Rose (fleur)

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Rose
Le nom « rose » est donné à des fleurs.
Rose Papa Meilland.jpg
Papa Meilland
Taxons concernés
Parmi la famille des Rosaceae :
  • les fleurs des espèces du genre Rosa
Rosa alba semi-plena
Cardinal de Richelieu

La rose est la fleur des rosiers, arbustes du genre Rosa et de la famille des Rosaceae. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.

Appréciée pour sa beauté et sa senteur, célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux poètes et écrivains ainsi que des peintres pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs » dans le monde occidental (la pivoine lui dispute ce titre en Chine), présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets.

La rose est l’une des plantes les plus cultivées au monde et elle occupe la première place dans le marché des fleurs coupées (avec quelque 730 milliards d’euros en 2008) mais on oublie souvent que les rosiers sont aussi des plantes sauvages (le plus connu en Europe est l’églantier) aux fleurs simples à cinq pétales, qui sont devenus à la mode, pour leur aspect plus naturel, depuis quelques décennies sous le nom de « roses botaniques ».

Les rosiers cultivés sont le résultat de plusieurs millénaires de transformations d’abord empiriques, puis dès la fin du XVIIIe siècle, méthodiques, en particulier par l’hybridation. Les variétés sont innombrables, on estime à plus de 3 000 le nombre de cultivars disponibles actuellement dans le monde[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot rose, daté en français du début du XIIe siècle[2], remonte au latin rosa, rosae (substantif féminin) qui désignait aussi bien la fleur que le rosier lui-même. Le mot latin est tiré, par le biais de l’osque, du grec ancien rhódon, éolique wrodion, lui-même un emprunt à un vieux perse ºwurdi[3], comparable à l’avestique varǝδa, sogdien ward, parthe wâr, tous au sens de « rose ». Du vieux perse se réclame aussi une série sémitique, dont l’araméen wurrdā et l’assyrien wurtinnu[4]. Le mot perse, d’où le persan gol, provient d’une racine indo-européenne ºwr̥dʰo continuée en latin par rubus « ronce ».

Il est tentant de rapprocher rose de rosée mais cette rencontre, source d’inspiration inépuisable des poètes, est fortuite. Rosée procède, par l’intermédiaire d’un latin populaire ºrosata, du latin rōs, rōris (substantif masculin), issu d’une racine ºh₁rōs sans ºw initial.

La rose est l’une des très rares fleurs ayant un nom dédié, différent des noms donnés à la plante elle-même : la rose est la fleur du rosier.

Le succès de cette fleur lui vaut également de participer à l'appellation d'autres espèces sans lien avec la famille des Rosacées comme la rose de Noël (Helleborus niger) ou la rose de carême (Helleborus orientalis), Ranunculaceae), la rose de Chine (Hibiscus, Malvaceae), la rose de porcelaine (Etlingera elatior, Zingiberaceae), etc.

Classification botanique[modifier | modifier le code]

Espèces[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rosier et Liste des espèces du genre Rosa.

La description botanique, la génétique, l’origine, la distribution et la classification des espèces botaniques sont traités dans l’article rosier

Les espèces botaniques de rosiers, qui appartiennent au genre Rosa, sont au nombre de 100 à 200 selon les auteurs et se répartissent en quatre sous-genres : Plathyrhodon, Hesperhodos, Hulthemia (parfois considéré comme un genre distinct) et Eurosa.

Le sous-genre Eurosa est subdivisé en onze sections : Pimpinellifoliae (rosiers pimprenelle), Gallicanae (rosiers galliques), Caninae, Carolinae, Gymnocarpae, Cinnamomeae (rosiers cannelle), Chinenses, Banksianae, Laevigatae, Bracteatae et Synstylae.

Seules une douzaine d’espèces et leurs taxons dérivés (variétés, formes), ont été utilisées pour créer la plupart des rosiers cultivés, généralement à fleurs dites « doubles » ou « pleines », aux très nombreux pétales. De plus en plus de formes « naturelles » sont cultivées dans les jardins, ce sont les « roses botaniques », dont la forme simple, semblable à l’églantine, et la rusticité s’accordent bien avec la tendance d'un jardin plus « sauvage ». Les rosiéristes modernes cherchent à exploiter la diversité du genre Rosa pour introduire dans leurs obtentions des gènes particuliers, par exemple de résistance au froid ou à certaines maladies.

Classes de roses[modifier | modifier le code]

Les spécialistes distinguent généralement les « roses anciennes » des « roses modernes ».

De nombreux cultivars de roses, anciennes ou modernes, portent des noms de célébrité

Roses anciennes[modifier | modifier le code]

Les roses anciennes sont généralement les cultivars datant d’avant 1867, dont beaucoup ont été perdues. Parmi celles qui sont encore cultivées figurent :

Roses modernes[modifier | modifier le code]

En 1867, la création de La France, la première hybride de thé (dérivée des roses importées de Chine avec les cargaisons de thé) marque le début des « roses modernes » que sont les rosiers « à grandes fleurs », les « floribunda » et les « rosiers anglais ».

Histoire de la culture[modifier | modifier le code]

Généalogie des différentes espèces de rosiers.
Rosa Zéphirine Drouhin, « rosier Bourbon »
Bengale rouge

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.

Littérature et poésie antiques se réfèrent souvent à la rose sans qu'il soit aisé d'en définir l'espèce ou la variété avec certitude.

Hérodote rapporte que le roi Midas au VIe siècle av. J.-C., lorsqu'il a été chassé de Lydie par les armées perses, a emporté ses roses dans son exil en Macédoine[6]. Et le naturaliste grec, Théophraste, décrit une rose à nombreux pétales, une forme de Rosa canina, cultivée dans les jardins. Il décrit des roses rouges, roses et blanches, et note l’intensité du parfum de la rose de Cyrène.

Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle décrit vingt sortes de rosiers nommées par le nom de leur lieu de provenance. Leurs descriptions permettent des suggestions d’identification[7] :

  • la rose de Præneste semble être Rosa gallica versicolor ;
  • la rose de Campanie est une forme de Rosa ×alba semiplena ;
  • la rose de Tachys est une forme de rosa damascena ;
  • la rose de Milet rouge à une dizaine de pétales est une variété de Rosa gallica ;
  • la rose de Pangée est une autre Rosa gallica ;
  • la rose d’Alabande est une Rosa ×alba ;
  • la rose d'automne ressemble à Rosa sempervirens ;
  • Spinolea est Rosa pimpinellifolia Myriacantha ;
  • Rosa gallica officinalis est alors la source de l’essence de rose que les Romains utilisent en grande quantité comme les pétales. Ils confectionnent des couronnes et des guirlandes de pétales, en jonchent le sol et en remplissent des coussins. Lors des banquets, si une rose est suspendue, hommage à Harpocrate, dieu du silence, les invités doivent garder secrètes les paroles échangées « sous la rose »[8]. Les Romains en utilisent de telles quantité que la culture de la rose devient localement une activité économiquement importante et que Rome importe aussi par bateau des roses d’Égypte (dont c’est alors la plus importante exportation vers Rome), de Carthage et de Cyrénaïque (l’actuelle Libye). La rose de Paestum chantée par Virgile est vraisemblablement R. damascena et la rose de Campani, R. alba.

Ainsi du VIe siècle av. J.-C. au IIe siècle, durant toute cette période de domination grecque puis latine, les roses circulent de Perse en Angleterre, de Grèce en Égypte.

Au Moyen Âge comme pour la période antique, la rose est extrêmement présente dans la société laïque et religieuse mais les données permettent rarement une identification précise : au VIe siècle, les couvents cultivent des roses, le roi Childebert Ier possède une roseraie (des roses de Paradis d’après l’évêque Fortunat) dans son domaine vers Saint-Germain-des-Prés[9]. Et au VIIIe siècle, le Capitulaire De Villis de Charlemagne cite les roses parmi les plantes à cultiver. Au XIIe siècle à la veille des croisades, Albert le Grand note comme rosiers cultivés Rosa rubiginosa, Rosa canina, Rosa arvensis et Rosa ×alba.

Pendant cette première phase de domestication et d'utilisation des rosiers indigènes, les rosiers sont multipliés par drageons et boutures. Les introductions de nouveaux taxons étaient limitées aux grands axes commerciaux, de proche en proche : de la Chine orientale à la Chine centrale, de l'Orient au Proche-Orient et du Proche-Orient à l'Europe. Les mutations ont certainement joué un rôle important par exemple le caractère moussu de R. centifolia ou l'intensité des coloris de R. gallica, la transformation d'étamines en pétales (duplicature).

Les nouveaux rosiers[modifier | modifier le code]

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Les rosiers du Proche Orient[modifier | modifier le code]

Thibaud IV, comte de Champagne et roi de Navarre revient en 1240 d’une croisade qui ne lui a pas permis d’atteindre les Lieux Saints mais il rapporte Rosa gallica officinalis qu’il fait cultiver à Provins, d’où son nom de « rose de Provins »[10].

Puis ce sont les rosiers de Damas qui sont rapportées des croisades. Ils sont de deux sortes, les précoces, hybrides de Rosa gallica × Rosa phoenicia et les tardifs, hybrides de Rosa gallica × Rosa moschata.

À la fin du XVIe siècle, d’une part Rosa foetida est importée de Perse en Europe, et d’autre part les rosiers d’Europe arrivent en Amérique du Nord où existent Rosa virginania, Rosa carolina et Rosa setigera. Jusque-là, les mutations et les hybridations sont spontanées. Ainsi, au XVIIe siècle, une mutation de Rosa gallica fait apparaître les « roses à cent feuilles », Rosa centifolia dont une mutation au XVIIIe siècle donne les « rosiers mousseux » (Rosa moschata).

Dans l’Histoire générale des plantes de John Gerard, publiée en 1633, ne sont mentionnées que dix-huit sortes de roses, rouges, roses et blanches (Rosa ×alba) et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il n’existait en Europe et dans le pourtour méditerranéen qu’une trentaine d’espèces.

Les nouveaux rosiers de Chine[modifier | modifier le code]

La section 7 du sous-genre Eurosa, c'est-à-dire les chinoises, Chinenses comprend trois espèces dont l'introduction, en Angleterre, de quatre plants de Rosa chinensis, Slater’s crimson China (= Miss Lowe’s) en 1772, Parsons’ pink China (= Old blush China) en 1773, Hume’s blush tea scented China en 1809 et Parks’ yellow tea scented China (R. indica sulphurea) en 1835, modifie totalement l’histoire du rosier cultivé européen par le caractère remontant de la floraison. Après 1781, arrive encore la forme rouge Bengal rose. Ce ne sont pas des espèces sauvages mais des variétés cultivées dans les jardins de Chine, sélections de Rosa chinensis ou hybrides de Rosa chinensis × Rosa gigantea auxquelles s’ajoute un Rosa chinensis jaune, Park’s Yellow Tea-scented China en 1824. Leur croisement avec les rosiers d’Europe va faire apparaitre des centaines de roses nouvelles.

C’est la duchesse de Portland qui obtient le premier croisement avec un rosier de Chine rouge : les « rosiers Portland » sont nés. Dans le même temps, en Louisiane, le croisement d’un rosier musqué et d’un rosier de Chine donné par Louis Claude Noisette est à l’origine des « rosiers Noisette » (Blush Noisette, Madame Alfred Carrière). Et à La Réunion le croisement du Rosa chinensis Old blush et d’une rose de Damas tardive Quatre Saisons signe l’arrivée des « rosiers Bourbon » (Zéphirine Drouhin, Souvenir de la Malmaison).

La collection de Malmaison[modifier | modifier le code]

Entre 1803 et 1814, Joséphine de Beauharnais envoie des botanistes à travers le monde pour enrichir la collection de sa roseraie de la Malmaison qui rassemble plus de 242 cultivars dont 167 roses galliques. Malgré le blocus, le pépiniériste John Kennedy traversait la Manche pour la fournir en roses. Sa roseraie comprenait des gallica, des moschata et des damascena mais aussi des chinensis et de nouvelles espèces. Les collections de la Malmaison ont été un trésor pour les pépiniéristes français. Leur catalogue de 1791 comportait 25 espèces, celui de 1829 en comptait 2562 dont beaucoup sans grand intérêt ont rapidement disparu.

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Les rosiers modernes[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le croisement des rosiers de Chine, de Bourbon, Portland et Noisette permet la création des rosiers « modernes ». En 1858, a lieu, grâce au pasteur Hole, un passionné des roses, la première exposition nationale des roses d’Angleterre. En 1867, Jean-Baptiste Guillot crée La France, le premier buisson à grandes fleurs ou « hybride de thé ». C'est l'époque ou les hybrides perpétuels remontants connaissent en France, un grand succès avec notamment les créations du rosiériste lyonnais Jean Liabaud[11].

Dans le même temps, de Rosa multiflora, rosier liane rapporté du Japon au XVIIIe siècle, sont créés par hybridation les nombreux rosiers buissons à fleurs groupées, les « floribunda ».

La Société française des roses est fondée à Lyon (considérée comme la capitale des roses), en 1886[12]. Elle édite encore sa revue, Les Amis des roses.

Le XXe siècle voit la gloire des rosiers buissons à grandes fleurs avec les créations de Georges Delbard, de Meilland (Peace ou Madame Meilland), de Griffith Buck. Puis David Austin, en croisant les galliques et les Damas à des roses modernes crée les « rosiers anglais » qui allient les formes des roses anciennes (très doubles, en forme de coupe ou de rosette) à la « floribundité » des roses modernes. Les roses anglaises sont le plus souvent parfumées, fleurissent longtemps dans une large gamme de couleurs et font de bonnes fleurs à couper.

L'approche génétique[modifier | modifier le code]

Les nouvelles pistes de sélection du XXIe siècle s'attachent aux processus de floraison : initiation florale, date de floraison, remontée de la floraison. Elles se concentrent sur des approches génétiques et moléculaires (étude des populations issues des croisements). Deux gènes commandent la remontée de la floraison et le nombre des pétales de la fleur simple.

Symbolique de la rose[modifier | modifier le code]

La rose dans l’Histoire[modifier | modifier le code]

C'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'histoire. Quelques exemples :

  • Suzanne dans l'Ancien Testament (Chochana en hébreu) signifie étymologiquement la rose et vient de l'Égyptien « chochen » ou fleur de lotus[13],[14],[15].
  • Chez les Grecs, la rose était la fleur d'Aphrodite, déesse de l'amour et d'Aurora, la déesse aux doigts de roses.
  • Les Romains rattachent la rose à Vénus. La rose aurait été blanche, mais rougie accidentellement quand Cupidon renversa son verre de vin sur elle.
  • Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d’épaisseur.
  • Dans le Cantique des cantiques, la rose symbolise Israël[16] et dans le livre des Parsis, le rose naît sans épines et n’en est armée qu’après l’apparition du génie du mal sur terre.
  • Vers l'an 400, Rosa ×alba devient l’emblème de la Vierge, ce qui est à l’origine de la dévotion catholique du Rosaire.
Rose 'Bimbo'

La rose en Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : rosace (architecture).

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La rose en héraldique[modifier | modifier le code]

Rose héraldique

La rose est l’un des « meubles » utilisés en héraldique et sans doute la fleur la plus représentée en ce domaine après la fleur de lys.

Le dessin stylisé est inspiré de l’églantine à cinq pétales régulièrement étalés arrondis, entre lesquels apparaissent les pointes des sépales, avec au centre un bouton, souvent de couleur différente, la tige est absente. Dans certains cas on représente une rose tigée et feuillée, plus réaliste, elle est dite « au naturel ». La rose héraldique apparaît notamment sur le blason de nombreuses communes de France.

La rose dans le langage des fleurs[modifier | modifier le code]

Dans le langage des fleurs, la rose rouge est également la fleur des amoureux, elle symbolise l’amour et les noces de rose symbolisent les 17 ans de mariage dans le folklore français[17].

Quant à la rose bleue, traditionnellement, elle évoque le mystère ou l'atteinte de l'impossible. On croit qu'elle est capable d'apporter la jeunesse à celui qui la détient ou de réaliser ses vœux.

En plus de sa couleur, la quantité exprime une symbolique. Pour un nombre de roses inférieur à 10, il est de coutume d’offrir des roses par nombre impair surtout à des fins esthétiques. Au-delà et suivant le nombre, le bouquet de roses peut porter un message particulier :

  • 1 rose permet de dévoiler son amour en toute simplicité ;
  • 2 roses permettent de se faire pardonner ;
  • 12 roses permettent de remercier sa bien-aimée, demande de mariage ;
  • 24 roses pour être galant ;
  • 36 roses pour déclarer son amour (bouquets de fiançailles) ;
  • 101 roses peuvent s’offrir pour exprimer la passion et l’amour sans retenue.

Pour un bouquet de fiançailles, il est d’usage et raffiné de sélectionner des roses ayant les têtes légèrement courbées.

La rose, emblème national[modifier | modifier le code]

La rose est la fleur nationale de plusieurs pays : Angleterre (rose Tudor), Bulgarie, États-Unis, Finlande (rose blanche), Irak, Maldives, Roumanie.

La rose a aussi été choisie comme emblème officiel par plusieurs États des États-Unis : Géorgie (Rosa laevigata), Iowa (Rosa arkansana), New York, Dakota du Nord (Rosa blanda ou arkansana), Oklahoma.

La rose dans les expressions et locutions françaises[modifier | modifier le code]

Et pour compléter, quelques expressions :

  • « Être frais comme une rose » : avoir un joli teint, l’air reposé
  • « Ne pas sentir la rose » : sentir mauvais
  • « Envoyer sur les roses » : éconduire
  • « Découvrir le pot aux roses » : découvrir la vérité
  • « Une histoire à l'eau de rose » : une histoire mièvre[18]
  • « Feuille de rose » : anulingus[19]

La rose dans les Arts et les Lettres[modifier | modifier le code]

La rose en littérature[modifier | modifier le code]

Littérature européenne[modifier | modifier le code]

'Madame Ernest Calvat' (Rose Bourbon)
Rose inermée de Redouté
Au Moyen Âge

Le Roman de la Rose est l'une des œuvres les plus célèbres du Moyen Âge[20]. Écrit par Guillaume de Lorris (vers 1230), continué par Jean de Meung (entre 1275 et 1280), ce long poème allégorique dans lequel la rose, objet de la quête, est le symbole de la perfection, décrit la tentative d’un amoureux (le poète) pour s’emparer de la femme aimée, représentée par une rose. À la même époque, Dante écrit la Divine Comédie qui se conclut par une vision de rose blanche mystique.

À la Renaissance

Au XVIe siècle, chez les poètes et spécialement chez Pierre de Ronsard, la poésie utilise la symbolique de la rose pour évoquer la fragilité de la vie humaine :

« Mignonne, allons voir si la rose…»
et
« vivez si m’en croyez, n’attendez à demain
cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »

« J’aime la bouche imitante la rose. »[21]

À l'époque classique

et chez Corneille, la rose montre le passage rapide du temps :

« Le temps aux plus belles choses
se plaît à faire un affront
il saura faner vos roses
comme il a ridé mon front »

Deux vers célèbres de François de Malherbe dans les stances, Consolation à Monsieur du Périer sur la mort de sa fille, associent la rose à la beauté éphémère :

« Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
l’espace d’un matin. »

Dans la Belle au bois dormant, conte de Charles Perrault repris plus tard par Jacob et Wilhelm Grimm, la princesse endormie, qui se nomme Dornröschen (Rose-épine) dans le conte allemand, est protégée par un mur d’églantiers. Dans The Parlement of Roses to Julia de Robert Herrick : « Réunis en parlement tous ces seigneurs proclamèrent la rose reine des fleurs ».

À l'époque moderne

La Petite rose (Heidenröslein) de Goethe est l'un de ses plus célèbres poèmes, mis en musique par Schubert qui met en image la jeunesse et la souffrance de l'amour.

Le thème de la fragilité est repris par Victor Hugo dans La Rose de l’Infante : la petite infante, fille de Philippe II, voit les pétales de sa rose s’envoler sous l’action du vent ; au même moment l’Invincible Armada est détruite par une terrible tempête.

Au XVIIIe siècle, l’expression « cueillir la rose » avait un sens galant désignant la perte de virginité[22].

Plus récemment (1980), le roman d’Umberto Eco, le Nom de la rose (Il nome della rosa), est une sorte d’enquête policière médiévale se déroulant en Italie, mais l’histoire ne révèle pourtant pas le choix de ce titre[23]. Le roman a été adapté ensuite au cinéma (1986).

Littérature persane[modifier | modifier le code]

La rose représente le prophète Muhamed (SAV) dans la littérature musulmane.

Saadi, le gulistan, ou jardin de roses

Illustration du jardin de roses du poète perse Saadi (XIIIe siècle).

Poète et soufi, il commence à rédiger le gulistan, joyau de la mystique soufi médiévale et somme philosophique écrite en vers et en prose poétique, en 1278. Saadi fut révéré comme un prédicateur de l'ordre mystique de la rose[24]. Parmi toutes les allégories de ce recueil, destinées à dévoiler la nature profonde des êtres et des choses, et ainsi à amener à un éveil spirituel et percevoir la réalité de l'existence, une excellente illustration des enseignements portés par les métaphores de jardins et de roses se trouve dans ce passage :

«  Un soufi était plongé dans une profonde méditation sur l'être divin ; au sortir de sa rêverie, ses compagnons lui demandèrent quels dons miraculeux il avait rapportés du jardin de la contemplation où il s'était transporté : j'avais l'intention de cueillir pour vous des roses plein ma robe, mais quand je me suis trouvé devant le rosier, le parfum des roses m'a enivré à tel point que je n'ai pu faire un geste. »

Les quatrains d'Omar Khayyam sur le vin, l'amitié, son jardin et les roses

Rosier grimpant 'Sylt'

Omar Khayyam était mathématicien (il a écrit entre autres le traité sur les difficultés des définitions d'Euclide), astronome (il fut l'un des huit astronomes à travailler à la réforme du calendrier musulman de 1074) et poète. Ses quatrains aux images souvent difficiles à décrypter, mettent en jeu le vin, le jardin et les roses[25]. Sa tombe à Nishapur est entourée de rosiers dont deux boutures ont été plantées sur le tombe du poète anglais Edward Fitzgerald qui l'a traduit en anglais, publié en 1859 et ainsi fait connaître en Europe.

« Je tombais de sommeil et la sagesse me dit :
Jamais dans le sommeil la rose du bonheur n'a fleuri pour personne...
La saison des roses et du vin et des compagnons ivres !
Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie
Vois, la brise a déchiré la robe de la rose,
De la rose dont le rossignol s'était enamouré ;
Faut-il pleurer sur elle, faut-il pleurer sur nous ?
La mort viendra nous effeuiller et d'autres roses refleuriront. »

La rose dans les Arts[modifier | modifier le code]

Tétradrachme d'argent de Rhodes représentant une rose sur sa tige et le visage du dieu Hélios
Bernardino Luini, La Madonna del roseto, pinacothèque de Brera, Milan
Pierre-Auguste Renoir, Roses de Wargemont, 1882, collection privée

Dans l'Antiquité grecque[modifier | modifier le code]

La « fresque à l’oiseau bleu » découverte en 1900 dans les vestiges du palais de Cnossos en Crète, construit vers l’an 2000 avant Jésus-Christ, représente des rosiers fleuris[26]. C’est la première représentation connue de roses peintes. On ne sait s’il s’agit de roses sauvages ou cultivées, ni à quelle espèce les attribuer, d’autant plus que la fresque a été restaurée et toutes les roses repeintes avec six pétales de couleur jaune. Une seule, à cinq pétales rose doré, au centre orange, semble être originale. Le botaniste C.C. Hurst l’avait identifiée à Rosa richardii, la rose sainte d’Abyssinie. Les pièces de monnaie portant une rose gravée les plus anciennes ont été trouvées à Rhodes et datent de 500 avant Jésus-Christ environ[27]. Le nom de cette île serait celui de la nymphe Rhodé, épouse d’Hélios, et dont le symbole était la rose.


En Orient[modifier | modifier le code]

Une broderie de roses Persan Yellow du XVIIe siècle a été retrouvée à Ispahan. Et les roses n’ont jamais cessé d’être un motif décoratif des tapisseries, broderies et tissages au Moyen-Orient comme en Europe.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’art du vitrail avec les rosaces, ouverture circulaire ornée de vitraux dans les églises, roses sublimées par la foi et l’habileté des maîtres verriers.

En peinture[modifier | modifier le code]

En peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés à l’amour et en particulier à l’« amour universel » que représente la Vierge Marie aussi appelé, « la rose sans épines »[28]. Ainsi la Naissance de Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle, avec de somptueuses compositions florales, ainsi que chez les impressionnistes.

Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) compose de 1817 à 1824 son ouvrage en trois volumes Les Roses, planches en eau-forte en pointillé coloriée dont le texte est rédigé par le rosiériste Claude-Antoine Thory. Ces aquarelles sont exécutées d’après la collection de la Malmaison de l’impératrice Joséphine et publiées entre 1817 et 1824.

Blanche Odin (1865-1957) fut une aquarelliste renommée pour ses bouquets de roses.

Dans les arts décoratifs[modifier | modifier le code]

C’est un motif décoratif constant des faïences qui présentent très fréquemment dès le XVIIe siècle en motif central des assiettes et des plats une rose ou un bouquet à la rose, monochrome ou polychrome. porcelaines.

En musique[modifier | modifier le code]

On n’oubliera pas un art, la chanson, qui a valu à la rose pas mal de triomphes. Plusieurs générations de Français ont pleuré en écoutant Les Roses blanches, chanson de Pothier et Raiter, interprétée pour la première fois par Berthe Sylva en 1927. On pensera aussi à des airs qui ont franchi les siècles sans perdre une ride, et spécialement À la claire fontaine et Vive la rose et le lilas. On peut citer également Roses de Picardie, composée en 1916 par Haydn Wood et interprétée notamment par Yves Montand, Rosa, chantée par Jacques Brel, dont une déclinaison latine, Rosa, rosa, rosam…, servait de refrain, sans oublier Mon amie la rose de Françoise Hardy et " la vie en rose " d'Edith Piaf.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Peu de roses par contre dans les titres de films, sinon The Rose de Mark Rydell avec Bette Midler (1979), La Rose pourpre du Caire de Woody Allen, Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986) et Bread and Roses de Ken Loach (2000).

La rose a servi de modèle au Pokémon Rosélia qui est issu de la troisième génération de Pokémon. Dans la quatrième génération, Roselia gagne une évolution Rosérade qui est une sorte de rosier et une préévolution Rozbouton qui est un bouton de rose. Les Pokémon sont des personnages de jeu vidéo, dont les représentations sont reprises sur de multiples supports. Leur origine moderne et japonaise tant à affirmer que la rose est toujours un modèle de référence de la fleur dans l’imaginaire collectif et non pas seulement occidental.

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le 20 avril, généralement le premier jour du mois de floréal dans le calendrier républicain français, est officiellement dénommé jour de la Rose[29].

Industrie de la rose[modifier | modifier le code]

'Officinalis'

Production[modifier | modifier le code]

La rose est la fleur dont la culture se développe le plus au plan mondial. Elle est produite principalement aux Pays-Bas, en Espagne, en Israël, au Kenya, en Turquie[30] et aussi au Maroc[31], en Équateur et en Colombie. En France, seuls 300 hectares sont alloués à la culture de la rose, principalement dans le Var.

Parfumerie[modifier | modifier le code]

L’essence de rose est obtenue soit par distillation, procédé qui permet d’utiliser le résidu sous forme d’eau de rose, soit par enfleurage, technique consistant à capter l’essence grâce à de la graisse, dont on extraira ensuite la « concrète », puis l’« absolue ».

La fragrance caractéristique de l’huile essentielle de rose émane de la β-damascénone, sa composante principale. Elle renferme également de la damascénone, de la β-damascone, de la β-ionone ainsi que des dérivés terpéniques, en l’occurrence l’oxyde de nérol et l’oxyde de rose.

Les deux espèces les plus cultivées pour cet usage sont Rosa damascena, ou rose de Damas, et Rosa centifolia, longtemps cultivée à Grasse sous le nom de « rose de mai ». Il faut cependant savoir qu’aujourd’hui on dispose de nombreuses « copies » synthétiques qui permettent de se passer d’essences naturelles.

La rose en médecine[modifier | modifier le code]

Sirop rosat, sucre rosat, miel rosat étaient très utilisés au Moyen Âge pour soigner les maux de tête et les lourdeurs d’estomac. Et l’eau de rose s’utilisait en onguent et en collyre[32]. Jusqu’au XVIIIe siècle on a beaucoup utilisé les collyres à l’eau de rose. Et aussi le sirop à la rose, les compresses de pétales de roses, les décoctions de roses rouges, le vinaigre de roses en cas de migraines, le miel de rose pour les maux de gorge et les aphtes[33].

La rose en parfumerie[modifier | modifier le code]

Depuis l’Antiquité, la parfumerie a toujours fait un grand usage de la rose, soit en soliflore (la rose constitue l’essentiel du parfum), soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans les parfums dits floraux, et plus généralement dans près de la moitié des parfums féminins.

L’eau de rose est connue pour son pouvoir adoucissant, en particulier pour les soins du visage et de nombreux produits de beauté utilisent de la rose, à la fois pour son parfum et son effet adoucissant : crèmes démaquillantes, masques, crèmes, lotions, huile essentielle dans les huiles de massage, eau de rose pour les bains, comme lotion ou pour parfumer l’eau des ablutions.

La rose en bijouterie et décoration[modifier | modifier le code]

Roses en boucles d'oreilles

Bien que les fleurs en général, et la rose en particulier, se prêtent mal à des utilisations permanentes, il existe différentes techniques de naturalisation : après séchage fixation de la couleur naturelle vernissage, inclusion ou vitrification.

www.tresorsdenature.com

La rose en cuisine[modifier | modifier le code]

Pétales de rose

Les pétales de roses peuvent parfumer du sucre, un thé, être la base de liqueurs, de confitures, l’eau de rose peut servir à parfumer des gâteaux, des bonbons. Les cuisines du pourtour de la Méditerranée et de l’Orient, arabe, perse, turque mais aussi indienne, utilisent beaucoup la rose[34].

L’eau de rose parfume gâteaux et friandises, des spécialités comme les loukoums à la rose sont très renommées.

Les pétales servent de base à de nombreuses préparations :

En France, la capitale de la confiserie à la rose est Provins, dont les principales spécialités sont la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose. En Iran, la récolte des pétales de rose a lieu tous les ans à la même époque à Qamsar, à proximité de Kashan.

Autres emplois du mot rose[modifier | modifier le code]

Si en latin le mot rosa désignait à la fois l’arbuste et la fleur, en français rose est très vite devenu un adjectif (vers 1160), puis un nom de couleur.

Prénoms[modifier | modifier le code]

C’est aussi un prénom très répandu en Europe et en Amérique latine, tout comme ses dérivés et composés, et popularisé notamment par les saintes Rose de Viterbe et Rose de Lima (patronne de l’Amérique latine).

Emplois métaphoriques[modifier | modifier le code]

De plus, le mot rose a été fréquemment employé de façon métaphorique, le plus souvent à cause de la forme de la fleur.

C’est notamment le cas en botanique, où de nombreuses plantes portent le nom vernaculaire de « roses » pas toujours mérité :

Rose de Noël
  • la rose trémière, ou rose papale, Alcea rosea, est une plante de la famille des Malvaceae ;
  • la rose de Noël est le nom imagé de l’hellébore noir (Helleborus niger L.) de la famille des Ranunculaceae ;
  • la rose des Alpes, autre nom du Rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum L.), famille des Ericaceae ;
  • la rose de serpent, Helleborus foetidus, également de la famille des Ranunculaceae ;
  • la rose d'Inde est un tagète (Tagetes erecta L.), appartenant à la famille des Asteraceae (Composées) ;
  • la rose de Jéricho s'appelle Selaginella lepidophylla, famille des Brassicaceae (Crucifères) ;
  • la rose de Chine, Hibiscus rosa-sinensis, famille des Malvaceae ;
  • la rose des eaux, Nymphaea alba L., famille des Nymphaeaceae ;
  • la rose du ciel, Silene coelirosa, famille des Caryophyllaceae ;
  • la rose de Notre-Dame, Paeonia officinalis L., famille des Ranunculaceae ;
  • la rose de porcelaine, Etlingera elatior, famille des Zingiberaceae ;
  • le bois de rose n’a rien à voir non plus avec la rose, et s’applique à deux espèces distinctes : d’une part Dalbergia variabilis, apparenté aux palissandres et utilisé en ébénisterie ; de l’autre Aniba rosaeodora, Lauraceae utilisée surtout en parfumerie.

Parmi les autres emplois métaphoriques de la rose, les plus connus sont :

  • la rose des vents, terme apparu au XVIIe siècle et désignant une étoile à trente-deux divisions correspondant aux trente-deux aires du vent sur la boussole ;
  • la rose des sables, agglomération de gypse de couleur jaune ou rose trouvée dans certains déserts (on l’appelle aussi rose du désert).

Toponymes[modifier | modifier le code]

L’existence de roseraies importantes est à l’origine du nom de plusieurs communes françaises : Chigny-les-Roses (Marne), Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), L'Haÿ-les-Roses et Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), Veules-les-Roses (Seine-Maritime), Rosendaël (Nord, fusionnée avec Dunkerque), Sainte-Rose (Guadeloupe et La Réunion).

On rencontre aussi des toponymes basés sur « rosier » ou « roseraie ».

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Thérèse Haudebourg, Roses et jardins. Cf. bibliographie.
  2. Le Robert, dictionnaire historique de la langue française sous la direction d’Alain Rey, 1992 (ISBN 2-85036-187-9)
  3. Duden Band 7, Das Herkunftswörterbuch - Etymologie der deutschen Sprache, dir. Günther Drosdowski, 1989 (ISBN 3-411-20907-0), p. 599
  4. Alfred Ernout et Antoine Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, p. 577.
  5. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 66.
  6. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 13.
  7. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 14.
  8. Allen Lacy, Splendeur des roses, Flammarion, 1999 (ISBN 2-08-200921-1)
  9. Jeanne Bourrin, La Rose et la Mandragore, p. 16 (ISBN 2-87686-072-4)
  10. Jean-Marie Pelt, Marcel Mazoyer, Théodore Monod et Jacques Girardon, La Plus Belle Histoire des plantes, Le Seuil, 1999 (ISBN 2-02-037216-9), p. 157.
  11. (en) Brent C. Dickerson, The Old Rose Advisor, Timber Press Inc., 1992 (ISBN 0-88192-216-1)
  12. Voir le livre de Pierrick Eberhard : Lyon-Rose, publié aux Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire.
  13. Voir p. 145 in A World of Baby Names, Teresa Norman, Perigee, 2003
  14. Voir p. 32 in Medieval culture and the Mexican American borderlands, Milo Kearney & Manuel Medrano, Texas A&M University Press, 2002
  15. Werner Vycichl, Dictionnaire étymologique de la langue copte, p. 275, 276
  16. Traduction du Cantique des cantiques (site personnel)
  17. Langage des fleurs
  18. Petit Larousse édition 1993
  19. Définitions lexicographiques et étymologiques de « feuille » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  20. Une œuvre un peu antérieure, célèbre en son temps, porte le même titre : Le Roman de la Rose de Jean Renart
  21. En ancien français, le participe présent, comme en latin, s’accordait en genre comme en nombre.
  22. Voir notamment Histoire de ma vie de Giacomo Casanova
  23. C'est dans Apostille au Nom de la rose (Éditions Grasset, 1985 pour la traduction française) que l'auteur explique l'origine du titre : ayant écarté le titre de travail (L'Abbaye du crime) et ne pouvant l'intituler Adso de Melk, parce que les éditeurs italiens n'aiment pas les noms propres, il eut l'idée de s'inspirer de la citation latine finale : « L'idée [...] me plut parce que la rose est une figure symbolique tellement chargée de significations qu'elle finit par n'en avoir plus aucune ou presque ».
  24. Traduction d'Omar Ali Shah, Albin Michel, ISBN 2-226-04888-X
  25. Quatrains d'Omar Khayyam traduits du persan par Charles Grolleau, Champ libre ISBN|2-85184-091-6
  26. Roger Phillips et Martyn Rix, Histoire des roses, La Maison rustique, Paris, 1994 (ISBN 2-7066-1737-3), p. 13.
  27. Roger Phillips et Martyn Rix, op. cit., p. 12.
  28. la rose : étymologie, histoire et symbolique, archive Wikiwix
  29. http://books.google.fr/books?id=vVtWj-W-KP8C&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
  30. Isparta, capitale de la rose
  31. Le Kenya voit la vie en roses - L'Express - 12/05/03
  32. Jeanne Bourrin, La Rose et la mandragore, (ISBN 2-87686-072-4), p. 162.
  33. Allen Lacy, Splendeur des roses, Flammarion, 1999 (ISBN 2-08-200-921-1), p. 142.
  34. Peter McHoy, Le Grand Livre des roses, éd. La Martinière, 1998 (ISBN 2-84198-215-7)

Annexes[modifier | modifier le code]

Peinture montrant plusieurs variétés de roses, du New International Encyclopedia, 1902

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Beales (trad. Jérôme Goutier), Roses, Paris, Sté Nouvelle des Éditions du Chêne,‎ 1989, 431 p. (ISBN 2851085891)
  • Alice Caron Lambert, Le Roman des roses, éd. du Chêne, 1999 (ISBN 978-2-84277-170-6)
  • Éléonore Cruse, Roses anciennes et botaniques, photographies de Paul Starosta, éd. du Chêne, 1999 (ISBN 2-84277-034-X)
  • Georges Delbard, Le Grand Livre de la rose, éd. G. Delbard (ISBN 2-85056-521-0)
  • Marie-Thérèse Haudebourg, Roses et jardins, Hachette, Paris, 2005 (ISBN 2-01-236947-2)
  • François Joyaux, La rose, une passion française. Histoire de la rose en France 1778-1914, éditions Complexe, 2001 (ISBN 2-87027-871-3).
  • François Joyaux, Les Roses de l'Impératrice, la rosomanie au temps de Joséphine, éditions Complexe (ISBN 2-8048-0041-5)
  • François Joyaux, Nouvelle encyclopédie des roses anciennes, Ulmer, Paris, 2005 (ISBN 2-84138-205-2).
  • François Joyaux et Georges Lévêque, La rose de France, rosa gallica et sa descendance, Imprimerie nationale éditions, 1998 (ISBN 2-7433-0251-8).
  • Nadia de Kermel, Petit Larousse des roses : Les meilleures roses conseillées par les meilleurs spécialistes, Larousse,‎ 2011, 190 p. (ISBN 978-2-03-585135-2)
  • Allen Lacy, Splendeur des roses, Flammarion, 1999 (ISBN 2-08-200-921-1)
  • Daniel Lemonnier (préf. Brent C. Dickerson), Le livre des roses : Histoire des roses de nos jardins, Paris, Belin,‎ 2014, 320 p. (ISBN 978-2-7011-7668-0)
  • Peter McHoy, Le Grand Livre des roses, Manise, 1998 (ISBN 2-841980847)
  • Roger Phillips et Martyn Rix, Les Roses, Solar, 1988 (ISBN 2-263-01257-5)
  • Roger Phillips et Martyn Rix, Histoire des roses, La Maison rustique, 1994 (ISBN 2-7066-1737-3)
  • Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984 (ISBN 2-7066-0139-6)
    Les rosiers botaniques et les cultivars introduits avant l'année 1920, 700 taxons disponibles en Europe sont traités
  • Claude-Antoine Thory, Les Roses, Firmin-Didot, 1817-1824. 3 vol. (156, 122 et 125 pages; 55, 60 et 54 planches de Pierre-Joseph Redouté.) Consultable sur Gallica
  • William Wheeler, Histoires de roses, éditions Du May, 1995, 141 p. (ISBN 2-84102-021-5)


  • La rose, le rosier, Recherches, Dossier 11, suppl. INRA mensuel, 81, février 1995, 47 p.
  • Fabrice Foucher, Michel Chevalier, Christophe Corre, Vanessa Soufflet-Freslon, Fabrice Legeai et Laurence Hibrand-Saint Oyant, 2008, New resources for studying the rose flowering process, Genome, 51(10): 827-837.
  • Hibrand-Saint Oyant L., Crespel L., Rajapakse S., Zhang L. et Foucher F., 2008, Genetic linkage maps of rose constructed with new microsatellite markers and locating QTL controlling flowering traits, Tree Genetics and Genomes, 1: 11-23.
  • Foucher F., Hibrand-Saint Oyant L., 2008, De nouvelles ressources génétiques et génomiques pour l’étude de la floraison chez le rosier, INRA, Faits marquants 2008, 8-9.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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