Oslo

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Oslo
Blason de Oslo
Héraldique
De haut en bas et de gauche à droite : quartier de Bjørvika, hôtel de ville d’Oslo et Opéra d’Oslo.
De haut en bas et de gauche à droite : quartier de Bjørvika, hôtel de ville d’Oslo et Opéra d’Oslo.
Administration
Pays Drapeau de la Norvège Norvège
Région Østlandet
Comté Oslo
Landskap Viken
Centre administratrif Oslo
Démographie
Gentilé osloïte, citoyen d’Oslo
Population 623 966 hab. (2012)
Densité 1 374 hab./km2
Géographie
Coordonnées 59° 54′ 40″ N 10° 45′ 10″ E / 59.911111111111, 10.752777777778 ()59° 54′ 40″ Nord 10° 45′ 10″ Est / 59.911111111111, 10.752777777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. (Kjerkeberget) 631 m
Superficie 45 399 ha = 453,99 km2
Divers
Langue officielle norvégien
Localisation
Position d’Oslo, par rapport au comté d’Akershus.
Position d’Oslo, par rapport au comté d’Akershus.

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Oslo

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Oslo

OsloPrononciation du titre dans sa version originale Écouter est la capitale d'État de la Norvège. Le toponyme se prononce ↓ʊʂˈlʊ dans le dialecte osloïte. La ville s'est appelée Christiania de 1624 à 1924, selon l'ancienne graphie latine héritée du danois, ou communément Kristiania en dano-norvégien. Le 1er janvier 1925, elle a officiellement repris le nom d'un modeste faubourg, site historique de la première ville, fondée au fond de l'Oslofjord par Harald III et promue capitale royale sous Haakon V.

Alors que la ville d'Oslo compte une population de près de 600 000 habitants, dont 27 % d'immigrants[1], la région d'Oslo compte 1 403 268 habitants en 2010. La ville, qui s'étend sur 450 km2, est restée en symbiose avec la nature par ses larges espaces verts et ses pistes de ski, bien que cet important nœud de communication ferroviaire et portuaire soit desservi par un réseau routier et autoroutier et de nombreux trains de banlieue. La capitale regroupe 11,5 % de la population norvégienne et constitue un fylkeskommune (district communal), regroupant quinze bydeler (subdivisions), s'étendant largement autour du fjord d'Oslo et vers le nord-est. Il n'y a pas de gentilé d'usage générique pour les habitants et originaires d'Oslo (sur le modèle de Tokyo, on parle parfois d'Osloïtes).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après diverses spéculations, l’origine du nom de la ville semble s'être définitivement débarrassée des tergiversations et de certaines élucubrations romantiques ou plus anciennes, comme celle du géographe et historien Peder Claussøn Friis en 1613. Au Moyen Âge, le nom de la ville était transcrit Ásló, aussi bien qu'Ósló, soit « la terre des dieux ». Le mot , en vieux norrois, signifie « clairière » ou « bande de terre » ; le terme ás en vieux norrois ou ós en ancien høgnorsk fait référence à une des deux grandes familles de dieux nordiques[2].

Oslo a pour surnom Tigerstaden (la « Ville du tigre »), en référence à la critique que lui fait l'auteur et polémiste Bjørnstjerne Bjørnson dans son poème de 1870 Siste Sang (« Dernier chant »), reprochant à la ville de se parer de couleurs variables selon le contexte sociopolitique — le pays était alors sous le joug suédois et peinait à lancer sa révolution culturelle, identitaire et indépendantiste. Pourtant, les habitants d'Oslo contemporains jugent ce surnom flatteur, symbole de leur grande capacité d'accueil des immigrants et d'intégration de leur culture. Lors du Jubilé de l'an 2000, une statue représentant un tigre est placée sur la place Fridtjof Nansen (sur le côté nord de la mairie), un bronze de plus grande dimension du même symbole étant dressé sur Jernbanetorget (place de la Gare), ainsi que d'autres en divers endroits de la capitale, notamment à Furuset, quartier où vivent de nombreux immigrants, essentiellement du Pakistan, du Viêt Nam et du Maroc (par ordre décroissant d'importance des communautés).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation légendaire[modifier | modifier le code]

D’après les sagas nordiques, Oslo serait fondée aux alentours de l’an 1048 par le roi Harald III. Des fouilles archéologiques récentes ont mis au jour des tombes chrétiennes antérieures à l’an 1000, ce qui prouve qu’une communauté s’était déjà implantée précédemment sur le site. Cela tend à confirmer l'attribution traditionnelle de sa fondation à Olav Tryggvason à cette date tout en justifiant la célébration du millénaire d’Oslo en 2000.

Oslo a affirmé son rôle de capitale à partir du règne de Håkon V Magnusson (1299-1319), qui y établit sa résidence permanente et commence la construction de la citadelle d’Akershus. Un siècle plus tard, la Norvège passe sous domination danoise, et Oslo est réduite au rang de simple chef-lieu de province, tandis que le roi en titre réside à Copenhague. Le fait que l’université d'Oslo — à l'époque dénommée « université de Christiania » — n’ait vu le jour qu’en 1811 montre à quel point la ville s’effaçe ensuite de la marche de l’histoire.

Christiania[modifier | modifier le code]

Oslo, détruite par un incendie en 1624, est reconstruite par le roi Christian IV de l’autre côté de l'anse de Bjørvika, près de la citadelle d'Akershus. En l’honneur du roi, la ville est rebaptisée Christiania, orthographié Kristiania selon les anciennes normes dano-norvégiennes. Elle ne retrouvera son ancien nom que par décision de la commune le 1er janvier 1925.

La ville, rebâtie après l'incendie de 1624, est déplacée à l'ouest près de la forteresse d'Akershus, résidence du gouverneur danois. Le roi Christian IV supervise avec soin cette reconstruction : il y voit un site défensif de premier ordre car les courants et la longueur du fjord d'accès — cent kilomètres depuis la mer ouverte du détroit du Skagerrak — limitent la facilité d'accès aux gros navires à voiles, privés de rames. Des comptoirs et des banques sont installés à nouveau, mais, si la sécurité maritime est bien assurée, ce n'est pas le cas sur la terre ferme à cause des menaces des voisins suédois. Pire, l'essor économique escompté ne survient pas et ce sont les marchands de bois hollandais qui drainent comme auparavant l'essentiel du trafic commercial, le bois flotté, dans ce petit centre régional. À partir de 1710, les Anglais prennent la place des Hollandais : ils préfèrent petit à petit le bois travaillé et Christiania se dote après 1790 d'une industrie du bois. En 1811, les Danois, conscients d'un regain de prospérité local depuis deux décennies, créent une petite université, appelée à être un centre intellectuel du pays à la fin du siècle.

En 1814, après les épisodes mouvementés et hauts en couleur de la constitution d'Eidsvoll, Christiania devient le siège du gouvernement et du Parlement du royaume de Norvège. Le souverain est également roi de Suède, ce qui entraîne, outre la pleine sécurité terrestre, la suppression des lourdes dépenses consacrées aux forteresses qui s'échelonnaient entre les deux pays, anciens rivaux scandinaves, réunifiés sous la même égide royale. Les commerçants de Christiania, ville de plus en plus dynamique malgré son retard sur Bergen, qui dépasse déjà 50 000 habitants, trouvent plus de débouchés, même s'ils se plaignent du contrôle douanier tatillon sous tutelle royale et suédoise.

La population passe de 10 000 habitants en 1805 à 225 000 habitants en 1900. L'essor maritime survient avec la navigation à vapeur. Puis le chemin de fer rompt l'enclavement de l'hinterland et accentue l'importance des manufactures, devenues fabriques et usines. Avant la Première Guerre mondiale, Christiania, siège administratif de l'État indépendant depuis 1905, est désormais un vrai port marchand qui exporte du bois sous toutes ses formes ouvragées, de la cellulose et du papier et un nœud ferroviaire d'importance nationale. Il importe des tissus, des denrées alimentaires de base (en particulier de la farine), des denrées exotiques, du charbon et du pétrole. Le travail du métal y supplée celui du bois, des chantiers navals y sont installés. Les industries textiles, alimentaires, électriques, mécaniques et électromécaniques, les groupes d'édition et de presse comme les entreprises d'arts graphiques produisent pour une grande partie du pays.

Au cours de ce siècle industriel, Christiania regagne son statut de centre commercial et culturel de la Norvège. Elle redevient capitale en 1814 lorsque l’union avec le Danemark prend fin. Le XIXe siècle voit la construction de nombreux édifices symboliques, comme le Palais royal (Det Kongelige Slott, 1848), le Parlement (Stortinget, 1866), l’université d'Oslo (Universitetet i Oslo, UiO), le Théâtre national (Nationaltheatret) et la Bourse (Oslo Børs). Enfin, après 1904 et la séparation définitive avec la couronne de Suède, Christiania est la capitale d'une nation souveraine et indépendante.

Fréquentée par des artistes de renommée internationale comme le peintre Edvard Munch, les écrivains Henrik Ibsen, Knut Hamsun et Sigrid Undset, les deux derniers Prix Nobel de littérature), Christiania connaît un âge d’or culturel de 1875 à 1914.

Passage de Christiania à Oslo le 1er janvier 1925[modifier | modifier le code]

Le changement de nom était prévisible en considérant la politique culturelle et linguistique de l'État norvégien. Le faubourg d'Oslo, lieu de la primitive fondation du roi norvégien Harald III, à l'apogée médiévale du XIIe siècle, donne son nom à la capitale, effaçant les traces de la longue hégémonie hanséatique ou danoise depuis l'Union de 1397 de la même façon que les réformes de l'orthographe officielle s'efforcent de « norvégianiser » progressivement la langue.

Oslo[modifier | modifier le code]

Oslo accueille les VIe Jeux olympiques d'hiver en 1952, consacrant ainsi son statut de grande ville du monde occidental. En mai 1995, les accords d'Oslo (Osloavtalen) sont signés par Shimon Peres (alors ministre des Affaires étrangères d'Israël) et l'OLP menée par Yasser Arafat, sous l'égide des États-Unis, ainsi qu'avec l'entremise du Norske Nobelkomité (Comité Nobel norvégien).

Il aura fallu attendre la fin du XXe siècle pour que le pays se dote d'une véritable Bibliothèque nationale (Nasjonalbiblioteket) dont l'administration est répartie entre Oslo et Mo i Rana.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d’Oslo en direction du sud, depuis le Holmenkollen.

Oslo occupe le territoire se situant à la limite septentrionale du fjord portant son nom. Dans toutes les autres directions, la ville est entourée de collines verdoyantes. Les environs comptent une quarantaine d’îles, dont la plus importante est Malmøya (« L'Île du fer ») (0,56 km2), ainsi que pas moins de 343 lacs. Ceux-ci constituent une source importante d’eau potable pour tout l’ouest de la ville. Le taux de variation de la population est de 0,76 %.

Le point le plus élevé est la colline Kjerkeberget (« La Montagne de l'Église »), à 631 mètres. Alors que la surface couverte par la ville est remarquablement vaste par rapport aux autres métropoles européennes, la population osloïte reste faible : le territoire municipal comprend de nombreux parcs et espaces ouverts qui lui donnent un aspect aéré et vert.

Bien que la plupart des forêts et des lacs entourant Oslo soient détenus par des propriétaires privés (sans préjudice au principe de droit ancien du allmennsrett, c'est-à-dire l'accès libre aux terres pour tous, quel que soit leur propriétaire, à condition de respecter faune et flore), il existe un large consensus populaire visant à leur conservation, quitte à aller à l'encontre du développement de la ville. De nombreux quartiers d’Oslo souffrent par conséquent de congestion, de rareté relative et de coûts généralement élevés de location ou d'achat des logements (selon les statistiques de 2006, Oslo est la troisième ville la plus chère au monde, après Tokyo et Osaka), ce qui est compensé par le cadre de vie unique offert aux citadins, avec un accès quasi immédiat à la nature sauvage, notamment au nord à Nordmarka (la Forêt du Nord), une forêt dont les lacs les plus grands sont Bogstadvannet, Sognsvann et Maridalsvannet : aucun espace vert ou forêt n'est distant de plus de dix minutes à pied de sa porte, et Frognerseteren, proche de la station de sports d'hiver de Tryvann est à 30 minutes en métro de Majorstua (près du parc Vigeland) et à 40 minutes du Storting (en plein centre-ville), changement de ligne compris.

La presqu'île de Bygdøy (sud-ouest d'Oslo), en grande partie résidentielle, est très appréciée par les habitants de l'agglomération d'Oslo, notamment pour son calme, ses petites rues, l'une des trois principales nautiques de la ville et la richesse de ses divers musées. S'y trouve aussi la ferme du roi.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Oslo est de type continental humide, tempéré par la proximité de l'océan Atlantique et du Gulf Stream. Les hivers sont froids, avec des températures au-dessous de zéro de novembre à mars. Janvier est le mois le plus froid avec une température moyenne de -4,3 °C, et on atteint des températures minimales d'environ -7 °C en janvier et février.

Le record de froid à Oslo a été atteint en février 1871 avec une température de -27,9 °C.[réf. nécessaire]

Les chutes de neige sont réparties équitablement sur les mois d'hiver et on compte en moyenne plus de 25 cm de neige trente jours par an. Les précipitations annuelles sont de 763 mm, avec des hivers plus secs que les étés.

Relevé météorologique – station météorologique de Blindern (altitude 94 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −6,8 −6,8 −3,3 0,8 6,5 10,6 12,2 11,3 7,5 3,8 −1,5 −5,6 2,4
Température maximale moyenne (°C) −1,8 −0,9 3,5 9,1 15,8 20,4 21,5 20,1 15,1 9,3 3,2 0,5 9,7
Record de froid (°C) −26 −25 −21 −16 −4 1 4 2 −4 −11 −16 −24 −26
Record de chaleur (°C) 13 15 18 26 30 34 35 34 27 23 14 13 35
Précipitations (mm) 49 36 47 41 53 65 81 89 90 84 73 55 763
dont neige (cm) 14,1 21,8 21,4 3,5 0 0 0 0 0 0,4 4,3 11,7 77,2
Source : World Weather Information Service


Administration[modifier | modifier le code]

Système politique[modifier | modifier le code]

La ville d’Oslo constitue un comté norvégien (fylke) doté d’un fonctionnement qui lui est propre, avec un statut différents des autres fylker du pays : le gouvernement de la ville (byråd en norvégien), fondé sur le parlementarisme depuis 1986, est confié à six commissaires (les byråder) nommés par le conseil municipal.

Ce dernier, composé de 59 membres élus par les habitants pour quatre ans, reste néanmoins l’autorité suprême de la ville et contrôle l’activité des commissaires. Il compte cinq commissions permanentes chargées respectivement de la santé et des affaires sociales, de l'éducation et des affaires culturelles, du développement urbain, des transports et des affaires environnementales et, enfin, des finances.

Depuis 2003, le gouvernement de la ville est composé d'une coalition entre les conservateurs de Høyre et du parti d'extrême droite Parti du progrès (Fremskrittspartiet). Ils bénéficient du soutien, au conseil municipal, des libéraux de Venstre et des démocrates-chrétiens.

De 1995 à 2007, le président de la communauté d'Oslo (le maire) était Per Ditlev-Simonsen (du parti conservateur H), la charge exécutive de la mairie étant assurée par le bourgmestre Erling Lae, du même parti. Contraint de démissionner à la suite d'un scandale financier en août 2007, Ditlev-Simonsen est remplacé par Svenn Kristiansen, du Fremskrittspartiet.

L'hôtel de ville d'Oslo, le Rådhus, se trouve sur le port et a été bâti au début du XXe siècle, pour les 900 ans de la ville.

Élections municipales de 2007[modifier | modifier le code]

Parti Proportion Voix Sièges au Conseil municipal Membres du gouvernement
% ± total ± total ±
Parti du travail 29,9 -1,6 81265 4,7 18 3
Parti socialiste de gauche 10,6 -2,9 28701 -9,7 6 -6
Rouge 5,2 2,2 14131 2,1 3 1
Parti des chrétiens 3,1 -0,5 999 0,1 2 0
Venstre (libéraux) 8,7 -0,6 23703 4,6 5 2
Høyre (conservateurs) 25,2 5,4 68475 0,2 16 1 Erling Lae
Torger Ødegaard
André Støylen
Merete Agerbak-Jensen
Parti du progrès 14,3 -3 38873 -2,2 9 -1 Anette Wiig Bryn
Peter N. Myhre
Sylvi Listhaug
Autres 2,1 0,4 6130 -0,5 0 0
Total 61,5 % 271835

Quartiers[modifier | modifier le code]

Depuis la dernière réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2004, la ville est par ailleurs divisée en 15 districts (bydeler), dotés d’un haut degré d’autonomie, à l'image de la forte décentralisation qui caractérise la Norvège. Depuis 2007, l'ensemble des conseils de quartier sont élus directement par la population. Ils sont notamment responsables des services sociaux, des services sanitaires de base et des jardins d'enfants.

  1. Gamle Oslo
  2. Grünerløkka
  3. Sagene
  4. St. Hanshaugen
  5. Frogner
  6. Ullern
  7. Vestre Aker
  8. Nordre Aker
  9. Bjerke
  10. Grorud
  11. Stovner
  12. Alna
  13. Østensjø
  14. Nordstrand
  15. Søndre Nordstrand
  16. Sentrum
  17. Marka

Sentrum et Marka sont des entités géographiques distinctes mais n'ont pas de statut administratif propre. Sentrum est dirigé par le conseil du quartier de St. Hanshaugen, tandis que Marka est partagé entre les quartiers voisins.

Transports[3][modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway d'Oslo.

Aéroports[modifier | modifier le code]

L'aéroport principal d'Oslo Gardermoen est à 45 km au nord d'Oslo. Deux autres aéroports sont également très bien reliés à la ville : l'aéroport de Rygge, qui se trouve à 60 km au sud, et l'aéroport de Torp Sandefjord, situé à 110 km au sud-ouest. Oslo se trouve à environ h 30 d'avion de Paris.

Trains[modifier | modifier le code]

Les trains en provenance d'autres régions ou pays desservent la Gare centrale d'Oslo (souvent nommée Oslo S). Cette gare se trouve en plein centre-ville et constitue la clef de voûte du réseau ferré du pays.

Ferries[modifier | modifier le code]

Oslo est également reliée toute l'année à la mer et possède un port important aussi bien pour la circulation des marchandises que des passagers. Les grandes compagnies de ferries assurent la liaison avec Kiel, Frederikshavn et Copenhague.

Tourisme[modifier | modifier le code]

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Monuments célèbres[modifier | modifier le code]

Holmenkollbakken 14 march 2010.JPG
  • Rådhuset, l'hôtel de Ville, où se tient annuellement la cérémonie publique du prix Nobel de la paix.
  • Nobels Fredssenter, le Centre Nobel de la Paix, à la mémoire de plus de cent ans de prix Nobel de la paix et des conflits dans le monde.
  • Akershus festning, la citadelle d'Akershus : centre de commandement militaire, mais surtout ensemble architectural et espace ouverts au public, enchâssés entre deux des baies d'Oslo (Pipervika et Bjørvika).
  • Det Kongelige Slott, le Palais royal.
  • Stortinget, le Parlement.
  • Frognerparken, domaine de 40 hectares abritant un parc qui est l'une des attractions préférées des touristes, avec l'ensemble sculpté et dessiné par Gustav Vigeland.
  • Holmenkollen (tremplin), le tremplin de saut à ski de Holmenkollen, son « arène » et le musée du ski où est montré le plus ancien ski intact au monde (environ 4 000 ans), une superbe chapelle (Holmenkollen kapell) et, un peu plus haut (à Voksenkollen), Kongsseteren (la cabane du Roi) se dressent à proximité.
  • Tryvannstårnet, la tour de Tryvann, dont le sommet culmine à 529 m au-dessus de la mer, couronne un lieu de villégiature dominant Oslo et la naissance de son fjord, et d'où partent pistes de ski alpin et nordique.
  • Operaen, le nouvel Opéra d'Oslo, inauguré en avril 2008 dans le quartier de Bjørvika.
  • Nationaltheatret, le Théâtre national d'Oslo.
  • Oslo Domkirke, la Cathédrale d'Oslo, inaugurée en 1697.

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée national, de 1882.
  • Munch-museet (musée Munch) : musée consacré à l'œuvre du plus célèbre peintre norvégien, Edvard Munch.
  • Musée d'art contemporain Astrup Fearnley : ce musée privé d'art contemporain a été ouvert en 1993.
  • Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design (musée national d'Art, d'Architecture et de Design). Ce musée coordonne quatre lieux : le Nasjonalmuseet for arkitektur (musée national d'Architecture), le Kunstindustrimuseet (musée de l'Industrie artistique), le Museet for samtidskunst (musée d'Art contemporain), la Nasjonalgalleriet (Galerie nationale) et la Kunsthallen på Tullinløkka (salle d'exposition de Tullinløkka), à proximité immédiate de Nisseberget, que domine le Palais royal.
  • Norges Hjemmefrontmuseum (musée de la Résistance norvégienne), dans l'un des bâtiments du fort d'Akershus.
  • Stenersenmuseet (musée Stenersen) : situé au cœur de la capitale, il fait partie des collections d'art de la ville d'Oslo.
  • Henie Onstad kunstsenter (Centre d'art Henie Onstad) : situé au sud d'Oslo, dans un parc de sculptures avec une magnifique vue sur le fjord, ce musée dispose d'une impressionnante collection d'art contemporain.
  • Vigelandsanlegget (Installation Vigeland) : cette installation monumentale du sculpteur Norvégien Gustav Vigeland comporte plusieurs centaines d'œuvres. Elle occupe une partie du parc Frogner.
  • Le Naturhistorisk Museum est le Muséum d'histoire naturelle d'Oslo.

À Bygdøy :

Le bateau d'Oseberg (Musée des navires vikings d'Oslo)

.

Gol stavkirke, nynorsk Gol stavkyrkje), il en existe quatre copies en Norvège et aux États-Unis).

Costumes traditionnels du Jubilé de l'an 2000

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Oslo est jumelée avec les villes suivantes:

Divers[modifier | modifier le code]

  • L’écrivain Bjørnstjerne Bjørnson, vers 1870, surnomme Oslo Tigerstaden (voir Origine du nom et surnom plus haut). Depuis, ce surnom est devenu populaire, au point que la célébration du millénaire de la ville a été marquée, notamment, par l’édification d’une série de sculptures de tigres autour de l’hôtel de ville.
  • Un tableau très sombre d’Oslo fut dressé par Knut Hamsun dans son roman Sult (Faim), datant de 1890 (adapté au cinéma en 1966)
  • De nombreux groupes de black metal sont originaires d'Oslo : 1349, Arcturus, Dimmu Borgir, Mayhem, Ulver. Dans d'autres domaines musicaux, on peut citer Je Suis Animal (groupe anglo-norvégien chantant en anglais) ou Unionen (des Suédois qui ont adopté la ville et chantent en bokmål). La musique, sous toutes ses formes, est largement soutenue par l'État et les communes. La radio nationale, NRK, participe au soutien actif du rock, de la pop, du rap, etc., sans oublier le jazz.
  • Actuellement[Quand ?], environ 2 000 Français résident à Oslo.
  • La ville d'Oslo est considérée comme étant la plus chère au monde en termes de biens et de services[5].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Événements sportifs accueillis[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Immigration and immigrants : Key figures per 01.01.2010, Statistics Norway, 2010.
  2. La racine indo-européenne loukos a donné le latin lūcus, « lieu sacré » ou « bois sacré », le sanskrit lokas, « terre habitée », « monde », le lituanien laukas, « champ », « campagne ». Les vieux toponymes germaniques désignaient souvent un espace ouvert, une clairière, voire une pâture, un champ, une habitation avec cette racine commune, écrite loo en vieux néerlandais (Waterloo), loh en vieux haut-allemand (Hohenloh), lēah en vieil anglais (Rayleigh, Bentley). On peut aussi considérer la première syllabe du nom Oslo comme un qualificatif divin du lieu décrit : beau, lumineux, grand, clair, populeux, plein de vie…
  3. http://www.visitoslo.com/fr/trafikanten-service-center.49112.181729rcdb.tlp.html
  4. (he) « Tel Aviv sister cities », Tel Aviv-Yafo Municipality (consulté le 1er juillet 2009)
  5. Irish Examiner | Irish News | News from Ireland

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Chabot, L'Europe du Nord et du Nord-Ouest, tome 2, Finlande et pays scandinaves, 1958.

Liens externes[modifier | modifier le code]