Carquefou

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47° 17′ 51″ N 1° 29′ 29″ W / 47.2975, -1.49138888889

Carquefou
Image illustrative de l'article Carquefou
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Nantes
Canton Canton de Carquefou (chef-lieu)
Code commune 44026
Code postal 44470
Maire
Mandat en cours
Claude Guillet (NC)
2008-2014
Intercommunalité Nantes Métropole
Site web carquefou.fr
Démographie
Population 17 772 hab. (2009)
Densité 409 hab./km2
Gentilé Carquefoliens
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 51″ Nord
       1° 29′ 29″ Ouest
/ 47.2975, -1.49138888889
Altitudes mini. 1 m — maxi. 76 m
Superficie 43,42 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Carquefou est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays historique du Pays nantais.

Carquefou est longée par l'Erdre, et parsemée de nombreux manoirs construits par les notables nantais à partir du XVIe siècle. Rurale jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune est profondément modifiée par l'expansion urbaine de Nantes, notamment avec l'installation d'une zone industrielle dans les années 1960. Échappant à l'implantation massive de logements, Carquefou a conservé une activité rurale dynamique tout en attirant des entreprises sur son territoire.

Sommaire


[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Localisation de Carquefou en Loire-Atlantique

Carquefou est situé dans la vallée de l'Erdre, à 10 km au nord-est de Nantes (centre)[1].

Les communes limitrophes sont (en sens inverse des aiguilles d'une montre) Nantes, Sainte-Luce-sur-Loire, Thouaré-sur-Loire, Mauves-sur-Loire, Saint-Mars-du-Désert, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.

Communes limitrophes de Carquefou
La Chapelle-sur-Erdre
Erdre
Sucé-sur-Erdre Saint-Mars-du-Désert
Nantes Carquefou Mauves-sur-Loire
La Chalandière
Sainte-Luce-sur-Loire Thouaré-sur-Loire

[modifier] Géographie physique

[modifier] Géologie

Le sol de la commune est composé de deux types de micaschistes, des argiles compactés. L’érosion de cette couche donne son aspect au territoire. Au Sud de la commune, entre Saint-Mars-du-Désert et la Seilleraye, le sol est constitué d'un mélange de limons, d’argiles et de graviers qui forme une couche épaisse d’environ 80 cm. Celle-ci a été formée lors de la dernière grande période glaciaire, la glaciation de Würm : les vents d'ouest ont transporté des particules d’argile et micas[P 1].

Les zones dépressionnaires ont recueilli les dépôts de pentes qui sont originaires des plateaux. Au pliocène, la mer recouvre la région. Lors de cette période sont constitués des dépôts de graviers et de sable rouge le long de l'Erdre et sur le plateau de l'Est de la commune[P 1].

[modifier] Relief

Carquefou est située sur un plateau légèrement ondulé qui offre une pente douce dans l'axe Sud-Est/Nord-Ouest et qui culmine à 76 mètres au niveau du château de la Seilleraye, en bordure Est de la commune[P 2].

Au Nord-Ouest, l’Erdre occupe une vallée dont le versant carquefolien est caractérisé par des petites buttes abruptes culminant à 28 m. Des petites vallées sont creusées par les ruisseaux qui se jettent dans l’Erdre. Les marais (ou boires) de Logné et le ruisseau des Hupières se situent à une altitude de 10 à 20 mètres. De nombreuses hameaux et fermes sont placés sur des petits promontoires[P 2].

Alors qu'au sud la limite entre Carquefou et Sainte-Luce-sur-Loire se situe sur une colline en pente douce, l'est de la commune présente une pente parfois supérieure à 10 %. Ce plateau culmine à 70 m ; il est dénommé Haut Pays, est large d’1,5 km de large. Vers l'est, le plateau redescend vers la vallée du ruisseau de la Chalandière, limite avec la commune de Mauves-sur-Loire[P 2].

Le bourg de Carquefou est situé sur une des hauteurs, à 34 m, le point le plus élevé se trouvant au niveau de son église. La vallée du ruisseau du Charbonneau s'écoule dans une vallée légèrement encaissée au nord du centre ville[P 2].

[modifier] Hydrographie

Les cours d'eau délimitent en partie le territoire de la commune : l’Erdre au Nord-Ouest, le ruisseau des Hupières au Nord, les ruisseaux de la Chalandière et du Gobert à l’Est. Carquefou se situe sur deux bassins versants : celui de l’Erdre (90 % de la superficie de la commune) et celui de la Loire (vallée du Gobert, ruisseau de l’Aubinière)[P 3].

L'Erdre coule dans l'axe Nord-Sud. La majorité des écoulements se fait dans l'axe est-ouest. Le Charbonneau traverse le Nord du centre bourg et alimente le plan d’eau du Charbonneau et l’étang Hervé. Le bassin du Bignon à l’ouest alimente quelques parcelles, ses eaux se jettent directement dans l’Erdre. Le ruisseau de l’Aubinière, affluent de la Loire, prend sa source à Carquefou avant de s’écouler sur Sainte-Luce-sur-Loire mais prend naissance à Carquefou au cœur de la zone industrielle. Entièrement couvert sur le territoire de la commune, ce ruisseau débouche à ciel ouvert juste à l’aval de la départementale. L’Erdre est une rivière où la pêche et de nombreuses activités nautiques sont pratiquées[P 3].

[modifier] Climat

Carquefou est soumise à un climat de type océanique[2]. Les données concernant le climat de Carquefou qui suivent sont extraites d'une source basant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[3], ce qui correspond à la position de l'Aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais.

Climatologie de Bouguenais sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4,0 5,9 9,0 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3,0 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6,0 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24,0 21,8 17,3 12,0 9,0 16,1
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[3]


Lors de la canicule européenne de 2003, Carquefou a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur la période[4]

Ensoleillement, humidité, précipitations
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Ensoleillement (h) 72 99 148 187 211 239 267 239 191 140 91 70 1 956
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45,0 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Nombre de jours avec pluie 12,8 11,0 11,1 8,9 11,0 7,7 6,7 7,0 8,4 10,4 11,1 11,5 117,6
dont nombre de jours avec pluie ≥ 5 mm 6,1 4,8 4,9 3,6 4,5 2,9 2,7 3,1 3,9 5,0 6,2 6,1 53,7
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[3]


Phénomènes
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,4 0,7 2,3 2,4 2,1 2,3 1,4 1,0 0,5 0,4 14,1
Nombre de jours avec grêle 0,4 0,6 0,7 0,6 0,2 0,1 0,1 - - 0,1 0,2 0,3 3,3
Nombre de jours avec neige 1,2 1,3 0,8 0,3 - - - - - - 0,4 1,1 5,1
Nombre de jours avec gel 9 7,6 5,3 1,1 0 0 0 0 0 0,2 2,6 9,7 35,5
Nombre de jours avec brouillard 7,3 5,1 3,8 2,3 2,4 2,2 2,2 4,2 5,6 7,5 7,1 8,6 58,2
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[3],[N 1]


Records
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
(année du record)
-13,0
(1985)
-15,6
(1956)
-7,0
(1965)
-2,6
(1973)
-0,9
(1979)
3,8
(1975)
6,1
(1975)
5,6
(1956)
2,8
(1952)
-3,3
(1997)
-6,8
(1993)
-10,2
(1962)
Record de chaleur (°C)
(année du record)
17,6
(1969)
21,4
(1960)
23,2
(1965)
27,5
(1949)
32,0
(1953)
36,8
(1952)
40,3
(/1949)
37,4
(1990)
34,3
(1961)
27,0
(1985)
21,1
(1955)
18,4
(1953)
Record de pluie en 24 h (mm)
(année du record)
50,1
(1961)
31,9
(1981)
46,8
(1967)
36,4
(1983)
46,7
(1981)
35,9
(1968)
94,9
(1977)
53,4
(1970)
48,2
(1975)
42,5
(1979)
39,0
(1970)
35,8
(1989)
Record de vent (km/h)
(année du record)
112
(1990)
133
(1990)
112
(1986)
90
(1990)
97
(1983)
83
(1987)
76
(1988)
83
(1992)
108
(1993)
115
(1987)
104
(1987)
122
(1989)
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990


Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Carquefou avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[3].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bouguenais 1 956 789 5 14 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

[modifier] Voies de communication et transports

[modifier] Réseau routier

La commune est traversée par une route d'importance nationale, l'autoroute A11, dite L'Océane, qui joint l'Île-de-France à Nantes, et qui fait partie de l'axe routier qui relie Paris au sud de la Bretagne. Carquefou est desservie par l'échangeur no 22, qui se situe sur son territoire. Cet échangeur permet d'accéder à l'A811, qui rejoint le centre de Nantes, et la D178 qui prolonge cet axe vers le nord (Nort-sur-Erdre, Châteaubriant). Au sud, la commune est délimitée par l'axe historique de liaison vers Angers et Paris, la RD723, ancienne RN23. Cet axe connaît un fort trafic (15 500 véhicules par jour en 2007). Il est classé « Route Principale de catégorie 1 » par le conseil général de la Loire-Atlantique, et constitue une coupure pour les déplacements entre Carquefou et Sainte-Luce-sur-Loire[P 4].

Les voies secondaires notables sont la RD37 qui rejoint Sucé-sur-Erdre au nord et Thouaré-sur-Loire au sud, l'ancienne RD178 qui conduit du centre de Carquefou au centre de Nantes via la Beaujoire, et la RD337 qui relie le bourg de la commune à Sainte-Luce-sur-Loire via la zone industrielle de Carquefou[P 5].

[modifier] Voies ferroviaires

Gare de Carquefou

La commune possède une gare, vestige de l'ancienne ligne de Segré à Nantes-État, dont le seul tronçon encore existant est celui reliant Nantes à Carquefou. Utilisé exclusivement pour le fret, cette voie ferré est l'objet d'un projet de liaison voyageurs dans le cadre du développement du tram-train de Nantes[5].

[modifier] Transports en communs

Le service de transports en commun est assuré par la SEMITAN. Celle-ci propose trois 3 lignes de bus qui conduisent vers la ligne 1 du tramway de Nantes[P 6] :

  • la ligne 76 dessert le centre de Carquefou et la Fleuriaye jusqu’à la station « la Beaujoire » de lanligne 1 du tramway ;
  • la ligne 85 dessert le centre de Carquefou, la Madeleine et la zone industrielle jusqu’à la station « la Haluchère » de la ligne 1 du tramway ;
  • la ligne 95 traverse le Souchais, la Fleuriaye, le centre-ville, le Housseau et la zone industrielle, et aboutit à « la Haluchère » où une liaison avec le tramway est asurée.

Un frein à l'utilisation de ce type de déplacement est le temps nécessaire. En 2007, il faut 45 minutes de trajet pour rejoindre le centre de Nantes[P 7].

Trois lignes du réseau Lignes intérieures de Loire-Atlantique desservent Carquefou pour des destination hors de la communauté urbaine de Nantes-métropole. Vers Soudan au nord du département, la ligne 40 dessert Saint-Mars-du-Désert et Châteaubriant. La ligne 41 a pour terminus Châteaubriant, avec un trajet passant par Sucé-sur-Erdre. La ligne 60 rejoint vers l'est Saint-Mars-la-Jaille[P 6].

[modifier] Urbanisme

[modifier] Morphologie urbaine

Carquefou est située en première couronne de la banlieue de Nantes, à laquelle son développement économique est lié. Le dynamisme de ce développement s’est concrétisé au niveau de la zone industrielle Nantes-Carquefou, qui est un élément déterminant de son urbanisation. Cette zone a été relayée par les nombreuses zones économiques installées de part et d'autre de l'ancienne RN23 devenue localement RD723. Les principaux quartiers urbanisés sont localisés en limite de Nantes, à l’ouest et autour du noyau urbain du centre-ville[P 8].

Les principales caractéristiques d'urbanisation de Carquefou sont[P 8] :

  • au sud et autour du centre-ville, des logements individuels groupés, notamment des pavillons ;
  • au nord des bâtiments récents d'habitat collectif ;
  • à l'est et au nord, des hameaux et des villages ;
  • au sud le long de la RD723 et récemment au nord (La Fleuriaye), des zones d’activités ;
  • des activités commerciales dans le centre.

[modifier] Logement

En 2008, on dénombrait dans la commune un total de 7 097 résidences reparties en 6 779 résidences principales, 172 résidences secondaires et 145 logements vacants. Les logements sont relativement récents : 80 % des résidences ont été construites depuis 1975. En 2008, 4 391 ménages étaient propriétaires de leur résidence principale, 2 331 en étaient locataires (dont 413 dans un logement HLM) et 57 y étaient logées gratuitement[6].

Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968[6]
1968 1975 1982 1990 1999 2008
Résidences principales
1 041
1 802
2 809
4 044
5 464
7 097
Résidences secondaires
36
57
44
54
42
172
Résidences vacantes
42
66
92
121
95
145

[modifier] Toponymie

Le nom de Carquefou vient du latin Quercufolio, Quarquefolio : « chêne vert », de quercus : « chêne ». Il semble qu'avant d'évoquer le chêne, la nom du site était dû à autre arbre, l'hêtre. Le château construit après les invasions germaniques du début du Moyen Âge est baptisé Carcafagum (enceinte de hêtres). Au début du XVe siècle, les écrits désignent l'église de Carquefou sous l'appellation Ecclesia sancti Petri de Quercufolio vel Carcafago[P 8].

Arlèze, cité précédant Carquefou sur le territoire, était sans doute située au niveau du village de Saint-André. Celui-ci était connu au XVe et XVIe siècles sous le nom de Puy-André. Arlèze a donné son nom la forêt de Puzarle (ou Puzarles) aujourd'hui disparue. Le vocable Puzarle(s) vient de Puteo Arlésis, Puy d'Arlèze[7].

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité

Sur le territoire de Carquefou se trouve à l'époque gallo-romaine une localité, Arlèze, dont l'emplacement n'est pas défini. Des vestiges de fermes gauloises et gallo-romaines ont été découverts dans les quartiers du bois Saint-Lys et de la Bréchetière[P 8].

[modifier] Haut Moyen Âge

Articles connexes : Royaume de Bretagne et duché de Bretagne.

En 851, la région passe sous contrôle breton, Carquefou fait partie du royaume puis du duché de Bretagne. Dans le système féodal, le territoire fait partie jusqu'à la Révolution du comté et de la sénéchaussée de Nantes[7].

Vers 1100[7],[N 2], Alain Fergent, duc de Bretagne, donne la forêt d'Arlèze (ou Puzarle) à des moines défricheurs qui s'installent[F 1]. L'existence d'un prieuré est attestée en 1120, de vieux écrits le situant « près du village de Saint-André »[E 1].

[modifier] Organisation féodale

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Carquefou est divisée en trois seigneuries qui ont droit de haute justice :

De ces trois seigneuries dépendent d'autres de moindre importance, et qui ont droit de moyenne et basse justice : la chapellenie de Saint-André de la Hullonnière, la Seilleraye et l'Épinay[7].

[modifier] Guerre de succession de Bretagne

En 1341, Carquefou est, selon le chroniqueur Jean Froissart, « une petite ville entourée d'un fossé avec un rempart de gazon ». Cette année-là la cité se trouve au cœur de Guerre de succession de Bretagne[E 1]. Carquefou et son château, dont la garnison est favorable à Jean de Montfort, subissent l'incendie provoqué par Jean II de France[E 1], duc de Normandie, fils du roi de Philippe VI, à la tête d'une armée de dix mille hommes. Bien que convenablement fortifiée, la place-forte de Carquefou est défendue par trop peu d'hommes, et Jean de Normandie s'en empare sans résistance. Après l'avoir pillée et incendiée, les troupes de Jean de Normandie partent pour mener un siège devant Nantes. Puis les Anglais, alliés de Jean de Montfort, prennent le château de Faye, qui appartient à la famille de Montauban, alliée de Charles de Blois. Depuis cette place forte, ils surveillent l'Erdre. À leur départ, il détruisent entièrement le château[7].

En 1430, le bourg et l'église se situent sur ce qui correspond à la place Aristide Briand actuelle, à environ 200 mètres à l'ouest de l'église présente au XXIe siècle[E 1].

[modifier] Renaissance et Temps modernes

En 1532, suite à l'Union de la Bretagne à la France, Carquefou est intégrée au royaume de France. La ville est marquée à la fin du XVIe siècle par les rivalités entre catholiques et protestants lors des Guerres de religion. Parallèlement à l'insécurité et à la misère que connaît la paroisse jusqu'au XVIIIe siècle, Carquefou accueille de nombreux notables qui font construire ou rénover manoirs et châteaux[F 1].

En 1734, une nouvelle église est bâtie en lieu et place de l'ancienne[E 1].

[modifier] Révolution et chouannerie

Lors de la Révolution française, la majorité de la population rallie la chouannerie. La commune est le théâtre de combats au Clouet[E 1].

Église de Carquefou, achevée en 1874

[modifier] Depuis le XIXe siècle

La nouvelle église est achevée en 1874. Jusqu'au milieu du XXe siècle la ville est essentiellement rurale. En 1965, la zone industrielle de Nantes-Est (centre de gros) est implantée entre Nantes et Carquefou, et accueille de petites industries[F 1]. La ville connaît un rapide essor démographique, mais échappe au phénomène de construction de grands ensembles d'habitations comme c'est le cas à l'ouest de Nantes et à Saint-Herblain, Carquefou étant prioritairement destinée lors de décisions prises en 1958 à recevoir une zone d'activités économiques[8]. Comme toutes les communes limitrophes de Nantes, la ville voit sa population s'accroître à la fin du XXe siècle, de nombreux lotissements pavillonnaires ont été créés.

[modifier] Politique et administration

Carquefou se situe dans la cinquième circonscription de la Loire-Atlantique, dans l'arrondissement de Nantes, et fait partie de la région des Pays de la Loire. La commune est chef-lieu du canton qui porte son nom[9].

[modifier] Tendances politiques et résultats électoraux

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Carquefou un taux d'abstention de 10,43 %[10], inférieur au taux national (16,03 %)[11]. Les électeurs carquefoliens ont principalement voté pour N. Sarkozy 32,65 %, S. Royal 27,44 %, F. Bayrou 24,45 % et J.-M. Le Pen 4,50 %[10]. M. Sarkozy et Mme Royal obtiennent 1,5 % de plus qu'au niveau national[11]. Avec une abstention (11,71 %) toujours inférieure à celle du pays entier, Carquefou vote majoritairement pour M. Sarkozy (51,78 %), devant Mme Royal (48,22 %)[10], avec un écart inférieur à celui de l'ensemble du pays (respectivement 53,06 % et 46,94 %)[11].

Le député de Carquefou (5e circonscription) est M. Michel Ménard (PS) qui, lors des élections législatives de 2007, avec 47,72 % arrive pourtant derrière devant son opposant, M. Robert Diat (Union pour un mouvement populaire, 52,28 %) en ce qui concerne les votes carquefoliens au second tour. Au premier tour, M. Ménard avait obtenu à Carquefou 30,44 %, M. Diat 43,94 % et M. Perrion (UDF-Mouvement démocrate) 13,29 %, aucun autre candidat ne dépassant les 5 %. L'abstention a été respectivement de 35,38 % et 33,31 %[12].

En 2008, l'élection municipale a vu la liste « Action et passion pour Carquefou » conduite par le maire sortant, M. Claude Guillet, obtenir la majorité absolue dès le 1er tour (52,35 %), ce qui lui octroie 26 sièges au conseil municipal, devant « Un nouveau souffle pour Carquefou » conduite par M. Michel Masson (32.55 %, 5 sièges) et « Plus encore pour Carquefou » conduite par Mme Isabelle Bronnec (15,11 %, 2 sièges). L'abstention atteint 34,46 %. M. Claude Guillet est par la suite élu maire par le conseil municipal[13].

[modifier] Administration municipale

L'hôtel de ville

Carquefou compte 33 élus au conseil municipal, le maire M. Claude Guillet est entouré de neuf adjoints[14].

[modifier] Maires de Carquefou

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1972 Joseph de Goué   Marquis
1972 1983 Pierre Stadler    
1983 1989 Francis Sergent    
1989 2003 Gisèle Gautier UMP Sénatrice de 2001 à 2011[15]
2003   Claude Guillet Nouveau Centre  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Intercommunalité

Carquefou fait partie de Nantes Métropole. La ville y est représentée par le maire et deux élus communautaires[16].

[modifier] Fiscalité

Taux et produits des impôts locaux à Carquefou en 2010 [17]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 13,66 % 3 142 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,66 % 3 853 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 36,24 % 89 000
Compensation-relais 0
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0 0

[modifier] Budget

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[18]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[19]

[modifier] Sécurité, instances judiciaire et administrative

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes[20]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[21].

[modifier] Politique environnementale

La commune met en place des actions et des campagnes de sensibilisation visant à respecter les mesures liées au développement durable[22].

La collecte des déchets et le tri sélectif sont assurés par les services de Nantes Métropole.

[modifier] Jumelages

Carquefou est jumelée avec deux communes[23] :

[modifier] Distinctions

En 1997, Carquefou a été élue Ville la plus sportive des Pays de la Loire, et a reçu une nouvelle fois cette distinction en 2007.

En 1998, Carquefou a été distinguée par la "Marianne d'Or".

En 2010, Carquefou a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[24].

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Carquefou est une commune urbaine, une des 19 communes de banlieue de l’unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l’aire urbaine de Nantes et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[25].

[modifier] Évolution démographique

En 2009, Carquefou comptait 17 772 habitants (soit une augmentation de 16 % par rapport à 1999). La commune occupait le 511e rang au niveau national, alors qu'elle était au 583e en 1999, et le 9e au niveau départemental sur 221 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Carquefou depuis cette date. Depuis le début du XXIe siècle, pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[N 3],[26],[27].

Le maximum de la population a été atteint en 2007 avec 17 956 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 273 1 259 2 156 2 379 2 626 2 637 2 690 2 912 2 899
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 891 2 810 2 897 2 799 2 782 2 932 2 909 2 902 2 751
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 670 2 843 2 609 2 586 2 538 2 472 2 635 3 026 3 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
3 287 3 744 6 239 9 664 12 877 15 369 17 898 17 772 -
Sources : pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[28], base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[29], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[30],[31],[32].
Histogramme

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans : 19,9 %, 15 à 29 ans : 27,2 %, 30 à 44 ans : 16,7 %, 45 à 59 ans : 21,7 % , plus de 60 ans : 14,4 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans : 18,4 %, 15 à 29 ans : 20,3 %, 30 à 44 ans : 19,3 %, 45 à 59 ans : 23,9 % , plus de 60 ans : 18,2 %).
Pyramide des âges à Carquefou en 2008 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,1 
3,9 
75 à 89 ans
5,8 
10,4 
60 à 74 ans
11,3 
21,7 
45 à 59 ans
23,9 
16,7 
30 à 44 ans
19,3 
27,2 
15 à 29 ans
20,3 
19,9 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2008 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,2 
45 à 59 ans
19,9 
21,4 
30 à 44 ans
20,3 
20,3 
15 à 29 ans
18,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

[modifier] Enseignement

La commune dépend de l'académie de Nantes. Carquefou dispose de dix écoles publiques, dont cinq maternelles, et pour l'enseignement privé d'une école élémentaire et une maternelle. Pour le secondaire, on trouve un collège privé (collège Saint-Anne) et un collège public (collège Gérard-Philipe)[P 7].

Pour l'enseignement supérieur, grâce notamment à la proximité du site Atlanpole-la Chantrerie à Nantes, quatre établissements se sont implantés : l'ICAM, l'Institut national de formation et d’enseignement professionnel du caoutchouc (IFOCA), l'institut rural La Charmelière et un IUT[P 9].

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

Tout au long de l'année, plusieurs rendez-vous culturels ont lieu sur la commune : Les Rencontres du Savoir, Les Rendez-vous de l'Erdre, le Salon d'automne...

[modifier] Rencontres internationales du dessin de presse

Le festival des Rencontres Internationales du DEssin de Presse (RIDEP) est né en 2000 à Carquefou. Ces rencontres, qui ont lieu chaque année en janvier à l'Espace culturel de la Fleuriaye, proposent un regard critique, réfléchi et humoristique sur l'actualité internationale et sur les grandes questions de société, à travers le dessin de presse.

Pendant les neuf premières années, de 2000 à 2009, un pays était à l'honneur et, donc, des dessinateurs de renom de ce pays étaient invités à prendre place parmi les dessinateurs français et européens. Pour fêter ces dix ans, le festival a choisi pour thématique la liberté d'expression dans le monde et a invité des dessinateurs de partout dans le monde, essentiellement issus des pays qui ont figurés lors des évènements précédents, ainsi transformant les RIDEP en manifestation à vocation internationale et multiculturelle[34]. Depuis 2010, un thématique est choisi et des dessinateurs d'environ une quinzaine de pays sont présents[35].

Les RIDEP sont ainsi l'occasion chaque année pour un public de près de 7000 personnes de venir échanger avec une trentaine de dessinateurs de presse français et étrangers autour de leur métier, et de thématiques telles que les changements climatiques, l'alimentation, les Droits de l'homme et l'Internet. Cette manifestation s'articule autour de plusieurs temps forts : les rencontres avec les dessinateurs de presse, les conférences-débat, la visite des expositions de photos et de dessins de presse et enfin les animations.

[modifier] Santé

Le centre hospitalier le plus proche se situe à Nantes[36].

[modifier] Sports

Carquefou a été élue Ville la plus sportive des Pays de la Loire en 1997 et 2006 au Challenge de la ville la plus sportive de France. Plus de 50 activités sportives sont proposées à Carquefou, rassemblant quelque 8 300 adhérents pratiquant en loisir ou en compétition. La ville dispose de quatre grands complexes sportifs, une piscine, un golf, une base nautique et un skate park.

Le club de football local, l'US Jeanne d'Arc Carquefou, s'est illustré sur la scène nationale lors de la saison 2007-2008. Évoluant alors dans le bas de tableau en CFA 2 (la 5e division footballistique)[37], le club réalise un brillant parcours en Coupe de France. Le 19 mars 2008, en huitième de finale de la Coupe de France, Carquefou élimine l'Olympique de Marseille, à l'époque 4e de Ligue 1, au stade de la Beaujoire, après avoir battu un autre club de Ligue 1, l'AS Nancy Lorraine, 3e de Ligue 1 et meilleure défense du championnat à l'époque[38], ainsi qu'une équipe de Ligue 2 : Gueugnon. L'aventure de l'US Jeanne d'Arc Carquefou s'arrête le 16 avril 2008 en quarts de finale face au Paris Saint Germain qui l'emporte 1-0 après un but de Pedro Miguel Pauleta[39].

Article détaillé : US Jeanne d'Arc Carquefou.

[modifier] Médias

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Limitrophe de Nantes, Carquefou bénéficie de la même offre de radio et télévision que celle de Nantes.

[modifier] Cultes

Un lieu de culte de la commune est dédié à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la ville fait intégralement partie de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Étienne-sur-Erdre dans la zone pastorale Nantes nord, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes). Le culte est pratiqué dans l'église Saint-Pierre de Carquefou[40].

[modifier] Économie

[modifier] Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 925 €, ce qui plaçait Carquefou au 1 877e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[41].

[modifier] Emploi

En 2008, les Carquefoliens ayant entre 15 et 64 ans étaient 12 075. Les actifs ayant un emploi représentaient 63,7 % de cette population, les retraités en représentaient 8,1 %, les chômeurs 4,1 %, tandis que 4,8 % des habitants de Carquefou étaient considérés comme « autres inactifs ». Enfin la population estudiantine représentait 19,3 % de la population de la commune[42].

La même année l'Insee recense un taux de chômage de 6 % pour la commune[42] contre 9,5 % pour le département[43].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2008

  Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Adminnistration, santé,
enseignement, social
Carquefou 1,3 % 27,2 % 6,3 % 49,5 % 15,8 %
Moyenne nationale 2,8 % 14,7 % 7,4 % 46,0 % 29,1 %
Sources des données : Insee[42]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2008

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Carquefou 0,4 % 3,2 % 19,7 % 25,7 % 18,9 % 32,1 %
Moyenne Nationale 1,7 % 5,4 % 15,3 % 26,1 % 27,8 % 23,7 %
Sources des données : Insee[42]

[modifier] Entreprises et commerces

Selon l'Insee, au 1er janvier 2010, Carquefou comptait 1 025 entreprises[44]. Parmi les entreprises installées sur le territoire de la commune, on relève l'unité de production de la Seita (groupe Imperial Tobacco) et la centrale régionale Ouest de Système U ou encore Brissonneau et Lotz marine[45].

[modifier] Agriculture

En 2003, l'agriculture exploitait 1 650 hectares sur le territoire de la commune (40 %). À cette date il restait 56 exploitations. La production maraîchère, qui occupait 340 hectares, était l'activité la plus dynamique du secteur. L'élevage bovin occupait 900 hectares, 95 % de cette surface étant destinée à la production laitière. La production autorisée s'élevait à 2 900 000 litres, pour 470 vaches laitières. La commune abrite également un centre équestre destiné à l'élevage de chevaux de course, une exploitation de volailles, et un pisciculteur[P 10].

Comparativement à l'ensemble des communes de Nantes métropole, la population agricole de Carquefou est importante[P 10].

[modifier] Culture locale et patrimoine

[modifier] Patrimoine architectural

Deux sites classés monument historique se trouvent à Carquefou. Le château de la Seilleraye ou Sailleraie (1671) a été édifié par l'architecte Delahaye sur les plans dressés, dit-on, par François Mansart, pour Guillaume de Harouys[46],[E 2],[F 2]. On attribue au même Guillaume de Harouys la construction du château de l'Épinay, toujours sur des plans de Mansart, au milieu du XVIIe siècle[47],[E 3]. Il est entouré d'un golf.

Au fil du temps de nombreuses demeures de notables ont été construites sur le territoire de la commune. Le château de La Couronnerie est édifié en 1850 pour Louis Avrouin-Foulon, maire de Carquefou de 1865 à 1878. Le château porte le nom d'une seigneurie attestée en 1398. Cette seigneurie dépend de celle de la Faye[7]. Le château de Maubreuil est détruit lors de la Révolution française. Acheté et reconstruit vers 1815 par le négociant et armateur de navires corsaires nantais Félix Cossin, il revient par héritage à l'époux de la petite-fille de Cossin, le marquis de Dion, qui, en 1934, le cède au département. Celui-ci, en 1938, en fait un sanatorium. En 1972, le château devient un centre de rééducation fonctionnelle[F 3],[E 4].

Le Château de la Barre date du XVe siècle. Son premier seigneur connu s'appelle Guillaume Grimaud, secrétaire du duc Jean V de Bretagne, en 1440. Il est rebâti au XVIIe siècle[E 5],[7]. Le château de la Chambre, du XVIe siècle, et reconstruit au XVIIIe siècle[7]. Au XIXe siècle, monsieur Marchis de la Chambre, maire de Carquefou est propriétaire du château. Il est acheté par M. Binet, directeur des entreprises LU et son épouse Marguerite Écomard, vers 1920, et appartient toujours à cette famille. Le château de la Bréchetière[7], du XVIe siècle siècle, est acquis et reconstruit au XIXe siècle par la famille de M. Guisnel, notaire à Nort-sur-Erdre. Un des enfants Guisnel épouse Alice Écomard en 1924. Le château de Bel-Air[7], du XIXe siècle, est devenu un restaurant. Le château de la Fleuriaye ou Fleuriais (1852) abrite au XXIe siècle des services municipaux[E 6],[F 4].

La famille Écomard a possédé plusieurs châteaux. En 1911, cette famille originaire de Sainte-Pazanne acquiert le château du Clouet, qui date du XVIe siècle. Suite à un incendie dans les années 1980, l'édifice est démoli[7]. Le château de la Bidaudière, du XVIe siècle, est fortement remanié au XVIIIe siècle[7]. Acheté par Arthur Écomard, maire et notaire de Carquefou vers 1900, il appartient toujours à la famille. Le même Arthur Écomard achète le manoir de la Chaumière[7] en 1892 puis l'agrandi. La famille Écomard le vend dans les années 1950.

L'église néo-gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul est construite entre 1869 et 1874. Pendant vingt ans elle est dépourvue de clocher. Celui-ci, culminant à 66 mètres au-dessus du sol, est bâti en 1895-1896[E 7].

[modifier] Patrimoine naturel

[modifier] Zones protégées

Carquefou est dans un espace naturel concerné par une protection internationale : l'estuaire de la Loire. Il s'agit d'un site d’importance communautaire (SIC) au titre de la directive habitats, et la zone de protection spéciale (ZPS) au titre de la directive oiseaux. Trois zones de la commune sont concernées par le réseau Natura 2000[P 11] :

On trouve également à Carquefou cinq ZNIEFF :

[modifier] Parcs et espaces verts

La commune est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs au palmarès 2002 du concours des villes et villages fleuris.

Les plus grandes zones boisées se situent à l'est de la commune, à Maubreuil, La Seilleraye et La Couronnerie. Les vallons abritent également des massifs boisés. Au total, en 2007, les espaces boisés couvrent 175,5 hectares (4 % du territoire de la commune)[P 12].

La base nautique de Port-Jean se situe sur les bords de l'Erdre.

[modifier] Patrimoine culturel

La ville de Carquefou compte plusieurs établissements culturels.

[modifier] Salle de spectacles

L'espace culturel et de loisirs de la Fleuriaye est à la fois un théâtre et un centre de congrès construit en 1994. Comptant plus de 6 700 abonnés, le théâtre de la Fleuriaye est un grand théâtre à l'italienne de 814 places, aux formes arrondies permettant à tous les spectateurs d'être proches de la scène. Il autorise toutes les créations, y compris l'opéra puisqu'une fosse y est aménagée. Le théâtre de la Fleuriaye accueille de nombreux spectacles (plus d'une cinquantaine de représentations par an) dans le domaine du théâtre, de la musique, du cirque et de la danse. Une programmation famille et jeune public est également proposée chaque saison[56].

[modifier] Musée

Le musée de l'Erdre, installé sur le site des Renaudières, propose, depuis novembre 2009, une exposition permanente intitulée L'Erdre vivante. L'exposition explore la rivière, en tant que voie navigable, et les activités humaines qui y sont liées, hier et aujourd'hui. Une programmation de visites, d'ateliers, d'évènements et d'expositions temporaires permet d'aborder différentes thématiques liées à l'Erdre[57].

[modifier] Médiathèque

Fondée en 1986, la médiathèque Hélène-Carrère-d'Encausse de Carquefou est un espace public ouvert à tous et un outil permettant l'accès à l'information et à la culture sous toutes ses formes. Un espace spécialement aménagé dans la section jeunesse avec des podiums permet aux adultes qui le souhaitent de partager un moment de lecture avec leur enfant. Aux beaux jours, le jardin du conte peut également les accueillir. Une salle d'animation de 80 places permet d'accueillir régulièrement des expositions, animations, contes pour tous les publics[58].

[modifier] École de musique

L'école municipale de musique de Carquefou s'adresse aux enfants et adultes désireux de découvrir, de pratiquer et de parfaire leurs connaissances musicales. Ses 20 professeurs diplômés délivrent un enseignement permettant d'acquérir un bon niveau de musiciens amateurs, dans le cadre d'une formation globale alliant culture et formation musicale, apprentissage instrumental et vocal et pratique de la musique d'ensemble en orchestres et petites formations. L'école de musique organise chaque année un grand nombre de concerts et manifestations[59].

[modifier] Espaces d'expositions

La ville de Carquefou accueille le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) de la région Pays de la Loire. La collection du FRAC, constituée depuis 1982, compte aujourd'hui plus de 1 300 œuvres d'art, émanant en particulier d'artistes jeunes, résidant dans la région, en France ou à l'étranger. L'ensemble des œuvres rassemblées depuis 20 ans reflète la diversité de la création d'aujourd'hui[60].

Par ailleurs, l'Espace d'expositions des Renaudières, inauguré en septembre 2008, a pour objectif de proposer au public de s'ouvrir à toutes les formes d'art. Il accueille en moyenne quatre expositions par an, du figuratif à l'abstrait, de l'art brut à l'art singulier. Le lieu accueille des artistes professionnels, mais est également ouvert aux expositions d'arts plastiques des associations carquefoliennes et, après examen de leur proposition, aux artistes amateurs de Carquefou qui souhaiteraient y exposer à titre individuel ou collectif[61].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Emblèmes

[modifier] Héraldique

Blason Blasonnement
De gueules, à un chêne arraché de sinople * glandé d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : Armes parlantes (le chêne de sinople rappelle le nom de la ville : Carquefou vient du latin Quercufolio, Quarquefolio : « chêne vert »). Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Boucher d'Argis en 1882, enregistré le 15 octobre 1978.

[modifier] Devise

La devise de Carquefou : « Quercus Foliata Semper Virens. » « Chêne feuillu toujours vert. »

[modifier] Pour approfondir

[modifier] Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Jean-Noël Roul, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France », 1999, 171 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 211-218 . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Collectif, Entre Erdre et Loire au début du siècle, Nantes, Imprimerie du château, 1992, 171 p.  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Joseph de Goué, Carquefou, son histoire et ses seigneuries : une paroisse bretonne, Nantes, Héron-Mesnier frères, 1912, 160 p. 

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Pour le nombre annuel de jour avec gel, la source mentionne 15,9, sans cohérence avec le détail par mois ; la valeur affichée ici est la somme des valeurs moyennes par mois et est donc sans doute légèrement erronée, mais plus proche de la réalité que le chiffre cité par la source.
  2. L'ouvrage Les Communes de la Loire-Atlantique et le site infobretagne précisent la date de 1100, mais il semble qu'à cette date Alain Fergent est en croisade. Le site infobretagne indique la date de 1112 dans le paragraphe concernant le prieuré Saint-André de la Hullonnière ; c'est en 1112 qu'Alain Fergent, malade, transmet le duché à son fils.
  3. Par convention, les chiffres de la population légale de 2006 et 2009 publiés par l’Insee sont présentés.

[modifier] Références

  1. a, b, c, d, e et f p. 14
  2. p. 33
  3. p. 34
  4. p. 35
  5. p. 7
  6. p. 36
  7. p. 16-17
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, 1999  (voir en bibliographie)
  1. a, b et c Flohic 1999, p. 211
  2. p. 213
  3. p. 214
  4. p. 215
  1. a et b p. 66
  2. a, b, c et d p. 65
  3. a et b p. 68-69
  4. p. 49 et 50
  5. p. 50
  6. a et b p. 52
  7. a et b p. 53
  8. a, b, c et d p. 22
  9. p. 54
  10. a et b p. 48
  11. p. 76
  12. p. 250
  • Autres références
  1. Carquefou sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre. Consulté le 25 novembre 2011.
  2. Carte France - Climat sur site CartesFrance.fr. Consulté le 21 mars 2010.
  3. a, b, c, d et e Relevés 1961-1990 Normale et records - Nantes, Loire-Atlantique (44), 26 m - 1961-1990 sur site infoclimat, 21/03/2010. Consulté le 24 novembre 2011.
  4. Retour sur la canicule d'août 2003 sur Météo France, 20/08/2003. Consulté le 24 novembre 2011.
  5. Ophélie Lemarié, « Le tram-train sur les rails », dans Nantes passion, Mairie de Nantes, no 217, 2011, p. 30-31 [texte intégral] 
  6. a et b Commune : Carquefou (44026) sur le site de l'Insee. Consulté le 18 décembre 2011.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Étymologie et histoire de Carquefou sur infobretagne. Consulté le 7 décembre 2012
  8. Roger Cavé et Xavier Quimbre, Saint-Herblain, parcours d'une ville en mouvement, Saint-Herblain, Cheminements - Ville de Saint-Herblain, 2006, 141 p. (ISBN 978-2-84478-502-2), p. 40 à 42 
  9. Fiche de la commune de Carquefou sur le site de l'Insee. Consulté le 18 décembre 2011.
  10. a, b et c Résultats de l'élection présidentielle - Carquefou sur le site du ministère de l'intérieur. Consulté le 18 décembre 2011
  11. a, b et c Résultats de l'élection présidentielle - France entière sur le site du ministère de l'intérieur. Consulté le 18 décembre 2011
  12. Résultats des élections législatives du dimanche 17 juin 2007 - Carquefou sur le site du ministère de l'intérieur. Consulté le 18 décembre 2011
  13. Municipales 2008 - les résultats - Carquefou sur le site du quotidien Ouest-France. Consulté le 18 décembre 2011.
  14. Le Conseil Municipal sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 11 décembre 2011
  15. Gautier Gisèle sur le site du Sénat. Consulté le 8 février 2012.
  16. Élus de Carquefou sur le site de Nantes Métropole. Consulté le 9 janvier 2012.
  17. Ministère des finances, « Comptes communaux de Carquefou » sur le site du ministère des finances. Consulté le 9 janvier 2012.
  18. Les comptes des communes - Carquefou - Loire-Atlantique sur le site du ministère des finances. Consulté le 9 janvier 2012.
  19. Les comptes des communes - Carquefou - Loire-Atlantique sur le site du ministère des finances. Consulté le 9 janvier 2012.
  20. Liste des juridictions compétentes pour une commune sur le site du ministère de la Justice. Consulté le 9 janvier 2012.
  21. Organisation sur le site de la cour administrative d'appel de Nantes. Consulté le 9 janvier 2012.
  22. Agenda 21 sur le site de la mairie de Carquefou
  23. Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur le site du ministère des affaires étrangères. Consulté le 18 décembre 2011.
  24. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18 décembre 2011.
  25. Carte thématique sur le site de l'Insee. Consulté le 18 décembre 2011 ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  26. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
  27. Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 2 janvier 2012
  28. Carquefou 1836 sur Archinoë portail d'indexation collaborative. Consulté le 6 juillet 2011
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 juillet 2011
  30. a et b Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 6 juillet 2011
  31. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 juillet 2011
  32. Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  33. Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 6 juillet 2011
  34. Les RIDEP - Les éditions précédentes
  35. RIDEP 2011 - Les dessinateurs
  36. Liste des hôpitaux et cliniques de Loire-Atlantique sur l'annuaire sanitaire et social sur le site de l'office national de publication et de communication. Consulté le 18 décembre 2011.
  37. Calendrier : Championnat de France Amateurs 2 sur le site officiel de la Fédération française de football. Consulté le 18 décembre 2011.
  38. « Coupe de France 2007-2008 : Carquefou sort Marseille » sur Wikinews, 19 mars 2008.
  39. Pauleta : « Je félicite Carquefou » sur le site officiel de la FFF, 16 avril 2008. Consulté le 18 décembre 2011.
  40. Les paroisses sur le site du diocèse de Nantes. Consulté le 18 décembre 2011.
  41. CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur le site de l'Insee. Consulté le 6 novembre 2010.
  42. a, b, c et d Chiffres clés - Emploi - Population active sur le site de l'Insee. Consulté le 9 janvier 2012.
  43. Chiffres clés - Emploi - Population active sur le site de l'Insee, 5 octobre 2010. Consulté le 9 janvier 2012.
  44. Démographie des entreprises, 2006-2010 sur le site de l'Insee. Consulté le 9 janvier 2012.
  45. Usine de Creil - Brissonneau & Lotz - Historique sur le site du club des passionnés de Floride et Caravelle. Consulté le 11 février 2012.
  46. château de la Seilleraye, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  47. Château de l'Epinay, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  48. SIC no FR 52000624 et ZPS no FR5212004
  49. ZPS no FR5212002
  50. ZICO PL10
  51. (fr) ZNIEFF 520006643 - Vallée et marais de l'Erdre sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  52. (fr) ZNIEFF 520006645 - Tourbière de Logné sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  53. (fr) ZNIEFF 520013069 - Vallée de la Loire à l'amont de Nantes sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  54. (fr) ZNIEFF 520006602 - Vallée et marais de l'Erdre sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  55. (fr) ZNIEFF 520014629 - Prairies et boire du château de la Seilleraye sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  56. Présentation sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 8 février 2012.
  57. Le musée sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 8 février 2012.
  58. Médiathèque Hélène Carrère d'Encausse sur le site de la médiathèque de Carquefou. Consulté le 18 décembre 2011
  59. L'école de musique sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 8 février 2012.
  60. Le FRAC sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 8 février 2012.
  61. Espace d'exposition des Renaudières sur le site de la mairie de Carquefou. Consulté le 8 février 2012.
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