Condé

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Condé est un toponyme courant issu du mot gaulois condate signifiant affluent ou confluent[1].
Conde est un titre de noblesse en Espagne et au Portugal.
Ce mot est aussi utilisé comme anthroponyme, ainsi qu'en botanique.
C'est enfin un mot d'argot devenu célèbre grâce au film d'Yves Boisset Un condé (1970).

Communes françaises nommées Condé[modifier | modifier le code]

Il entre dans le nom de nombreuses communes françaises.

Dynasties seigneuriales[modifier | modifier le code]

Blason de la maison de Condé.

Il y eut trois seigneuries de Condé sous l'Ancien Régime :

Cette principauté a donné son nom à la maison de Condé, branche de la maison de Bourbon. Le titre porté par son chef était « prince de Condé ». Le plus illustre d'entre eux est Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé au XVIIe siècle.

Durant la Révolution française, un corps de l'armée des émigrés était commandée par Louis V de Bourbon-Condé et appelée l’armée de Condé. Pour cette raison, plusieurs communes françaises appelées Condé ont été renommées dans les années suivantes.

Patronymes[modifier | modifier le code]

Condé est un nom de famille notamment porté par :

Odonymes[modifier | modifier le code]

Liste des principaux châteaux ayant appartenu aux Princes de Condé Page d'aide sur l'homonymie :

Voir aussi Hôtel de Condé (homonymie) Page d'aide sur l'homonymie

Le fort de Condé est une fortification militaire construite à la fin du XIXe siècle située sur les communes de Condé-sur-Aisne et de Chivres-Val.

Le Musée Condé héberge des des œuvres d'art anciennes au château de Chantilly, situé à Chantilly.

La rue de Condé est une voie située dans le quartier de l'Odéon dans le 6e arrondissement de Paris.

Botanique[modifier | modifier le code]

Condé est l'un des noms vernaculaires donnés au bulbul orphée (Pycnonotus jocosus).

Argot français[modifier | modifier le code]

En 1649, Louis II de Bourbon, le quatrième des princes de Condé, dit le Grand Condé, étant entré dans Paris par la porte Saint-Antoine, pendant la Fronde, fit régner la terreur chez les notables qui voulaient faire la paix avec la Cour ; ses agents prenant la place de la police ordinaire ou déguisés y commettaient des assassinats.

Dans l'ancien argot, un condé est une autorisation accordée par une autorité – qu'elle le soit de façon formelle, comme l'autorisation délivrée par un maire – d'exercer une activité sur la voie publique, ou d'une façon tacite comme la tolérance par la police de l'exercice d'une activité plus ou moins légale en échange d'informations.

Par métonymie, le terme désigne aussi la personne qui accorde la permission, maire ou policier, le bénéficiaire de cette permission ou le moyen utilisé pour l'obtenir, puis les policiers en général. Le mot a donc le même sens que ripoux, policier douteux. Par extension, un condé désigne actuellement n’importe quel membre des forces de l'ordre (policier, gendarme, etc.). Synonymes : flic, poulet, schmit, …

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), § 2102, p 111

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