Pornichet
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| Pornichet | |||
|---|---|---|---|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Pays de la Loire | ||
| Département | Loire-Atlantique | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Nazaire | ||
| Canton | Canton de la Baule-Escoublac | ||
| Code Insee abr. | 44132 | ||
| Code postal | 44380 | ||
| Maire Mandat en cours |
Robert Belliot 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire | ||
| Site internet | http://www.mairie-pornichet.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 10 423 hab. (2006) | ||
| Densité | 823 hab./km² | ||
| Gentilé | Pornichétines, Pornichétins | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 44 m | ||
| Superficie | 12,67 km² | ||
Pornichet (Pornizhan en Breton) est une commune française, située dans le département de Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
- Situation
Pornichet est une station balnéaire de la Côte d'Amour, située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont Saint-Nazaire et La Baule-Escoublac.
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Pornichet est une commune urbaine, une des 9 communes de banlieue de l’unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic et fait partie de l’aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
- Géographie physique
La commune de Pornichet s'étend
- sur le sillon de Guérande, d'orientation NO-SE ; la limite communale se trouve sur la route de Guérande, D392d, située à environ 4 km du littoral, du lieu-dit Pont de Terre (passage à niveau) aux Quatre Vents ;
- sur une barre littorale rocheuse qui se trouve en avant du sillon (même orientation), entre la pointe du Bec[1] et la pointe de la Lande (limite avec Saint-Nazaire), distantes de 4,25 km ;
- sur des terrains sablonneux qui font partie du système dunaire d'Escoublac, du lieu-dit Mazy à la pointe du Bec (longueur : 2 km ; largeur : 100 m à Mazy, 1 km à la pointe) ;
- sur d'anciens terrains marécageux (hippodrome).
Les altitudes les plus basses (hors littoral) sont de 4 m à l'hippodrome ; la dune à l'arrière de la plage des Libraires s'élève jusqu'à 9 m. Les falaises de Bonne Source et Sainte-Marguerite peuvent atteindre 12 m. Quand on s'éloigne vers l'intérieur, les altitudes s'élèvent progressivement jusqu'à 30 m ; le point culminant est 37 m[2] à la Ville ès Blais.
- Le littoral et les plages
Pornichet abrite trois plages : à l'ouest, la plage des Libraires, d'une longueur de 2 km, donne sur la baie du Pouliguen, partagée avec La Baule ; la limite est marquée par le ruisseau de Mazy, actuellement souterrain, et qui débouche sur la plage par une buse. A l'est, entre la pointe du Bec et la pointe de la Lande, se trouvent les plages de Bonne-Source (2,5 km) et de Sainte-Marguerite (1,5 km), plus sauvages, séparées par la pointe de Congrigoux.
[modifier] Histoire
Jusqu'à la création de la commune en 1900, Pornichet était une trêve (quartier) de Saint-Nazaire. Il faut donc distinguer entre le lieu-dit Pornichet et le reste de l'actuel territoire communal.
[modifier] Toponymie
Le nom de Pornichet vient de la fusion des mots "port" et "niché". La ville porte le nom de sa principale caractéristique, un port "niché" dans l'étier (actuel boulevard de la République), qui reliait les marais salants (actuel hippodrome) et la baie, comme c'est actuellement encore le cas au Pouliguen.
[modifier] Avant le XIX° siècle
- Chapelle de Saint-Sébastien (XV° siècle)
- Fortifications de la pointe du Bec (XVIII° siècle)
[modifier] XIX° siècle
Au milieu du XIXe siècle, l'exploitation et le commerce du sel représentaient la principale activité du village qui comptait une soixantaine de paludiers. Les marais occupaient 35 hectares de terrain à l'est des dunes d'Escoublac. Bien que, dès 1810, un décret ait recommandé la fixation des dunes dans les départements maritimes, il fallut attendre 1845 et le rachat des dunes d'Escoublac et de Pornichet par Jacques Yves Berthaut, négociant nantais et créateur de la Société des Dunes, pour que débute la plantation des pins qui allait immobiliser les dunes.
Au milieu du XIXe siècle, Pornichet doit faire face à plusieurs défis. D'une part, son sel est concurrencé par la production croissante des salins du Midi et les salines sont progressivement abandonnées. D'autre part, le port et l'étier, mal drainés, s'ensablent progressivement. Pour mettre fin à l'isolement de Pornichet, Saint-Nazaire crée en 1854 un chemin entre les deux villes et construit un pont sur l'étier en 1855.
En 1870, Jacques Yves Berthaut revend sous forme de lotissements les dunes acquises en 1845.
En 1886, Pornichet compte 1 100 habitants l'hiver et près de 4 000 l'été. Le premier bureau de poste est installé dans ce qui était jusque là la casemate des douaniers.
Les marais salants, laissés à l'abandon, sont remblayés ainsi que l'étier : les travaux sont achevés en 1899.
[modifier] XX° siècle
- Création de la commune
Le 9 avril 1900, par décret, est établie la commune de Pornichet, d'une superficie de 1 249 hectares et d'une population de 1 263 habitants. Le territoire provient en grande partie de celui de Saint-Nazaire (villages et lieux-dits Pornichet, Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite, Bonne Source, Ermur, etc.), mais une centaine d'hectares proviennent de celui d'Escoublac.
Le 20 mai, a lieu l'élection du premier maire de Pornichet, Charles Mercier. La mairie est d'abord installée à Saint-Sébastien. Peu après, la municipalité engage la construction d'une nouvelle mairie, de l'hôtel des postes, d'une classe pour les filles, d'une pour les garçons et enfin d'un marché. L'hippodrome est inauguré en 1907.
- De la Première Guerre mondiale à nos jours
De 1914 à 1921, en raison de la guerre, l'activité balnéaire est limitée mais Saint-Nazaire étant l'un des principaux ports de débarquement allié de l'époque, toute la région constitue une vaste zone de garnison et de repos pour les soldats.
La jetée et l'abri de l'ancien port sont construits en 1923. En 1931, l'ensemble du boulevard reliant Pornichet et La Baule est ouvert.
À partir de la crise de 1929, Pornichet voit son statut de station de tourisme pour les enfants se confirmer ; désormais Pornichet se sert de cet argument pour se différencier de La Baule. Au printemps 1939, des réfugiés espagnols, principalement des femmes et des enfants, sont hébergés, entre autres, à Pornichet, avant d'être transférés dans les camps de Moisdon-la-Rivière et Juigné-les-Moûtiers, ouverts fin mai et début juin[3].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pornichet voit la plupart de ses hôtels et grandes villas réquisitionnés par l'armée allemande pour diverses fonctions. Par ailleurs, l'armée allemande construit un épais mur de béton qui relie toutes les maisons du remblai entre elles. Il n'est plus possible d'atteindre la plage en voiture civile.
En 1946, ce mur de béton est détruit ainsi que la plupart des blockhaus.
À partir de 1952 et de la fin des restrictions, des immeubles commencent à apparaître sur le remblai. Ils ont l'avantage d'être peu coûteux et très fonctionnels pour l'époque. Le front de mer a malgré cela gardé quelques villas, et a su conserver un certain cachet.
Le nouveau port est mis en service en 1978.
[modifier] Héraldique
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2008-2014 | Robert Belliot | DVD | ||
| 1995-2008 | Jacques Lambert | PS | ||
| mars 1983-1995 | Jean-Claude Empereur | RPR | ||
| mars 1977-1983 | Marcel Daudin | |||
| mars 1965-1977 | Jean-Marie Erraud | |||
| mars 1958-1965 | Emile Outtier | |||
| juin 1948-1958 | Eugène Thierry | |||
| octobre 1945-1948 | Léopold Hervo | |||
| décembre 1919-1945 | Achille Bertoye | |||
| mai 1908-1919 | Eugène Coicaud | |||
| mai 1900-1908 | Charles Mercier | |||
[modifier] Démographie
| 1900 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1263 | 5242 | 5400 | 5521 | 7266 | 8133 | 9668 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
[modifier] Jumelage
[modifier] Parcs et espaces verts
- Jardin d'essai, square du calvaire.
On peut noter que la commune a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris (palmarès 2006 et 2007).
Par ailleurs, en 2007, la Ville a reçu le 1er prix de gestion environnementale (décerné par le Département de Loire-Atlantique) pour ses nouvelles techniques d'entretien des espaces verts (pas de désherbants chimiques, fauchage tardif des herbes, végétalisation des espaces sur lesquels il n'y a pas de circulation, etc.)
[modifier] Lieux et monuments
- Villas
- Villa L'Orientale, qui aurait été construite pour ce que l'on appelait alors pudiquement "une danseuse".
- Villa Alger
- Villa Ker Souveraine (boulevard des Océanides) : 1926
- Villa dite Château des Tourelles (avenue Léon-Dubas) : construite en 1830 pour un aristocrate belge ; acquise dans les années 1930 par la mairie du XII° arrondissement de Paris qui en fait une colonie de vacances ; actuellement en cours de restructuration comme établissement hôtelier.
- Bâtiments publics
- Gare de Pornichet (1879) : construite selon un modèle que l'on retrouve au Pouliguen et au Croisic.
- Ancienne mairie-école (place du marché) : elle abrite actuellement la médiathèque.
- Hôtel de Ville : construit en 1910 comme villa (Ker Bon accueil) ; cédé à la Ville par Achille Bertoye, maire de Pornichet de 1919 à 1945 ; devient hôtel de Ville en 1950.
- Salle de spectacles Quai des Arts, de construction récente.
- Bâtiments religieux
- Ancienne chapelle de Saint-Sébastien (il ne subsiste que le porche) : fin du XV° siècle ; la chapelle était un lieu de pèlerinage contre la peste (notamment le 16 août) ; pourvue de fonts baptismaux en 1782 ; église paroissiale en 1826.
- Eglise de Saint-Sébastien : mise en service en 1868
- Chapelle Notre-Dame des Dunes (paroisse d'Escoublac-Pornichet)
- Chapelle Sainte-Anne : construite en 1879 sur terrain privé, elle est rachetée par l'évêché de Nantes en 1911.
- Cimetière militaire allemand : en 1945, y sont inhumés les soldats allemands de la poche de Saint-Nazaire (2700) ; en 1955, il devient cimetière régional pour les départements de Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres (2200 tombes sont ajoutées)
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Pierre Fatou
- Camille Flammarion
- La famille Becquerel
- La famille Ecomard, notamment Gaston, fondateur du prix hippique "Gaston Ecomard"
[modifier] Notes et références
- ↑ Pointe du Bec selon l'IGN ; on trouve aussi Pointe du Bé.
- ↑ Sauf erreur. Cf. carte IGN Top 25 La Baule au 1/25 000°.
- ↑ Cf. Bartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, collection Tempus, 2006, page 408.
- ↑ Pornichet sur le site de l'Insee
Le site du centenaire de Pornichet
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Pornichet : tome 1, pages 118-125).

