Roland
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Roland (en francique Hruodland) est un personnage de la littérature médiévale et de la Renaissance, chef paladin de Charlemagne et figure centrale de la matière de France. Personnage central de La chanson de Roland, une chanson de geste du XIe siècle racontant sa dernière lutte contre les musulmans à la bataille de Roncevaux, il est basé sur un personnage historique n'ayant que peu de rapport avec les nombreux récits épiques dont il est le héros.
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[modifier] Le Roland historique
Il n'existe qu'un seul texte[1] qui fasse mention du personnage historique de Roland. C'est dans la Vita Karoli Magni, œuvre écrite entre les années 829 et 836 par Eginhard que ce dernier, moine et chroniqueur, rapporte que les Vascons massacrèrent Roland et toute son armée au cours d'une bataille.
Roland était le préfet des Marches de Bretagne. Le roi Charles conduisit effectivement ses troupes en Espagne alors occupée par les Sarrazins. Le 15 août 778[2],[3], Roland, qui commandait l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne, trouva la mort après avoir été attaqué par une troupe de pillards Vascons alors qu'il traversait les Pyrénées.
[modifier] Légende
Au cours du Moyen Âge, les récits remplacent les Vascons par des Sarrasins, et l'incident devint symbolique de l'affrontement entre chrétiens et musulmans.
Une légende qui a pris naissance avec le développement de la Reconquête et celle du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle place le tombeau du comte Roland à Blaye, dans l'église Saint-Romain aujourd'hui détruite.
Les légendes liées à Roland font partie de la mythologie pyrénéenne. Roland est devenu un géant et a laissé des traces de son passage un peu partout sur les deux versants de la chaîne montagneuse. On connaît la Brèche de Roland, gigantesque entaille dans la paroi laissée par son épée Durandal. Selon différentes légendes, l'épée, qui renfermait dans sa garde une dent de saint Pierre, aurait été récupérée : en 1845, selon le voyageur anglais R. Ford, on pouvait la voir à Madrid ; quand Fulcanelli écrivit Le Mystère des cathédrales (1922), Durendal se trouvait dans un coffre scellé dans la roche et enchaîné, à Rocamadour ; en 1968, selon le professeur Gómez Tabatera, dans un petit village des Pyrénées (sans autre précision), les femmes stériles désirant avoir un enfant se passaient sur le ventre une « épée de Roland »[4] Au sud, dans le Haut Aragon, le Salto de Roldan (« saut de Roland ») est constitué par deux sommets éloignés, que son cheval aurait franchi d'un bond (le cheval de Roland était à la mesure de son maître, et ses traces sont multiples). Il existe de nombreux Pas de Roland, passages taillés dans la roche. On ne compte plus les rochers qui ont servi à Roland pour jouer au palet, les marques de ses pas creusées dans la roche, etc. Roland et sa jument Babiéca sont connus aussi en Isère au travers de la légende des trois pucelles: pitons rocheux du vercors dominant Grenoble. Sources provenant du livre de Paul BERRET intitulé: SOUS LE SIGNE DES DAUPHINS, éditions Didier & Richard
[modifier] Notes et références
- ↑ Passage extrait de la Vita Karoli Magni qui parle de Roland, préfet des Marches de Bretagne (Hruodlandus Brittannici limitis praefectus)
- ↑ Philippe Sénac,Les Carolingiens et al-Andalus, p. 15
- ↑ Philippe Sénac, Les Carolingiens et al-Andalus - L'épitaphe d'Eggihard p. 139
- ↑ Alberto Serrano Dolader, Guía mágica de la provincia de Huesca, IberCaja, 1994
[modifier] Sources
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Roland ».
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Orlando (paladino) ».

