Jacksonville (Floride)

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Jacksonville
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau

Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Floride Floride
Comté Duval
Maire Alvin Brown
Démographie
Population 836 507 hab. (2012)
Densité 369 hab./km2
Population Aire urbaine 1 360 251 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 30° 19′ 10″ N 81° 39′ 36″ O / 30.319444, -81.66 ()30° 19′ 10″ Nord 81° 39′ 36″ Ouest / 30.319444, -81.66 ()  
Altitude 5 m
Superficie 226 450 ha = 2 264,5 km2
· dont terre 1 962,4 km2 (86,66 %)
· dont eau 302,1 km2 (13,34 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1791
Municipalité depuis 1832
Devise « Where Florida Begins »
Surnom « Jax », « J-ville »
Localisation
Carte du comté de Duval
Carte du comté de Duval

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Jacksonville
Liens
Site web http://www.coj.net

Jacksonville est une ville située dans le comté de Duval, en Floride, au sud-est des États-Unis d'Amérique. Elle se trouve à environ 40 km au sud de la limite avec l’État de Géorgie, sur le fleuve St Johns. Elle a été fondée en 1791 sous le nom de Cowford parce qu’elle constituait un gué qui permettait au bétail de passer le cours d’eau. En 1822, soit un an après la cession de la Floride aux États-Unis par l’Espagne, elle fut renommée en l’honneur d’Andrew Jackson qui fut gouverneur militaire du territoire de Floride puis président des États-Unis.

Avec 821 784 habitants en 2010[1], elle est la commune la plus peuplée de Floride[note 1] et la 11e du pays. Son agglomération (Greater Jacksonville Metropolitan Area) compte 1 345 596 habitants[2], soit la quatrième agglomération de Floride[note 2] et la 40e des États-Unis. Depuis 1968, lors de la fusion administrative de Jacksonville avec le comté de Duval, Jacksonville est devenue la première commune de Floride et la municipalité la plus étendue des 48 États continentaux des États-Unis.

Importante voie de commerce et de transport, le fleuve Saint Johns a joué un rôle essentiel dans son histoire et son développement.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’aire urbaine de Jacksonville

Jacksonville est située à environ 40 km au sud de la frontière avec la Géorgie. C'est la ville principale de la région de la First Coast qui comprend le littoral nord-est de la Floride. Elle occupe les rives de la St. Johns River et la Trout River, l’un de ses affluents, est entièrement compris dans les limites de la commune. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, sa superficie est de 2 264 5 km², dont 13,3 % se trouve sous l’eau. Il s'agit de la municipalité la plus étendue des 48 États contigus depuis 1968 date à laquelle elle annexa presque l'intégralité du comté de Duval. Jacksonville encercle presque totalement la commune de Baldwin, restée indépendante. La ville est entourée par le comté de Nassau au nord, le comté de Baker à l’ouest, le comté de Clay et le comté de Saint Johns au sud. L’océan Atlantique la borde à l’est.

La ville jouit d'un climat subtropical humide (Cfa dans la classification de Koppen), qui se caractérise par des hivers assez doux et des étés chauds. 43 °C est le record de température enregistré à Jacksonville le 21 juillet 1942.

En été, les orages éclatent à cause de la chaleur combinée à une forte humidité de l’air. En hiver, la ville connaît en moyenne 15 nuits de gel par an[3]. La température la plus froide jamais enregistrée est de -14 °C le 21 janvier 1985. La neige est très rare et fond rapidement : la couche de neige du 23 décembre 1989 constitue un événement météorologique exceptionnel dans l’histoire de la ville.

Dans le passé, Jacksonville n’a été frappée de manière directe par un ouragan qu’en 1871. En revanche, elle a subi plusieurs tempêtes[4] dont l’ouragan Dora en 1964 de catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson. L’ouragan Floyd causa des dégâts à Jackson Beach qui fut évacuée de manière préventive par le maire John Delaney. En 2004, la ville fut inondée à cause des ouragans Frances et Jeanne. La tempête tropicale Fay provoqua en 2008 une panne d’électricité qui dura quatre jours.

Relevé météorologique de Jacksonville (Floride)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,7 6,3 9,6 12,7 16,7 20,6 22,2 22,1 20,6 15,2 10,1 6,3 13,9
Température maximale moyenne (°C) 17,9 19,4 22,8 26,2 29,3 31,8 33 32,6 30,7 26,8 23,1 19,3 26
Précipitations (mm) 84,1 99,8 93,5 70,4 90,2 144,5 142,2 201,4 179,1 73,7 55,6 69,1 1 303,6
Source : World Climate


Quartiers et urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville se divise en six sections[5]

  • Greater Arlington (Arlington)
  • North Jacksonville, (Northside)
  • Northwest Jacksonville
  • Southeast Jacksonville (Southside, Mandarin)
  • Southwest Jacksonville (Westside)
  • Urban Core (Downtown) : ce quartier abrite les plus hauts gratte-ciel de la ville : la Bank of America Tower (1990, 188 mètres) et la Modis Tower (1974, 163 mètres)

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

La municipalité de Jacksonville possède le système le plus étendu de jardins urbains des États-Unis : ces derniers mesurent au total 320 km2 et sont répartis dans toute la ville et le long de la côte[6]. Parmi les plus intéressants, on trouve le Metropolitan Park, le Kids Kampus, le Jacksonville Arboretum and Gardens ou encore le Jesse Ball Dupont Park dans le centre ville, où se trouve le Treaty Oak, un chêne multicentenaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dessin représentant le Fort Caroline

Les premières traces d’occupation humaine remontent à environ 6 000 ans : à cette époque le site d'Ossachite, nom choisi par les anthropologues, est peuplé par les Amérindiens Timucua et se trouve près du centre ville de l’actuelle Jacksonville[7].

Le premier Européen qui explore la région est le Français Jean Ribault, un huguenot qui découvre le St John en 1562. René de Goulaine de Laudonnière établit deux ans plus tard le Fort Caroline ; celui-ci est attaqué par les Espagnols depuis St. Augustine le 20 septembre 1565. Presque tous les occupants sont massacrés et le fort est rebaptisé Fort San Mateo.

Après la guerre de Sept Ans, la Floride est cédée à la Grande-Bretagne en 1763 par l’Espagne, mais cette dernière en reprend le contrôle vingt ans plus tard. Le premier établissement colonial permanent est fondé en 1791 sous le nom de Cowford parce qu’il constituait un guet qui permettait au bétail de passer le cours d’eau.

En juin 1822, soit un an après la cession de la Floride aux États-Unis par l’Espagne, elle fut renommée en l’honneur d’Andrew Jackson qui fut gouverneur militaire du Territoire de Floride puis président des États-Unis. Les colons américains s’installent dans la ville et Isaiah D. Hart rédige une charte municipale qui est approuvée par le conseil législatif de Floride le 9 février 1832.

Au cours de la guerre de Sécession, c’est de Jacksonville que part le bétail nécessaire à l’approvisionnement des États confédérés, dont fait partie la Floride. Son contrôle fut un enjeu pour les deux armées. Les Nordistes ont cherché à en faire le blocus. Jacksonville sort affaiblie du conflit.

La seconde moitié du XIXe siècle fut plus propice à la croissance de la ville. Des bateaux à vapeur acheminaient alors les agrumes produits par les plantations locales vers les marchés extérieurs. L'industrie du bois et des produits résineux était également en plein essor.

Pendant la Reconstruction et le Gilded Age, Jacksonville est une destination touristique pour les classes aisées en hiver. La construction du chemin de fer et les transports maritimes favorisent le développement de la ville. Mais les épidémies de fièvre jaune freinent cet essor à la fin du XIXe siècle. Le prolongement du chemin de fer vers le sud de la Floride fait naître de nouveaux centres touristiques qui concurrencent Jacksonville.

Le 3 mai 1901, un incendie (Great Fire of 1901) se déclare dans une usine proche du centre ville, la Cleveland Fibre Factory, et détruit le centre ville et de nombreux quartiers résidentiels. Près de 10 000 habitants se retrouvent sans abri. Après la catastrophe, la reconstruction est confiée à l’architecte new-yorkais Henry John Klutho.

Dans la première moitié du XXe siècle, Jacksonville se transforme en centre financier important avec le développement du secteur bancaire et des assurances : le quartier des affaires accueillent alors de grandes sociétés comme Barnett Bank, Atlantic National Bank, Florida National Bank, Prudential Financial, Gulf Life, Afro-American Insurance, Independent Life et American Heritage Life. La marine américaine installe dans les années 1940 trois bases navales dans la ville et crée de nouveaux emplois.

La Seconde Guerre mondiale donne un véritable coup de fouet à l'industrie locale, notamment aux chantiers navals qui s'étaient installés le long du fleuve.

Après la Seconde Guerre mondiale, la croissance démographique et économique, la suburbanisation et le développement du tourisme en Floride changent le visage de Jacksonville. Le maire W. Haydon Burns décide d’édifier un nouvel hôtel de ville, un auditorium, une bibliothèque. Cependant, comme dans les autres métropoles américaines, la population blanche des classes moyennes et aisées quitte le centre pour s’installer en banlieue. Le centre-ville connaît alors de nombreux problèmes de pauvreté et d’insécurité. Les rentrées fiscales s’amenuisent ce qui conduit la municipalité à réduire les dépenses en matière d’éducation et d’équipements publics. Dès 1958, une étude recommande l’annexion des communes voisines pour résoudre ces difficultés, mais le rattachement est rejeté à six reprises entre 1960 et 1965. Il est finalement accepté par le référendum de 1967, alors qu’une série de scandales de corruption avait affecté la municipalité. La Consolidated City of Jacksonville entre en vigueur le 1er octobre 1968 et permet de mieux planifier l’aménagement urbain. En 2000 le Better Jacksonville Plan est voté par la population : il prévoit la levée d’une nouvelle taxe sur les ventes destinée à financer de grands travaux, à soutenir la croissance économique et à préserver l’environnement[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dernier recensement fédéral (2010) donne une population de 821 784 habitants. Selon les estimations de 2005, sur une population de 782 623 habitants, il y avait 284 499 ménages et 190 614 familles. La densité de population était de 441,58 hab./km². La composition ethnique de la ville était de 64,48 % blancs, 34,03 % afro-américaine, 0,34 % amérindienne, 2,78 % asiatique, 0,06 % des îles du Pacifique, 1,33 % d'autres origines et 1,99 % de métis. 4,16 % de la population est hispanique. Jacksonville possède la dixième communauté arabe du pays. 26,7 % de la population a moins de 18 ans, 9,7 % a entre 18 et 24 ans, 32,3 % de 25 à 41 ans, 21 % de 45 à 64 et 10,3 % 65 ans ou plus. L’âge moyen est de 34 ans.

Selon les données de 2000, les premières langues des habitants sont pour 90,6 % de la population l'anglais, pour 4,13 % l'espagnol et pour 1 % le tagalog[9].

Économie[modifier | modifier le code]

La présence de Jacksonville à l'estuaire de la St. Johns River et de l'océan Atlantique joua un rôle essentiel dans son développement industriel. L'économie de la ville s'est diversifiée dans des domaines tels que la distribution, les services financiers, la santé, les biens de consommation ou encore l'information.

Jacksonville est un nœud de transports, à la fois dans l'aérien avec le Craig Municipal Airport (code AITA : CRG) que dans le maritime avec une activité portuaire relativement importante. Le port de Jacksonville se classe au 15e rang des États-Unis pour le trafic de conteneurs en 2009[10]. Si le bois de construction, le phosphate, la pâte à papier (ainsi que le papier fini) et les cigares sont les principaux produits d'export de la ville, les automobiles et le café constituent des exemples d'importations.

Selon le magazine Forbes, Jacksonville est la 10e ville des États-Unis ayant le plus fort développement[11] et la 3e meilleure pour travailler[12].

Vue de Jacksonville

Culture[modifier | modifier le code]

Arts du spectacle[modifier | modifier le code]

Le Ritz Theatre

Jacksonville possède plusieurs édifices des années 1920 : le Theatre Jacksonville fondé en 1919 est toujours en activité ; le Florida Theatre (1927) est l’un des rares cinémas de style Mediterranean Revival encore debout ; le Ritz Theatre (1929), se trouve dans le quartier de LaVilla, a rouvert ses portes en 1999 après des travaux de restauration.

Le Times-Union Center for the Performing Arts accueille des spectacles de Broadway, des concerts du Jacksonville Symphony Orchestra. Il fut construit en 1962 comme auditorium municipal et fut rénové en 1996. Le Jacksonville Veterans Memorial Arena, ouvert en 2003, compte 16 000 places et propose des spectacles et des compétitions sportives. Il remplace l’ancien Jacksonville Memorial Coliseum (1960) démoli en 2003. L’Alhambra Dinner Theatre se trouve dans le quartier de Southside près de l’University of North Florida. La ville possède encore d’autres salles de spectacles plus petites ou indépendantes, comme Players by the Sea à Jacksonville Beach.

Au début du XXe siècle, de nombreux réalisateurs de New York sont attirés par le climat de la région et les faibles salaires. Ils installent une trentaine de studios à Jacksonville à laquelle on donne rapidement le surnom de Winter Film Capital of the World. Plusieurs centaines de films muets sont ainsi produits entre 1908 et les années 1920. Mais l’industrie du cinéma est stoppée par la concurrence d’Hollywood en Californie. Il ne reste de cet âge d’or qu’un musée aménagé dans les studios Norman, dans le quartier d’Arlington, le Jacksonville Silent Film Museum[13].

Depuis, de nombreux films ont été tournés en partie ou totalement à Jacksonville. Les plus connus sont L'Étrange Créature du lac noir (1954), The New Adventures of Pippi Longstocking (1988), Brenda Starr (1989), À armes égales (1997), L'Associé du diable (1997), Ride (1998), Why Do Fools Fall In Love (1998), Un vent de folie (1999), Tigerland (2000), Sunshine State (2002), Basic (2003), Un crime dans la tête (2004), Cœurs perdus (2006), Monster House (2006), Moving McAllister (2007), The Year of Getting to Know Us (2008).

Parmi les films pour la télévision, on peut citer Intimate Strangers (1986), Inherit the Wind (1988), Roxanne: The Prize Pulitzer (1989), A Girl of the Limberlost (1990), Orpheus Descending (1990), Pointman (1995), Saved by the Light (1995), The Babysitter's Seduction (1996), Sudden Terror: The Hijacking of School Bus #17 (1996), First Time Felon (1997), Gold Coast (1997), Safe Harbor (1999), The Conquest of America (2005), Super Bowl XXXIX (2005), et Recount (2008). Dans un épisode de la série NCIS : Enquêtes spéciales, un suspect se trouve au NAS Jax, bien que la scène n’y soit pas réellement tournée.

Le Jacksonville Jazz Festival est le deuxième festival du pays et se tient en avril[14]. Springing the Blues est un festival de blues en plein air qui est également organisé en avril dans le quartier de Jacksonville Beach. En novembre, Planetfest est un festival de musique sponsorisé par la radio Clear Channel.

Le Jacksonville Film Festival se déroule au mois de mai et présente des films indépendants et des documentaires dans plusieurs endroits de la ville. La World of Nations Celebration est un festival multiculturel qui a lieu en mai depuis 1993 : il accueille chaque année plus de 75 000 visiteurs dont de nombreux élèves qui viennent voir les costumes, écouter de la musique et goûter des plats de tous les continents. Le samedi matin a lieu une cérémonie de naturalisation au cours de laquelle plusieurs personnes deviennent citoyens américains.

La Spring Music Fest est une série de concerts gratuits offerts par la municipalité le week-end du Memorial Day. En mars se tiennent aussi le Blessing of the Fleet et le Great Atlantic Seafood and Music Festival. Le feu d’artifice de la fête nationale, le 4 juillet, est tiré dans le Metropolitan Park et sur la St. Johns River. Un autre a lieu sur la jetée de Jacksonville Beach.

Sports[modifier | modifier le code]

Jacksonville possède un stade de football américain, l'EverBank Field où évoluent les Jaguars de Jacksonville, construit en 1995, il peut contenir environ 82 000 personnes.

Visite[modifier | modifier le code]

Les quartiers les plus animés de Jacksonville se trouvent directement en bordure du fleuve. Magasins, immeubles de bureaux et bâtiments historiques se concentrent surtout sur la rive nord, la rive sud étant dotée de plusieurs musées et d'une agréable promenade paysagée. Toute la journée, des bateaux-taxis font la navette d'une rive à l'autre.

Administration[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le même recensement, la ville de Miami est deux fois moins peuplée.
  2. L'agglomération de Miami atteint les 5 500 000 d'habitants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bureau de recensement des États-Unis, "Largest U.S. Cities by Population", dans World Almanac and Book of Facts 2012, p. 613.
  2. "Bureau de recensement des États-Unis, "Largest U.S. Metropolitan Areas by Population", dans World Almanac and Book of Facts 2012, p. 612.
  3. NOAA/National Climatic Data Center: Table-Mean Number of Days With Minimum Temperature 32 Degrees F or Less
  4. (en) « Jacksonville,Florida's history with tropical systems », HurricaneCity (consulté le 23-07-2006)
  5. Directory of Neighborhood Organizations
  6. (en) « Recreation and Community Services » (consulté le 24-03-2008)
  7. (en) « Timucua Village of Ossachite », The Historical Text Archive (consulté le 11-03-2007)
  8. Jacksonville Real Estate website: Better Jacksonville Plan
  9. « Modern Language Association Data Center Results of Jacksonville, FL » (consulté le 19/07/07)
  10. North American Port Container Traffic 2009, American Association of Port Authorities, (www.aapa-ports.org).
  11. (en) Forbes.com - In Pictures: America's Fastest-Growing Cities
  12. (en) Forbes.com - Table: Best Cities For Jobs
  13. (en) « The Jacksonville Silent Film Museum at Norman Studios » (consulté le 19-07-2007)
  14. Superpages Travel reviews

Source[modifier | modifier le code]

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