La Nouvelle-Orléans

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La Nouvelle-Orléans
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article La Nouvelle-Orléans
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Louisiane Louisiane
Paroisse Orléans
Maire Mitch Landrieu (D)
Démographie
Population 378 715 hab. (2013)
Densité 418 hab./km2
Population Aire urbaine 1 240 977 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 29° 58′ 00″ N 90° 03′ 00″ O / 29.966667, -90.05 ()29° 58′ 00″ Nord 90° 03′ 00″ Ouest / 29.966667, -90.05 ()  
Superficie 90 700 ha = 907 km2
· dont terre 467,6 km2 (51,55 %)
· dont eau 439,4 km2 (48,45 %)
Fuseau horaire CST (UTC-6)
Divers
Fondation 1718
Surnom The Crescent City, The Big Easy, The City That Care Forgot, NOLA (acronyme de New Orleans LouisianA)
Localisation
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Carte de la paroisse

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La Nouvelle-Orléans

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La Nouvelle-Orléans
Liens
Site web http://www.nola.gov/

La Nouvelle-Orléans (New Orleans en anglais) est la plus grande ville de l'État de Louisiane, aux États-Unis, comptant 343 829 habitants et 1 167 764 dans l'agglomération (recensement fédéral de 2010). Les limites de la paroisse d'Orléans, l'une des 64 paroisses subdivisant l'État de Louisiane, correspondent à celles de la ville de La Nouvelle-Orléans.

C'est un centre industriel et de distribution, un port de mer important et une ville à la vie culturelle riche, ancienne et vibrante (d'où son surnom de Big Easy, la « grosse facile »), surtout pour sa musique, le jazz, et sa cuisine à base de fruits de mer (crevettes, huîtres, écrevisses). La ville est située sur les bords du Mississippi, non loin de son delta, sur les rives sud du lac Pontchartrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période coloniale[modifier | modifier le code]

En 1691, les explorateurs français arpentent la région du delta du fleuve Mississippi. Les coureurs des bois et trappeurs français et canadiens parcourent le territoire et troquent la fourrure avec les Amérindiens. En 1701, un premier comptoir de la fin du XVIIe siècle est transformé en poste de traite fortifié sous le nom de Fort Saint-Jean à la confluence du bayou Saint-Jean et du lac Pontchartrain juste au nord de la future cité de La Nouvelle-Orléans.

Vue de La Nouvelle-Orléans en 1720.

La ville fut fondée par les Français sous la direction du Canadien Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en 1718. Le nom de la ville fut choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devint la capitale de Louisiane française en 1722[1](la capitale fut transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans).

Le site retenu est celui d'un méandre du Mississippi, d'où la forme en croissant de la ville : elle est surnommée Crescent City, la ville en forme de croissant. Des fortifications devaient l'entourer dès le début, mais elles ne furent jamais réalisées. Ce n'est qu'en 1760 qu'une palissade en bois fut construite en urgence.

Les plans de La Nouvelle-Orléans furent dessinés par Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour sur le modèle traditionnel des villes nouvelles, c'est-à-dire un damier symétrique, dont la taille maximale devait être de 88 hectares divisés en 66 îlots[2], avec une place où se trouvaient l’église (la future cathédrale Saint-Louis), la maison du gouverneur et des casernes. Sur les quais furent aménagés des magasins, un hôpital et le couvent des Ursulines. C'est notamment Adrien de Pauger qui dessina les plans du Vieux Carré avec ses rues à angle droit. La construction s'avéra très difficile à cause du climat mais aussi des forêts denses qui occupaient le site : l'ouragan de 1722 causa d'énormes dommages[3]. Le manque de main d'œuvre, les épidémies et les moustiques ralentirent également les travaux. Le creusement du chenal démarra en 1723. La digue le long du Mississippi fut achevée en 1724.

La Nouvelle-Orléans en 1728.
Plan de La Nouvelle-Orléans en 1763.
Le vieux carré, ou quartier français.
La cathédrale Saint-Louis vue de Jackson square.

Le fait que la Louisiane fût dépourvue de structures sociales, politiques et religieuses rigides donnait à tous le sentiment d'une liberté accrue. Selon les registres paroissiaux de l'époque, la moitié des catholiques de La Nouvelle-Orléans ne faisaient pas leurs pâques et n'entraient que rarement dans l'église Saint-Louis. La fréquentation des Amérindiens aux mœurs plus libres, notamment en matière sexuelle, a dû contribuer à l'évolution des mentalités. Mais surtout le manque de femmes était un problème majeur. Le Royaume de France procéda à l'envoi de contingents de femmes pour la Nouvelle-France et notamment pour la Louisiane française. Des Filles du Roi furent envoyées dès la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle arrivèrent les Filles de la cassette, pourvues d'un trousseau fourni sur les deniers de la cassette royale. En quelques années, arrivèrent de France plus de 1 300 femmes, dont 160 prostituées. Les cas de bigamie n'étaient pas rares et beaucoup de colons français prenaient de jeunes amérindiennes et surtout des jeunes femmes noires comme maîtresses, qu'ils installaient dans leur propriété grâce au système du plaçage, le Code noir empêchant tout mariage inter-racial. Bref, la ville de La Nouvelle-Orléans abritait une communauté cosmopolite, multiraciale et même, par certains aspects, interlope.

En 1733, lorsque Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville redevint gouverneur de la Louisiane, La Nouvelle-Orléans avait déjà la réputation d'une ville libre et joyeuse, avec ses fêtes, ses bonnes tables et ses danses. Durant toute cette période, le français de France demeura la langue officielle de la colonie : c'était la seule langue des Blancs, mais les Noirs parlaient le créole (à base de français) et les amérindiens, leurs langues ancestrales.

La Nouvelle-Orléans devint la capitale économique de la Louisiane. Elle exportait des peaux venues de l'intérieur ainsi que des produits des plantations (indigo, tabac…).

En 1762, la colonie fut cédée à l'Empire espagnol par un accord secret : le traité de Fontainebleau, qui fut confirmé par le traité de Paris, mais aucun gouverneur espagnol (Antonio de Ulloa) ne vint pour prendre le contrôle de la ville avant 1766. De même, peu d'hispanophones vinrent s'installer dans la capitale louisianaise. Certains des premiers colons français ne furent jamais satisfaits du régime espagnol et firent de multiples pétitions pour retourner sous celui de la France. Le 28 octobre 1768, un groupe de colons créoles tenta de chasser les Espagnols de la ville à la suite de l'établissement de l'exclusif. La reprise en main se fit par une troupe envoyée en juillet 1769. Les meneurs furent arrêtés et neuf d'entre eux furent condamnés à mort[4]. Un conseil municipal fut instauré pour satisfaire les revendications locales.

Un incendie détruisit 856 immeubles de La Nouvelle-Orléans le 21 mars 1788 et un autre 212 en décembre 1794. En conséquence, un règlement d'urbanisme imposa la brique en remplacement du bois pour les maisons à étage, et les tuiles pour les couvertures.

La population de la ville se limite à 4 985 habitants en 1785, avec un total de 32 000 habitants pour toute la Louisiane, alors espagnole et englobant la partie occidentale de la Floride, en particulier le secteur de Biloxi[5].

En 1791, le nouveau gouverneur de la Louisiane, Carondelet, impulsa une politique culturelle tout en développant l'amélioration et le confort des Louisianais, comme l'installation de l'éclairage des rues. Un théâtre fut construit rue Saint-Pierre, le Théâtre de la Rue Saint-Pierre, qui était un bâtiment construit en bois du pays situé dans le centre-ville de La Nouvelle-Orléans, situé dans le quartier du Vieux carré. Le directeur du théâtre était un réfugié de Saint-Domingue, Jean Baptiste Le Sueur Fontaine. Il fit jouer des comédiens français tel que Jeanne-Marie Marsan.

En 1795, l'Espagne autorisa les États-Unis à utiliser le port. La ville revint sous le contrôle français en 1800 mais en 1803 Napoléon Bonaparte vendit la Louisiane (qui comprenait un territoire beaucoup plus vaste) aux États-Unis pour 80 millions de francs. À cette époque, la ville comptait environ huit mille habitants. La même année, le premier maire de la ville, Étienne de Boré, nommé par le gouverneur William C. C. Claiborne, institua une force de police, sous la direction de Pierre Achille Rivery, à la tête de vingt-cinq hommes.

La population souffrit d'épidémies de fièvre jaune, malaria et variole, éradiquées après 1905.

Le Vieux carré (quartier français) de La Nouvelle-Orléans, Louisiane.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue de La Nouvelle-Orléans en 1803

La Louisiane devient l'un des États des États-Unis en 1803. La Nouvelle-Orléans, en 1805, comptait au total 8 475 habitants. Elle reçoit de 1806 jusqu'en décembre 1809 un total de 9 059 réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique, parmi lesquels 2 731 Blancs, 3 102 Noirs libres et 3 326 esclaves, ce qui fait plus que doubler sa population. En 1810, la ville compte 24 552 habitants dont seulement 3 200 anglophones[6].

Les historiens ont retrouvé leur trace grâce à la très abondante presse française : parmi laquelle Le Moniteur de la Louisiane, le premier journal publié en Louisiane en 1794 par Louis Duclot et sous la rédaction en chef de Jean Baptiste Le Sueur Fontaine, deux des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique, ou L'Ami des Lois (créé en 1809) et L'Abeille de La Nouvelle-Orléans (1825).

La population de la ville fait plus que doubler avec l’arrivée de créoles français qui quittèrent Saint-Domingue à la fin de la colonie en 1802 et 1803 puis, en une seconde vague en 1809, par ceux qui furent expulsés par les Espagnols de l'île de Cuba où beaucoup s'étaient réfugiés autour de Santiago ; certains vont cultiver le coton dans les quatre États du Sud des États-Unis qui représenteront 80 % de la culture du coton en 1860 (Louisiane, Alabama, Mississippi et Georgie). Pendant la Guerre anglo-américaine de 1812 les Britanniques envoyèrent une force pour essayer de conquérir la ville mais ils furent vaincus par les troupes commandées par Andrew Jackson à quelques kilomètres en aval, à Chalmette, le 8 janvier 1815 (bataille de La Nouvelle-Orléans).

La population de la ville doubla dans les années 1830. Vers 1840, elle atteint même 100 000 habitants, ce qui en fit la quatrième ville des États-Unis. Selon Brasseaux, près de cinquante mille Français ont pénétré dans les États-Unis par La Nouvelle-Orléans entre 1820 et 1860, tandis que l'autre port, Bâton Rouge, assurait le transport des esclaves venus de la Côte Est. Il fallait désormais le ménager : en 1808, la traite avait été interdite.

La ville est la capitale de l’État de Louisiane jusqu’en 1849, puis de 1865 à 1880. À cette date, Bâton-Rouge prit le relais. Son port eut un rôle majeur dans la traite des esclaves, alors qu'elle avait la plus grande communauté d'origine servile.

L'histoire de Delphine Lalaurie est probablement la plus connue des faits divers macabres du quartier français (Vieux Carré). Madame Lalaurie, mondaine respectée, accueillait nombre de grands événements dans son opulent domicile, 1140 rue Royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves étant illégal, la société commença à éviter LaLaurie après qu'un voisin eut surpris cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclave avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et se tua. Le voisin avertit les autorités. Ce fut la fin de la carrière sociale de Lalaurie, rejetée par la bonne société.

Lors de la guerre de Sécession, La Nouvelle-Orléans fut prise par l’Union (les Nordistes) sans combat le 1er mai 1862[7]. En leur qualité de garde urbaine, les milices des citoyens européens et principalement français empêchent la destruction de la ville voulue par des émeutiers [8].

Il reste un cachet historique avec la richesse du XIXe siècle au-delà du Vieux Carré ou carré français. La ville accueillit l’Exposition universelle dite du centenaire du coton.

La ville gagna une réputation de débauche et de tripot à la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle notamment avec le quartier interlope de Storyville.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Orléans (au centre, vue de satellite) suit un méandre du fleuve Mississippi (au sud), d'où son surnom The Crescent City (la ville croissant). Le lac Pontchartrain est au nord.
Photo aérienne du centre-ville (à droite du fleuve). Le cercle blanc est le Superdome.

Une grande partie de la ville est située sous le niveau de la mer. D'autre part, elle est bordée par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain. Enfin, la cité est confortée et entourée de digues. Jusqu’au début du XXe siècle, les constructions étaient largement limitées à la partie légèrement surélevée sur les digues naturelles et les bayous car le reste de la région était constitué de marécages soumis à de fréquentes crues. Ce qui donna à la ville, au XIXe siècle, la forme d’un croissant. Dans les années 1910, l’ingénieur A. Baldwin Wood proposa un plan ambitieux de drainage avec des pompes de sa conception qui sont toujours utilisées aujourd'hui.

Dans les années 1920, dans un effort de modernisation de l’aspect de la ville, beaucoup de rambardes des balcons de la rue du Canal, la rue commerçante, furent retirées. Dans les années 1960, les streetcars furent remplacées par des autobus. Ces décisions furent ensuite considérées comme des erreurs et désormais la rue est revenue à son aspect initial, ce qui plaît aux touristes en quête de dépaysement.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

À la suite du passage de l'ouragan Katrina le 29 août 2005, sa population a été, en grande partie, évacuée vers des villes de Louisiane, du Texas et d'autres États de la fédération américaine (voir Conséquences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans). Actuellement, la ville est progressivement reconstruite, mais une partie des habitants évacués ne sont jamais revenus, La Nouvelle-Orléans a de fait définitivement perdu 30% de sa population[9].

Les 30 et 31 août 2008, la ville est de nouveau évacuée, à la suite de l'annonce de l'approche de l'ouragan Gustav, qui contourne finalement la ville le lendemain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

La ville couvre une superficie de 907 km2, dont 48,45 % en plans d'eau. La Nouvelle-Orléans suit un méandre du Mississippi, d'où son surnom The Crescent City (la ville croissant). La ville est enclavée entre le lac Pontchartrain au nord, le Mississippi qui traverse la ville au sud, la paroisse de Jefferson au sud-ouest et la paroisse Plaquemine au sud-est. La plus grande partie de son territoire est située en dessous du niveau de la mer (environ 60 cm). Certaines zones se trouvant déjà à 5 m au-dessous du niveau de la mer continuent à s'enfoncer en moyenne de 6 mm et jusqu'à 2,5 cm par an dans certains quartiers. Les barrages et les digues construits pour dompter les crues du Mississippi et faciliter le trafic fluvial ayant privé le delta des dépôts de sédiments et d'alluvions, les zones humides qui protégeaient la ville des eaux déchaînées se retrouvent aujourd'hui sous les vagues.

Climat[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Orléans est soumise à un climat subtropical humide, caractérisé par des hivers peu humides (16 à 25 °C) en moyennes la journée. Le printemps est une des meilleures périodes pour visiter la ville pour ses bonnes températures et son peu d'humidité. L'été, les températures sont très élevées (35 °C), les matins et les débuts d'après midi sont ensoleillés et des périodes orageuses se font souvent ressentir en fin de journée. L'humidité du climat est particulièrement prégnante en été, à la fin duquel la ville peut être frappée par des ouragans provenant du golfe du Mexique. Les automnes sont chauds et secs.

Au cours de son histoire, la ville a été dévastée vingt-sept fois par des ouragans ou des inondations, soit environ une fois tous les onze ans.

Relevé météorologique de La Nouvelle-Orléans aéroport internationale (Normales 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,6 8,4 11,5 15,1 19,6 22,6 23,6 23,6 21,8 16,5 11,5 7,8 15,7
Température moyenne (°C) 11,7 13,5 16,8 20,3 24,6 27,2 28,2 28,2 26,2 21,5 16,8 12,9 20,7
Température maximale moyenne (°C) 16,6 18,5 22,1 25,6 29,6 31,9 32,8 32,8 30,7 26,6 22 17,9 25,6
Ensoleillement (h) 151,9 163,9 220,1 252 279 273 257,3 251,1 228 241,8 171 158,1 2 647,2
Précipitations (mm) 130,3 134,6 114,3 116,1 116,8 201,9 152,1 155,4 130,6 90,9 114 134,9 1 591,9
Nombre de jours avec précipitations 9,3 8,8 8,2 6,9 7,6 12,9 13,6 13 9,4 7,6 7,6 9,1 114
Source : NOAA [10]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
16,6
6,6
130,3
 
 
 
18,5
8,4
134,6
 
 
 
22,1
11,5
114,3
 
 
 
25,6
15,1
116,1
 
 
 
29,6
19,6
116,8
 
 
 
31,9
22,6
201,9
 
 
 
32,8
23,6
152,1
 
 
 
32,8
23,6
155,4
 
 
 
30,7
21,8
130,6
 
 
 
26,6
16,5
90,9
 
 
 
22
11,5
114
 
 
 
17,9
7,8
134,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[11]
Année Habitants Évolutions
1810 17 242 -
1820 27 176 +57,6 %
1830 46 082 +69,6 %
1840 102 193 +121,8 %
1850 116 375 +13,9 %
1860 168 675 +44,9 %
1870 191 418 +13,5 %
1880 216 090 +12,9 %
1890 242 039 +12,0 %
1900 287 104 +18,6 %
1910 339 075 +18,1 %
Année Habitants Évolutions
1920 387 219 +14,2 %
1930 458 762 +18,5 %
1940 494 537 +7,8 %
1950 570 445 +15,3 %
1960 627 525 +10,0 %
1970 593 471 −5,4 %
1980 557 515 −6,1 %
1990 496 938 −10,9 %
2000 484 674 −2,5 %
2010 343 829 −29,1 %
2012 369 250 +7,4 %

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement américain de 2000[18], La Nouvelle-Orléans est composée de :

  • Autres : 1,30 %

Sociologie[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Orléans est une des villes les moins riches des États-Unis. Elle compte l'une des plus importantes populations noires du pays (67 % des habitants de la ville).

Quand le taux national de la criminalité a diminué, celui des homicides a augmenté de manière significative à La Nouvelle-Orléans. Ainsi, une personne résidant à La Nouvelle-Orléans a dix fois plus de risque de se faire assassiner que l'Américain moyen. Le taux d'homicides y est supérieur à ceux d'autres villes plus grandes comme New York, Los Angeles ou Chicago.

Économie[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Le centre des affaires de La Nouvelle-Orléans, vue depuis le Mississippi
Raffinerie de pétrole près de La Nouvelle-Orléans, sur le Mississippi.

L'économie de La Nouvelle-Orléans est en déclin depuis plusieurs générations. La Nouvelle-Orléans a longtemps été un grand port international qui profitait de sa situation privilégiée au débouché des Grandes Plaines : le port exportait des céréales (12,5 millions de tonnes en 1996). Il vivait aussi grâce à une vaste arrière-pays irrigué par les 23 000 km du réseau fluvial du Mississippi et de ses affluents. Il était au premier rang mondial pour les navires porte-barges.

Au XIXe siècle, La Nouvelle-Orléans était le site d'un Hôtel des Monnaies des États-Unis. Aujourd'hui, son bâtiment est un musée de l'État de la Louisiane.

Au XXe siècle, sous l'administration autoritaire du gouverneur Huey Long, l'État de Louisiane a développé ses installations portuaires et l'industrie liée à l'activité pétrolière, donnant ainsi l'occasion à de nombreux habitants d'intégrer la classe ouvrière ou la classe moyenne. Le chantier naval Avondale est le principal site industriel de Louisiane en termes d'emplois.

Mais ensuite, le développement de l'économie productive ou des secteurs comme l'énergie ou le commerce, offrant des salaires élevés, ont été abandonnés au profit des arts, de la culture et surtout du tourisme.

Le tourisme est ainsi devenu l'activité principale de base de La Nouvelle-Orléans. C'est cependant une activité aux salaires peu élevés, souvent de 50 % en dessous de la moyenne nationale permettant à près de la moitié des employés, principalement noirs, de maintenir leur famille au-dessus du seuil de pauvreté. Avec la culture, c'est un secteur d'activité qui a surtout profité à la partie blanche de la population[réf. nécessaire], propriétaires de restaurants, d'hôtels, ou encore agents et promoteurs immobiliers.

Le port[modifier | modifier le code]

Deux navires de croisière de la Sté Carnival à quai à La Nouvelle-Orléans réquisitionnés après le passage de Katrina

Le port de La Nouvelle-Orléans est le cinquième port des États-Unis en volume de marchandise, en valeur de marchandises transportées, le port de La Nouvelle-Orléans se situe à la douzième position. Il dispose également de la plus grande longueur de quai avec 3,1 kilomètres de long et peut accueillir 13 navires en même temps.

Cette installation portuaire traite un volume équivalent à 84 millions de tonnes de fret par an. Le port du sud de la Louisiane situé entre La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge, traite quant à lui, 199 millions de tonnes de fret. Les deux étant combinés forment le plus grand port au monde, en gros tonnage et le quatrième par volume annuel traité.

La Nouvelle-Orléans est l'un des principaux ports dans le monde pour le transbordement d'acier, de caoutchouc et de café. Il accueille plus de 6000 bateaux par an et 700 000 passagers en transit pour les Caraïbes, le Mexique et les Bahamas.

Les exportations du port de La Nouvelle-Orléans se concentrent principalement sur les productions du sud des États-Unis : les céréales et les produits pétroliers.

Le port accueille dans ses terminaux « Erato street », « Julia street 1 » et « Julia street 2 » soient donc près de 700 000 passagers de différentes compagnies telles que : Carnival Cruise Lines, Royal Caribbean Cruise Line, Norwegian Cruise Line et ACCL.

Culture[modifier | modifier le code]

Héritage culturel de La Nouvelle-Orléans[modifier | modifier le code]

La ville est au cœur de la culture des Caraïbes y compris le culte du Vaudou. Beaucoup de visiteurs adoptent le slogan cadien « Laissez les bons temps rouler », notamment en flânant dans le carré français (Vieux Carré) qui est entouré par le fleuve et les rues du Rempart, Canal et Esplanade. Une des spécialités locales à déguster au Café du Monde (près du French Market) : le café au lait avec des beignets. Le Natchez, un Bateau à roues à aubes, fait quotidiennement un tour sur le fleuve Mississippi.

Désormais deux lignes de streetcars (une sorte de tramway) avec la ligne rouge parallèlement à la rue Canal à travers le Vieux Carré et la verte le long de la rue Saint-Charles, desservent les citoyens de La Nouvelle-Orléans. Une promenade nostalgique à jamais immortalisée dans la fameuse pièce de Tennessee Williams Un tramway nommé désir.

À cause de la hauteur de la nappe phréatique, les cimetières utilisent des cryptes. Depuis longtemps, des cérémonies funèbres sont accompagnées par des musiciens de jazz. Aucune visite à La Nouvelle-Orléans n'est complète sans une excursion dans les musées extérieurs les plus anciens de la ville, ses cimetières historiques (cimetière Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans). Souvent appelé les Cités des morts, ces cimetières sont remarquables pour leurs tombeaux uniques et en surface. Lesdits tombeaux sont des monuments des dix-huitième, dix-neuvième et du début du vingtième siècle, et sont, comme les cimetières eux-mêmes, une partie remarquable de l'héritage français si particulier de cette ville.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses spécialités culinaires : les beignets néo-orléanais, les haricots rouges avec du riz, le Po'boy et les (sandwiches) Muffaletta ; les huîtres du golfe et les Crawfish (petites écrevisses d'eau douce) ; l'Étouffée, le Jambalaya, le Gumbo, le Sazerac et la cuisine créole.

  • La Nouvelle-Orléans s'enorgueillit d'être la ville qui a la meilleure cuisine des États-Unis et la meilleure musique du monde. En effet, c'est la ville d'où vient le jazz et le blues, et on y mange Cadien ou Créole.
  • L'agglomération compte environ 120 clubs[19] de jazz en 2006.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Francophonie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de la vente de la Louisiane par Napoléon Ier aux États-Unis en 1803, le territoire louisianais est essentiellement peuplé de colons d'origine française, composés de Franco-louisianais, d'Acadiens, de Canadiens français, de créoles et d'esclaves. Devenu l'État de Louisiane, le port de La Nouvelle-Orléans va recevoir un flot important et continu d'immigrants jusqu'à la guerre de Sécession. Les premiers à s'installer entre 1804 et 1810 furent plusieurs milliers de Français en provenance de la colonie de Saint-Domingue fuyant avec leurs esclaves la révolution haïtienne. Puis arrivèrent ensuite quatre flux continus d'immigrants venus du reste des États-Unis, de France, d'Irlande et d'Allemagne.

Ville francophone[modifier | modifier le code]

Carte des municipalités et zones linguistiques de La Nouvelle-Orléans en 1863.

Lors de son voyage en Amérique, Alexis de Tocqueville séjourne à La Nouvelle-Orléans en 1832 et rencontre le procureur-général de la Louisiane, Étienne Mazureau qui lui fournit de nombreuses données sociologiques, démographiques et linguistiques sur la Louisiane et notamment La Nouvelle-Orléans. La ville portuaire est alors divisée en trois municipalités ; deux sont francophones et une anglophone[20].

  • La première municipalité est composée du Vieux carré historique et des quartiers de Tremé, Fontainebleau, Audubon et du Bayou Saint-Jean. C'est une municipalité francophone peuplée depuis la colonisation de la Louisiane française.
  • La seconde municipalité est située en amont du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première et accueille les immigrants américains anglophones venus du reste des États-Unis. Majoritairement protestante, la municipalité va recevoir de nombreux Irlandais catholiques notamment avec la mise en place d'offices religieux catholiques en langue anglaise.
  • La troisième municipalité est située en aval du fleuve Mississippi. Elle est contiguë à la première municipalité. Elle est composée du faubourg Marigny. Elle est peuplée à l'origine de Francophones créoles, mûlatres et métis franco-africains. Elle fut le lieu historique du plaçage, système hérité de la période française, mais en désuétude, qui consistait à placer des femmes esclaves noires pour les maîtres blancs comme concubines. Les enfants métissés, issus de ces centaines de couples devinrent des hommes de couleur libres. La troisième municipalité accueillit, par la suite, plusieurs milliers d'immigrants venus de France au cours du XIXe siècle.

Déclin du français[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la guerre de Sécession, la langue française demeura prépondérante à La Nouvelle-Orléans, mais la division entre Francophones Blancs et Francophones Noirs et Créoles va apparaître lors du conflit armé entre Confédérés et Unionistes. Les Francophones Blancs, majoritairement esclavagistes firent causes communes avec les Confédérés majoritairement favorables au système esclavagiste. Ils préférèrent abandonner une partie de leur identité afin de mieux s'intégrer aux Confédérés anglophones. Les Créoles, métis, mulâtres et esclaves noirs restèrent fidèle à la langue française en raison notamment des idéaux révolutionnaires d'égalité et de liberté de la Révolution française.

Après les ravages et les bouleversements de la guerre civile en raison de la défaite des Confédérés, le paysage linguistique de la Louisiane a changé. Les Francophones ne sont plus majoritaires et s'intègrent à la société américaine. Même si on continue à parler français chez soi, la majorité des écoles n'offrent plus que l'anglais comme langue d'instruction. Quant aux Créoles, mulâtres, métis et anciens esclaves francophones, ils ne peuvent constituer des écoles francophones en raison de leur pauvreté. La langue française va alors régresser jusqu'à la Première Guerre mondiale et sera même bannie officiellement en 1921.

Renouveau de la langue et de la culture française[modifier | modifier le code]

Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane

Il faudra attendre 1968 pour voir renaître officiellement la langue française en Louisiane. Le Conseil pour le développement du français en Louisiane dirigé par James Domengeaux va se battre pour imposer la langue française comme une langue officielle de l'État de Louisiane. Le français n'a jamais totalement disparu, notamment de La Nouvelle-Orléans. Les Anciens le parlent encore et leurs petits-enfants se mettent à s'intéresser à leur origine autrefois française. Un renouveau de l'apprentissage du français apparaît. L'Organisation internationale de la francophonie participe à cet engouement en envoyant des centaines d'enseignants français, belges, québécois, suisses, maghrébins et même vietnamiens former à la fois les élèves et leurs futurs enseignants. Depuis cette date, la langue française a permis aux Franco-louisianais de retrouver une fierté de parler leur langue et d'assumer pleinement leur origine.

Quoique ville majoritairement anglophone, « New Orleans » reste toujours « La Nouvelle-Orléans » dans le rythme des fêtes, les rites et l'atmosphère de son passé français. Selon les derniers chiffres de l'Association américaine de langues vivantes (Modern Language Association), en 2010 le français est la quatrième langue la plus parlée à La Nouvelle-Orléans : 90,31 % des habitants de la ville parlent l'anglais à la maison, 4,84 % parlent l'espagnol, 1,87 % parlent le vietnamien et 1,20 % parlent le français (dont 0,15 % un parler créole)[21]. Sur le million d'habitants de l'agglomération en 1970, seuls 10 % (soit 100 000 personnes) avaient le français comme langue maternelle. Parmi eux, une minorité (40 000 personnes environ) était issue de vieilles familles créoles citadines du Vieux Carré ; moins encore (10 500) de la communauté francophone noire (dont était originaire Sidney Bechet), et le reste (50 000 personnes) étaient des Cadiens ayant quitté leurs bayous ou la Prairie de Lafayette. Toutes ces catégories-là ont été touchées par l'acculturation anglophone intensive introduite par la scolarisation généraliséee dans l'entre-deux-guerres. Elle concerne notamment le demi-million de francophones recensés en 1970 (incluant encore quelques Indiens Koasati, Houma et Chitimacha) sur le million de Franco-louisianais ou « Français de Louisiane », selon l'expression américaine courante Louisiana French.

Un club de Gouren, lutte typiquement bretonne (ouest de la France), est ouvert depuis 1995 à La Nouvelle-Orléans.

Transports[modifier | modifier le code]

En Ville[modifier | modifier le code]

Tramway de La Nouvelle-Orléans
Article détaillé : Tramway de La Nouvelle-Orléans.

Un réseau de transport assez dense géré par la RTA (Regional Transit Authority) couvre l’agglomération néo-orléanaise. Vingt-huit lignes de bus sillonnent La Nouvelle-Orléans (notamment les quartiers d'Algier, Garden District, Mid-City, New-Orleans East et le Quartier français) ainsi que la partie est de la commune indépendante de Metairie (à l'ouest de la ville) et la ville de Gretna (située sur la rive sud du Mississippi). 3 lignes de tramway (streetcar) parcourent les quartiers de Mid-City, Garden District, et le quartier français (French Quarter)[22].

Trains[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Orléans possède une gare Amtrak : la New Orleans Union Passenger Terminal. La ville est ainsi reliée directement à Chicago. La ligne « Crescent » relie New York et La Nouvelle-Orléans en desservant deux autres villes : Washington D.C. et Atlanta. La ligne « Sunset Limited » relie Los Angeles et La Nouvelle-Orléans.

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par l'aéroport international Louis Armstrong de La Nouvelle-Orléans, situé à Kenner à vingt minutes de La Nouvelle-Orléans et ses quartiers du Business District. L'aéroport a un seul terminal principal avec quatre concours ce qui le rend très facile à naviguer. Des navettes offrent un service de transport en commun entre l'aéroport et les quartiers de Central Business District où se trouvent les hôtels.

C'est le 51e aéroport nord-américain avec plus de 7,7 millions de passagers qui y ont transité en 2009. Il est baptisé en 2001 en honneur du jazzman néo-orléanais Louis Armstrong[23].

Administration[modifier | modifier le code]

L'ex-maire de La Nouvelle-Orléans, remplacé en mai 2010 par le démocrate Mitch Landrieu, était le démocrate afro-américain Ray Nagin, élu une première fois au printemps 2002 puis réélu de justesse le 22 avril 2006, moins de huit mois après le passage de Katrina. À la suite de celui-ci, de nombreux policiers ont démissionné du New Orleans Police Department, qui s'est compromis par des violences lors de Katrina.

Célébrations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Carnaval de La Nouvelle-Orléans.
  • La Nouvelle-Orléans est la ville qui organise le plus de festivals dans le monde : chaque année, près de 500 manifestations[19] diverses sont organisées dans différents quartiers.
  • Parmi les célébrations annuelles les plus célèbres sont la saison du carnaval (Mardi gras), avec des parades et des décors flottants. Il a rassemblé près de 700 000 personnes en février 2007[24].
  • Le Festival de Jazz (appelé en anglais New Orleans Jazz & Heritage Festival ou encore « Jazz Fest »), organisé depuis 1969, a rassemblé plus de 400 000 personnes[19] en avril-mai 2006.

Voir Krewe du Vieux (en), Mardi gras de La Nouvelle-Orléans et Mardi gras indien.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Poster électoral de Malik Rahim, ex-Black Panther, candidat Vert pour la campagne municipale de La Nouvelle-Orléans de 2001 et activiste local.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à La Nouvelle-Orléans.


Décès[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à La Nouvelle-Orléans.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs professionnels :

La plus grande infrastructure sportive de la ville est le superdome.

Littérature[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Film se déroulant à La Nouvelle-Orléans.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Film tourné à La Nouvelle-Orléans.

De nombreux films ont été tournés à La Nouvelle-Orléans :

Archevêché[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Nouvelle Orléans est jumelée avec onze villes [25]:

La Nouvelle-Orléans possède aussi de très bons rapports avec la ville d'Orléans, en France, dont les habitants ont déjà envoyé plusieurs dons pour les diverses catastrophes naturelles présentes en Louisiane (comme les raz-de-marée ou l'ouragan Katrina).[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, p. 393
  2. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, p. 402.
  3. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, p. 403.
  4. Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! Histoire de l'Ouest américain d'hier à aujourd'hui, Paris, Flammarion, 2002, page 59
  5. http://books.google.fr/books?id=jq_9Hq8rnlMC&pg=PA20&dq=%22Louis+Duclot%22+Louisiane&ei=k2GBS9qZMZfCM7iE1ecP&cd=7#v=onepage&q=%22Louis%20Duclot%22%20Louisiane&f=false
  6. (en) William C. Davis, The Pirates Laffite : The Treacherous World of the Corsairs of the Gulf, Houghton Mifflin Harcourt,‎ 2 mai 2005, 720 p. (ISBN 978-0151004034), p. 45, 52, 56
  7. Stève Sainlaude, La France et la Confédération sudiste (1861-1865): La question de la reconnaissance diplomatique pendant la guerre de Sécession, éditions L'Harmattan, 2011.
  8. (fr) Farid Ameur, « Au nom de la France, restons unis ! » Les milices françaises de La Nouvelle-Orléans pendant la guerre de Sécession, sur http://ipr.univ-paris1.fr, Institut Pierre Renouvin,‎ 14 octobre 2008 (consulté le 18 octobre 2009)
  9. Sous-paragraphe "Démographie", tableau "Evolution de la population"
  10. ://www.nws.noaa.gov/climate/xmacis.php?wfo=lix
  11. Source : données du Bureau du recensement
  12. J. Meyer, J. Tarrade, A. Rey-Godlzeiguer, Histoire de la France coloniale, tome 1, Paris, Colin, édition de poche, 1991, page 188.
  13. Havard Gilles, Vidal Cécile, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, 2003, page 388
  14. La Nouvelle-Orléans sous le mandat de John Watkins
  15. La Nouvelle-Orléans sous le mandat de James Mather
  16. La Nouvelle-Orléans entre 1815 et 1820
  17. La Charte mai-juin 2010
  18. Recensement de l'an 2000
  19. a, b et c Bruno Lesprit, Jazz Fest à New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006
  20. Alain Saussol, Joseph Zitomersky, Colonies, territoires, sociétés, éditions La'Harmattan, 1996
  21. [www.mla.org/cgi-shl/docstudio/docs.pl?ma]
  22. http://www.norta.com/
  23. http://www.usatourist.com/francais/destinations/louisiana/neworleans/new-orleans-transportation.html
  24. Eric Leser « Nouvelle-Orléans : le Mardi Gras de la renaissance ? », dans Le Monde du [lire en ligne]
  25. Sister Cities designated by Sister Cities International, Inc. (SCI). Consulté le 8 juin 2006.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Rodolphe De Koninck, « Le Delta du Mississippi : une lutte à finir entre l’homme et la nature », Hérodote, Paris, La Découverte, no 121, 2e trimestre 2006, p. 19-41, (ISBN 2707149519).
  • Ranka Bijeljac et Roland Breton, Du langage aux langues, Gallimard « Découvertes ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

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