Le Télégramme

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Le Télégramme
Image illustrative de l'article Le Télégramme

Pays Drapeau de la France France
Langue Français (une page en breton le jeudi)
Périodicité Quotidien
Genre Presse régionale
Prix au numéro 0,95 € en semaine - 1 € le samedi - 1,10 € le dimanche
Diffusion 205 047 ex.
Date de fondation 18 septembre 1944
Date du dernier numéro en cours
Ville d’édition Morlaix

Propriétaire Groupe Télégramme
Directeur de publication Édouard Coudurier
Directeur de la rédaction Hubert Coudurier
Rédacteur en chef Marcel Quiviger, Olivier Clech
ISSN 0751-5928
Site web www.letelegramme.fr

Le Télégramme est un quotidien régional français de Bretagne, dont le siège se trouve à Morlaix (Finistère). Il est diffusé sur le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan.

Il emploie aujourd'hui 550 personnes, dont près de 220 journalistes. Son tirage quotidien est en moyenne de 220 000 exemplaires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en septembre 1944 sous le titre Télégramme de Brest et de l’Ouest, en remplacement de la La Dépêche de Brest et de l'Ouest[1], sous la direction de Victor Le Gorgeu, ancien maire de Brest et homme influent du radical socialiste qui lui donne sa couleur politique[2]. En 1947, il est remplacé par Marcel Coudurier, ancien actionnaire de La Dépêche de Brest, et le journal devient un journal d’information généraliste, sans renier son héritage républicain et laïc inscrit dans le fronton (journal républicain de Brest et de l'Ouest). L'imprimerie, qui est celle de La Dépêche, reste à Morlaix, où elle avait déménagé de Brest au début de la guerre pour fuir les bombardements alliés sur Brest. La rédaction centrale y reste adjointe pour des raisons pratiques.

Les débuts sont difficiles, dans un contexte de pénurie généralisée qui rend difficile l'approvisionnement en papier. Le Télégramme, imprimé au format d’une demi-feuille, tire à 80 000 exemplaires en trois éditions et est vendu 1,50 franc. Marcel Coudurier étend d'abord la diffusion vers Quimper, préfecture du département, puis la pousse de plus en plus vers l'est.

Dans les années 1950, le journal comporte de huit à douze pages en sept éditions et tire à 110 000 exemplaires, mais l'inflation est passée par là : son prix est alors de 15 francs.
Des rédactions et des éditions locales sont finalement ouvertes à Saint-Brieuc et à Vannes.

Dès 1965, quelques photos en couleurs sont introduites. En 1968, Le Télégramme fait figure de pionnier : il introduit l'offset dans ses pages et passe à la couleur en quadrichromie[2],[3]. En 1977, les dernières machines utilisant le plomb disparaissent de l'imprimerie et, en 2002, Le Télégramme est le premier grand quotidien régional à adopter le format tabloïd.

Direction et orientation éditoriale[modifier | modifier le code]

Le président-directeur général est Édouard Coudurier qui est à la fois l'administrateur principal et le responsable ultime de la rédaction en tant que directeur de la publication comme le veut la loi. On trouve aussi dans la hiérarchie, Hubert Coudurier, le frère ainé, qui a le titre de directeur de l'information, d'éditorialiste et de membre du conseil de surveillance. Dans la pratique, il est le responsable des pages internationales, nationales, régionales et littéraires et exerce ses fonctions à Paris, ce qui lui permet une activité de réseau, notamment à travers un club d'éditorialistes de la PQR (Presse Quotidienne Régionale). Grâce à cela, il peut tenir une émission d'interview de personnalités sur la chaîne de télévision Tébéo, à laquelle certains journalistes du Télégramme collaborent au-delà de l'équipe dédiée. Il est secondé par le rédacteur en chef du journal Marcel Quiviger et par Olivier Clech, rédacteur en chef pour les activités numériques et directeur général de la chaîne de télévision Tébéo, dont Hubert Coudurier est le président. Le directeur administratif et financier est Yves Gourvennec. Enfin le directeur délégué chargé de la diversification est Roland Tresca.

Suivant l'héritage politique radical de ses origines, Le Télégramme a souvent été vu comme plus à gauche que Ouest-France, dont les liens avec la démocratie-chrétienne ont toujours été revendiqués. Cependant, comme tous les organes généralistes, il a évolué vers le pluralisme des opinions, bien qu'Hubert Coudurier ait déconseillé de voter pour Ségolène Royal lors des élections présidentielles de 2007[4].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Comme dans tous les organes d'informations généralistes locaux, le fonctionnement repose sur trois catégories de personnels avec des statuts différents : les journalistes, les techniciens et administratifs ainsi que les correspondants locaux de presse.

En 2011, près de 220 journalistes ainsi que les 600 correspondants locaux fournissent le contenu pour les 19 éditions locales.

Contenu particulier[modifier | modifier le code]

En plus des habituelles pages locales, régionales, nationales et internationales, Le Télégramme fait la part belle à la culture bretonne. Chaque jeudi, on y trouve une page en breton : Spered ar vro. Contrairement à Ouest-France, le quotidien inclut les informations de la Loire-Atlantique dans les pages « Bretagne ».

Publications[modifier | modifier le code]

Le quotidien Le Télégramme[modifier | modifier le code]

Le Télégramme parait tous les jours, sauf les 1er mai, 25 et 31 décembre. Il se découpe comme suit :

  • La une
  • Les informations générales
  • Les informations régionales
  • Les pages locales
  • Les pages sports
  • Les avis de décès
  • Les annonces légales
  • Les petites annonces
  • Les pages thématiques (édition, cinéma, multimédia, etc.)
  • Les jeux
  • La météo et l'horoscope
  • Le programme TV
  • La dernière page consacrée à un reportage

Suppléments et hors-séries[modifier | modifier le code]

Des suppléments accompagnent régulièrement le quotidien dans les kiosques. La rédaction travaille également sur des hors-séries. Le TK Bremen ainsi que l'équipe de football de Guingamp sont les derniers travaux proposés.

Site Internet[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, Le Télégramme est présent sur la toile au travers de son site Internet. Il est d'ailleurs l'un des premiers quotidiens à s'en être doté.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Le Télégramme est aujourd'hui l'un des rares quotidiens français dont la diffusion a progressé ces cinq dernières années (meilleure progression nationale de la presse quotidienne régionale de 2004 à 2008). Le 15 juin 2009, Le Télégramme a d'ailleurs reçu la récompense de « Meilleur quotidien 2009 » et son tirage moyen a atteint, cette année-là, 208 000 exemplaires, devançant de nombreux quotidiens nationaux ou régionaux (Les Échos, La Croix, L'Humanité)[5].

Éditions locales[modifier | modifier le code]

Les 19 éditions couvrent les trois départements de la pointe Bretagne.

Département Nombre Nom des éditions
Finistère 10 Brest, Brest Abers Iroise, Carhaix, Châteaulin,Concarneau, Landerneau/Lesneven, Morlaix, Quimperlé, Quimper, Ouest Cornouaille
Côtes-d'Armor 5 Saint-Brieuc, Loudéac/Rostrenen, Lannion/Paimpol, Guingamp, Dinan/Dinard
Morbihan 4 Lorient, Pontivy, Auray, Vannes


Le site Internet du journal met également à l'honneur, dans des onglets spécifiques, l'actualité de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique. Des bureaux y sont installés.

Le 2 juillet 2012, Le Télégramme s'enrichit d'une nouvelle page consacrée à Saint-Malo (présente dans l'édition Dinan-Dinard).

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Le 5 décembre 2011, Le Télégramme reçoit le prix spécial du jury des Victoires de la presse à Lyon.
  • Prix de la « Meilleure Une » au festival du Scoop d’Angers en 2010 (pour la Une du 08 septembre 2010)
  • « Étoiles de l’OJD 2004-2005-2006-2007-2008-2010-2011 » (de la plus forte augmentation de la diffusion de la presse quotidienne régionale)
  • Le 15 juin 2009, Le Télégramme reçoit la récompense de « Meilleur quotidien 2009 » décerné par CB News.
  • Prix du « Meilleur Quotidien Régional de l’année » 2003, 2004 et 2005 décerné par CB News.
  • Prix de la « Meilleure Une » au festival du Scoop d’Angers (pour la Une du 14 juin 2004)
  • Prix de la « Meilleure Une européenne » (pour la Une du 22 août 2003)

Autre[modifier | modifier le code]

Le Télégramme de Brest est un titre d'une chanson des Wampas.

Prix[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dossier de 4 articles, réalisé par Olivier Le Naire, sous le titre commun Bretagne, le vrai pouvoir du Télégramme, paru dans l'édition « Spécial Bretagne » de l'Express, no 3106, p. p. I-VIII, 12-18 janvier 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce quotidien a été fermé pour avoir continué de fonctionner sous l'occupation allemande. Il est remis dans les mains de ses anciens actionnaires, Victor Le Gorgeu et Marcel Coudurier qui avaient démissionné de toute gestion en 1941.
  2. a et b Histoire du Télégramme - site officiel du quotidien
  3. L'Ouest en mémoire : Le Télégramme de Brest 1971 - Ina, reportage réalisé en 1971 sur les évolutions prévues du journal [vidéo]
  4. Dossier Spécial Bretagne, l'Express, n° 3 106, p.  III.
  5. Dossier Spécial Bretagne, L'Express, no 3 106, p. II.
  6. Bretons de l'année du Télégramme. Un trio de médecins pour une première, Le Télégramme, 30 décembre 2012
  7. Maria Lambour
  8. Irène Frachon
  9. André Ollivro
  10. Étienne Le Guilcher
  11. Sylvie Frelaut
  12. François Nicot
  13. Raphaëla Le Gouvello
  14. Christophe Le Goadec

Liens externes[modifier | modifier le code]