleue qui symbolise le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d’État qui a installé la République au Brésil. Dans ce ciel, on retrouve 27 étoiles pour la capitale du pays et les 26 états fédérés. Au centre de la sphère, il y a une bannière blanche avec l'inscription « Ordem e Progresso », qui signifie « ordre et progrès ». La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République[17].

Les tentatives de colonisation française au Brésil : la France antarctique et la France équinoxiale

Colonisation portugaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brésil colonial.
En 1534, quinze capitaineries sont établies dans un territoire sur lequel les Portugais n'ont encore pratiquement aucune installation permanente. Le territoire s'arrête brusquement vers l'ouest, bien avant la frontière brésilienne actuelle : il s'agit de la limite des terres portugaises telles qu'elle est définie par le traité de Tordesillas

En 1500, Pedro Álvares Cabral découvrit les côtes brésiliennes et, revenant au Portugal, annonça avoir découvert de nouveaux territoires. Selon le traité de Tordesillas, signé en 1494, sous l'égide du pape Alexandre VI, toutes les terres nouvellement découvertes situées à plus de 370 lieues à l'ouest du Cap Vert allaient à l'Espagne, les autres étaient attribuées au Portugal. Ce qui constitue aujourd'hui la moitié du Brésil revenait ainsi au Portugal.

photo aérienne de l'Amérique du Sud

Des navigateurs retournèrent plus tard au Brésil et en rapportèrent le bois de Brésil, bois de couleur braise qu'ils achetaient aux Indiens, et auquel le Brésil doit son nom actuel. Toutefois, l'entreprise de colonisation ne débuta réellement que dans les années 1530, sous le règne de Jean III. En 1532 fut fondé le premier village São Vicente. En 1533, le Brésil fut divisé en quinze capitaineries, chacune dirigée par un donatário héréditaire. Seules deux capitaineries prospérèrent : São Vicente et Pernambouc. C'est d'abord dans celle-ci que fut introduite la canne à sucre, principale richesse commerciale du Brésil jusqu'au début du XVIIIe siècle. Devant le relatif échec de la colonisation, le roi du Portugal plaça le Brésil sous son autorité directe, et nomma un gouverneur général qui chapeautait les quinze capitaineries. Il s'établit à Bahia.

Durant l'été 1554, le Français Nicolas Durand de Villegagnon visita secrètement la région côtière du Cabo Frio, où ses compatriotes se cachaient habituellement. Là, il obtint des informations de grande importance auprès des Indiens Tamoios, s'informant des habitudes des Portugais sur ce littoral et récoltant les données nécessaires à une future expédition en vue de fonder un établissement colonial. Le site choisi se situait près de deux cents kilomètres au sud : dans la baie de Guanabara, que les Portugais évitaient en raison de l'hostilité des indigènes de cette région. Le projet était de transformer cette zone en une puissante base militaire et navale, depuis laquelle la Couronne française pourrait tenter de contrôler le commerce avec les Indes occidentales. Ce fut le début de la « France antarctique », nom donné à l'éphémère colonie française, qui occupa la baie de Rio de Janeiro, de 1555 à 1567, et fut finalement éliminée par l'arrivée de renforts portugais. En réponse aux autres tentatives françaises de conquête territoriale au Brésil, dont la France équinoxiale près de São Luís (Maranhão) entre 1612 et 1615, la Couronne portugaise décida d'intensifier la colonisation du Brésil et d'améliorer son statut.

Le Brésil commença à se développer économiquement, l'exploitation de la population indienne locale n'étant plus suffisante pour la production sucrière, en 1550, les premiers esclaves furent importés d'Afrique. La traite négrière dura jusqu'au milieu du XIXe siècle : le Brésil est le pays qui a reçu le plus d'esclaves noirs, avec environ 5,5 millions d'Africains (majoritairement de l'Afrique de l'Ouest) déportés du XVIe siècle aux années 1850, soit 40 % du total[18]. Les esclaves furent principalement importés par des trafiquants britanniques et français, notamment Bordelais et Nantais.

En 1630, les Néerlandais de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales (West-Indische Compagnie ou WIC) enlèvent aux Portugais les villes de Recife, Natal et Salvador afin de s’assurer une partie de la production sucrière. Recife devient la capitale de la colonie sous le nom de Mauritsstaad. Les populations locales se révoltent (Insurreição Pernambucana ou « Insurrection de Pernambouc ») contre leur présence à la faveur de la Première Guerre anglo-néerlandaise (1652-1654) et à l’issue de celle-ci le Portugal récupère ces territoires.

À la fin du XVIIe siècle, on trouva de l'or à l'intérieur des terres. L'activité minière prit alors une importance considérable et permit l'essor d'une vaste région, connue sous le nom de Minas Gerais.

Indépendance du Portugal et empire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Empire du Brésil et Indépendance du Brésil.
Déclaration de l'indépendance du Brésil par le futur empereur Pierre I, 7 septembre 1822.
Pierre II, empereur du Brésil (1831-1889)

En 1807, Napoléon envahit le Portugal et son régent Jean VI s'embarqua pour le Brésil pour s'installer à Rio. Lorsqu'il quitta l'Amérique, en 1821 seulement, il y laissa son fils Dom Pedro y assumer la fonction de régent. Les Cortes cependant voulurent ramener le Brésil au rang de simple colonie et rappelèrent Dom Pedro au Portugal. Soutenu par la population brésilienne, celui-ci refusa de retourner en Europe, proclama l'indépendance du Brésil, et en fut déclaré empereur en 1822 sous le nom de Pierre Ier.

En 1825, le Portugal reconnut l'indépendance brésilienne. En 1831 pourtant, Pierre Ier, très contesté, dut abdiquer. Il transmit le pouvoir à son fils Pierre II, alors âgé de cinq ans, qui ne fut déclaré majeur qu'en 1840.

Sous le règne de Pierre II, monarque bourgeois féru de sciences et grand voyageur, le Brésil connut un début de modernisation et d'industrialisation. L'esclavage fut aboli, mais plus tardivement que dans les pays européens puisqu'il a été totalement supprimé seulement en 1888.

Les premières républiques oligarchiques et la période fasciste avant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1889, l'armée renversa l'empereur et la République fut proclamée. Le pays ne devint pas une démocratie : il était dirigé par une oligarchie de riches propriétaires et d'élus locaux, les coronels, jusqu'à la Grande Dépression de 1929[19].

Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. En 1942, à la suite d'attaques par des sous-marins allemands, le pays s'engagea dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Alliés (cf. la Déclaration des Nations unies). Au lendemain de la guerre en 1945, Vargas dut démissionner.

Le Brésil connait alors une vingtaine d'années de relative démocratie pendant sa deuxième république, et le pays ne décolle pas encore économiquement. Cependant, la nouvelle capitale du pays, Brasilia, est construite en moins de 3 ans et les institutions fédérales, qui ne parvenaient pas à se décider entre les deux grandes métropoles de Rio de Janeiro et Saõ Paulo, s'y installent en 1960. C'est le début de l'ère de conquête du territoire par les grands chantiers, mais il s'enfonce progressivement dans les problèmes politiques intérieurs et de conflits d'intérêts entre les régions, les grands propriétaires et surtout avec les forces de sécurité intérieure et l'armée pas encore fidélisées au régime républicain, dans un pays où les inégalités sociales sont encore exacerbées. Le contexte politique et sécuritaire (également troublé dans les pays voisins) et la corruption intérieure finiront par mettre en péril la stabilité des institutions.

La dictature militaire (1964-1985)[modifier | modifier le code]

À partir de 1964, le Brésil connut, comme d'autres pays d'Amérique latine, une dictature militaire de droite. La junte militaire a pris le pouvoir lors d'un coup d'État en 1964, et qui s'y est parfois maintenue de manière autoritaire, voire brutale, pendant deux décennies, a forcé le pays à adopter un nouveau type d'économie.

Dans les années 1970, le gouvernement brésilien participa à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines, piloté par la CIA, avec comme but de lutter dans tout le continent contre les opposants aux régimes. On compte un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants, dont le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

C'est finalement la crise financière qui mine la plupart des pays d'Amérique du Sud, le développement de la pauvreté et de l'insécurité dans les immenses favelas, ainsi que la ruineuse corruption des militaires et les mouvements syndicaux qui feront perdre les derniers soutiens économiques du régime militaire.

Restauration de la démocratie[modifier | modifier le code]

En 1985, Tancredo Neves fut élu à la présidence, mais décéda avant son entrée en fonction. C'est alors le vice-président José Sarney qui devint président. La démocratie s'installa dans un contexte économique et financier difficile. Le Congrès national établit une nouvelle constitution adoptée le 5 octobre 1988.

Le 27 octobre 2002, l'ancien syndicaliste Luiz Inácio Lula da Silva remporta l'élection présidentielle. Il fut réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président du Brésil issu du Parti des travailleurs. Le pays sort du marasme économique, accède au statut de puissant pays émergent, grâce au développement accordé à la classe moyenne qui soutient massivement les réformes démocratiques du président, et la création d'un grand marché intérieur qui attire les capitaux étrangers et les industries d'exportation à la suite du retour de la confiance des banques et la stabilisation de la monnaie du pays. En réussissant en septembre 2010 la plus grande augmentation de capital de l'histoire, le géant pétrolier Petrobras devient le symbole de cette forte croissance.

Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil, élue le 31 octobre 2010, a succédé le 1er janvier 2011 à Luiz Inácio Lula da Silva. Elle est également membre du Parti des travailleurs.

Politique[modifier | modifier le code]

Dilma Rousseff, présidente depuis janvier 2011 et première femme à présider le Brésil.

Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de vingt-six États et d'un district fédéral. Sa Constitution a été adoptée le 5 octobre 1988.

Le président est élu pour un mandat de quatre ans, et peut être réélu une fois. La présidente actuelle est Dilma Rousseff, née le 14 décembre 1947, officiellement investie le 1er janvier 2011. Il s'agit de l'ancienne chef de cabinet du président Lula, auquel elle a succédé.

Le droit de vote est facultatif pour les citoyens âgés de seize à dix-huit ans, pour les plus de soixante-cinq ans et pour les illettrés; il est obligatoire pour ceux qui ont entre dix-huit et soixante-cinq ans, vivant au pays ou non. La très grande majorité des Indiens ont le statut de mineur protégé et, à ce titre, ne bénéficient pas des droits civiques[20].

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés, composée de 513 sièges, et le Sénat qui compte 81 membres : 3 sénateurs par état, et en plus, 3 sénateurs pour le district fédéral.

Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne[21]. Elles interviennent dans le débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Partido Social Cristão, Partido Social Democrata Cristão ou encore Partido Trabalhista Cristão. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique est composé de 63 députés (sur 513) et 3 sénateurs (sur 81)[21].

Le sceau du Brésil et la Chambre des députés et Sénat à Brasilia. Le sceau du Brésil et la Chambre des députés et Sénat à Brasilia.
Le sceau du Brésil et la Chambre des députés et Sénat à Brasilia.


Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Brésil.

Le Brésil a une superficie totale de 8 547 877 km2, elle s'étend de l'équateur au tropique du capricorne. La majeure partie du pays se trouve dans l'hémisphère sud. La majorité de la population vit près de la côte atlantique, qui, dans le sud, est bordée par la Serra do Mar.

Le vaste plateau du Brésil occupe une grande partie du sud et de l'est. Dans le nord, région de la forêt amazonienne, les altitudes sont moins élevées, et la densité de population faible.

La saison pluvieuse s'étend de novembre à mai, avec des pluies particulièrement abondantes sur les forêts du nord. Le sud, quant à lui, connaît des étés chauds, et des hivers froids en juillet et août. De manière générale, le climat est légèrement plus tempéré en bordure de mer, en altitude, et sous la canopée des forêts.

En plus de la partie continentale de son territoire et d'îles proches de la côte, le Brésil possède quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz, ainsi que les petites îles de corail appelées atoll das Rocas.

On distingue cinq grandes régions :

Sud[modifier | modifier le code]

États : Paraná, Santa Catarina et Rio Grande do Sul.

Constituée de montagnes d'altitude moyenne, dans sa partie nord, et de vastes plaines appelées pampas, dans sa partie méridionale, cette région, au climat subtropical humide, est la seule région à ne pas bénéficier d'un climat chaud tout le long de l'année; elle est hautement développée et marquée dans sa culture quotidienne par l’immigration européenne, notamment allemande et italienne. Son habitat, son ethnographie, ainsi que son folklore, permettent le rapprochement avec la vieille Europe, et parfois, on pourrait se croire en Bavière.

La région Sud est la plus froide du Brésil. Cette région a enregistré la température de -19,8 °C au sommet du Morro da Igreja, une montagne située dans la municipalité de Urubici, le 29 juin, 1996. Dans cette région, les hivers peuvent être rudes et chaque année il neige dans les montagnes de Santa Catarina et Rio Grande do Sul. Le Sud est la région où la Neige au Brésil est plus fréquent[22]. Les gelées sont fréquentes et les saisons sont bien définies. Les précipitations sont importantes chaque année.

Curitiba, un modèle de planification urbaine, Porto Alegre, plus connu depuis le Forum Social Mondial, et Florianópolis, capitale de l'état le plus développé dans le pays, sont les trois capitales qui composent la région du sud. Aux frontières de l’Argentine et du Paraguay se trouvent les chutes d’Iguaçu, l’une des plus belles merveilles de la nature. Enfin, à 20 km de là, sur le fleuve Paraná, se trouve Itaipu, le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, après celui des Trois-Gorges, en Chine.

Sud-Est[modifier | modifier le code]

États : Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et São Paulo

C’est la région la plus urbanisée et la plus industrialisée, avec trois villes très importantes : Rio de Janeiro, Belo Horizonte et São Paulo.

Rio de Janeiro est l’ancienne capitale fédérale, et la capitale de l'État de Rio de Janeiro. Elle est située dans une des plus belles baies du monde, dominée par le Pain de Sucre, et la statue du Cristo Redentor (Corcovado), perchée à une altitude de sept cents mètres. Son carnaval et ses écoles de samba l’ont rendue célèbre, ainsi que ses plages, comme Copacabana, Ipanema, Leblon et Barra da Tijuca. Capitale culturelle du pays, elle est la ville la plus importante sur le plan artistique, avec l'Academia Brasileira de Letras, la plus grande bibliothèque du pays, le Museu Nacional, le Museu de Arte Moderna et le Théâtre Municipal, bâtiment inspiré de l'opéra de Paris. Le Maracanã, le troisième plus grand stade du monde, est aussi à Rio.

Il y a aussi de magnifiques plages autour de Rio : Angra dos Reis, Cabo Frio et Búzios. Dans le sud de l'État se trouve la petite ville de Parati qui offre de splendides façades baroques, de couleur bleue, ocre ou vert, qui se reflètent dans les eaux calmes de sa rade. À la Serra do Mar se trouve la ville de Petrópolis, fondée par l'empereur Dom Pedro II, et l'on peut encore y voir son palace d'été, une très grande attraction touristique[23].

Située au carrefour des routes de l'État du Minas Gerais, « mines générales » en français, où eut lieu, au XVIIe siècle, l'une des plus grandes ruées vers l'or, Belo Horizonte s’étend sur plus de vingt kilomètres.

São Paulo, fondée par les Jésuites en 1554, est aujourd’hui la ville la plus peuplée du Brésil. On y croise une population d’origine européenne ou japonaise qui a fait de cette ville la capitale mondiale du café, un des plus grands centres d’affaires de la planète, et la première ville économique du Brésil. São Paulo est aussi la ville la plus riche du pays.

Nord-Est[modifier | modifier le code]

États : Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambuco, Piauí, Rio Grande do Norte et Sergipe

Englobant neuf États, le Nord-Est, ou « Nordeste », a connu, au XVIIe siècle, son heure de gloire avec la culture de la canne à sucre. Par leur précieux héritage d’architecture coloniale et la beauté de leurs façades décorées d’azulejos (faïences bleues), les villes de Salvador, la plus « africaine », São Luís do Maranhão, fondée par des Français en 1612, Recife, « la Venise du Nordeste », ou Olinda, « la hollandaise », témoignent de ce passé fastueux.

Aujourd'hui, la région compte cinquante-quatre millions d’habitants. Elle connaît d'importantes difficultés socio-économiques, malgré la présence de ressources naturelles importantes, dont des gisements de pétrole. Les inégalités sociales sont particulièrement fortes. Les sécheresses cycliques qui frappent le sertão, zone semi-aride de l’intérieur du Nordeste, terre des légendaires cangaceiros, tantôt héros, tantôt bandits, ne facilitent pas la vie des milliers de paysans sans terre, et obligés d’émigrer vers les grandes métropoles du Sud.

Centre-Ouest[modifier | modifier le code]

États : Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goiás et Brasilia.

Cette région reste peu peuplée, et comprend, à l'extrême est, Brasilia, la capitale du pays depuis 1960, et à l'ouest, l'État du Mato Grosso couvrant la majorité de sa superficie; l'activité agricole y est en expansion et cause une importante déforestation. C'est dans cette région que se trouve la partie brésilienne du Pantanal, la plus grande terre inondée de la planète, et l'une des régions du monde présentant la plus grande biodiversité.

Nord[modifier | modifier le code]

États : Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

Le Nord est en grande partie couvert par la forêt amazonienne. La densité humaine y est très faible: un peu plus de quatre habitants par km² dans l'État du Pará, dans l'ouest, et deux fois plus dans celui d'Amazonas. Les deux principales villes, Belém dans le Pará et Manaus dans l'Amazonas, se trouvent le long de l'Amazone.

L'Amazonie qui constitue la plus grande réserve biologique, compte environ un dixième des espèces vivantes mondiales[24]. Au cours des années 1970-1980, les différents projets de développement et les migrations intérieures ont entraîné un déboisement préoccupant, et des conflits entre les posseiros, propriétaires des terres, souvent illégitimement, et les Indiens. Actuellement, la protection de la forêt, ainsi que le respect des terres indiennes, sont négligées par le gouvernement brésilien, comme le prouve la construction du barrage de Belo Monte.

Le poids de la richesse de l’Amazonie dans la biodiversité mondiale est variable suivant les groupes zoologiques : 2 % des arachnides mondiaux se trouvent en Amérique, 3 % des myriapodes, 28 % des ricinules, 9 % des schizomides et des scolopendromorphes, 7 % des pauropodes. Ces chiffres peuvent être délicats à interpréter car les inventaires sont encore très incomplets. Une autre façon de comprendre la richesse de cette zone (similaire à l’ensemble des forêts tropicales humides) est de signaler que des inventaires ont découvert 95 espèces de fourmis différentes sur un seul arbre alors que 105 espèces vivent dans l’ensemble de l’Allemagne.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Recouvert en partie par l'Amazonie, le plus grand bassin forestier de la planète, le Brésil est l'un des pays les plus riches du monde par sa biodiversité : il fait partie du groupe des dix-sept pays mégadivers. Forêts tropicales de plaines, de montagnes et subtropicales, savanes, pampas, marais et côtes, offrent autant de niches écologiques aux milliers, et peut-être millions d'espèces, partiellement recensées.

Plus de six cents espèces de mammifères sont présentes au Brésil, dont plusieurs de la famille des félins, comme le jaguar, le puma et le jaguatirica, ou ocelot. Parmi les autres mammifères, on trouve les paresseux, les antas (Tapirus terrestris), les tatous, les dauphins marins, les capybaras (grands rongeurs aquatiques dont certains peuvent peser jusqu'à 66 kg), et environ trente espèces de singes. Le Brésil, avec ses 1 772 espèces connues, possède la plus grande variété d'oiseaux au monde, après la Colombie et le Pérou, dont deux cent trente endémiques, parmi lesquels nandous, hoccos, rapaces, perroquets, toucans, pics, coq-de-roche, cotingas, tyrans, etc. Il y a au moins quarante espèces de tortues, cent vingt espèces de lézards, deux cent trente espèces de serpents, cinq espèces d'alligators, trois cent trente espèces d'amphibiens et mille cinq cents espèces de poissons d'eau douce. Les naturalistes ont répertorié plus de 100 000 invertébrés, dont plus de 70 000 insectes. La forêt amazonienne renferme la plus grande concentration d'organismes biologiques, et personne ne sait réellement combien, mais les scientifiques estiment qu'elles constituent entre 15 et 30 % de l'ensemble des espèces connues dans le monde.

Alors que les naturalistes répertorient des nouvelles espèces de poissons d'eau douce, leurs découvertes laissent entrevoir qu'il pourrait y avoir jusqu'à 3 000 sortes de poissons dans les fleuves et lacs d'Amazonie. Parmi les poissons spécifiques à la région, on trouve le pirarucu, que l'on dit être le plus grand poisson d'eau douce du monde, avec des spécimens qui mesurent plus de deux mètres de longueur et qui pèsent jusqu'à cent vingt-cinq kg., le tambaqui, qui appartient à la famille des frugivores et possède des dents capables de casser des graines aussi dures que celles de l'hévéa, l'arbre à latex, ou celles du palmier jauari, ainsi que le piranha.

De nombreuses espèces endémiques vivent au Brésil, comme notamment le pléco zèbre, aujourd'hui menacé par la construction du Barrage de Belo Monte.

Déforestation[modifier | modifier le code]

Le Chef Raoni, figure emblématique du combat contre la déforestation, au milieu d'autres chefs indiens brésiliens.

Le Brésil contient une partie du plus grand biome de forêt tropicale humide au monde, l’Amazonie. Cette région abrite plus de 21 millions d’habitants et contient 1/5 des réserves d’eau douce du monde avec le fleuve Amazone[25]. C’est aussi son importante biodiversité qui lui donne sa valeur. On y retrouve une multitude d’espèces de la flore et de la faune et nombreuses sont encore celles à découvrir.

Cependant, la forêt tropicale connait un taux de déforestation extrêmement rapide qui menace cet écosystème. Les principales causes en sont l’élevage bovin (80 % de la surface déboisée), la coupe de bois destiné à la construction, et l’agriculture[25] dont la culture de café, de canne à sucre et de soja[26]. Déjà 17 % de la forêt a été rasée à ces fins et la destruction continue à une vitesse alarmante[25]. La déforestation cause la fragmentation ou la disparition complète d’habitats et beaucoup d’espèces y sont sensibles. De plus, la forêt tropicale entrepose une quantité importante de carbone. La destruction rapide de ces forêts contribue significativement aux changements climatiques, puisqu’une grande partie du dioxyde de carbone est évacuée lorsque la biomasse de ces forêts est brûlée pour la fertilisation des sols. En effet, ceci favorise l’agriculture ou la croissance d’herbacées pour les bovins, mais pour une courte durée parce que ce type d’utilisation des terres entraine inévitablement la désertification à plus ou moins long terme, rendant la terre peu productive et inutilisable[27].

Étant donné la sensibilité d’un grand nombre d’espèces à la déforestation, de grands corridors et des zones protégées doivent être aménagés pour permettre les déplacements de la faune, la dispersion des graines des végétaux et la diversité génétique des espèces de la forêt tropicale de l’Amazonie[27].

Le Brésil est l'un des rares pays du monde qui puisse étendre la superficie de ses terres cultivées, quitte à dévaster ses forêts. Entre 1980 et 2000, plus de la moitié des nouveaux champs ont été arrachés à la forêt tropicale.

Selon des études, la moitié de la forêt amazonienne devrait avoir disparu d'ici 2030.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : États du Brésil.
Liste des États
État Capitale
Acre Rio Branco
Alagoas Maceió
Amapá Macapá
Amazonas Manaus
Bahia Salvador
Ceará Fortaleza
Espírito Santo Vitória
Goiás Goiânia
Maranhão São Luís
Mato Grosso Cuiabá
Mato Grosso do Sul Campo Grande
Minas Gerais Belo Horizonte
Pará Belém
État Capitale
Paraíba João Pessoa
Paraná Curitiba
Pernambuco Recife
Piauí Teresina
Rio de Janeiro Rio de Janeiro
Rio Grande do Norte Natal
Rio Grande do Sul Porto Alegre
Rondônia Porto Velho
Roraima Boa Vista
Santa Catarina Florianópolis
São Paulo São Paulo
Sergipe Aracaju
Tocantins Palmas

Frontières terrestres[modifier | modifier le code]

Les frontières terrestres du Brésil s'étendent sur un total de 14 691 km.

Seuls deux pays d'Amérique du Sud n'ont pas de frontière avec le Brésil : le Chili et l'Équateur. Les frontières du Brésil sont le résultat d'une active conquête de l'ouest, entamée dès le XVIIe siècle par les bandeirantes mais non terminée.

La frontière franco-brésilienne (entre la Guyane française et l'État de l'Amapá) est la plus grande frontière terrestre française.

Éducation[modifier | modifier le code]

Actuellement le Brésil se fixe comme objectif d'améliorer la qualité de l'éducation à l'échelle nationale. Les pressions exercées par toutes les parties sur le ministère de l'éducation et son ministre Fernando Haddad commencent (selon les dernière statistiques) à porter leurs fruits[28].

Collèges[modifier | modifier le code]

Actuellement, il y a environ quelques 2400 collèges et 200 universités au Brésil. Selon les données du ministère, ce nombre est en progression en particulier pour les niveaux d'enseignement supérieur[29].

Forces armées brésiliennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forces armées brésiliennes.

L'Armée brésilienne fait partie des 20 armées les plus puissantes au monde (14e rang)[30] et est la première force militaire en Amérique du Sud. En Amérique (nord et sud confondus), il s'agit de la seconde armée du continent (derrière les États-Unis.) Les forces armées brésiliennes se composent de l'armée de terre (Exército), la marine brésilienne (Marinha) dont l'infanterie et l'aviation ainsi que la force aérienne brésilienne (Força Aérea Brasileira, FAB).

Les forces armées se composent de 375 190 soldats actifs. L'armée de terre brésilienne forte de 235 000 hommes et femmes peut mettre en œuvre 470 chars d'assaut, 1 472 véhicules blindés, 726 véhicules blindés lourds, 604 véhicules blindés légers, 913 véhicules et blindés a roues, 6 676 véhicules non blindés et environ 482 pièces d'artillerie[31],[32]. Depuis quelques années, au vu de l'importance grandissante de son rôle sur la scène internationale (le Brésil est devenu en 2011 la 6e puissance économique du monde devant le Royaume-Uni)[33], le pays s'est lancé dans une nouvelle stratégie nationale de défense avec pour objectif de devenir une puissance militaire a la hauteur de son rôle mondial. C'est dans ce contexte que le Brésil a signé en 2009 un important partenariat militaire de plus de 8 milliards d'euros avec la France[34].

La Marine brésilienne s'est ainsi lancée dans la construction d'un sous marin d'attaque a propulsion nucléaire (l'un des premiers du genre en Amérique latine) et de quatre autres sous-marins de nouvelle génération à propulsion classique (diesel) de type Scorpène. Le Brésil s'est également doté d'un autre Scorpène à propulsion conventionnelle fabriqué par le groupe DCNS-Thales. La technologie de ce dernier permettra au géant sud-américain de construire le prototype d'un sous marin nucléaire[35].

Dans le cadre de l'alliance militaire entre les deux pays, la France aidera le Brésil à fabriquer 51 Super Cougar à Itajuba, dans l'État de Minas Gerais, où le constructeur brésilien Helibras est installé depuis trente ans. Ces appareils sont destinés a équiper les armées de terre, de l'air et la marine. Le pays sud-américain a aussi acheté 50 hélicoptères de transport EC-725 français qui seront assemblés au Brésil et 24 hélicoptères de combat Mi-35M russes. Toutefois, la France n'est pas le seul pays à avoir signé un contrat militaire avec le Brésil puisqu'en juin, ce dernier a signé avec l'Italie un accord portant sur 20 ans pour fabriquer sur le sol brésilien plus de 2.000 transports de troupes blindés. En plus de ça, les forces aériennes disposent de plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 et Embraer EMB 314, les Lockheed C-130 Hercules et les AMX International AMX. Le transport du président du Brésil est aussi assuré par les forces aériennes. En 2001, le ministère de la défense de la République française a vendu son porte-avions Foch aux Brésiliens. Il a été rebaptisé São Paulo lors de la transaction.

Néanmoins, a cause d'une partie de la flotte aérienne jugée obsolète, le Brésil s'est vu dans l'obligation de renouveler d'ici a 2023 ses équipements dans ce domaine. Ce processus de modernisation est symbolisé par la volonté du Brésil d'acheter 36 avions de chasse de dernière génération pour venir compléter les 130 que le pays possède déjà. La encore, la France fait partie des partenaires stratégiques du gouvernement brésilien : en effet, le 1er octobre 2008, l'armée de l'air, qui était alors en négociation avec plusieurs pays pour l'acquisition de nouveaux engins aériens, a annoncé que son choix se portait sur trois avions de toute dernière génération : le F-18 Super Hornet de Boeing, le Gripen de Saab ou le Rafale français de Dassault[36].

De son côté, l'avionneur brésilien Embraer a développé l'avion de transport KC-390, destiné à remplacer l'Hercule C-130 américain. Le troisième constructeur aéronautique mondial prévoit de vendre 700 appareils de ce type, dont une centaine en Amérique du Sud et au Brésil.

Présentation des forces armées du Brésil[modifier | modifier le code]

parade de l'armée brésilienne

En termes d'effectif, l'armée brésilienne, avec un total de 327 100 soldats actifs et une réserve de plus d'1 340 000 soldats, se classe a la 15e place des armées les plus vastes du monde. En prenant en compte le nombre de militaires permanents, elle se situe juste après la France mais devant des pays comme la Syrie, l'Italie, l'Allemagne ou encore le Japon. À titre de comparaison, la France, elle, possède un total de 352 771 soldats actifs pour 70 300 réservistes. À l'inverse, la Chine, première armée du monde par le nombre de soldats, dispose de 2 285 000 soldats actifs ainsi que 510 000 réservistes.

En revanche, en regroupant l'ensemble des soldats, que ce soit les permanents, les réservistes ou ceux des autres corps militaires, les forces armées du Brésil totalisent plus de 2 060 000 soldats, ce qui les placent loin devant n'importe quelle nation européenne. Ainsi, au nombre total de militaires engagés, l'armée du pays sud-américain fait partie des dix plus grandes de la planète (avec  la Chine, la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Pakistan, l'Iran, le Vietnam, la Russie et les États-Unis.)

Avec 27 120 000 $ dépensés en 2010, le Brésil se classe a la 11e place de la liste des pays par dépenses militaires. Le géant d'Amérique latine est devancé par la France (qui occupe la 3e place), le Royaume-Uni (4e place) et la Russie (5e place). A contrario, Il est devant l'Espagne (14e), Israël (16e), l'Iran (24e) et la Corée du Nord (33e). Que ce soit en termes d'effectif ou de dépenses militaires, le Brésil demeure la première puissance militaire sur le continent latino-américain, devant la Colombie ( 21e armée en nombre de soldats) et le Mexique (22e).

La course aux armements qui a lieu depuis quelques années dans la région (les investissements militaires de l'Amérique du Sud ont augmenté de 50 % en une décennie)[37] a quelque peu changé la donne ; la Colombie a conclu un accord avec les États-Unis qui autorise l’armée américaine à utiliser sept bases colombiennes, le Vénézuela a acheté a la Russie un nombre conséquent de nouveaux engins de combat (dont 24 chasseurs Su-30MK2V , des systèmes antiaériens SA-15 Tor-M1 , 31 hélicoptères Mi-17 et 100.000 Kalashnikov AK-103)[38], et le ministère de la Défense de l'Argentine a annoncé une augmentation du budget de la défense a 9,2 milliards en 2016[39]. Le Chili, lui, dispose des puissants avions de modèle F-16, l'avion de chasse le plus utilisé dans le monde en 2013. Toutefois, cela n'a pas remis en question le leadership militaire du Brésil, étant donné que le pays a lui aussi engagé un programme de réarmement et de modernisation de son armée en 2008.

Dès l'âge de 18 ans, il existe, pour les hommes, une obligation d'effectuer le service militaire de base lequel dure de 9 à 12 mois. Le budget de la Défense en 2005 s'élevait à 9,94 milliards de dollars américains soit environ 1,3 % du produit intérieur brut, une valeur plutôt inférieure à la moyenne mondiale (l'Allemagne environ 1,6 %).

Effectifs[modifier | modifier le code]

Armée de terre[modifier | modifier le code]

En 2008, l'armée de terre dispose d'un effectif de 190 000 militaires, d'un budget de 2,4 milliards de réal brésilien, d'un total de 1 472 véhicules blindés, 6 676 véhicules non blindés et de 482 pièces d'artillerie...

Force Aérienne[modifier | modifier le code]

Avec 50 000 militaires et plus de 700 aéronefs dont une centaine d'avions de combat, la Força Aéra Brasileira (Force aérienne brésilienne) est la plus importante force aérienne d'Amérique latine[40]. Dans un processus de modernisation et de renforcement de ses forces aériennes, le Brésil a décidé de lancer un plan de renouvellement de l'armée d'ici 2023[36].36 avions de chasse dernier cri devraient donc venir compléter les 130 avions de combat déjà en service. Conformément à cette nouvelle stratégie de défense adoptée par le gouvernement, et pour remplacer ses engins obsolètes ou déféctueux, le pays sud-américain a déjà acheté près de 50 hélicoptères de transport français et des hélicoptères de combat de type Mi-35M russes. Les forces aériennes brésiliennes possèdent aussi plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 et Embraer EMB 314, les Lockheed C-130 Hercules et les AMX International . En 2001, le gouvernement brésilien a racheté le porte-avions Foch qui appartenait anciennement au ministère de la défense de la République française. Le contrôle aérien civil est sous la responsabilité des forces aéronautiques, ainsi que l'Infraero (organisme qui gère les aéroports), et le Centre de lancement d'Alcântara.

Marine Brésilienne[modifier | modifier le code]

La Marine brésilienne (portugais : Marinha do Brasil) est la branche navale des forces armées brésiliennes. Avec 48 000 hommes et femmes (dont 3 200 appelés), elle met en œuvre en 2007 environ 90 bateaux. La marine brésilienne dispose d'une force aéronavale qui est constituée de 1 150 personnes, organisée autour du NAe São Paulo et utilisant des Douglas A-4 Skyhawk. Elle dispose également d'un corps de Marine d'environ 24 000 combattants.

En 2009, cette force a un effectif maximum autorisé selon la loi 9519/97 de 59 600 militaires, en tenant compte des 9 500 marins en formation et des appelés.

Le nombre maximum des officiers est de 7 800 dont 6 amiraux d’escadre, 23 vice-amiraux, 51 contre-amiraux, 3 360 officiers supérieurs, 2 060 officiers intermédiaires et 1 700 officiers subalternes, sans tenir compte des effectifs des aspirants de l’École Navale et les élèves du Collège naval qui atteignent 1 500.

En octobre 2009, le parlement brésilien étudie le projet de loi 5916/09, proposé par le pouvoir exécutif, qui autorise la marine brésilienne à augmenter ses effectifs sur une période de 20 ans de 36 % soit à 80 507, et ne tient plus compte des marins en formation et des appelés dans le calcul des effectifs.

Selon le projet, qui restructure également les grades, les marins de plus haut grade, les amiraux d’escadre, seraient désormais appelés généraux. Le nombre d’officiers passe à 10 707 dont 87 officiers généraux et 10 620 officiers supérieurs, intermédiaires et subalternes.

Rôle des militaires[modifier | modifier le code]

Les militaires sont aussi utilisés en temps de paix à la protection contre les catastrophes et au service de sauvetages, ainsi que pour des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). le 1er juin 2004, La Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti), une mission de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies en Haïti, est formée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour faciliter le retour rapide des autorités haïtiennes légitimes, maintenir la sécurité et la stabilité dans le pays et promouvoir l’état de droit[41]. Le Brésil joue un rôle majeur dans cette mission puisque c'est l'armée de terre brésilienne qui est chargée d'en assurer le commandement.

Enfin, l'armée brésilienne n'est pas a confondre avec la police militaire, une force para-militaire de la Police brésilienne chargée du maintien de l'ordre public au sein des États (et du district fédéral). Contrairement aux troupes de l'armée, les polices militaires font partie de la sécurité publique et sociale brésilienne et interviennent directement sur le territoire.

Économie[modifier | modifier le code]

Complexe commercial d'ABC Pauliste, l'un des principaux centres financiers de la ville de São Paulo

Une crise économique éclate en 1998.

Recife, un des principaux centres économiques et touristiques du nord-est.
Les centres financiers de la ville de Curitiba.
Embraer est le troisième plus grand industriel du secteur dans le monde en 2006 après Boeing et Airbus.

La fragile croissance économique ne s'est pas faite sans douleur. Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique.

Le Fonds monétaire international décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais demeure fragile. Le Brésil a le plus important PIB total d'Amérique latine. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui de l'Argentine, du Chili et du Mexique. Quoique disposant d'une puissante agriculture commerciale et d'un secteur industriel assez diversifié, le Brésil est largement tertiarisé : en 2006, le secteur des services représentait 64 % du PIB[42].

Le 15 avril 2008, le Brésil entre dans une nouvelle ère de son histoire économique avec l'annonce de la découverte d'immenses gisements pétroliers dans le Bassin de Santos. Ceux-ci seraient de l'ordre de 33 milliards de barils[43]. En 2010, Petrobras[44] a annoncé une prochaine émission d'actions d'environ 50 milliards de dollars, en échange de droits pétroliers sur ce qui serait la plus grosse réserve pétrolière identifiée dans les Amériques depuis les années 1980[45].

Le Brésil est la plus grande économie d'Amérique latine (et le deuxième d’Amérique, juste derrière les États-Unis), la sixième économie au taux de change du marché et le septième en parité de pouvoir d’achat (PPA), selon le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. [259] [260] Son PIB (PPA) par habitant est de: US $ 12,181.341, 75e position selon les données de la Banque mondiale. Les principaux produits d'exportation comprennent les aéronavals, l'équipement électriques, automobiles, l'éthanol, le textile, la chaussure, le minerai de fer, l'acier, le café, le jus d'orange, le soja et la viande. [263] et fait partie du groupe de quatre pays émergents du BRIC.

Propriétaire d’une sophistication technologique, le pays fabrique des avions, des sous-marins, en plus d'être impliqué dans la recherche spatiale, ayant un centre de lancement pour les véhicules légers et d'être le seul pays de l'hémisphère sud à intégrer l'équipe de construction de la Station spatiale internationale (ISS). Il est un pionnier dans la recherche de pétrole en eaux profondes, d'où 73 % de ses réserves, et est le premier pays capitaliste à rassembler sur son territoire, les dix plus grands constructeurs automobiles.

Cinquième pays du monde par sa population et membre du G20, le Brésil a élu, le 31 octobre 2010, une femme : Dilma Rousseff pour succéder au président Lula, qui jouit d'une popularité atteignant les 80 % mais qui n'a pu se présenter pour un troisième mandat, comme le prévoit la Constitution.

Le secteur primaire comprend plus précisément l'agriculture mais aussi les mines ainsi que les hydrocarbures. Le Brésil est un très grand producteur de café car près du quart de la production mondiale de café provient de ses plantations. Également, le Brésil est dans les premiers rangs mondiaux en ce qui concerne la production de la canne à sucre, de ricin, de cacao, de maïs et d'oranges. D'ailleurs, la canne à sucre est utilisée pour la fabrication du sucre mais aussi pour celle de l'éthanol qui est destiné à faire fonctionner un parc automobile (la filière de l'éthanol est un biocarburant). Le pays est aussi un très grand producteur de bananes mais presque toute la production est destinée à la consommation nationale en raison de plusieurs facteurs (faibles exigences du marché local, coûts de production élevés, prix élevés sur le marché intérieur). Finalement, le Brésil produit également de grandes quantités de soja, de tabac, de pommes de terre, de coton, de riz, de blé, de manioc et de bananes.

Le secteur secondaire est basé sur les industries. Le Brésil est le leader industriel en Amérique latine. L'exploitation de sa richesse en minerai a fait de lui le deuxième exportateur mondial de fer et l'un des principaux producteurs d'aluminium et de houille.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture au Brésil.
Agriculture au Brésil

L'agriculture ne représente qu'environ 5 % du PIB[46], mais si l'on y ajoute le secteur agroalimentaire au sens large, on obtient une part de 20 % du PIB. Toutefois, le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation. Certaines cultures commerciales telles que le soja ou la canne à sucre (utilisée en particulier pour l'éthanol qui sert de biocarburant) sont en plein essor. Sur le plan écologique, les progrès de l'agriculture sont liés à une forte déforestation, en particulier en Amazonie. En effet, chaque année, les pâturages sont dans un état avancé de dégradation, les rendements sont de plus en plus faibles, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres, ce qui entraîne inévitablement la déforestation.

Malgré son décollage industriel, le Brésil n'a pas renoncé à son développement agricole : il reste l'un des tout premiers exportateurs mondiaux dans ce domaine, juste derrière les États-Unis, les Pays-Bas et la France. Il y est parvenu en s'adaptant rapidement à la demande et en mettant sur le marché de nouveaux produits, qui ont parfois éclipsé les plus anciens.

Ainsi, alors qu'il ne produisait pas de soja avant 1975, il est devenu rapidement le deuxième producteur dans le monde[47]. Profitant d'un hiver rigoureux en Floride, il a pu s'emparer d'une bonne part du marché des jus d'oranges dont il contrôle à présent la moitié des exportations mondiales [réf. nécessaire].

En 1959, le café représentait encore 57 % des exportations [réf. nécessaire] ; aujourd'hui, les annuaires statistiques ne se donnent plus la peine de le distinguer et le noient dans une rubrique « café, thé, épices », bien que le Brésil en soit toujours le premier producteur et exportateur au monde[48]. Comme le tourteau de soja, il divise la position de le plus grand exportateur du monde avec les États-Unis[49].

Le Brésil a aussi fortement augmenté le nombre de champs de canne à sucre, dont la moitié sont consacrés à la production d'éthanol (un « biocarburant »)[50] (en particulier dans la région de Ribeirão Preto et Lençóis Paulista, à 300 km de São Paulo, ou d'Araçatuba). Dans la dernière décennie (2000-2009), sa part dans les exportations mondiales de sucre brut est ainsi passée de 7 % à 62 %[50]. Avec les États-Unis, le Brésil produit à lui seul 70 % de l'éthanol mondial[50], dont la plus grande partie (85 %) est consommée sur le marché intérieur[50].

La production d'éthanol a comme effet de faire radicalement augmenter le prix de la terre (entre 2001 et 2006, la valeur moyenne de l'hectare a augmenté de 113 % dans l'État de São Paulo, principal producteur d'éthanol, selon une étude de l'Institut d'économie agricole[51]) et le coût de production du maïs, du lait, du sucre et de la viande. Les producteurs d'éthanol comme Archer Daniels Midland ou le conglomérat Cosan, propriété du milliardaire pauliste Rubens Ometto Silveira Mello (pt), ont suscité les critiques de chercheurs qui craignent une éventuelle famine en raison d'une hausse probable du prix de la nourriture et de la monoculture du sol, ce qui oblige les producteurs à importer les aliments essentiels[51]. En 2008, le Brésil a produit 22,3 milliards de litres d'éthanol, soit 1/3 de la production mondiale[50].

Le Brésil a pu conserver sa forte position agricole en développant, en aval, un puissant complexe agro-industriel, qui transforme et valorise les denrées agricoles. Ainsi les tourteaux produits à partir du soja sont utilisés dans l'alimentation des volailles vendues jusque sur les marchés du Moyen-Orient où le Brésil concurrence vigoureusement les éleveurs bretons. En outre, le Brésil peut accroître sa production en défrichant de nouvelles terres. Entre 1975 et 1985, les exploitations ont conquis 52 millions d'hectares [réf. nécessaire].

C'est en partie pour ouvrir de nouvelles terres qu'ont été construites certaines routes. La colonisation de l'Amazonie n'a pas résolu les problèmes fonciers du Nordeste et du Sud mais, du moins, les grands axes ont-ils permis la conquête des cerrados, ces savanes arborées du Centre-Ouest (Mato Grosso, Goiás), où se sont développées les cultures mécanisées du riz et du soja. Toutefois, l'érosion des sols est préoccupante dans le Paraná, tandis que la conquête de l'Amazonie a entraîné d'énormes défrichements, rapidement suivis par un fort lessivage des sols.

Énergie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie au Brésil.
Vue aérienne du barrage d'Itaipu le 22/09/2013.

Le secteur énergétique du Brésil est dominé par le pétrole (45,3 % de la production d'énergie primaire et 40,4 % de la consommation d'énergie primaire du pays en 2011) et la biomasse (31,5 % de la production et 28,9 % de la consommation), originalité du Brésil qui a été pionnier dans les agrocarburants, en particulier à base de canne à sucre ; l'hydroélectricité couvre 13,6 % de la consommation[52] ; le Brésil était en 2012 le 9e producteur mondial d'électricité en 2011, dont il était également le 3e importateur mondial et le 2e producteur mondial d'hydroélectricité en 2011 ; les centrales hydroélectriques produisaient 80,6 % de l'électricité du pays en 2011 (2e rang parmi les 10 principaux producteurs mondiaux). Il était également en 2011 le 8e producteur et 7e exportateur mondial de produits pétroliers[53].

La consommation d'énergie primaire du Brésil : 1,37 tep/habitant en 2011 est nettement inférieure à la moyenne mondiale : 1,88 tep/hab mais légèrement au-dessus de celle de l'Amérique latine : 1,28 tep/hab[53].

Ses émissions de CO2 liées à l'énergie : 2,07 tonnes de CO2 par habitant en 2011, sont largement inférieures à la moyenne mondiale : 4,50 t CO2/hab et un peu au-dessous de celle de l'Amérique latine : 2,36 t CO2/hab[53].

Coopération régionale[modifier | modifier le code]

Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul »), marché commun du « cône sud » de l'Amérique latine incluant l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et depuis 2005 le Venezuela. C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le « Mécanisme d’adaptation compétitive » (MAC) permet de fixer des droits de douane sur les produits « trop compétitifs » du pays voisin pour une période de trois ans, renouvelable.

Démographie[modifier | modifier le code]

Groupe ethnique (2010)[54]
Blanc 47,7 %
Métis 43,1 %
Noir 7,6 %
Asiatique 1,1 %
Amérindien 0,4 %

Avec plus de 201 millions d'habitants en 2013 d'après l'Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE), le Brésil est le cinquième pays le plus peuplé du monde. La densité de population est faible, 24 hab./km2, un chiffre comparable aux autres pays d'Amérique du Sud.

En 2010, le taux de fécondité était estimé à 1,9 enfant/femme, ce qui est inférieur au seuil de renouvellement des générations. La chute spectaculaire du taux de fécondité procède des choix faits par les femmes et non d'une politique gouvernementale. Pas de politique de l'enfant unique comme en Chine, pas de campagne de stérilisation forcée des populations comme en Inde.

Le Brésil possède l'une des populations les plus diversifiées au monde sur le plan ethnique.

Diversité ethnique du Brésil.

L'immigration portugaise et autres[modifier | modifier le code]

L'immigration portugaise au Brésil entamée au XVIe siècle a atteint son apogée au début du XXe siècle. La population brésilienne actuelle se compose en trois grands groupes ethniques : les blancs d'origine Européenne (90,063 millions), les métis (82 millions) et les noirs afro-Brésiliens (15 millions.). Parmi les 90,063 millions de blancs que compte le Brésil, 60,03 % seraient d'origine portugaise même si 45,53 % ont de très lointains ancêtres portugais. Aujourd'hui, il y a au Brésil 26 millions de personnes qui se considèrent ethniquement portugaises, parmi lesquelles 700 000 personnes qui possèdent la nationalité portugaise. En 1906, 133 000 Portugais vivaient à Rio de Janeiro (sans compter le nombre élevé des descendants de Portugais), ce qui faisait de Rio la deuxième ville au monde, après Lisbonne, hébergeant le plus de Portugais.

L'immigration au Brésil remonte aux années 1850. Les premiers immigrants sont principalement Allemands et Suisses. Au XIXe siècle, c'est surtout l'immigration Italienne qui prédomine, en particulier dans l'état de São Paulo. Au début du XXe siècle, le Brésil accueille des migrants de toute la planète. Selon les chiffres du ministères des Affaires étrangères, 5 millions de personnes accostent entre 1884 et 1973. Les Italiens arrivent largement en tête avec 1,4 millions de migrants ; viennent ensuite le Portugal (1,2 millions), l'Espagne (580 000) l'Allemagne (200 000) et la Russie (110 000). Viennent aussi, quoiqu'en nombre moins important, des Anglais, des Français, des Polonais[55]... Aujourd'hui, un grand nombre de Brésiliens sont d'origine Européenne, principalement d'Allemagne et d'Italie[56].

La culture Africaine est également présente au Brésil. Cette culture se retrouve dans les rythmes de la samba, la cuisine variée et épicée de l'état de Bahia, l'émergence des religions spiritistes. En plus de leur qualités artistiques et de leur participation a l'économie, beaucoup d'Africains (dont les yoruba d'Afrique de l'Ouest) ont contribué a introduire des pratiques politiques et religieuses sophistiquées au Brésil. La culture africaine est une culture foisonnant de musique, de danse et d'art en général[57]. Le bastion des Afro-Brésiliens du Brésil est Bahia. Pour eux, Salvador, une des plus anciennes villes du pays, fait figure de capitale.

Autres diasporas[modifier | modifier le code]

Le Brésil accueille de grandes diasporas :

- 6 millions de Brésiliens sont d'origine libanaise, vivant principalement à São Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro[58]. Le premier janvier 2011, Michel Temer, un homme politique Brésilien originaire du Liban, est devenu Vice-Président du Brésil[59].

- La plus grande communauté d'origine japonaise du monde (hors Japon) est aussi présente à São Paulo, avec 1,6 million de personnes[60]. On les appelle les nippo-brésiliens. Sabrina Sato, une actrice et mannequin particulièrement connue au Brésil, est d'origine japonaise et européenne (Suisse).

- 33 millions de Brésiliens sont d'origine italienne, approximativement 15 % de la population brésilienne[61]. Cette population italienne est considérée comme la plus importante vivant hors d’Italie.

- Près de 190 000 personnes sont de confession juive, faisant ainsi du Brésil le huitième foyer diasporique juif (après les États-Unis, Israël, la France, la Russie, l'Ukraine, le Canada, le Royaume-Uni et l'Argentine)[62].

-  Il existe également une importante communauté germanique au Brésil. On estime que pas moins de 5 à 18 millions de Brésiliens sont d'origine allemande. C'est dans le sud particulièrement que l'on trouve des lieux  d'immigration de populations germanophones[63] Ainsi, la ville de Blumenau, réputée pour sa forte personnalité culturelle allemande[64], que ce soit dans le folklore, l'architecture ou le paysage, compte une population d'origine allemande de 40%[65],[66].

Afro-Brésilien, blancs d'origine européenne et métis[modifier | modifier le code]

Tenant en compte la proportion de 43,7 % de métis et 7,6 % de noirs , la population Brésilienne compte, selon les derniers recensements, 15 millions de noirs afro-Brésiliens et 82 millions de métis[67]. Dans cette diversité ethnique, les blancs d'origine européenne, eux, représentent plus de 90 millions d'individus de la population brésilienne, ce qui en fait le premier groupe du pays. Le Brésil est probablement un des pays les plus riches en diversité du monde. À titre de comparaison, les États-Unis d'Amérique (un autre grand pays dont la diversité ethnique est importante) rassemblent approximativement 12,6 % de noirs (39,7 millions) et 68 % de blancs. Le Brésil est un des pays d'Amérique du Sud ou la communauté noire est proportionnellement la plus nombreuse.

Criminalité[modifier | modifier le code]

En 2000, São Paulo comptait plus de 50 homicides pour 100 000 habitants. en 2007, le taux d'homicide était de 13, et même 11 si l’on considère l’état et non plus la ville. Pour l’ensemble du pays, il s’approchait de 15 alors qu’il était de 23,3 en 2000[68]. À titre de comparaison, le taux d’homicide de la France, deuxième pays le plus sûr après le Japon, est de 1 et il est de 7 pour les États-Unis. À l’inverse, il avoisine les 100 au Honduras et atteint les 60 en Côte d'Ivoire[69]. Aujourd'hui, le Brésil détient un taux d'homicide de 20,4 pour 100 000 habitants. Entre 2000 et 2012, c'est plus de 600 000 Brésiliens qui ont été tués par homicides. Un chiffre plutôt élevé, même s'il faut prendre en compte le fait que la population Brésilienne est l'une des plus importantes du monde (près de 200 millions d'habitants)

La violence telle qu'elle existe au Brésil est différente de ce que l'on peut connaître en France. Il n'y a pas de brutalité gratuite au Brésil, pas de violence verbale, peu d'abus sexuels, pas de voyous qui cherchent la bagarre. L'objet de l'agression est toujours le vol, pour l'argent. La victime, si elle coopère immédiatement, sans chercher à négocier n'a généralement rien à craindre pour son intégrité physique. Le risque réside surtout dans le fait que les bandits n'hésitent pas à tuer dès qu'ils sentent la moindre résistance là où en France, ils se contenteraient de blesser ou de fuir[68].

De même, s'il est recommandé d'éviter les quartiers présentant le plus de risques, 5 des plus sûrs ont dénombré moins de 7 homicides sur l’année. Ces quartiers, incluant entre autres la Vila Mariana, Jardins et Mooca, affichent un taux de sécurité encore meilleur que celui de la France[68]. les zones les plus touchées par la délinquance sont aussi les plus pauvres, et bien souvent celles où les trafics en tout genre sont les plus courants. Les 'règlements de compte' semblent bien être la principale cause d’assassinat puisque les statistiques montrent que plus de 70 % des victimes d'homicide ont déjà fait de la prison, ce qui explique en partie le fait que la violence soit concentrée dans certains quartiers. Certains avis remettent toutefois en cause l'exactitude de ces chiffres. C'est le cas de Vasco Furtado, chercheur de l'université de Fortaleza, selon lequel ces données pourraient être en partie erronées car, d'après lui, 50 % des crimes ne font jamais l'objet d'une plainte ».

La violence est très localisée, en fonction des régions, des villes et surtout des quartiers. Ainsi, la capitale fédérale la plus touchée est Brasília avec un taux d'homicide plus important que dans la plupart des autres villes du pays. Mais l'amélioration de la situation du Brésil est indéniable et elle est même spectaculaire à São Paulo, où le nombre d'homicides a baissé de 79 % en 7 ans[70]. Rio de Janeiro vit la même situation : alors qu'en 2000 la ville affichait 7 337 homicides, en 2010, ce chiffre était passé a moins de 4 193 (sur plus de 6 millions d'habitants), soit une diminution de 42,9 %. Aujourd'hui, le taux d'homicide à Rio (un chiffre en baisse depuis dix ans) tend a passer sous la barre de la moyenne nationale[70]. La Veja de São Paulo a publié en 2008 un classement des quartiers en fonction du nombre d'homicides. Il en ressort qu'à eux seuls, les 5 quartiers les plus violents ont comptabilisé 246 homicides[68]. Ces statistiques montrent que la violence au Brésil est très localisée et que le danger n'est pas présent dans tout le pays, certaines régions du Brésil présentant même un taux de sûreté supérieur a celui de la France (voir le paragraphe ci dessus). Néanmoins, comme dans toutes les grandes villes du monde, les risques restent réels et ne doivent pas être écartés. Et si ces risques sont bien réels, le gouvernement met tout en œuvre pour y remédier.

En effet, pour faire face a ces problèmes et à l'approche des grands événements qui s’annonçaient (la Coupe du Monde puis les Jeux Olympiques), le gouvernement a fait de la reconquête des favelas une de ses priorités. Depuis 2008, le Brésil s’est lancé dans un vaste programme de pacification de ses favelas, programme ressemblant étrangement à la politique de la tolérance zéro menée par le maire de le la ville de New York (Rudolph Giuliani) à la fin des années 1990. Une politique qui a porté ses fruits puisque entre 1990 et 2012, le taux de criminalité global de New York a baissé de 78,87 %. Or, suite au programme de pacification, 174 favelas de Rio de Janeiro ont déjà été pacifiées au Brésil[71]. Dans son désir de reprendre le contrôle de certaines zones tombées dans le grand banditisme (trafic de drogue essentiellement) le gouvernement brésilien a déployé d'importants moyens militaires dans le but de lutter contre le crime dans les favelas et de chasser les narcotrafiquants qui y opéraient jusqu’à présent sans rencontrer de réelles oppositions policières. En 2010, à la suite d’une vague d’attentats commis dans le complexe do Alemão (on y compte 13 favelas), 2 600 membres de l’UPP (unité de police pacificatrice) ainsi que des blindés avaient envahi cette zone pour lutter contre les trafiquants. Les criminels, exclus des favelas, se sont vus contraints de fuir, libérant ainsi une zone qu'ils occupaient et terrorisaient depuis plusieurs années[72].

Les moyens mis en œuvre pour chasser ces trafiquants étaient des brigades d'intervention rapide organisées et formées à ce genre d'opération, des unités d'élites surentraînées et spécialisées dans ce qu'on appelle le "combat urbain." Parmi elles, l'une des plus réputées est sans doute le BOPE, un groupe d'intervention militaire (équivalent du G.I.G.N. Français), possédant une large expérience dans le combat urbain ainsi que dans la progression dans les environnements confinés et restreints. Cela fonctionne comme une démonstration de force. Les trafiquants qui se trouvaient dans les favelas qui faisaient l'objet d'une reconquête se sont réfugiés dans les favelas voisines. De cette façon, la police militaire est parvenue a les faire reculer et petit à petit, plusieurs favelas ont pu être pacifiées, tandis que les trafiquants perdaient de plus en plus de terrain, permettant aux favelas de retrouver davantage de paix et de sérénité après leur disparition.

Si les favelas du pays sont loin d'avoir été toutes pacifiées, tout porte à croire que l’opération Pacification est une réussite : baisse du nombre d'homicides et des chiffres de la criminalité, flambée du prix des loyers, retour du calme nécessaire aux affaires et aux investisseurs…[73] Les favelas ciblées par l'opération ont globalement été pacifiées et les narcotrafiquants y ont été chassés. Ainsi, selon une étude publiée en 2012 par le Laboratoire d'analyse de la violence, les morts violentes auraient baissé de 70 % dans les quartiers ayant déjà fait l'objet de cette opération[70]. De même, le nombre de vols de voitures a chuté de 44% à Dona Marta, l'une des toutes premières favelas à avoir bénéficié de l'opération de pacification. Dans la Cidade de Deus, une autre favela, le nombre d'homicides s'est effondré de 82%[74].

Mais la plus grande victoire des Unités de Police Pacificatrice reste la prise de la Favela de Rocinha, la plus grande favela du Brésil[75]. Suite à une importante opération policière et militaire survenue le 13 novembre 2011, la favela a été pacifiée et les trafiquants en ont été expulsés. Cette opération a marqué le retour de l'État et des services publics dans un lieu auparavant totalement contrôlé par les trafiquants.

En ce qui concerne l'aspect social de cette reconquête, il est a préciser qu'un soutien social et éducatif a vraisemblablement accompagné les opérations policières. Après les nombreuses interventions musclées et les démonstrations de force, il y a eu un ensemble de mesures sociales, de structures municipales et de services sociaux de la mairie qui ont développé des politiques publiques : aide à la scolarité, développement de micro-crèches, structures de micro-crédit pour développer des activités…[70] Étant donné que le pays connait un taux de croissance confortable ces dernières années, les populations des favelas sont confortées dans l'idée d'avoir un emploi et un avenir.

Malgré tout, certaines régions du Brésil (comme les favelas, et notamment celles qui n'ont pas bénéficié de l'opération pacification) demeurent risquées et il est jugé préférable de les éviter.

Religions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religions au Brésil.

D'après le recensement de l'année 2010 par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques, la répartition religieuse de la population est la suivante[76] :

Le Brésil a la deuxième plus grande population de chrétiens au monde derrière les États-Unis. C'est également le pays catholique le plus peuplé[77]. Le Brésil est un pays laïc, l’Église est officiellement séparée de l’État.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Brésil.
Capoeira, un art martial brésilien d'héritage africain
Copacabana

La tradition culturelle brésilienne est extrêmement riche et variée grâce à son fort métissage, notamment du point de vue musical (samba, bossa nova, forró, frevo...), chorégraphique, et culinaire (churrasco, feijoada, Caïpirinha, guarana...), mais aussi sur le plan religieux (candomblé). La capoeira: Afin de conserver une bonne santé physique et en prévision de combats futurs, les esclaves s'entraînaient. Les colons leur interdisaient de pratiquer cette lutte. Les esclaves ont contourné l'interdiction en transformant cette lutte sous la forme d'une danse (restant néanmoins pratiquée de nos jours comme un art martial).

Porto de Galinhas
Fernando de Noronha

Médias[modifier | modifier le code]

  • 293 quotidiens presse. Les plus vendus sont Folha de S. Paulo, O Globo, Jornal do Brasil et O Estado de São Paulo.
  • 19 chaînes de télévision publiques, 218 chaînes privées.
  • 1 radio publique, 2 000 radios indépendantes.

Société[modifier | modifier le code]

Le Brésil fait partie des pays émergents. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées au monde. Les ségrégations sociale et raciale existent de facto entre les pauvres des bidonvilles et les familles les plus riches, qui se retranchent dans des quasi-bunkers pour se protéger de la délinquance, notamment des rapts à Rio de Janeiro et São Paulo.

Même si l'antiracisme et le métissage font partie du nationalisme brésilien, de nombreux préjugés raciaux subsistent. Le Brésil compte la deuxième grande population noire ou métisse au monde après le Nigeria. 49,5 % de la population se dit noire ou métisse selon des sondages (IBGE 2006).

Élu en 2002 sur un programme de réduction des inégalités sociales, le président Lula a lancé le 30 janvier 2003 le programme « Faim zéro » afin d'éliminer la faim au Brésil. Dans ce programme s'inscrit la bolsa família, qui lie le versement d'une somme d'argent aux familles pauvres à la scolarisation de leurs enfants. Ce programme est entré progressivement en vigueur et touche en 2006 près de 30 % de la population. Il aurait contribué de manière significative à une baisse récente de la pauvreté au Brésil d'après un rapport de la Banque mondiale[78].

En 2007, on comptait environ 50 000 homicides par an dans le pays[21]. Entre janvier et septembre 2007, la police a tué 1 300 personnes rien que dans l'État de Rio, soit une augmentation de 60 %[21]. Chaque jour, trois jeunes de 15 à 24 ans sont assassinés[21]. Une automobile est volée à Rio de Janeiro toutes les douze minutes[21].

Le mariage entre personnes de même sexe est autorisé depuis une décision du Conseil national de justice du 14 mai 2013.

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues du Brésil.
Architecture coloniale portugaise dans Ouro Preto, Minas Gerais.

Le portugais est la langue officielle du Brésil depuis la Constitution de 1988 (article 13). Même s'il existe 170 langues autochtones et une trentaine issues de l'immigration, le portugais reste quant à lui la langue parlée par la quasi-totalité des Brésiliens.

La langue portugaise, apportée par les colons du Portugal, est très proche de celle parlée au Portugal. Elle en diffère par des mots, des expressions et des accents liés notamment au métissage culturel et aux particularités sud-américaines (climat, végétation, alimentation) du pays.

À la suite de plusieurs réformes, l'orthographe s'est différenciée, notamment avec la suppression de consonnes non sonores : par ex. electricidade (Portugal) s'écrit eletricidade (Brésil). Mais une nouvelle réforme est en cours pour la langue portugaise, cette réforme de l'orthographe s'applique au Brésil à partir du 1er janvier 2009, pour une période d'adaptation de quatre ans à l'issue de laquelle les nouvelles règles s'appliqueront entièrement. Les mêmes règles orthographiques s'appliqueront au Portugal, où la période de transition s'étalera sur six ans, et dans les 6 autres états où le portugais est la langue officielle : l'Angola, le Cap Vert, le Timor oriental, la Guinée-Bissau, le Mozambique, et Sao Tomé-et-Principe. Mais les différences entre le portugais européen et le portugais américain sont sensiblement les mêmes qu'entre celles séparant d'autres langues européennes (français, anglais, espagnol) de leurs correspondantes américaines.

L'enseignement de l'espagnol est obligatoire à l'école depuis une loi de 2005, tout comme le portugais est quasi-obligatoire dans les écoles des pays voisins, vu le poids démographique, géographique et économique du Brésil. L'Uruguay a, par exemple, donné au portugais un statut égal à l'espagnol dans son système éducatif le long de la frontière nord avec le Brésil. Dans le reste du pays, il est enseigné comme une matière obligatoire à compter de la 6e[79]

Plusieurs municipalités officient en d'autres langues[80], comme l'nheengatu, tucano et baniwa, qui sont des langues amérindiennes, et ont obtenu le statut co-officiel avec le portugais, à São Gabriel da Cachoeira, dans l'État d'Amazonas[81] . D'autres municipalités, comme Santa Maria de Jetibá (Espírito Santo) et Pomerode (Santa Catarina), officient aussi en d'autres langues étrangères comme l'allemand et le talian[82]. Les états de Santa Catarina et Rio Grande do Sul ont également le talian dans leur patrimoine linguistique officiel[83],[84], tandis que le Saint-Esprit, depuis août 2011, inclut dans sa constitution, le poméranien, et l'allemand comme patrimoine culturel[85].

L'Anglais est très important en seconde langue, surtout pour le secteur du tourisme, et chez les plus jeunes éduqués. Il est tout aussi important que l'Espagnol. Il n'y a pas de statistiques, mais les locuteurs en seconde langue de l'Anglais doivent être plusieurs millions, surtout dans les grandes villes.

Amapa et le français au Brésil[modifier | modifier le code]

L’État brésilien de l'Amapa a rendu en 1999 obligatoire l'enseignement du français dans les écoles publiques, à la suite d'une loi fédérale de 1998 obligeant les écoles publiques du pays à enseigner au moins une langue étrangère[86]. Le choix de l'Amapa pour le français s'explique par une volonté de rapprochement avec la Guyane française, limitrophe, voire d'une volonté de désenclavement, vu l'isolement pour des raisons géographiques de cet État par rapport au reste du Brésil. Un créole à grande base lexicale française est parlé en Amapa : le karipuna, ou louço-francés (ou luso-français, car ce créole comporte du vocabulaire lusophone).

La ville d'Ouro Preto est membre de l'Association internationale des maires francophones[87].

Sport[modifier | modifier le code]

Stade de Maracanã, Rio de Janeiro.

Le Brésil est connu pour son football, le sport le plus populaire sur le plan national : l'équipe nationale a remporté à cinq reprises la Coupe du monde de football (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002), soit plus que n'importe quel autre pays. Le Brésil accueille d'ailleurs la Coupe du monde 2014 où la Seleção subira la plus humiliante défaite de son histoire en s'inclinant 7 buts à 1 contre l'Allemagne en demi-finale. Le joueur emblématique du Brésil est Pelé ; les autres joueurs les plus connus aujourd'hui sont Ronaldo, Ronaldinho, Romário, Kaká (Ballon d'or 2007) ou encore Neymar.

Des Brésiliens se sont illustrés dans d'autres sports au niveau international : César Cielo nageur, Gustavo « Guga » Kuerten au tennis, Ayrton Senna, Emerson Fittipaldi, Rubens Barrichello, Nelson Piquet et Felipe Massa en Formule 1, Alexandra do Nascimento en handball ainsi que Torben Grael et Robert Scheidt pour la voile.

La pratique des arts martiaux spécialement le jiu-jitsu brésilien ou Gracie jiu-jitsu est actuellement très développée au Brésil.

La capoeira, sport typiquement brésilien, à mi-chemin entre la danse et le sport de combat, est une activité très complète car elle se compose de chants, de danses "samba de roda" et de combat. La capoeira est très populaire. Elle fut introduite à l'époque de l'esclavage par les Africains et fait partie intégrante de la culture brésilienne.

Le Brésil possède aussi une équipe de volley-ball qui a remporté plusieurs fois les championnats mondiaux. Elle est reconnue avec l'Italie comme étant l'une des meilleures équipes de volley-ball au monde.

Aux différents Jeux olympiques, le Brésil a remporté 343 médailles (55 or, 117 argent et 171 bronze). Torben Grael est le Brésilien le plus médaillé aux JO avec 5 médailles (2 en or, 1 en argent et 2 en bronze). De plus, le Brésil organisera les Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro.

Deux grands évènements sportifs pour un pays mais surtout une seule ville, celle de Rio de Janeiro. En tant que ville hôte, Rio se doit d’assurer sur plusieurs plans. En effet, les impacts liés à l’accueil de tels évènements peuvent être positifs et synonymes de bonnes affaires, lorsque l’État active les bons leviers au bon moment. Mais les méga-évènements sportifs peuvent également être associés à surcoût, déficit et endettement. En ce qui concerne les externalités positives, elles peuvent être divisées en 6 catégories, reprises par Patrice Bouvet dans son article : distraction/animation, cohésion sociale, dynamisation économique, création d’activité économique, communication externe, structuration du territoire. Toutes ses externalités ont pour point commun de favoriser le profit économique tels que la création d’emploi ou les bénéfices de plusieurs secteurs.

Il existe également des externalités négatives. Une comparaison avec les jeux pan-américains organisés en 2007 peut être faite. Ces jeux rassemblent près de 42 pays et 6 000 athlètes. Une comparaison qui permet d’analyser la capacité de la mégapole à accueillir et à planifier ce type d’évènement sportif. Les comptes rendus remis par la société civile composée d’ONG et de mouvements sociaux mettent en évidence des travaux non terminés, une baie non dépolluée (la baie de Guanabra), des infrastructures sportives sous-utilisées ou laissées à l’abandon, et également la surévaluation des coûts. Un constat, les impacts selon les externalités divisent la société et contribue à agrandir cette fracture sociale qui colle à Rio. Une ville, qui entre en compétition avec un esprit capitaliste, un argent public utilisé à des fins privées. Lorsque l’on sait que Rio possède près de 1020 favelas, soit 20% de sa population ce qui correspond à plus d’un million d’individus, les conséquences sur les citoyens sont plus que prévisibles. Depuis 2009, l’État de Rio a lancé la construction de murs entourant les favelas : 15 km de béton autour de 13 favelas situées dans la zone sud ou dans la zone la plus touristique. Il y a un impact social, mais également environnemental. Rio a la particularité d’être située entre la mer et la montagne, le projet de construction du mur trouve sa justification dans la volonté de réduire l’expansion des communautés sur la forêt Atlantique. Un argument peu convaincant lorsqu’il est confronté au fait que trois favelas touchées par la construction du mur ont connu une réduction de leur agrandissement.

Copacabana

Codes[modifier | modifier le code]

Le Brésil a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. PIB nominal, d'après la FMI.
  2. registre
  3. « Gross domestic product 2013 »
  4. « Top 10 Countries With Highest GDP in 2013 »
  5. « GDP (current US$) »
  6. « Global Firepower Military Ranks - 2014 »
  7. « Le Brésil, la superpuissance qui monte »
  8. « 10 Reasons Why Brazil Will Become A World Super Power »
  9. « SUPERPUISSANCE »
  10. « População residente, por cor ou raça, segundo o sexo e os grupos de idade - Brasil - 2010 »
  11. « Encontro analisa imigra��o italiana em MG »
  12. « Les Allemands et leur migration rapide vers le Brésil »
  13. « Populaçăo residente, por sexo e situaçăo do domicílio, segundo a religiăo - Brasil »
  14. « Le Brésil, nouvelle puissance pétrolière »
  15. « Le Brésil, futur poids lourd pétrolier de la planète »
  16. site Internet gouvernemental
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  23. « Rue de l'Empereur », sur Bibliothèque numérique mondiale,‎ 1860-1870 (consulté le 2013-08-24)
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  85. (pt) « Plenário aprova em segundo turno a PEC do patrimônio », ROG.
  86. [2]
  87. [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe d'Assier, Le Brésil contemporain. Races. Mœurs. Institutions. Paysage, Paris : Durand et Lauriel, 1867 (version numérique)
  • Bartolomé Bennassar et Marin Richard, Histoire Du Brésil (1500-2000) , Paris : Fayard, 2000, 600 pages.
  • Jean-Louis Blanc, Les Grands Fleuves du monde, Aux sources de la vie, Paris, éd. Jacques Glénat, 2003, 194 pages, 206 photos, 21 cartes. Géographie du Brésil. Le troisième tome est écrit par un spécialiste des problèmes de l'eau dans le monde.
  • Michel Braudeau, Le Rêve amazonien, Paris : Gallimard, 2003, 77 pages. Essai composé à partir d'articles parus dans Le Monde.
  • Ivan Frias, Soigner et penser au Brésil, L'Harmattan, collection Questions contemporaines, 2009, (ISBN 978-2-296-08559-6).
  • Mylène Gaulard, L'Économie du Brésil, Éditions Bréal, 2011, 127 p.
  • Alain Rouquié, Le Brésil au XXIe siècle, naissance d'un nouveau grand, Paris : Fayard, 2006 (ISBN 978-2-213-62863-9)
  • Karin Hanta, photographies Christian Heeb, Brésil, traduit de l'allemand par Martine Passelaigue, Paris : Vilo, 2010
  • Hervé Théry, Le Brésil, Paris : Armand Colin, 2000, coll. Géographie. 286 pages 5e édition.
  • Paul Van de Weyer, Le Brésil relève le défi de l'an 2000, Bruxelles, éd. l'Écho de la Bourse, novembre 1971.
  • Manfred Wöhlcke Brasilien. Anatomie eines Riesen (livres en langue allemande)
  • Olivier Compagnon et Martine Droulers (dir.), dossier Le Brésil et la France au XXe siècle, Cahiers des Amériques latines, no 48-49, Paris, 2005/1-2, p. 17-106

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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