Le Loroux-Bottereau

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Le Loroux-Bottereau
Image illustrative de l'article Le Loroux-Bottereau
Blason de Le Loroux-Bottereau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Le Loroux-Bottereau
Intercommunalité Communauté de communes Loire-Divatte
Maire
Mandat
Paul Corbet
2014-2020
Code postal 44430
Code commune 44084
Démographie
Gentilé Lorousains
Population
municipale
7 339 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 20″ N 1° 20′ 52″ O / 47.2388888889, -1.3477777777847° 14′ 20″ Nord 1° 20′ 52″ Ouest / 47.2388888889, -1.34777777778  
Altitude Min. 2 m – Max. 93 m
Superficie 45,31 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.loroux-bottereau.fr/

Le Loroux-Bottereau est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Loroux-Bottereau dans le département de la Loire-Atlantique.

Le Loroux-Bottereau est située dans le Vignoble nantais, à environ 20 km au sud-est de Nantes.

Les communes limitrophes sont la Remaudière, le Landreau, Haute-Goulaine, Saint-Julien-de-Concelles, la Chapelle-Basse-Mer et Barbechat en Loire-Atlantique, Landemont en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Le Loroux-Bottereau est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Julien-de-Concelles (3,5 km) La Chapelle-Basse-Mer (5,5 km)
Saint-Julien-de-Concelles (3,5 km)
Landemont (Maine-et-Loire) (9 km) Rose des vents
Nantes (19 km)
Haute-Goulaine (10 km
N La Remaudière (9 km)
O    Le Loroux-Bottereau    E
S
Haute-Goulaine (10 km Le Landreau (5 km)
La Chapelle-Heulin (7,5 km)
Le Landreau (5 km)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Loroux possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Le Lorór-Boterèu (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom rappelle que l'agglomération s’est développée autour d'un modeste oratoire (Oratorio/Oratorium, d'où « Loroux »), puis d'un château appartenant à la famille Botterel, au XIIe siècle.

Lors de la Révolution française, la population du Loroux-Bottereau se range majoritairement dans le camp des Vendéens royalistes et catholiques. Certains Lorousains, surnommés les Gars du Loroux, font partie de l’armée de Charette en 1793. En février et mars 1794, la neuvième colonne incendiaire de Cordellier ravage le pays, faisant quelque mille morts et ne laissant que peu de bâtiments intacts. Plaques et croix posées à l’initiative de la famille Renoul, au cours des XIXe et XXe siècles, perpétuent le souvenir de cette période, notamment à Bas-Briacé, près du château de Briacé, aujourd'hui sur la commune du Landreau, marqué par le martyre d’André Ripoche.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Palé contre-palé d'argent et d'azur, à deux chevrons d'or brochant sur le tout.
Commentaires : Blason peint sur une toile conservée en l'église paroissiale avec mention : « À la paroisse du Loroux pour sa vaillance et son martyre, Charles roi de France a donné ce tableau » (il s'agit de Charles X1829). Blason (délibération municipale du 12 janvier 1989) enregistré le 6 février 1989.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du Loroux-Bottereau : Fortes in bello, in fide autem fortiores ou, en français : « Valeureux dans la guerre et plus encore dans la foi ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Aymé-Simon Renoul    
1912 1940 Louis Linÿer FR avocat, officier de la Légion d'honneur, sénateur
mars 1983 1995 André Bourgoin    
mars 1995 en cours Paul Corbet[Note 1] Divers gauche chef d'entreprise en modelage
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1863, la commune cède une partie de son territoire pour permettre la création du Landreau.

En 2011, la commune comptait 7 339 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 200 2 996 4 971 4 991 4 991 5 335 5 012 5 681 5 932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 058 6 163 4 195 4 067 4 105 4 007 4 029 3 809 3 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 572 3 573 3 476 3 110 3 135 3 052 3 069 2 986 3 024
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 067 3 204 3 488 4 033 4 353 4 936 6 023 6 330 7 339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Le Loroux-Bottereau en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,9 
5,5 
75 à 89 ans
7,9 
9,1 
60 à 74 ans
10,9 
18,3 
45 à 59 ans
16,9 
24,6 
30 à 44 ans
25,8 
16,8 
15 à 29 ans
16,1 
25,5 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, troisième du nom, est construite de 1858 à 1870 dans le style néo-gothique par l'architecte Henry Faucheur. Son clocher, de 75 mètres de haut, cache 8 cloches d'airain de 11 tonnes. Elle abrite un ensemble de fresques (vers 1170-1180), découvertes dans la chapelle Saint-Laurent le 21 juillet 1822, illustrant des scènes légendaires de la vie de l’ermite saint Gilles. Le panneau supérieur représente celle où il est blessé, lors d’une chasse, par Flavius, le roi des Goths ; le panneau inférieur décrit un autre épisode où, à genoux, un souverain coupable de relations incestueuses avec sa sœur, implore le saint homme de lui obtenir le pardon divin. Selon une tradition relatant la vie de saint Gilles, ce souverain est Charles Martel, mais le MAGNVS sur la fresque indique que celle-ci s’inspire d’une autre version légendaire, identifiant le souverain à Charlemagne, qui est pourtant né plusieurs années après la mort de l’ermite.
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  • Le Loroux-Bottereau possède l'une des cinq statues du roi Louis XVI existant encore en France, œuvre du sculpteur Dominique Molknecht, en 1823 (avec notamment celle de la place Maréchal-Foch, à Nantes). Celle qui est placée sur le parvis de l'église du bourg est une copie (l'originale se trouvant à l'office de tourisme). Au mois d'août 1988, l'aîné des Capétiens, Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou, invité par Pierre Renoul et la municipalité, y dépose une gerbe de lys blancs. Le roi Charles X a déjà honoré le Loroux-Bottereau en lui offrant une peinture de saint Jean-Baptiste, exposée dans l'église. . L'église est construite pendant le mandat d'Aymé-Simon Renoul, maire sous le Second Empire.
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  • L'ancienne chapelle Saint-Laurent, désaffectée à la Révolution, puis bâtiment public affecté à divers usages successifs, est démolie en 1974. Il n’en subsiste aujourd’hui que l’ogive d’une porte latérale, remontée sur son lieu d’origine.
  • Les moulins du Pé. Ce sont deux anciens moulins à vent du milieu du XIXe siècle, situés sur un (une butte) de 64 m d'altitude. Ils mesurent près de 15 m de haut. Le plus petit est réhabilité en habitation. Le second, qui n'a plus son toit, est aménagé en point de vue duquel l'on peut voir le alentours sur 360 °. Contre sa face ouest est posé un Christ-Roi de 5,6 m et de 6 300 kg. Cette sculpture, œuvre de Jean Fréour, date de 1956 et est faite à la demande de l'abbé Lemaistre. La croix contre laquelle la statue est appuyée mesure 17 m.
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  • C'est aussi sur le territoire de la commune que l'on peut trouver un des musées viti-vinicoles des plus complets de France, installé dans l'ancienne abbaye de Sainte-Radegonde : sa collection balaye toute l'histoire de la vigne, du vin et des métiers apparentés à ce secteur d'activité.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Loroux-Bottereau compte deux écoles primaires (une, Maxime-Marchand, et une privée, Sainte-Anne - Saint-Jean-Baptiste), deux collèges (Notre-Dame pour le privé et Auguste-Mailloux pour le public), ainsi qu'un lycée d'enseignement agricole privé, le lycée Saint-Exupéry.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Le Loroux-Bottereau 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population - Le Loroux-Bottereau - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).