Saint-Michel-Chef-Chef

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Saint-Michel-Chef-Chef
La chapelle Sainte-Anne de Tharon
La chapelle Sainte-Anne de Tharon
Blason de Saint-Michel-Chef-Chef
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pornic
Intercommunalité Communauté de communes de Pornic
Maire
Mandat
Irène Geoffroy
2014-2020
Code postal 44730
Code commune 44182
Démographie
Gentilé Michelois
Population
municipale
4 471 hab. (2011)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 54″ N 2° 08′ 50″ O / 47.181666666667, -2.147222222222247° 10′ 54″ Nord 2° 08′ 50″ Ouest / 47.181666666667, -2.1472222222222  
Superficie 25,12 km2
Localisation

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Saint-Michel-Chef-Chef
Liens
Site web http://www.stmichelchefchef.fr/

Saint-Michel-Chef-Chef est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Ses habitants, appelés les Michelois, étaient au nombre de 4 471 au recensement de 2011.

La commune de Saint-Michel-Chef-Chef inclut la station balnéaire de Tharon et est aussi connue comme siège de la Biscuiterie Saint-Michel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef dans le département de la Loire-Atlantique

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Saint-Michel-Chef-Chef est située sur côte de Jade, à 17 km au sud de Saint-Nazaire via la Route bleue et 50 km à l'ouest de Nantes, à l'extrémité occidentale du pays de Retz.

Les communes limitrophes sont La Plaine-sur-Mer au sud, Pornic à l'est, Saint-Père-en-Retz au nord-est et Saint-Brévin-les-Pins au nord.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Michel-Chef-Chef est une commune urbaine non polarisée, qui fait partie de la communauté de communes de Pornic, ainsi que La Plaine-sur-Mer et Préfailles (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

On y trouve trois cours d'eau : le Calais, le Tharon et le Berno.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La station balnéaire de Tharon-Plage détient le pavillon bleu depuis quelques années déjà. Ses plages sont un lieu idéal pour la pêche à pied.

La Biscuiterie Saint-Michel est un autre élément important de l'économie locale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Michel-Chef-Chef, dont l’étymologie est discutée, est une déformation de Saint-Michel-de-Chevesché (forme ancienne), issue du bas-latin Terra de Chevesché, ancien nom de la Pointe Saint-Gildas toute proche.

Le terme Chevesché est une déformation de chevecier-chef, qui désignait naguère en langue ecclésiastique celui qui surveillait le chevet d'une église et qui, par extension, avait la garde du trésor. Ce dignitaire religieux qui percevait les revenus d'une abbaye (ici en l'occurrence celle de Pornic), logeait dans une chefferie[1].

En ce qui concerne l'archange Saint Michel, il suffit de rappeler que les lieux nommés Saint-Michel sont très courants en France et qu'ils dérivent de lieux antérieurement consacrés à une divinité celtique, Lug, la divinité éponyme de Lugdunum (Lyon), interprétée par les Romains comme un avatar de Mercure. Le cas le plus remarquable de cette filiation est Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire

On a retrouvé des poteries néolithiques sur le site de l'étang des Gâtineaux, ainsi que quelques menhirs au nord, près de la forêt de la Roussellerie.

Antiquité

On rapporte que Saint-Michel était une léproserie au IVe siècle.

Moyen Âge

Saint-Michel-Chef-Chef faisait partie de la châtellenie, baronnie, puis duché-pairie de Retz.

Vers 1104, Garsire de Retz donna l'église à l'abbaye Saint-Serge d'Angers.

Époque contemporaine

Pendant la période de déchristianisation des années 1792-1800, Saint-Michel reçoit le nom de Sablons.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que la Loire-Inférieure est libérée au mois d'août 1944, Saint-Michel-Chef-Chef fait partie des territoires qui restent occupés par les Allemands dans la Poche de Saint-Nazaire qui s'étend de l'estuaire de la Vilaine à Pornic.Ici, la libération n'a lieu que le 11 mai 1945, trois jours après la capitulation de l'armée allemande.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement de Saint-Michel-Chef-Chef[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules semé de dix besants d'or ordonnés 4, 3, 2 et 1, au chef d'azur soutenu d'une divise aussi d'or.
Commentaires : Création des commis de Vannier en 1703 pour la paroisse de Saint-Michel-du-Chevèchier (chef de gueules pour Saint-Michel et chef soutenu d'un second pour le grade de chevèchier). M. de Maupeou fit ajouter les dix besants d'or en souvenir de Malestroit (dont les armes étaient de gueules à neuf besants d'or, 3, 3 et 3.). Délibération municipale du 10 décembre 1971.

Blasonnement de Tharon-Plage[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au sautoir de vair accompagné de quatre étoiles de gueules et chargé en abîme d'un annelet de gueules.
Commentaires : Armes de la famille de Michel de Michel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Louis Bochereau Sans étiquette agriculteur
1971 1983 Paul Casavielle Sans étiquette médecin
1983 1995 Michel Ferré Sans étiquette viticulteur
1995 2008 Patrick Girard[Note 1] Sans étiquette puis UMP[Note 2] enseignant (professeur de sport, ancien directeur du collège Saint Joseph de Saint-Brévin-les-Pins)
conseiller général (UMP) jusqu'en 2011
2008 2014 Alain Guillon Divers droite puis MoDem ancien cadre
2014 en cours Irène Geoffroy Divers droite retraitée de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 471 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
818 689 703 874 1 034 1 095 1 095 1 122 1 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 249 1 180 1 155 1 143 1 134 1 172 1 168 1 198 1 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 161 1 234 1 311 1 165 1 335 1 410 1 400 1 719 1 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 106 2 242 2 447 2 517 2 663 3 176 4 103 4 364 4 471
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Michel-Chef-Chef en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,6 
6,5 
75 à 89 ans
10,0 
19,9 
60 à 74 ans
20,4 
20,6 
45 à 59 ans
21,1 
21,2 
30 à 44 ans
19,5 
14,3 
15 à 29 ans
13,0 
17,1 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Anne de Tharon : objets provenant de l'Abbaye de Buzay, dont le plus ancien crucifix du pays de Retz (datant du XIVe siècle), un autre Christ du XVIe siècle et une statue du XVIIIe siècle.
  • Château de Tharon : il ne subsiste que des vestiges, en particulier une tour en ruines.
  • Château de La Cossonnière.
  • Maisons anciennes de pêcheurs.
  • Moulins à vent de Beaulieu et de La Sicaudais (1842).
  • Calvaire et ossuaire.
  • Folies balnéaires et belles demeures du front de mer à Tharon-Plage.
  • Église moderne de style Renaissance : statue de saint Michel terrassant le démon par Vallet. Nombreuses décorations représentants des fruits de mer.
  • Plages de Saint-Michel du Redois et de Tharon dominées de falaises schisteuses et de dunes anciennement boisées.
  • Vaste étang (20 ha) des Gatineaux propice à la pêche.
  • Port de Comberge, accessible uniquement à marée haute.
  • Parc du Bois Roy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille Michel
  • Gabriel Michel (1702-1765), armateur nantais, est seigneur de Tharon à partir des années 1740 (et par ailleurs seigneur de Doulon et constructeur du château du Grand-Blottereau).
  • sa fille, Henriette-Françoise Michel (1738-1794), épouse du marquis de Marbeuf, devint dame de Tharon après la mort de son père ; le 18 octobre 1772, elle est présente au baptême d'une cloche de l'église.
Estivants célèbres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Tessier et Renée Guillemin, Saint-Michel-Chef-Chef et Tharon-Plage, Éditions des Paludiers, La Baule, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Se présente UMP aux élections cantonales.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages - Loire-Alantique, Saint-Jean-d'Angély, Éditions Boudessoules,‎ 2002, 287 p. (ISBN 2-913471-45-5), p. 252
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Saint-Michel-Chef-Chef 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population - Saint-Michel-Chef-Chef - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).