Montoir-de-Bretagne

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Montoir-de-Bretagne
Le port méthanier et l'aéroport de Saint-Nazaire - Montoir.
Le port méthanier et l'aéroport de Saint-Nazaire - Montoir.
Blason de Montoir-de-Bretagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Montoir-de-Bretagne (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire
Maire
Mandat
Michelle Lemaître
2014-2020
Code postal 44550
Code commune 44103
Démographie
Gentilé Montoirins
Population
municipale
6 922 hab. (2011)
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 45″ N 2° 08′ 52″ O / 47.329166666667, -2.1477777777778 ()47° 19′ 45″ Nord 2° 08′ 52″ Ouest / 47.329166666667, -2.1477777777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 36,79 km2
Localisation

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Montoir-de-Bretagne
Liens
Site web www.montoirdebretagne.fr

Montoir de Bretagne est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Ses habitants sont appelés les Montoirins et les Montoirines.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Montoir-de-Bretagne dans le département de la Loire-Atlantique.

Montoir-de-Bretagne est situé sur la rive nord de l'estuaire de la Loire, à 5 km à l'est de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Saint-Nazaire, Saint-Malo-de-Guersac,Trignac et Donges.

La commune est située à proximité des marais de la Brière, la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue. On y a créé un parc naturel régional regroupant de nombreuses espèces animales et végétales.

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a de vastes prairies reposant sur terrain d'alluvions. À l'ouest, les terrains sont tourbeux, il y a des veines de granite et de micaschiste.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montoir possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Montoér (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'une ferme de l'âge du Fer ont été retrouvé début 2013 sur le territoire de la commune. Elle se compose d'un espace de 2 000 m2 où se sont construits des bâtiments montés sur poteaux, le tout circoncit par un fossé[2].

Au Xe siècle, le bourg était le chef-lieu d'une paroisse, siège d'une châtellenie de la vicomté Donges.

Article détaillé : Liste des seigneurs de Donges.

Au Moyen Âge, il y avait une chatellenie à Montoir appelée Nisère[3], ou Nissé[4], dont il n'y a plus de vestige[5]. Elle était sans doute située au lieu-dit appelée « la motte » sur les cartes Cassini (1750) qui se situait à la pointe ouest vers la Brière, sur un îlot. Au mois d’août 1320 est passé le contrat de mariage, entre Bouchard, comte de Vendôme et Alix de Bretagne, qui a pour dot le château de Montoir. Cette seigneurie est érigée en comté en faveur de Louis-Joseph de Querhoent-Coëtanfao, issu d'une ancienne maison de Bretagne[5]. Le 17 août 1591, les habitants de Nantes, ayant appris que les troupes du roi Henri IV partent soumettre les habitants de Montoir, envoient à ces derniers des munitions de guerre pour se défendre et rester sous la domination du duc de Mercœur[5]. En 1690, un port de mer, formé par un canal qui avait flux et reflux, est détruit par un ouragan, qui enlève tous les foins des prairies voisines et les transporte dans ce canal[5]. L'église, très ancienne, est détruite par la foudre en 1698[5]. C'est à cette époque qu'est construite la tour qui existe encore avec des pierres tirées du château Lorieux (à Crossac)[5]. Avant la Révolution française, trois chapelles existent, celle d'Esnes, celle de Saint-Malo, celle de Mean[5].

Vers 1825, une petite usine est bâtie pour l'extraction du sulfate de soude de la tourbe ligneuse marine[5]. En 1845, Montoir a une trêve, qui est Saint-Joachim, et deux prieurés : la Blanche (qui dépend de l'abbaye de la Blanche, de l'ordre de Cîteaux, située dans l'île de Noirmoutier), et un second qui dépend de l'abbaye de Sainte-Marie de Pornic[5]. Le nombre des habitants est de 4 000, presque tous marins. Les terres fournissent peu de terres labourables, mais beaucoup de prairies, et des marais étendus. Ces marais sont une source de richesse pour les habitants, qui en tirent des mottes à brûler. Ces mottes se trouvent dans le marais de la Grande Brière, et sont transportées par les Montoirins à La Rochelle, à Bordeaux, à l’île de Ré et ailleurs[5]. Le projet d'afféager ces marais et de les dessécher a été alors refusé par les États de la province, par crainte de réduire à la dernière mendicité les habitants du canton, tout en n'en enrichissant que les seuls afféagistes[5]. Ce marais était jadis une forêt, détruite par les ouragans de 700 ou de 1177[6].

En 1865, le quartier de Méan situé à proximité du chantier naval de Penhoët est détaché de la commune de Montoir pour intégrer celle de Saint-Nazaire[7]. Tandis que la commune de Trignac est créée le suite à un démembrement partiel de celle de Montoir[8].

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aéroport fut agrandi par l'occupant. Une importante extension du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire est construite durant les années 1970 et les 1980. Elle consiste en un terminal capable de recevoir des méthaniers, c'est-à-dire des navires transportant du gaz liquéfié. C'est un des terminaux appartenant à Elengy qui permet à divers importateurs de gaz naturel d'accéder au réseau de transport gazier français.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier, d'azur à deux avions de chasse d'argent, volant l'un sur l'autre ; au second, de gueules à la roue dentée d'or issant d'une champagne ondée d'argent, à la tige touffe de roseaux des marais au naturel brochant sur le taillé ; le tout sommé d'un chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché et à la province de Bretagne.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Montoir-de-Bretagne : Longius Procedere. (Aller plus avant.)

Administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1836   Louis Auguste Glotain    
1841   Constant Marie Guichet    
1898   Gustave Barbin    
mars 1977 juin 1995 Hubert Bouyer PCF ouvrier pointeur
juin 1995 en cours Michelle Lemaître[Note 1],[9] PS retraitée de la construction navale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Montoir-de-Bretagne est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[10] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[11] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[12].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1913 pour permettre la création de Trignac, puis en 1925 pour la création de Saint-Malo-de-Guersac.

En 2011, la commune comptait 6 922 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 119 3 149 3 577 3 871 3 985 4 395 4 500 4 572 5 023
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 269 5 388 4 527 4 859 4 603 5 412 7 225 6 942 8 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 272 9 756 10 739 6 285 3 860 3 698 3 592 3 681 4 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 658 5 171 5 352 5 772 6 585 6 194 6 310 6 922 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14], pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[15])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Montoir-de-Bretagne en 2009 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
4,6 
75 à 89 ans
8,5 
12,2 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
21,0 
21,2 
30 à 44 ans
19,2 
18,9 
15 à 29 ans
17,7 
21,9 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village présente une église du XIXe siècle.
  • Loncé, Bellevue, Gron, Lavenac, Camée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional de Brière

Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, Montoir-de-Bretagne fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélue en 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Ouest-France, mercredi 10 avril 2013, Les vestiges d’une ferme gauloise à Montoir-de-Bretagne
  3. le nom de NISERE proviendrait d'une île située à 30 miles à l'ouest de Rhodes où on s'arrêtait au trajet de retour de terre sainte, il s'agit peut-être d'un souvenir de la première croisade où les bretons se rendirent nombreux avec le duc Alain Fergent, des représentants des seigneurs de Donges et de Pontchâteau pour ne citer qu'eux ; ils reviennent après 1100.
  4. la chatellenie est citée dans le livre des ostz du duc de Bretagne en 1294, énumérant les obligations des vassaux en matière d'hommes d'armes et de chevaliers pour le guerre
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Ogée, Marteville et Varin 1845
  6. C'est ce dont témoigne le grand nombre d'arbres de toutes les grosseurs, et surtout de chênes, qu'on y trouve.
  7. Blog sur le quartier de Méan avec photos
  8. Histoire de Trignac sur le site officiel de la commune.
  9. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10 (ISSN 1285-7688)
  10. « Unité urbaine 2010 de Saint-Nazaire (44601) », sur insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  11. « Zonage en aires urbaines 2010 de Saint-Nazaire (046) », sur insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  12. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Montoir-de-Bretagne 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  16. « Résultats du recensement de la population - Montoir-de-Bretagne - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  17. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]