Liste des monarques de France

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Louis XIV, dit le Roi Soleil, a régné sur la France entre 1661 et 1715. Considéré par les historiens comme l'un des plus grands rois de son temps en Europe et l'un des plus importants de France[1].

La liste des monarques de France réunit et liste les rois et empereurs qui ont régné sur les différentes incarnations de la monarchie française : royaumes francs, royaume de France, Premier Empire, Restauration, monarchie de Juillet et Second Empire. Le dernier monarque ayant régné en France est l'empereur Napoléon III, déchu officiellement le 1er mars 1871. Jusqu'alors, la France avait toujours été une monarchie, hormis durant deux périodes : la Première République, du 22 septembre 1792 au 18 mai 1804, et la Deuxième République, du 24 février 1848 au 2 décembre 1852 (voir la liste des présidents de la République française).

La date de naissance de la France est sujette à controverse. La date admise la plus reculée est l'avènement de Clovis, en 481. Ses prédécesseurs à la tête du petit royaume barbare des Francs saliens ne sont généralement pas repris dans les listes des souverains français en raison de leur vision tribale et de leur arianisme.

Titulature[modifier | modifier le code]

Titres officiels[modifier | modifier le code]

Le titre des monarques français a évolué au cours des âges :

Titres officieux[modifier | modifier le code]

Au-delà du titre officiel, les monarques français bénéficiaient de deux expressions les désignant explicitement. Ces deux titres officieux des rois de France leur avaient été accordés par les papes. Ils témoignaient du grand prestige du royaume des Francs auprès de la papauté et de l'Église, ce qui avait une grande importance dans une Europe s'identifiant avec la Chrétienté.

  • Les papes qualifièrent de « fils aîné de l'Église » les rois de France. Le prestige du royaume des Francs puis du royaume de France provenait en partie du fait que ses rois étaient les successeurs directs de Clovis Ier, premier roi barbare baptisé et converti catholique[3],[4],[5]. Le titre de « fils aîné de l'Église » n'était pas officiel mais il s'imposa progressivement comme désignant sans équivoque le roi de France.
  • Les papes qualifièrent de « Très chrétien » les rois de France[6], jusqu'à ce que ce titre désigne à partir de Charles V le seul roi de France. Le titre de « Très chrétien » n'était pas officiel mais en revanche le prédicat « sa majesté très chrétienne » était officiellement utilisé dans les traités.

Numérotation[modifier | modifier le code]

Dès la fin du Moyen Âge, on commença à numéroter les rois depuis les Mérovingiens, à partir des ancêtres mythiques de la « Première race de France ». Cette numérotation débute avec le mythique Faramond, premier roi franc païen, et omet plusieurs rois, car elle ne retient que le seul souverain de Paris ou de la Neustrie durant les périodes de partages successoraux du royaume des Francs. Ainsi, dans la Grand-Salle du Palais de la Cité, la numérotation des rois Thierry et Dagobert ne tenait pas compte des rois des Francs d'Austrasie. Sous l'Ancien Régime, les rois de France tiennent les seuls rois de Neustrie pour leurs prédécesseurs et Charles VII est donné comme étant le « 57e roi de France » depuis les Mérovingiens, suivant la numérotation émise par Jean du Tillet[7]. On trouve ainsi les mentions de « Louis XIV, 68e roi de France » du vivant du roi[8], et Louis XVI était connu comme le « 70e roi de France »[9].

Compte tenu du fait que les rois d'Austrasie se considéraient et se titraient "rois des Francs", ils sont désormais donnés et numérotés dans les listes de souverains francs et français. Ainsi, Hervé Pinoteau donne Louis XVI 82e ou 83e roi de France[10],[Note 1]. Après le partage de 843, seuls les rois des Francs de l'Ouest, qui à partir de 911 et Charles III le Simple sont les seuls à se titrer « rois des Francs », sont comptés dans la liste des rois français, les autres royaumes issus du partage ayant perdu conscience de leur lien avec le royaume des Francs originel, essentiellement basé en Gaule. Charles V fut le premier roi à se donner un numéro d’ordre[11].

Liste des monarques de France[modifier | modifier le code]

La liste de l'Almanach royal, paraissant sous l'Ancien Régime et la Restauration, ne donnait que les rois et les reines depuis Hugues Capet. Depuis, plusieurs listes ont été établies et pour une chronologie précise, notamment des règnes du Haut Moyen Âge, on peut consulter :

  • Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve-XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 867-873.
  • Christian Settipani et Patrick Van Kerrebrouck, La préhistoire des Capétiens, 481-987, 1re partie Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens [« Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France », I, 1], 1993, p. 38-39.
  • Erich Zöllner, Geschichte der Franken bis zur Mitte des sechsten Jahrhundert, Munich, 1970, p. 106-108.
  • Margarete Weidmann, « Zur Chronologie der Merowinger im 7. und 8. Jahrhhundert », Francia, 1998, t.25/1 Mittelalter-Moyen Âge, Sigmaringen, 1999, p. 177-230.

Mérovingiens (481-751)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mérovingiens.

Au gré des partages du royaume franc, la plupart des Mérovingiens ne régnèrent que sur une partie du royaume des Francs, avec un ou plusieurs rois concurrents. Néanmoins, le titre de roi des Francs est porté par tous[12], témoignant d'une conscience de l'unité et de l'identité du royaume des Francs. Ainsi, ces rois ne portent pas les titres de « roi de Reims » ou de « roi d'Austrasie », mais celui de « roi des Francs » (Rex Francorum).

Portrait[Note 2] Nom Début du règne Fin du règne Notes
Portrait Roi de france Clovis.jpg Clovis Ier
(vers 466 – 27 novembre 511)
481 511 Fils de Childéric Ier, il conquiert la majeure partie de la Gaule et vainc le dernier chef romain de Gaule en 486, ainsi que des rois burgondes, alamans et wisigoths, mais surtout se convertit au christianisme, grâce en partie à la catholicité de son épouse, la future Sainte Clotilde. Cela contribua à son image de « premier roi de France » et lui apporte le soutien de l'église catholique face à l'arianisme et au paganisme. Le royaume franc est partagé entre ses quatre fils à sa mort.
Clodomir Clodomir
(vers 495 – 25 juin 524)
511 524 Aîné des fils survivants de Clovis Ier et Clotilde, il hérite du royaume d'Orléans. Tué à la bataille de Vézeronce. Ses deux premiers fils, Théobald et Gontaire, sont exécutés sur l'ordre de ses frères Childebert Ier et Clotaire Ier, mais le troisième en réchappe. Il deviendra Saint Cloud.
Thierry Ier Thierry Ier
(vers 485/490 – 534)
511 534 Fils ainé de Clovis Ier, mais pas par Clotilde, il hérite du royaume de Reims. Il soumet la Thuringe en 531, et meurt en 534.

Son fils Théodebert lui succède.

Thibert Ier Thibert Ier
(vers 504 – 548)
534 548 Également appelé « Théodebert Ier ». Fils et successeur de Thierry Ier à Reims. Il participe à la dernière campagne de soumission des burgondes, et reçoit la Provence en cadeau avant de soumettre l'Italie du nord en 539.

Son fils Thibaut lui succède.

Thibaut Thibaut
(vers 535 – 555)
548 555 Également appelé « Théodebald ». Fils et successeur de Thibert Ier à Reims. De santé maladive, il meurt sans descendance masculine, son royaume revient à Clotaire Ier, ainé des derniers fils vivants de Clovis Ier.
Childebert Ier Childebert Ier
(vers 497 – 13 décembre 558)
511 558 Cadet des fils survivants de Clovis Ier et Clotilde, il hérite du royaume de Paris. Il prend part au complot visant à éliminer la succession de leur frère ainé Clodomir et prend Chartres et Orléans en 524, ainsi qu’une partie du royaume burgonde 10 ans plus tard. Il meurt sans fils en 558, son royaume est rattaché à celui de son frère Clotaire Ier.
Portrait Roi de france Clotaire Ier.jpg Clotaire Ier
(vers 498 – 29 novembre 561)
511 561 Benjamin des fils survivants de Clovis Ier et Clotilde, il hérite du royaume de Soissons. Il réunifie pour une courte période le royaume franc de son père à la mort de son frère Childebert Ier en 558. Le royaume franc est à nouveau partagé entre ses quatre fils à sa mort en 561.
Caribert Caribert Ier
(vers 521 – 5 mars 567)
561 567 Aîné des fils survivants de Clotaire Ier, il hérite du royaume de Paris. Excommunié pour bigamie, il meurt sans descendance mâle, et voit son royaume partagé entre ses frères.
Sigebert Ier Sigebert Ier
(535 – décembre 575)
561 575 Benjamin des fils survivants de Clotaire Ier, il hérite du royaume de Reims. Il entreprend de multiples expéditions contre les Avars et épouse la célèbre Brunehaut vers 566, alors que son frère cadet Chilpéric épouse la sœur de cette dernière, Galswinthe. L'assassinat de celle-ci en 568 entraine une guerre entre les deux frères. Celle-ci tourne rapidement à l'avantage de Sigebert, qui finit même par se proclamer Roi de Neustrie, avant d'être assassiné par Frédégonde, la nouvelle épouse de Chilpéric.
Portrait Roi de france Chilpéric roy de France.jpg Chilpéric Ier
(vers 526 – septembre 584)
561 584 Deuxième des fils survivants de Clotaire Ier, il hérite du royaume de Soissons. Connu pour être autant lettré que débauché, Il passe les premières années de son règne à se battre contre un frère ainé vindicatif, avant de le faire assassiner en 575. Il est assassiné à son tour dans sa villa de Chelles en 584. Son fils Clotaire II lui succède.
Gontran Gontran
(vers 533 – 28 mars 592)
561 592 Troisième des fils survivants de Clotaire Ier, il hérite du royaume d'Orléans. Il affronte les bretons, les basques et les wisigoths. Mais il entretient également les églises et abbayes de son royaume. Mort sans descendance mâle, il lègue son royaume à Childebert II, le fils de Sigebert Ier. Reconnu comme saint.
Childebert II Childebert II
(6 avril 570 – mars 596)
575 596 Fils de Sigebert Ier et Brunehaut. Roi d'Austrasie, puis également de Bourgogne et de Paris à partir de 592. Il meurt en 595, probablement empoisonné par sa femme Faileube, et voit son royaume partagé entre ses deux fils, Théodebert II et Thierry II.
Thibert II Thibert II
(585 – 612)
595 612 Également appelé « Théodebert II ». Fils de Childebert II. Roi d'Austrasie. Dominé par sa grand-mère Brunehaut pendant les 4 premières années de son règne, il la fait chasser. Il s'allie à son frère Thierry II contre Clotaire II. Il est trahi par son frère, vaincu à Tolbiac en 612, est enfermé en monastère sur ordre d'une Brunehaut vengeresse, et y est assassiné avec son fils Mérovée.
Théodoric II Thierry II
(587 – 613)
595 613 Fils de Childebert II. Roi de Bourgogne, puis également d'Austrasie à partir de 612. Vit sous la tutelle de sa grand-mère Brunehaut, précédemment chassé d'Austrasie. Il affronte son frère Clotaire II en compagnie de son autre frère Thibert II, puis se retourne contre ce dernier et le fait assassiner, toujours sur ordre de Brunehaut.
Sigebert II Sigebert II
(vers 601 – 10 octobre 613)
613 613 Fils de Thierry II. Roi d'Austrasie. Il ne règne que peu, étant écarté de son trône par son Maire du Palais qui craint (très probablement à raison) que ce dernier ne soit à son tour manipulé par sa bisaïeule Brunehaut. Il est à ce titre livré à -et tué par- Clotaire II après moins d'un an de règne. Son royaume est alors rattaché à la Neustrie.
Clotaire II Clotaire II
(mai 584 – 18 octobre 629)
584 629 Fils de Chilpéric Ier et de Frédégonde, il n'a que quelques mois à la mort de son père, et sa mère assure la régence. Malheureusement pour lui, sa jeunesse attire la convoitise de ses adversaires, Thibert II et Thierry II, tous deux fils d'un Childebert II que sa mère avait fait défaire lors de sa régence. Vaincu par ses deux adversaires, il perd presque tout son territoire, mais le récupère à leur mort. Il est celui qui fit également exécuter la manipulatrice Brunehaut, et réunifie le royaume franc en 613. Sous son règne, l'aristocratie terrienne prospère. Il réunit en 614 une assemblée de grands ainsi qu'un concile, et est également l'auteur d'un édit de paix valable au sein de son royaume.
Dagobert Ier Dagobert Ier
(vers 602/605 – 19 janvier 639)
623 639 Fils de Clotaire II. Roi associé d'Austrasie jusqu'à la mort de son père, puis roi des Francs (moins l'Aquitaine) jusqu'à la mort de son frère cadet Caribert II en 632, puis seul roi des Francs. C'est le dernier grand roi mérovingien, les suivants étant progressivement manipulés puis écartés par les Maires du Palais que son père avait proclamés. C'est sous son règne que s'unissent les familles de Pépin, le Maire du Palais d'Austrasie, et d'Arnoul, l'évêque de Metz, dont la descendance deviendra la future dynastie Carolingienne. C'est également de lui que parle la célèbre comptine Le bon roi Dagobert.
Caribert II Caribert II
(vers 606/610 – 8 avril 632)
629 632 Fils de Clotaire II. Roi d'Aquitaine.
Sigebert III Sigebert III
(631 – 1er février 656)
639 656 Fils de Dagobert Ier. Roi d'Austrasie. Il abandonne progressivement le gouvernement à Cunibert, l'évêque de Cologne, et à Adalgésil, duc d'Austrasie, puis à Pépin de Landen et à Grimoald, tous deux Maires du Palais. C'est le début de la décadence mérovingienne. Il adopte le fils de Grimoald en 643, mais obtient un fils légitime en 652, que Grimoald fait exiler.
Clovis II Clovis II « le Fainéant »
(633 – 31 octobre 657)
639 657 Fils de Dagobert Ier. Roi de Neustrie et de Bourgogne.
Childebert III Childebert III « l'Adopté »
(vers 650 - 18 octobre 662)
656 662 Fils adoptif de Sigebert III. Roi d'Austrasie. Lui et son père Grimoald sont éliminés par les grands de Neustrie en 662.
Clotaire III Clotaire III
(vers 652 – 673)
657 673 Fils de Clovis II. Roi de Neustrie. Il est mis sous la tutelle de sa mère Bathilde en raison de son jeune âge, mais le Maire du Palais fraichement investi Ebroïn finit par en usurper l'autorité.
Childéric II Childéric II
(vers 655 – 675)
662 675 Fils de Clovis II. Initialement écarté du trône de son père par Grimoald et son fils, il devient finalement roi effectif d'Austrasie en 662 grâce aux Grands de Neustrie, puis règne sous la tutelle de sa tante Himnechilde jusqu'en 673, lorsqu'il chasse le roi Thierry III, et est alors monarque du royaume franc tout entier. Il est à son tour éliminé en 675... par les Grands de Neustrie.
Thierry III Thierry III
(vers 657 – 691)
675 691 Fils de Clovis II. Roi de Neustrie en 673, puis de 675 à 679, puis du royaume franc tout entier.

Il règne initialement sous la tutelle du Maire du Palais Ebroïn, qui est assassiné en 680. Mais le Maire du Palais d'Austrasie, Pépin de Herstal, attaque alors la Neustrie, qu'il vainc à Tertry en 687. Le gouvernement des Francs passe alors entre les mains de Pépin, qui maintient cependant Thierry III sur le trône pour la forme.

Clovis III Clovis III
(vers 670 - 676)
675 676 Fils prétendu de Clotaire III, placé sur le trône d'Austrasie par le maire du palais Ébroïn.
Dagobert II Dagobert II
(vers 652 – 23 décembre 679)
676 679 Fils de Sigebert III. Roi d'Austrasie. Il fut exilé sur ordre du Maire du Palais Grimoald à la mort de son père en 656, mais est finalement rappelé sur son trône vingt ans plus tard. Il ne règne cependant que 3 ans sur l'Austrasie. Reconnu saint en 872.
Clovis IV Clovis IV
(vers 680 – 695)
691 695 Fils ainé de Thierry III. Pépin de Herstal tient cependant bon les rênes du gouvernement.
Childebert IV Childebert IV
(vers 683 – 711)
695 711 Fils de Thierry III. Lui non plus ne gouverne pas.
Dagobert III Dagobert III
(vers 699 – 715)
711 715 Fils de Childebert IV. Lui aussi est bridé par Pépin de Herstal, mais celui-ci meurt peu avant lui, en 714.
Chilpéric II Chilpéric II
(vers 670 – 721)
715 721 Fils probable de Childéric II. Élu roi de Neustrie en 715, sous l'égide du maire du palais Rainfroi. Il est cependant vaincu par Charles Martel, qui devient alors maire du palais de Neustrie en 719. Devient roi de tous les Francs après la mort de son concurrent Clotaire IV, en 719.
Clotaire IV Clotaire IV
(vers 685 – 719)
717 719 Fils probable de Thierry III, placé sur le trône d'Austrasie par Charles Martel, en lutte contre les Neustriens Chilpéric II et Rainfroi.
Thierry IV Thierry IV
(vers 713 - 737)
721 737 Fils de Dagobert III, placé sur le trône par Charles Martel après la mort de Chilpéric II.
Interrègne (737743)
Childéric III Childéric III
(vers 714 - vers 754/755)
743 751 D'ascendance incertaine. Placé sur le trône par Pépin le Bref, il est déposé par ce même Pépin en novembre 751 et finit cloîtré dans un monastère. Son fils Thierry est enfermé lui-aussi. La succession des descendants de Mérovée a alors perdu tout pouvoir aux mains des Maires du Palais. Ainsi cesse la succession royale des Mérovingiens.

Carolingiens (751-987)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carolingiens.
Portrait[Note 2] Nom Début du règne Fin du règne Notes
Pépin le Bref
Pépin « le Bref »
(vers 715 – 24 septembre 768)
novembre
751
24 septembre
768
Devient maire du palais de Neustrie à la mort de son père Charles Martel, en 741, puis d'Austrasie après le retrait de son frère Carloman. Il dépose Childéric III et est élu roi des Francs en novembre 751. Sacré par Boniface de Mayence en 752, puis à nouveau en 754, mais cette fois-ci par le pape Étienne II et à Saint Denis, ce qui confère une certaine légitimité à son accession au pouvoir. Il attaque ensuite les Lombards et les vainc, prenant alors des terres proches du Saint Siège, et dont il fait don à ce dernier, fondant ce qui allait devenir les États Pontificaux. Il attaque ensuite les Saxons en 757, puis les Arabes en 759 et les Aquitains entre 760 et 768, date de sa mort.
Carloman1.jpg Carloman Ier
(vers 751 - 4 décembre 771)
24 septembre
768
4 décembre
771
Fils cadet de Pépin le Bref et de Bertrade de Laon. Sacré avec son père et son frère aîné Charles en 754. Le royaume est partagé entre les deux frères à la mort de Pépin, Carloman obtenant l'Austrasie, l'Alémanie, la Thuringe, et les pays tributaires.
Charlemagne Charlemagne (« Charles le Grand »)
(2 avril 742 – 28 janvier 814)
24 septembre
768
28 janvier
814
Fils aîné de Pépin le Bref et de Bertrade de Laon. Sacré avec son père et son frère cadet Carloman en 754. Le royaume est partagé entre les deux frères à la mort de Pépin, Charles obtenant la Neustrie, la Bourgogne et l'Aquitaine. La mort de son frère en 771 lui permet de réunifier le royaume. L'essentiel de son règne est fait de conquêtes et d'opérations militaires, la première étant la réponse du Roi des Lombards Didier à l'invasion de son père Pépin. Il est sacré empereur d'Occident par le pape Léon III, (qu'il venait de rétablir sur le Saint-Siège des suites d'une rébellion des nobles) à Rome le 25 décembre 800.
Louis Ier Louis Ier « le Pieux » ou « le Débonnaire »
(778 – 20 juin 840)
814 20 juin
840
Fils de Charlemagne et d'Hildegarde de Vintzgau. Couronné empereur d'Occident associé par son père le 11 septembre 813, sacré par le pape Étienne IV à Reims le 5 octobre 816. Déposé le 7 octobre 833 par son fils Lothaire, restauré le 15 février 835. Fit crever les yeux de son propre neveu, le roi Bernard d'Italie, en 818, avant de faire pénitence publique en 822. Fait face aux premiers raids VIkings connus que subit le Royaume, complète les conquêtes de son père et stoppe les incursions arabes en Provence. Il s'avère incapable de maintenir la paix entre ses fils, ce qui aboutit à sa mort à un nouveau partage de l'Empire.
Charles II Charles II « le Chauve »
(13 juin 823 – 6 octobre 877)
840 877 Benjamin des fils de Louis le Pieux, le seul par sa deuxième femme Judith de Bavière. En 843, il reçoit la Francie occidentale par le traité de Verdun qui divise l'empire franc. Sacré à Orléans le 8 juin 848. Après la mort de son neveu Louis II d'Italie, il est sacré empereur d'Occident par le pape Jean VIII à Rome le 25 décembre 875. Subit entre autres les raids normands, qui parviennent même à piller Paris à 3 reprises, et même à s'installer de manière durable. Il répond en 877 à l'appel du pape Jean VIII contre les sarrasins, mais la campagne militaire échoue, et Charles II meurt sur la route du retour.
Louis II Louis II « le Bègue »
(1er novembre 846 – 10 avril 879)
877 10 avril
879
Fils aîné de Charles II et d'Ermentrude d'Orléans. Sacré à Compiègne le 8 décembre 877. Son bégaiement rend difficile l'assise de son autorité royale, qu'il n'appliquera pas longtemps. De sa première femme, Ansgarde, il a deux fils (Louis III et Carloman) qui règnent de manière conjointe, et de sa seconde femme il eut Charles III, dit "le Simple".
Louis III et Carloman Louis III
(vers 864 – 5 août 882)
879 5 août
882
Fils aînés de Louis II et d'Ansgarde de Bourgogne, ils sont élus pour succéder conjointement à leur père. Sacrés à Ferrières en septembre 879. Louis III meurt sans descendance, et Carloman II devient seul roi jusqu'à sa propre mort, également sans descendance.
Carloman II
(vers 867 – 6 décembre 884)
879 6 décembre
884
Charles III le Gros Charles III « le Gros »
(839 – 13 janvier 888)
juin
885
novembre
887
Troisième fils de Louis le Germanique, fils cadet de Louis le Pieux. Les grands du royaume de Francie occidentale refusent de reconnaître pour roi le jeune Charles le Simple, dernier fils de Louis II, et font appel à l'empereur d'Occident Charles le Gros pour assurer la régence en son nom. Incapable de faire face aux normands, il est déposé par la diète de Trebur en novembre 887.
Odo of France.PNG Eudes
(vers 860 – 1er janvier 898)
888 1er janvier
898
De la dynastie des Robertiens, il est titré Comte de Paris au moment de son élection, en 888, à la mort de Charles le Gros. Sacré à Compiègne le 29 février 888, puis à Reims plus tard la même l'année. Bien plus capable que son prédécesseur de faire face au siège des normands sur Paris, il est rapidement préféré à ce dernier. Il est le premier roi non-Carolingien depuis Pépin le Bref, et le conflit l'opposant au prétendant carolingien Charles le Simple dure jusqu'à la mort d'Eudes, en 898.
Charles III le Simple Charles III « le Simple »
(17 septembre 879 – 7 octobre 929)
1er janvier
898
29 juin
922
Troisième fils de Louis II, le seul par sa deuxième femme Adélaïde de Frioul. Il est écarté de la succession de son frère Carloman II en 884 en raison de son jeune âge. Sacré à Reims le 28 janvier 893 (alors qu'Eudes règne encore), il ne devient réellement roi qu'à la mort de celui-ci en 898. Les grands du royaume le déposent en 922 et élisent le nouveau comte de Paris, Robert, pour le remplacer. Il est capturé après la bataille de Soissons en 923 et meurt en captivité.
Robert I de France.jpg Robert Ier
(vers 866 – 15 juin 923)
29 juin
922
15 juin
923
De la dynastie des Robertiens, frère d'Eudes. Titré Duc de Neustrie, il est d'abord fidèle au roi Charles le Simple, avant de rentrer en révolte contre le monarque carolingien , il est sacré à Reims le 30 juin 922. Tué à la bataille de Soissons l'année suivante.
Raoul Raoul
(vers 890 – 15 janvier 936)
923 15 janvier
936
De la dynastie des Bivinides, le Duc de Bourgogne est élu roi à la mort de Robert Ier par les grands du royaume, qui refusent de rendre la couronne à Charles le Simple. Sacré à Soissons le 13 juillet 923. Il subit sous son règne de multiples révoltes, et affronte entre autres Rollon, puis Guillaume Longue-Épée, ou bien Herbert de Vermandois. C'est également sous son règne que le royaume Franc perd la Lorraine, qui redevient germanique. Mort de pédiculose corporelle sans laisser d'enfant mâle.
Louis IV Louis IV « d'Outre-mer »
(920 ou 921 – 10 septembre 954)
936 10 septembre
954
Seul fils de Charles le Simple et d'Edwige de Wessex, il ne devient roi qu'à la mort de Raoul. Élevé en Angleterre en raison de la présence robertienne sur le trône, il ne rentre en francie qu'à l'occasion de son sacre, à Laon le 19 juin 936. De la lui vient son surnom "D'outre-mer". Il passe le plus clair de son règne à affronter le Duc des francs, Hugues le Grand (père du futur Hugues Capet). Meurt des suites d'une chute de cheval.
Lothaire Lothaire
(941 – 2 mars 986)
10 septembre
954
2 mars
986
Fils de Louis IV et de Gerberge de Saxe, il succède à son père sous la régence de son oncle Brunon de Cologne jusqu'en 961. Sacré à Reims le 12 novembre 954. Son règne marque le retour en force du clan robertien, dont le meneur Hugues le Grand prend la pleine souveraineté sur l'Aquitaine en 955, puis dont le fils Hugues Capet devient Duc des francs en 960. Meurt en 986, son fils Louis V lui succède.
Louis V
Louis V « le Fainéant »
(vers 967 – 22 mai 987)
2 mars
986
22 mai
987
Fils de Lothaire et d'Emma d'Italie. Sacré à Compiègne le 8 juin 979 comme roi associé. Il affronte l’archevêque de Reims, Adalbéron, qui lui préfère Hugues Capet. Meurt le 22 mai 987 des suites d'une chute de cheval, sans descendance. Ainsi s'achève la succession royale des descendants de Pépin le Bref sur le trône de France.

Capétiens[modifier | modifier le code]

Capétiens directs (987-1328)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Capétiens et Capétiens directs.
Portrait[Note 2] Nom Début du règne Fin du règne Notes
Hugues Capet
Hugues Capet
(vers 940 – 24 octobre 996)
987 24 octobre
996
Fils d'Hugues le Grand et petit-fils de Robert Ier. Duc des Francs depuis 960, il est élu roi des Francs après la mort de Louis V au détriment de Charles de Basse-Lorraine, prétendant carolingien, et est sacré en 987, peut-être le 3 juillet à Noyon. Sa première priorité est d'installer sa famille sur le trône, ce qu'il fait dès 987 en faisant sacrer son fils Robert II. Mais son autorité n'agit que dans son fief direct, soit un tout petit domaine royal dépassant à peine Paris. Il doit donc s'imposer aux grands féodaux, et en particulier au prétendant battu, Charles de Lorraine. Ces guerres entrainent la signature de la Paix de Dieu en 991.
Robert II
Robert II « le Pieux »
(27 mars 972 – 20 juillet 1031)
24 octobre
996
20 juillet
1031
Fils d'Hugues Capet et d'Adélaïde d'Aquitaine. Sacré à Orléans le 25 décembre 987 comme roi associé. Subit de graves problèmes avec la papauté, en particulier pour avoir répudié son épouse initiale, Rosala de Provence, pour épouser Berthe de Hollande, pourtant parente. L'Église prononce alors l'excommunication du roi, et frappe la France d'interdit (ce qui prive les francs de baptême, de communion et même d'une sépulture chrétienne). Il finit par céder, et se remarie en 1003 avec Constance d'Arles. Il associe au domaine royal les comtés de Paris et de Melun, et au trône ses deux fils, d'abord Hugues, puis Henri à la mort de l'ainé en 1025. C'est ce dernier qui lui succède à sa mort en 1031.
Henri Ier
Henri Ier
(4 mai 1008 – 4 août 1060)
20 juillet
1031
4 août
1060
Deuxième fils[Note 3] de Robert II et de Constance d'Arles. Sacré à Reims le 14 mai 1027 comme roi associé. Subit l'hostilité de son frère cadet Robert, qui lui dispute la couronne, soutenu par leur mère et par quelques grands vassaux. Henri doit lui céder le Duché de Bourgogne. Il passe l'étendue de son règne à affronter les féodaux. Il subit deux défaites contre le Duc de Normandie, Guillaume le Bâtard, en 1054 et 1058. C'est sous son règne que, en parralèle à la Paix de Dieu, est instituée en 1040 la Trêve de Dieu, qui cherche à limiter les guerres féodales. Il épouse Anne de Kiev, ce qui ouvre des relations diplomatique entre les deux nations, et ouvre la voie à un prénom jusqu'alors inconnu en terre franque : Philippe. Henri I meurt en 1060.
Philippe Ier
Philippe Ier
(23 mai 1052 – 29 juillet 1108)
4 août
1060
29 juillet
1108
Fils aîné d'Henri Ier et d'Anne de Kiev. Sacré à Reims le 23 mai 1059 comme roi associé. Il succède à son père sous la régence de son oncle Baudouin V de Flandre jusqu'à sa majorité, en 1066. Le début de son règne est constitué d'ingérences dans les conflits féodaux : d'abord en Flandre pour le compte de son oncle, puis en soutien au fils cadet de Guillaume le Conquérant, Robert Courteheuse. Deux echecs.

Cependant, ses conquêtes sur le territoire sont plus réussies : il ajoute au domaine royal le Gâtinais, le Vexin, les villes de Corbie et de Bourges, et parvient à rendre clairement visible son autorité royale. Suit alors des conflits avec la papauté, qui renouvelle l'exploit de son grand-père Robert II. Philippe meurt en 1108, en ayant manqué la première croisade.

Louis VI
Louis VI « le Gros »
(1er décembre 1081 – 1er août 1137)
29 juillet
1108
1er août
1137
Fils aîné de Philippe Ier et de Berthe de Hollande. Sacré à Orléans le 3 août 1108.

Son règne voit un tournant majeur dans le cadre de l'assise de l'autorité royale : il fait éliminer les seigneurs pillards qui pillent son domaine, puis agit à l'exterieur de celui-ci (grâce à l'appui de l'Église et de l'Abbé Suger), notamment en Bourbonnais (1109), en Auvergne (1112). Arrive alors son pire adversaire : Henri Beauclerc, Duc de Normandie, et surtout Roi d'Angleterre (Henri Ier). Trois guerres se succèdent entre les deux rois, sans clair vainqueur. C'est l'intervention du Saint-Empereur Henri V qui fait cesser les hostilités.

Juste avant sa mort, Louis VI voit son fils héritier Louis épouser Aliénor d'Aquitaine, et voit le royaume étendu aux Pyrénées.

Louis VII
Louis VII « le Jeune »
(1120 – 18 septembre 1180)
1er août
1137
18 septembre
1180
Deuxième fils de Louis VI et d'Adèlaïde de Savoie. Sacré à Reims le 25 octobre 1131 comme roi associé.

Il s'oppose violemment à Thibaud IV de Champagne, et au pape en ce qui concerne la nomination de l'archevêque de Bourges. Vaincu, il expie ses fautes en prenant la croix, et rejoint la seconde croisade. Suger tient la régence de 1147 à 1149. Malheureusement, c'est un échec total.

De plus, le couple royal, toujours sans enfant, bat de l'aile. Louis répudie Aliénor en 1152, qui court dans les bras d'Henri Plantagenêt (le futur Henri II d'Angleterre), mettant le royaume de France en danger. Le conflit éclate, ouvrant la voie à trois siècles de conflit entre le royaumes des Lions et celui des Lys. Le fils héritier, Philippe Auguste, ne nait donc qu'en 1165.

Portrait[Note 2] Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Philippe II
Philippe II « Auguste »
(21 août 1165 – 14 juillet 1223)
18 septembre
1180
14 juillet
1223
Seul fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne. Sacré à Reims le 1er novembre 1179 comme roi associé. Premier roi à utiliser le titre de « roi de France ».Il augmente massivement le domaine royal français, en y ajoutant l'artois, le Vermandois, Amiens, la Normandie, l'Anjou, le Poitou et la Touraine.

Il reprend ensuite le conflit avec les Rois d'Angleterre, contre respectivement Henri II, Richard I et Jean Ier. Ce dernier met sur pied une coalition avec la Flandre, que Philippe vainc à Bouvines. Philippe Auguste est aussi mémorable pour l'affaire de la reine Ingeburge, pour le conflit Cathare, il a également fait de Paris la capitale du royaume, l'a doté de l'enceinte qui prit son nom.

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Louis VIII
Louis VIII « le Lion »
(5 septembre 1187 – 8 novembre 1226)
14 juillet
1223
8 novembre
1226
Fils aîné de Philippe II et d'Isabelle de Hainaut. Sacré à Reims le 6 août 1223. Il participe aux combats de son père, et lui succède en 1223. Il reprend ces conflits territoriaux, et prend le Poitou et la Saintonge. Il continue également le conflit Cathare et soumet le Languedoc en 1226, mais, malade, meurt de dysenterie sur le chemin du retour à Paris. C'est avec Blanche de Castille qu'il a eu son héritier, le célèbre Louis IX, alias Saint Louis.
Louis IX
Louis IX « Saint Louis »
(25 avril 1214 – 25 août 1270)
8 novembre
1226
25 août
1270
Quatrième fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, il succède à son père sous la régence de sa mère jusqu'à sa majorité, en 1235. Sacré à Reims le 29 novembre 1226. Il cherche, contrairement à ses deux prédécesseurs, à faire la paix avec l'Angleterre, et signe avec Henri III le Traité de Paris, qui met un terme aux conflits. Très pieux, il a le souci d'assainir son royaume des conflits en interdisant les guerres privées et les duels, et crée également un parlement. Il s'engage à payer sa rémission d'une maladie sévère en partant en croisade. Il meurt, lui aussi, de dysenterie, devant Tunis. Son fils ainé Louis-Tristan mort avant lui, c'est son fils cadet Philippe le Hardi qui lui succède. C'est pour régler le problème du rapatriement de son cadavre que fut validé par l'Église l'usage du Mos Teutonicus. Canonisé en 1297.
Philippe III
Philippe III « le Hardi »
(30 avril 1245 – 5 octobre 1285)
25 août
1270
5 octobre
1285
Deuxième fils de Louis IX et de Marguerite de Provence. Sacré à Reims le 30 août 1271. En moins d'un an de règne, il a déjà, à la mort de son oncle Alphonse de Poitiers, réuni à la Couronne le Poitou et le Comté de Toulouse. Il cède le Comtat Venaissin au pape en 1274, mais reçoit plus tard le Perche et le Comté d'Alençon. Il prolonge la politique de paix avec l'Angleterre de son père. Il venge cependant les français tombés lors des Vêpres siciliennes, en tentant de prendre l'Aragon à Pierre III, mais son armée est décimée par la dysenterie, et lui-même meurt sur le chemin du retour. Son fils cadet Philippe le Bel, lui succède.
Philippe IV
Philippe IV « le Bel »
(1268 – 29 novembre 1314)
5 octobre
1285
29 novembre
1314
Deuxième fils de Philippe III et d'Isabelle d'Aragon. Sacré à Reims le 6 janvier 1286. Également roi de Navarre sous le nom de « Philippe Ier » par son mariage avec Jeanne de Navarre. Il met fin à la croisade d'Aragon de son père, puis se tourne vers la Flandre et l'Angleterre, qu'il attaque et vainc. La Flandre est annexée au territoire royal. Afin de financer ses guerres, il dévalorise la monnaie, et prend les possessions des lombards et des juifs. C'est cependant sous son règne qu'éclate le conflit le plus lourd opposant la France à la papauté romaine, crise qui ne se termine par le déplacement de la cour de Clément V de Rome en Avignon. Il fait également éliminer les Templiers, dont le fameux Jacques de Molay. Blason de France 1285-1328.png
Louis X
Louis X « le Hutin »
(4 octobre 1289 – 5 juin 1316)
29 novembre
1314
5 juin
1316
Fils aîné de Philippe IV et de Jeanne de Navarre. Sacré à Reims le 24 août 1315. Également roi de Navarre sous le nom de « Louis Ier ». Subit de plein fouet le retour de bâton des nobles face à la politique de son père. Mort en laissant un enfant à naître ; son frère cadet Philippe de Poitiers assure la régence.
Jean Ier
Jean Ier « le Posthume »
(15 novembre 1316 – 19 novembre 1316)
15 novembre
1316
19 novembre
1316
Fils de Louis X et de Clémence de Hongrie, il meurt après quelques jours de vie et de règne. Il est le seul roi de France à avoir régné de sa naissance à sa mort, mais il est aussi, de tous les chefs d'État français, celui qui est resté en fonction le moins longtemps. Également roi de Navarre.
Philippe V
Philippe V « le Long »
(17 novembre 1293 – 3 janvier 1322)
19 novembre
1316
3 janvier
1322
Deuxième fils de Philippe IV et de Jeanne de Navarre, frère cadet de Louis X et oncle de Jean Ier. Les États généraux de 1317 évincent de la succession Jeanne, la fille de Louis X. Sacré à Reims le 11 janvier 1317. Également roi de Navarre sous le nom de « Philippe II ». Il calme les révoltes issues du règne de son père, et édite des ordonnances afin de réorganiser l'état, notamment en donnant un statut définitif à la Cour des Comptes. Mort sans descendance mâle.
Charles IV
Charles IV « le Bel »
(18 juin 1294 – 1er février 1328)
3 janvier
1322
1er février
1328
Troisième fils de Philippe IV et de Jeanne de Navarre, frère cadet de Louis X et de Philippe V. Sacré à Reims le 21 février 1322. Également roi de Navarre sous le nom de « Charles Ier ». Il fait face à une nouvelle rébellion de la Flandre de 1323 à 1326, puis à un nouveau conflit avec l'Angleterre, dont il prend au fantasque Édouard II la Guyenne , qu'il ne rendra qu'à la mort de ce dernier, à son fils Édouard III. Après avoir répudié sa première épouse pour adultère, il perd la seconde en couches, puis n'a que des filles de la troisième. Il est ainsi le dernier des descendants directs d'Hugues Capet à coiffer la Couronne de France.

Valois (1328-1589)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison capétienne de Valois.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Philippe VI
Philippe VI
(1293 – 22 août 1350)
1er février
1328
22 août
1350
Fils de Charles de Valois, le frère cadet de Philippe IV, il devient roi de France à la naissance de la fille posthume de Charles IV, Blanche de France, le 1er avril 1328. La Navarre est laissée à Jeanne d'Évreux, la fille de Louis X, en échange de sa renonciation au trône de France. Sacré à Reims le 29 mai. Il est préféré à Édouard III d'Angleterre pourtant mieux placé, mais roi anglais : c'est le début de la guerre de Cent Ans.

Il ajoute au domaine royal la Champagne, le Brie, le Dauphiné et Montpellier, ainsi que ses propres apanages que sont le Valois, l'Anjou et le Maine. Il pérennise le Parlement, les États-Généraux et la fiscalité.

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Jean II
Jean II « le Bon »
(26 avril 1319 – 8 avril 1364)
22 août
1350
8 avril
1364
Fils aîné de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne. Sacré à Reims le 26 septembre 1350. Mort en captivité à Londres. Preux chevalier mais borné, il passe son règne à combattre, et ravive la Guerre de Cent Ans. Fait captif, il mène grand train à Londres tandis que son fils (le futur Charles V) se débat face aux États-Généraux qui essaient d'imposer la Monarchie parlementaire. C'est encore le régent Charles V qui fait face à la révolte d'Étienne Marcel, ainsi qu'à la Jacquerie. Libéré contre une rançon draconienne, les conflits reprennent. Mais l'un des fils du roi s'évade. En bon chevalier, Jean retourne en Angleterre se constituer prisonnier à sa place, et y meurt. Le régent, Charles V, devient Roi.
Charles V Charles V « le Sage »
(21 janvier 1338 – 16 septembre 1380)
8 avril
1364
16 septembre
1380
Fils aîné de Jean II et de Bonne de Luxembourg, il assure la régence durant les captivités de son père en Angleterre (1357-1360, 1364). Sacré à Reims le 19 mai 1364. De faible constitution, il ne peut prendre les armes. Cependant, il est secondé en ce sens par le célèbre Du Guesclin. il met un terme à la crise de succession bretonne, puis aux actions du Roi de Navarre Charles le Mauvais, et débarrasse le royaume des pillards qui le rongent. À l'usure, il reprend aux anglais les possessions perdues par son père : Rouergue, Quercy, Périgord, Limousin, Poitoou, Aunis, Saintonge...

Dans le domaine intérieur, Charles V restaure l'autorité royale écornée par son père, réorganise l'armée et les finances, bâtit le Louvre, la Bastille, le Château de Vincennes... il meurt de son mal en 1380.

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Charles VI
Charles VI « le Bien-Aimé » ou « le Fol »
(3 décembre 1368 – 22 octobre 1422)
16 septembre
1380
22 octobre
1422
Aîné des fils survivants de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Sacré à Reims le 4 novembre 1380, il succède à son père sous la régence de ses oncles Louis d'Anjou, Jean de Berry, Philippe de Bourgogne et Louis de Bourbon jusqu'à ses vingt ans, en 1388. . Il prend le pouvoir à sa majorité et renvoie ses oncles, puis fait face aux révoltes anti-fiscales (Maillotins, Tuchins, entre autres), ainsi qu'aux flamands une nouvelle fois en révolte. Il signe également la paix avec les anglais pour 10 ans. La folie qui le frappe à partir de 1392 permet à ses oncles et à son frère de reprendre le pouvoir. Charles subit ensuite le retour des anglais sous la tutelle d'Henri V, et la désastreuse défaite d'Azincourt. Enfin, il signe le terrible Traité de Troyes, qui déshérite Charles VII du Trône de France au profit d'Henri V. Mort peu avant Charles VI, Henri V laisse le trône des lys à son propre successeur, Henri VI. La situation est catastrophique pour Charles VII.
Charles VII
Charles VII « le Victorieux » ou « le Bien Servi »
(22 février 1403 – 22 juillet 1461)
22 octobre
1422
22 juillet
1461
Aîné des fils survivants de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, il refuse d'entériner le traité de Troyes, qui le déshérite au profit d'Henri V d'Angleterre. Forcé de quitter Paris alors aux mains des Bourguignons, il se réfugie à Bourges. Le Roitelet de Bourges a le plus grand mal à reprendre son territoire, l'armée royale subissant défaite sur défaite. Mais petit à petit, Jeanne d'Arc concentre les élans de patriotisme français, et retrouve le Roi en Orléans, fraîchement libérée des anglais. Sacré à Reims le 17 juillet 1429 après en avoir ouvert la voie à grands coups d'épée. Il sépare anglais et bourguignons en 1435, et peut alors reprendre Paris. À sa mort, les anglais n'ont plus en France que la ville de Calais. Charles profite d'une trêve de 5 ans pour réorganiser l'armée et rendre la taille permanente. La situation est bonne pour son fils, Louis XI.
Louis XI
Louis XI « le Prudent »
(3 juillet 1423 – 30 août 1483)
22 juillet
1461
30 août
1483
Fils aîné de Charles VII et de Marie d'Anjou. Sacré à Reims le 15 août 1461. Appelé "Éternelle Aragne" en raison de sa tendance au complot. Il complote d'abord contre son père lors de la praguerie, et s'allie au Duc de Bourgogne, le dernier grand féodal puissant en France. Une fois sacré, il se retourne contre lui, coalisant les autres en la Ligue du Bien Public. Croyant vaincre Charles le Téméraire, il est en fait fait prisonnier et ne s'en sort qu'humilié. De jour, Louis XI ne jurera que de tuer ce féodal trop puissant : il l'isole politiquement et ravive les tensions avec les anglais, lui permettant de les subir en première ligne. Il pousse ensuite les suisses et les alsaciens à la révolte contre Charles, qui meurt en 1471 au siège de Nancy.

La France gagne alors la Picardie et la Bourgogne, puis plus tard l'Anjou à la mort de la lignée d'Anjou.

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Charles VIII
Charles VIII « l'Affable »
(30 juin 1470 – 7 avril 1498)
30 août
1483
7 avril
1498
Seul fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, il succède à son père sous la régence de sa sœur aînée Anne de France jusqu'en 1491. Sacré à Reims le 30 mai 1484. Il s'unit à Anne de Bretagne, dont le Duché est lié en dot à la France. Mais son fait le plus marquant est le lancement de la Guerre en Italie : d'abord un succès quand les troupes royales progressent jusqu'à Naples, prise en 1495, elle devient un piège dont Charles VIII ne réchappe que de peu, grace à une victoire à Fornoue en 1495. Peu avant son retour, Charles meurt accidentellement en heurtant du front un linteau bas au Château d'Amboise, alors qu'il partait pratiquer le jeu de paume. Mort sans descendance mâle, la dynastie royale des descendants directs de Philippe de Valois cesse alors. C'est son cousin le Duc d'Orléans qui prend la Couronne.
Louis XII
Louis XII « le Père du Peuple »
(27 juin 1462 – 1er janvier 1515)
7 avril
1498
1er janvier
1515
Descendant de Charles V et cousin éloigné de Charles VIII dont il épouse la veuve Anne de Bretagne. Premier et seul membre de la descendance de Louis d'Orléans, le frère cadet de Charles VI, à coiffer la Couronne de France. Sacré à Reims le 27 mai 1498. Il est marié à Jeanne de France, fille de Louis XI, dans l'espoir de celui-ci que Louis XII n'aie succession. Son premier acte royal est d'annuler ce mariage. Il reprend les guerres d'Italie menées par Charles VIII, en revendiquant le Milanais comme petit-fils de Valentine Visconti. Il s'allie avec l'Aragon pour prendre Naples, mais l'alliance tourne court et il est vaincu. Mort sans descendance mâle. Suit alors une alliance avec l'Angleterre, dans l'espoir d'avoir un fils héritier (qu'il n'aura jamais). Il réorganise les impôts, la justice et ordonne le Grand Conseil.
François Ier François Ier « le Père et Restaurateur des Lettres »
(12 septembre 1494 – 25 janvier 1547)
1er janvier
1515
25 janvier
1547
Descendant de Charles V, cousin de Louis XII dont il a épousé la fille Claude de France. Premier des descendants de Jean d'Angoulême (cadet du cadet de Charles V) à coiffer la Couronne de France. Sacré à Reims le 25 janvier 1515. Il reprend immédiatement les conflits en Italie et remporte la célèbre bataille de Marignan. Il fait ensuite paix avec les Suisses, et la papauté. Mais commence alors sa plus grande rivalité, avec le Roi d'Espagne et Empereur d'Allemagne, Charles Quint. Il cherche l'alliance avec Henri VIII, mais c'est un echec. La guerre démarre et François est fait prisonnier à Pavie. Il signe le TRaité de Madrid, mais le refuse sitôt libre, ce qui fait repartir les hostilités. C'est sous François Ier que naît l'absolutisme royal, le dernier grand féodal étant mort après avoir trahi le Roi. La noblesse devient une noblesse de cour, pensionnée par le Roi. Amoureux des arts et des lettres, il devient mécène des arts. Meurt de septicémie.
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Henri II
Henri II
(31 mars 1519 – 10 juillet 1559)
25 janvier
1547
10 juillet
1559
Deuxième fils de François Ier et de Claude de France. Sacré à Reims le 26 juillet 1547. C'est sous son règne que naît la poudre à canon, par laquelle l'armement passe le cap médiéval. Il passe cependant son règne à combattre et jouter tel un chevalier. C'est sous son règne que se terminent les guerres d'Italie.

La persécution des protestants commence sous son règne. Meurt des suites d'un accident à l’œil lors du tournoi célébré à l'occasion du mariage de sa fille au Roi Philippe II d'Espagne.

François II
François II
(19 janvier 1544 – 5 décembre 1560)
10 juillet
1559
5 décembre
1560
Fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis. Sacré à Reims le 18 septembre 1559. Également roi consort d'Écosse après son mariage avec la reine Marie Stuart, le 24 avril 1558. Son règne est passé sous la régence des Guise, partisans de la répression des protestants. Ceux-ci répondent en tentant d'enlever le Roi afin de le soustraire à l'influence des Guise. La Conjuration d'Amboise échoue, et ses chefs sont exécutés. François II meurt d'une mastoïdite aiguë ou d'une méningite, sans descendance.
Charles IX
Charles IX
(27 juin 1550 – 30 mai 1574)
5 décembre
1560
30 mai
1574
Troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, il succède à son frère sous la régence de sa mère jusqu'à sa majorité, en 1564. Sacré à Reims le 15 mai 1561. Celle-ci cherche l'apaisement avec les protestants, mais les Guise ne veulent rien savoir et massacrent des protestants à Wassy en 1562. Pour les 32 années suivantes, la France sera ensanglantée par les Guerres de Religion, dont la violence verra à son point culminant le massacre de la Saint-Barthélémy, qui aura lieu sous le règne de Charles. Celui-ci ne s'en remettra pas. En 1570, après 3 guerres successives, Charles IX cherche la paix avec les protestants en mariant sa sœur, la fameuse Reine Margot, à Henri de Navarre. Mort de pleurésie, sans descendance mâle.
Henri III
Henri III
(19 septembre 1551 – 2 août 1589)
30 mai
1574
2 août
1589
Quatrième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Élu roi de Pologne le 11 mai 1573, il rentre en France le 6 septembre 1574 à la mort de son frère aîné Charles IX. Sacré à Reims le 13 février 1575. Connu pour son gout de l'étiquette, il mènera grand train sans se soucier des affaires de l'état, que gère sa mère. Il cherchera la paix avec les protestants, mais les États-Généraux, aux mains de la Ligue, l'en empêchent. En 1584, son frère cadet François meurt, ce qui fait du protestant Henri de Navarre l'Héritier du Trône. Ceci est inacceptable pour les ligueurs catholiques. Pressé par la Ligue et poussé à bout, il réunit les États-Généraux en 1589 et y fait assassiner Henri de Guise, l'instigateur des conflits. La ligue répond en prononçant la déchéance du Roi. Il cherche alors à s'allier à Henri de Navarre, quand il est assassiné par Jacques Clément le 2 août 1589, sans descendance.

Ainsi s'éteint la lignée des descendants dynastes de Philippe de Valois.

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Bourbons (1589-1792)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison capétienne de Bourbon.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Henri IV
Henri IV « le Grand » ou « le Vert-Galant »
(13 décembre 1553 – 14 mai 1610)
2 août
1589
14 mai
1610
Descendant de Robert de Clermont, le dernier fils de Louis IX. Roi de Navarre depuis 1572, il devient roi de France le 2 août 1589 à la mort de son cousin éloigné Henri III, qui l'a désigné comme successeur. Il abjure le protestantisme pour être sacré à Chartres le 27 février 1594. Il doit en premier lieu rassembler les catholiques et les protestants, et mettre un terme au confllit : il signe l'Édit de Nantes en 1598.

Il doit ensuite rendre à la couronne sa gloire, en s'abstenant de réunir les États-Généraux, en freinant les parlements et surtout en réprimant les nobles tentés par la révolte. Enfin, il développe le commerce, l'industrie, l'agriculture, et le colonialisme (fondation de Québec en 1608). Il crée également un circuit de mercantilisme, et réduit les dépenses d'état. Assassiné par François Ravaillac à Paris, rue de la ferronnerie.

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Armoiries de 1589 à 1792
Louis XIII
Louis XIII « le Juste »
(27 septembre 1601 – 14 mai 1643)
14 mai
1610
14 mai
1643
Fils aîné d'Henri IV et de Marie de Médicis, il succède à son père sur les trônes de France et de Navarre sous la régence de sa mère jusqu'à sa majorité.Sacré à Reims le 17 octobre 1610. Il chasse sa mère en 1614 après avoir éliminé les favoris de cette dernière, avant de prendre le pouvoir effectif. Il collabore dès 1624 avec le fameux Richelieu, collaboration qui durera jusqu'à la mort de ce dernier en 1642. Ses priorités sont d'abaisser la puissance des nobles factieux et des protestants, et d'enfin paver progressivement la voie vers l'absolutisme royal. Sous son règne, la France se dote d'un empire colonial au Canada, en Afrique et dans les Antilles. Mort de la Maladie de Crohn. Il n'obtient de fils qu'en 1638. Le second, fondateur de l'actuelle lignée des Orléans, ne nait que deux ans plus tard.
Louis XIV
Louis XIV « le Grand » ou « le Roi-Soleil »
(5 septembre 1638 – 1er septembre 1715)
14 mai
1643
1er septembre
1715
Fils aîné de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, il succède à son père sous la régence de sa mère jusqu'à sa majorité, en 1661. Sacré à Reims le 7 juin 1654. Il prolonge directement le conflit avec le Saint-Empire initié par son père. Face à la difficulté que rencontre l'état à financer ces conflits, se forme la Fronde qui tentera d'éliminer Mazarin, le tenant du pouvoir sous la jeunesse de Louis XIV. Celui-ci s'exile à deux reprises pour apaiser les tensions, mais Condé, le meneur des frondeurs, fait régner al terreur sur Paris et condamne la Fronde à l'échec, et par extension à l'absolutisme royal, dont Louis et ses deux successeurs jouiront.

Parfaitement éduqué et préparé à sa charge de Roi, Louis prend le pouvoir en 1661, pour ne plus jamais en lâcher un pouce. De la guerre terminée en Espage, Louis obtient le Roussillon, la Cerdagne, l'Artois et la Flandre. Monarque absolu, Louis XIV annihile la noblesse en lui ôtant tout pouvoir politique. Il refonde uen cour sur le modèle de François Ier, et l'installe dans un Château de Versailles fraîchement agrandi. Louis règne seul, ne réunit jamais les États-Généraux et se trouve progressivement en position de dicter sa loi à l'Europe entière. De cela naissent quatre guerres, dont la Guerre de Succession d'Espagne (1701-1714), qui voit son petit fils Philippe sacré Roi d'Espagne. Louis persécute les jansénistes et les protestants, et révoque en 1685 l'édit de Nantes de son grand-père. Louis a vu tous ses enfants et petits-enfants mourir avant lui. Il meurt d'une gangrène a la cuisse, c'est son arrière-petit fils (5 ans) qui lui succède.

Louis XV
Louis XV « le Bien-Aimé »
(15 février 1710 – 10 mai 1774)
1er septembre
1715
10 mai
1774
Fils du Petit Dauphin (mort en 1712), petit-fils du Grand Dauphin (mort en 1711) et arrière-petit-fils de Louis XIV, il lui succède sous la régence de Philippe d'Orléans, neveu du roi défunt, jusqu'à sa majorité en 1723. Sacré à Reims le 25 octobre 1722. Loin d'avoir reçu l'éducation royale de son illustre bisaïeul, son règne très libre hérité du régent d'Orléans permet aux jansénistes de s'insérer dans les sphères de l'état. De plus, la Marquise de Pompadour (janséniste) a réussi à ravir le cœur du Roi, qui lui permet de faire avancer les pions de sa congrégation. Louis XV vécut dans ses plaisirs, et ne fit jamais véritablement son métier de Roi.

Les finances du royaume sont exsangues, le pays est en guerre de manière quasi-constante, les clans grappillent le pouvoir là ou ils le peuvent et l'autorité monarchique est au plus mal.

Louis XV a pavé la voie à l'abolition de la royauté, et son règne est considéré comme l'un des plus désastreux de l'Histoire de l'Ancien Régime. Mort de variole, Louis est mené à Saint Denis en catimini et pendant la nuit afin d'éviter les manifestations de dégoût à son encontre.

Louis XVI
Louis XVI
(23 août 1754 – 21 janvier 1793)
10 mai
1774
21 septembre
1792
Fils de Louis de France (mort en 1765) et petit-fils de Louis XV, il est sacré à Reims le 11 juin 1775. Bien plus ouvert et compétent à son poste que son grand-père, il manque cependant d'autorité et de force de caractère. Il tente des réformes, notamment un impôt payé par les nobles autant que par le Tiers État, mais ces premiers le refusent. Il tente diverses techniques afin de soulager son peuple, mais elles sont menées à l'échec. Louis convoque les États-Généraux en 1789 : ce fut son dernier acte de monarque absolu. Celle-ci se transforme en Assemblée Nationale, se dote de pouvoirs constituants, et induit les révoltes populaires, dont la prise de la bastille. Louis XVI devient « roi des Français » par la Constitution de 1791. Il est ensuite suspendu par l'Assemblée nationale le 10 août 1792, puis détrôné le 21 septembre. Il meurt guillotiné au terme de son procès, le 21 janvier 1793, en ayant pardonné à ceux qui l'ont condamné. Sa femme, la REine Marie-Antoinette, le suit sur l'échafaud en octobre. Son fils prisonnier est reconnu comme son successeur, de jure Louis XVII par les royalistes et les coalisés sans n'être jamais sacré avant sa mort, le 8 juin 1795.

Bonaparte (1804-1814)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Famille Bonaparte et Premier Empire.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Napoléon Ier
Napoléon Ier
(15 août 1769 – 5 mai 1821)
18 mai
1804
6 avril
1814
Fils de famille corse, il fait ses armes lors des dernières années du règne de Louis XVI, et embrasse les idées révolutionnaires. Ses multiples faits d'armes le font reconnaitre Premier consul par le Directoire en 1799, puis consul à vie en 1802, il devient empereur des Français par la constitution du 18 mai 1804, approuvée par plébiscite le 6 novembre. Il est sacré à Notre-Dame-de-Paris le 2 décembre. Il monte alors un régime monarchique héréditaire, avec une cour, une noblesse impériale et un ordre de chevalerie : la Légion d'Honneur (même si les têtes sont différentes de celles de l'Ancien Régime). Il supprime peu à peu les libertés, retire les droits au perlement, façonne l'éducation à son image, et musèle le peuple grace à une police omniprésente. Cela l'isole progressivement dans sa propre perte : il est désormais condamné à enchainer les victoires militaires : la moindre défaite le condamnant à la déchéance. Cela ne tarde pas à arriver : ses défaites en Russie en 1813 cristallise une coalition d'anciens vaincus contre lui, qui se rue sur l'armée impériale : ils sont à Paris en mars 1814, et Napoléon est déchu par le Sénat le 3 avril 1814. Il abdique le 4 en faveur de son fils Napoléon II, puis le 6 sans conditions.
Armoiries de 1804 à 1814

Capétiens[modifier | modifier le code]

Bourbons (1814-1815)[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Louis XVIII
Louis XVIII « le Désiré »
(17 novembre 1755 – 16 septembre 1824)
6 avril
1814
20 mars
1815
Frère cadet de Louis XVI, il émigre le temps de la révolution. Il se proclame roi le jour de la mort de son neveu Louis XVII, le 8 juin 1795. Il ne le devient effectivement que le 6 avril 1814, après l'abdication de Napoléon Ier. Il promulgue la Charte, qui reconnait les pouvoirs acquis par la révolution. À l'annonce du retour de Bonaparte, il s'enfuit de Paris dans la nuit du 20 mars 1815. Grand Royal Coat of Arms of France.svg

Bonaparte (1815)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Famille Bonaparte et Cent-Jours.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Napoléon Ier
Napoléon Ier
(15 août 1769 – 5 mai 1821)
20 mars
1815
22 juin
1815
Il revient par surprise au pouvoir le 20 mars 1815 . La coalition se reforme contre lui et reprend le jeu de la Guerre : Napoléon doit enchaîner les victoires militaires, et ne perdre aucune bataille. À peine trois mois plus tard, tombe la cinglante défaite de Waterloo, qui mène une nouvelle fois la classe dirigeante à éliminer Bonaparte. Ce dernier, afin de sauver l'Empire, abdique au terme des Cent-Jours, le 22 juin, en faveur de son fils Napoléon II. La commission de gouvernement présidée par Joseph Fouché qui gouverne le pays jusqu'au retour de Louis XVIII refuse Napoléon II, et rappelle le Roi Bourbon au pouvoir.
Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg

Capétiens[modifier | modifier le code]

Bourbons (1815-1830)[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Louis XVIII
Louis XVIII « le Désiré »
(17 novembre 1755 – 16 septembre 1824)
8 juillet
1815
16 septembre
1824
Rentre à Paris le 8 juillet 1815, le lendemain de la dissolution de la commission de gouvernement. Jamais sacré et mort sans descendance, il est le dernier monarque de France mort au pouvoir.

Louis doit composer avec un parlement largement acquis à sa cause, qui lance la Terreur blanche en réponse à la révolution et à ses massacres. Louis dissout le parlement en 1816, afin d'en modérer les ardeurs. Mais Charles-Ferdinand de Berry, neveu du Roi, est assassiné en 1820, et cela entraîne une nouvelle réaction royaliste avec un nouveau chef de gouvernement, l'ultra-royaliste Villèle. Louis XVIII meurt en 1824, sans enfant, et la couronne passe à son frère

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Armoiries de 1815 à 1830
Charles X
Charles X
(9 octobre 1757 – 6 novembre 1836)
16 septembre
1824
2 août
1830
Frère cadet de Louis XVIII, il est sacré à Reims le 29 mai 1825. Bien plus actif que son frère ainé Louis XVIII lors de la révolution, Charles tente de mobiliser les cours royales étrangères contre la convention, il tente même un débarquement à l'Ile d'Yeu en 1795. Ayant passé en Angleterre la période napoléonienne, il revient en France en 1814 à la restauration qui mène son frère Louis-Stanislas sur le trône, et y monte à son tour en 1824.Bien moins accommodant que son frère ainé, il ne tient pas compte des progrès du libéralisme et tente même de revenir progressivement à l'absolutisme. Face à l'échec d'un ministère modéré, il replace un ultra-royaliste, Polignac, au poste de Chef du gouvernement, puis fait dissoudre l’assemblée. La bourgeoisie se soulève et fait se soulever le peuple contre le Roi, qui abdique le 2 août 1830 en faveur de son fils Louis de France (« Louis XIX »), qui lui-même abdique vingt minutes plus tard en faveur de son neveu Henri d'Artois (« Henri V »), mais ni lui, ni son oncle ne sont proclamés ou reconnus rois. En effet, Louis-Philippe d'Orléans, à qui Charles X confie l'acte signé, usurpe le trône en annonçant son propre nom au parlement au lieu de celui d'Henri d'Artois.

Orléans (1830-1848)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Maison d'Orléans et Monarchie de Juillet.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Louis-Philippe
Louis-Philippe Ier « le Roi-Citoyen »
(6 octobre 1773 – 26 août 1850)
9 août
1830
24 février
1848
Descendant de Louis XIII, cousin éloigné de Charles X et fils de Philippe-Égalité, il est le chef de la branche cadette de la maison de Bourbon. Accueillant la révolution française (qui met en danger la branche ainée) avec enthousiasme mais change de camp en 1793, et vit en émigré avant de revenir à la Restauration. Il représente l'espoir de la bourgeoisie de prendre la place de la noblesse de sang au sein de l'élite. proclamé roi des Français le 9 août 1830, après les Trois Glorieuses. Il favorise la bourgeoisie d'affaires, alors menant la France en pleine révolution industrielle. La première partie de son règne est portée par uen virulente opposition, tant républicaine que bonapartiste ou légitimiste, ainsi que par des mouvements sociaux (soulèvement des canuts ou des ouvriers de Paris) et même uen tentative d'assassinat en 1835.

La seconde partie de son règne (1840-1848) est plus calme et prospère pour el royaume, mais il est assorti d'une dégradation de la condition ouvrière. Refusant d'augmenter le collège électoral, Louis-Philippe cristallise l'opposition, et entraîne la révolution de 1848, ou il abdique le 24 février en faveur de son petit-fils Philippe d'Orléans. L'Assemblée refuse de reconnaître ce dernier et proclame la Deuxième République.

Armoiries de 1831 à 1848

Bonaparte (1852-1870)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Famille Bonaparte et Second Empire.
Portrait Nom Début du règne Fin du règne Notes Armoiries
Napoléon III
Napoléon III
(20 avril 1808 – 9 janvier 1873)
2 décembre
1852
4 septembre
1870
Neveu de Napoléon Ier. En exil depuis les 100 jours, il participe à deux complots contre Louis-Philippe, et en obtient la prison à vie au fort de Ham, dont il s'évade avant de foncer en Angleterre. Élu premier président de la Deuxième République en 1848, il laisse l'assemblée conservatrice se discréditer et mène le coup d'État du 2 décembre 1851 qui conduit à l'instauration du Second Empire le 2 décembre 1852, devenant empereur des Français. Son Empire se tient dans la lignée autoritaire de celle de l'Empire de son oncle.

Malgré l'établissement du suffrage universel, l'opposition reste muselée. C'est cependant sous le second Empire que la France rentre réellement dans l'ère industrielle, et voit ses transports se développer, ainsi que Paris sous l'égide du fameux Baron Haussmann. Mais les ouvriers, grand perdants de la révolution, ne profitent pas de la prospérité retrouvée. Cependant, le jeu de la Guerre se remet en place assez vite. D'abord chanceux en Italie et en Crimée, Napoléon voit sa chance tourner au Mexique, et surtout en Prusse, ou il commet l'erreur fatale d'engager l'armée française à peine préparée et surtout seule face à la Prusse à laquelle un certain Bismarck rêve d'annexer la Saxe et à la Bavière. Napoléon subit défaite sur défaite, et pire : est enfermé à Sedan et fait prisonnier le 2 septembre 1870. Obligé de capituler, l'Empire est condamné. C'est l'entêtement d'Henri d'Artois ("Henri V") à refuser le drapeau tricolore qui conduit le parlement à proclamer la Troisième République deux jours plus tard. Napoléon III est déchu par l'Assemblée nationale le 1er mars 1871.

La France n'a depuis, plus eu un seul monarque.

Armoiries de 1852 à 1870

Généalogies[modifier | modifier le code]

Mérovingiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Généalogie des Mérovingiens.

Carolingiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Généalogie des Carolingiens.

Capétiens[modifier | modifier le code]

Bonaparte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Bonaparte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En fonction de la prise en compte ou non de Childebert III l'Adopté et en comptant les rois à partir de Clovis Ier.
  2. a, b, c et d Pour les monarques antérieurs aux Valois, les portraits du tableau sont de pure convention, datant pour la plupart de plusieurs siècles après leur règne.
  3. Le premier fils, Hugues de France, fut roi associé de 1017 à sa mort en 1025.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lucien Bély, Louis XIV: le plus grand roi du monde, Editions Jean-paul Gisserot, 2005, 279 pages.
  2. Jean-Paul Meyer,Les Fils de L'An 2000 Essai, 1998, p. 61
  3. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 85 et 127.
  4. Joseph Leclerc, Le roi de France, "fils aîné de l'Église". Essai historique, in : Études, Paris, 1933, t. 214, p. 21-36.
  5. Cardinal Paul Poupard, La France fille aînée de l'Église, in : Revue des deux mondes, Paris, juillet 1986, p. 37-45 et août 1986, p. 273-280.
  6. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 125.
  7. Jean du Tillet, Recueil des Roys de France
  8. Berey, l'Histoire de la monarchie françoise, planche XIII.
  9. « Souverains et chefs d'Etat » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Quid.fr. Consulté le 3 novembre 2008
  10. Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve-XVIIIe siècles, P.S.R. éditions, 2004, p. 872.
  11. Ghislain Brunel, « Les cisterciens et Charles V. Un portrait du roi idéal dressé par les moines de Royaumont et de Chaalis », Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France, 2007, p. 79.
  12. Gabriel Fournier, Les Mérovingiens, Presses Universitaires de France, collection Que sais-je ?, juin 1987, p. 64.

Articles connexes[modifier | modifier le code]