Région Bretagne

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Page d’aide sur l’homonymie Cet article a pour sujet l'actuelle région administrative française. Pour la région historique, voir Bretagne. Pour les autres significations du nom Bretagne, voir Bretagne (homonymie).
Bretagne
Détail
Détail
Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Rennes
Départements Côtes-d'Armor (22)
Finistère (29)
Ille-et-Vilaine (35)
Morbihan (56)
Chefs-lieux Saint-Brieuc
Quimper
Rennes
Vannes
Arrondissements 15
Cantons

Communes
201

1 270
Conseil régional Conseil régional de Bretagne
Président Pierrick Massiot (PS)
2012-2015
Préfet Patrick Strzoda
ISO 3166-2 FR-E
Démographie
Gentilé Breton, Bretonne
Population 3 217 767 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Langues
régionales
Français
Breton (langue celtique)
Gallo (Langue d'oïl)
Géographie
Superficie 27 208 km2
Localisation
Localisation de Bretagne
Liens
Site web http://www.bretagne.fr

La Bretagne est l'une des 22 régions françaises de la France métropolitaine. Composée des départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Sa préfecture et sa plus grande ville est Rennes.

Baignée par la Manche au nord et par le golfe de Gascogne au sud, elle se trouve dans le Grand Ouest français, et est limitrophe des régions de Basse-Normandie et des Pays de la Loire.

La région Bretagne est parfois désignée sous l'expression « Bretagne administrative » par opposition à la « Bretagne historique » ou la « Bretagne culturelle », notamment par les partisans du rattachement du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne actuelle.

La région Bretagne est jumelée avec la province chinoise de Shandong.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Bretagne.
Carte routière de la Bretagne

La Bretagne est la région française qui bénéficie de la plus grande longueur de côtes puisqu'elle représenterait un tiers du littoral français[réf. nécessaire]. De nombreuses îles sont présentes au large de la Bretagne, on dénombre 797 îles et îlots tout le long du littoral breton[1].

On distingue traditionnellement les régions côtières (l’Armor, le littoral) des régions centrales (l’Argoat, le bocage).

Bien que peu élevé, le relief formé par les monts d'Arrée et les montagnes Noires, est partout très marqué dans les zones rocheuses, plus doux dans les zones limoneuses de l'est et du sud.

Climat[modifier | modifier le code]

La Région Bretagne a un climat océanique, donc tempéré, surtout le long des côtes, avec de faibles différences de températures entre l'été et l'hiver. Le vent de nord-ouest (noroît en français, gwalarn en breton) domine au nord. Les pluies sont fréquentes, mais fines. Dans une même journée, il est courant qu'alternent éclaircies et ciel couvert.

La végétation est abondante. La Bretagne était autrefois un pays de bocage: la réorganisation des parcelles dans les années 1960, appelée remembrement, a éliminé une grande partie des haies bordant les champs, permettant de moderniser l'agriculture mais entraînant un lessivage de la couche superficielle des champs. Ce remembrement s'est fait à plus basse échelle que dans de nombreuses plaines céréalières du reste de la France (Beauce, Champagne…).

Comme toute région avec un grand littoral, ici amplifié par le climat océanique tempéré, il n'est pas surprenant d'avoir des conditions météorologiques différentes entre le proche littoral et les villes à quelques kilomètres dans les terres. Il en va de même pour les températures. À plus forte échelle, et sauf dans le cas de dépressions majeures, le climat reste sensiblement différent entre le Nord et le Sud de la Bretagne.

Ce climat permet une plus grande homogénéité des températures sur l'année, même si les saisons restent marquées. Seul l'hiver ici est moins froid. La pluviométrie n'est que faiblement supérieure à celle d'autres régions, comme l'Île-de-France. Cela provient des vents d'ouest et nord-ouest, qui déplacent les éventuelles perturbations vers le centre et le nord de la France. Il n'est guère possible de donner de règle à la région entière, tant les statistiques sont différentes entre les différents secteurs, tels Brest, Quimper, Lorient, Morlaix ou encore Saint-Brieuc.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Bretagne.

Communes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Code Postal Villes Département Population (2011) Rang National
35000 Rennes Ille-et-Vilaine 208 033 11
29200 Brest Finistère 140 547 25
29000 Quimper Finistère 63 235 76
56100 Lorient Morbihan 57 408 93
56000 Vannes Morbihan 52 784 107
22000 Saint-Brieuc Côtes-d'Armor 46 173 137
35400 Saint-Malo Ille-et-Vilaine 45 201 140
56100 Lanester Morbihan 22 164 392
22300 Lannion Côtes-d'Armor 19 920 449
35300 Fougères Ille-et-Vilaine 19 775 455

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Ce tableau indique les communes de Bretagne qui comptaient en 2008 plus de 2 000 résidences secondaires[2].

Ville département Rés. secondaires
Carnac Morbihan 7 475
Saint-Malo Ille-et-Vilaine 6 642
Sarzeau Morbihan 5 518
Quiberon Morbihan 5 197
Arzon Morbihan 4 775
Dinard Ille-et-Vilaine 4 456
Saint-Cast-le-Guildo Côtes-d'Armor 3 335
Damgan Morbihan 3 117
Fouesnant Finistère 3 026
Crozon Finistère 2 782
Erquy Côtes-d'Armor 2 630
Bénodet Finistère 2 572
Saint-Pierre-Quiberon Morbihan 2 456
Saint-Gildas-de-Rhuys Morbihan 2 362
Pléneuf-Val-André Côtes-d'Armor 2 328
Rennes Ille-et-Vilaine 2 272
Pénestin Morbihan 2 108
La Trinité-sur-Mer Morbihan 2 097
Perros-Guirec Côtes-d'Armor 2 071

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Bretagne.

Comme toutes les régions administratives de France, la Bretagne est née dans la seconde moitié du XXe siècle. Un décret[3] du 30 juin 1941 rédigé par le maréchal Pétain et publié le 1er juillet 1941 dans le Journal officiel de l'État français pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, crée la Région de Rennes, constituée par les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Cette région est supprimée à la Libération. Par la suite, un arrêté ministériel du 28 novembre 1956[4] signé sous la Quatrième République, a explicité le cadre des "programmes d'action régionale" introduits par un décret du 30 juin 1955. Ce décret crée une région appelée "Bretagne" et qui reprend les mêmes limites que la Région de Rennes de 1941. Elle correspond à 80 % de la superficie de la Bretagne historique, amputée de l'actuelle Loire-Atlantique. Ces limites sont restées stables au cours des évolutions du statut de ces circonscriptions.

Politique de la Bretagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique de la Bretagne.
Election / collectivités Droite Gauche
Élection présidentielle de 2012 (2e tour) 43,65 % (Nicolas Sarkozy) 56,35 % (François Hollande)
Conseil régional 20 (UMP-NC-DVD) 63 (PS-EE-Verts-PCF-UDB)
Conseils généraux 1 3
Députés 5 21
Sénateurs 2 12
Villes chefs-lieux de département 2 2

Conseil régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil régional de Bretagne.

Le conseil régional de Bretagne compte 83 conseillers et est présidé le socialiste Pierrick Massiot.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Bretagne.

L'économie de la Bretagne est tournée vers l'agriculture et les industries agroalimentaires, le tourisme estival sur la bordure côtière, et quelques pôles technologiques avancés (Rennes, Lannion). On retrouve des sièges de grands groupes mondiaux tels que Bolloré à Quimper ou encore Cummins.

Depuis 2 ans maintenant, et amplifié par la crise mondiale, de nombreux "pays" bretons investissent massivement dans le secteur tertiaire, et plus précisément commercial. On observe donc la construction rapide de nombreuses et grandes zones commerciales modernes en périphérie des villes moyennes, qui y voient un éventuel moyen de subsistance et un atout pour l'avenir. La région entière tente, non sans mal, de se diversifier afin d'être moins dépendante d'un secteur industriel agro-alimentaire fort, mais sensible, et par-là même essaie de se moderniser.

Transports[modifier | modifier le code]

Tant que les liaisons maritimes ont prévalu sur les liaisons terrestres, la position de la Bretagne, passage et escale obligée au milieu de la façade atlantique de l'Europe lui a valu une certaine prospérité. Mais elle a souffert de son isolement géographique principalement lors du XXe siècle. En effet, excentrée par rapport aux grands axes économiques de la France, elle a pris du retard sur le développement des infrastructures de transport. Les principaux axes ferroviaires se sont développés par rapport aux zones touristiques, essentiellement sur un axe Paris-Armor (zone côtière de la Bretagne).

Depuis 2003, la Bretagne dispose d’un seul et unique tronçon d'autoroute (A84), venant de Caen et aboutissant à Rennes. Pour les autres liaisons, la région est dotée d'un réseau de routes couramment appelées « voies express » (réseau à 2 x 2 voies). L'ensemble de ces voies longe approximativement les côtes de la région ; des liaisons transversales existent depuis Rennes vers Vannes et Lorient ainsi que vers Nantes. La liaison intérieure Rennes-Brest est assurée par la RN 164 dont des tronçons passent progressivement en voie express.

L'ensemble des routes en Bretagne est gratuit, conséquence de la volonté politique du général de Gaulle. Celui-ci voulait en effet compenser l'éloignement géographique de la région par la gratuité des voies terrestres.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La Bretagne compte sept aéroports, dont quatre aéroports internationaux (Brest, Rennes, Dinard Saint-Malo et Lorient-Lann Bihoué).

La Bretagne dispose de deux compagnies aériennes, Brit Air dont le siège social se trouve à Morlaix et Finist'air qui effectue la liaison Brest-Ouessant.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Bretagne.

Le réseau ferré breton est structuré par 3 lignes majeures au départ de Rennes :

  • Rennes - Brest (via St-Brieuc, Guingamp, Morlaix)
  • Rennes - Quimper (via Vannes, Auray, Lorient)
  • Rennes - St-Malo (via Dol de Bretagne)

Ces lignes sont parcourues par des TGV au départ de Paris ou Lille et des TER

Il faut également ajouter les lignes transversales Rennes - Nantes et Brest - Quimper, parcourues uniquement par des TER et moins fréquentées, ainsi que les liaisons estivales vers les stations balnéaires : Guimgamp - Lannion, Morlaix - Roscoff, Auray - Quiberon

À l'horizon 2017, une nouvelle ligne à grande vitesse mettra Rennes à 1h27 de Paris (contre 2h05 actuellement). Par ailleurs, la région Bretagne a également décidé des travaux sur les lignes Rennes - Brest et Rennes - Quimper de sorte que Brest et Quimper soient à 3h15 de Paris (plus de 4h actuellement).

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason region fr Bretagne.svg
Blason de Bretagne
D'hermine plain

Le Gwenn ha Du, le drapeau breton moderne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau de la Bretagne.

XXe ‑ XXIe siècle - Le Gwenn ha Du, drapeau moderne de la Bretagne

Logotypes[modifier | modifier le code]

En 2005, la région a changé son logo qui datait de vingt ans. On le retrouve sur tous ses supports de communication et tous les événements dont elle est partenaire. Son nouveau logo a gardé les points forts de l'ancien : la forme carrée, l'intitulé « Région Bretagne », des couleurs (le bleu et le vert) symbolisant à la fois l'Argoat (la terre) et l'Armor (la mer). « Mais il a évolué vers un sigle à la fois plus moderne (couleurs et typographie) et plus porteur de l'identité bretonne d'un point de vue communicationnel. Une hermine très stylisée reprend la forme géographique de la Bretagne, évoquant ainsi à la fois les racines et le dynamisme d'une Bretagne en mouvement. »[5].

Ce logotype existe avec une inscription en breton : « Rannvro Breizh » ou en gallo : « Rejion Bertègn », (Région Bretagne) à la place de l'inscription en français. La police d’écriture utilisée est Spotka Alternate[6].

Langues[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine bretonne.
Article détaillé : Gastronomie bretonne
Huîtres plates (Ostrea edulis) de Cancale

La gastronomie bretonne est essentiellement tournée vers les produits de la mer depuis le XIXe siècle et le développement du tourisme. Les produits de la pêche, souvent du jour, sont fortement représentés dans les étals des commerces. De même, au niveau semi-industriel, on trouve de nombreuses spécialités de la mer en conserve, souvent en provenance de secteurs proches: rouille, soupe de poisson, tourteaux, araignées de mer, concentré de poissons, produits élaborés (traiteur) des pêches, algues comestibles, etc.

L'on dispose aussi, en surgelé, des nombreuses spécialités régionales, comme les coquilles Saint-Jacques préparées et de nombreux plats de poissons.

L'ostréiculture est très présente en Bretagne, que ce soit à grande échelle en magasin, ou directement auprès des nombreux petits producteurs qui jalonnent les côtes, et qui pour la majorité vendent directement leur production dans leurs magasins, la plupart à proximités des petits ports.

La région est également leader en France (à plus de 90 %) en production de certains légumes, comme les choux, vers Saint-Pol-de-Léon.

Pour ne citer actuellement que quelques spécialités très "typiques" :

  • les galettes de sarrasin ou bien les crêpes, salées ou sucrées selon les envies, préparées traditionnellement avec de la farine (froment ou de sarrasin -blé noir-), des œufs, du lait, de l'huile. Couramment roulées autour d'une saucisse dans l'est de la région, on trouve aussi des galettes avec des œufs, du jambon, du fromage et/ou du beurre (demi-sel). Les crêpes sont aussi proposées fourrées au choix de fruits de mer, de poissons, d'andouilles bretonnes (Baye et Guéméné), de fondue de poireaux, etc.
  • la Bretagne produit également des gâteaux : quatre-quarts, gâteau breton, far breton, kouign amann (à base de pâte à pain, de sucre et de beurre demi-sel) ;
  • la cotriade : une soupe de poissons en marmite, accompagnée de légumes et aromates. Il s'agit d'une sorte d'équivalent régional à la Bouillabaisse des Méditerranéens. Cette soupe, réalisée le plus souvent "maison" et en grande quantité, commence à se trouver dans le commerce régional grâce aux conserveries portuaires[réf. nécessaire] ;
  • le kig ha farz, genre de pot-au-feu à base de légumes et de farine de sarrasin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour un développement durable de la zone côtière bretonne : La charte des espaces côtiers bretons (2007) p. 32 [PDF]
  2. Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 01/01/2008
  3. Décret du 30 juin 1941
  4. publié au Journal officiel du 6 décembre 1956 p. 11649 consultable en ligne.
  5. Site de la région Bretagne, page du logo
  6. Spotka sur le site de Xavier Dupré (créateur de ladite police).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]