Missillac

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Missillac
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pontchâteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pont-Château - Saint-Gildas-des-Bois
Maire
Mandat
Jean-Louis Mogan
2014-2020
Code postal 44780
Code commune 44098
Démographie
Gentilé Missillacais
Population
municipale
5 016 hab. (2012)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 59″ N 2° 09′ 28″ O / 47.4830555556, -2.1577777777847° 28′ 59″ Nord 2° 09′ 28″ Ouest / 47.4830555556, -2.15777777778  
Altitude Min. 0 m – Max. 63 m
Superficie 59,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.missillac.fr/

Missillac est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Missillac dans le département de la Loire-Atlantique.

Missillac est situé au nord-ouest de la Loire-Atlantique, à la limite du Morbihan, à 25 km au nord de Saint-Nazaire, 55 km au nord-ouest de Nantes, à 55 km au sud de Vannes et 25 km au sud de Redon.

Les communes limitrophes sont Séverac, Saint-Gildas-des-Bois, Pontchâteau, Sainte-Reine-de-Bretagne, La Chapelle-des-Marais et Herbignac en Loire-Atlantique, Nivillac, Saint-Dolay et Théhillac en Morbihan.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Missillac est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, Missillac fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

La commune est traversée par la voie express Nantes-Vannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Missillac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Misilhac (écriture ELG), et en breton : Merzhelieg[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1806, la commune de La Bretèche jusqu'ici indépendante, est rattachée à celle de Missillac[2].

Pendant près d'un siècle, entre 1871 et 1959, la famille de Montaigu est régulièrement élue à la tête de la mairie. Cette longévité conjuguée à leur fortune, leur permet de s'opposer à la préfecture lorsque cette dernière tente d'imposer des réformes républicaines, dont les lois scolaires[3].

Les résistants d'obédiences autonomistes bretonnes du groupe Liberté (agissant sur la Brière et St Nazaire) ont eu une base à Missillac en 1943, puis en lien avec le commandant Verliac ils ont contribué à fournir l'encadrement du bataillon de la Poche[4],[5].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Missillac comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au ), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1790 François Chatellier    
1791 1792 François Thomas    
1792 1797 Pierre Jouin    
1797 1803 François Thomas    
1803 1811 M. Dagorn    
1811 1815 Louis Renaud    
1815 1815 M. Marsac    
1815 1816 Louis Renaud    
1816 1848 François Thomas    
1848 1852 Auguste de Montaigu    
1852 1860 Charles Pahier    
1860 1870 Léon Bizeul    
1870 1871 M. Pasgrimaud-Dezannaux    
1871 1881 Auguste de Montaigu    
1881 1882 Pierre Pasgrimaud    
1883 1904 Auguste de Montaigu    
1904 1927 Pierre de Montaigu    
1927 1945 Hubert de Montaigu    
1945 1947 Hedwige de Montaigu    
1947 1953 Raymond Rabillard    
1953 1959 Hubert de Montaigu    
1959 1971 Raymond Rabillard    
1971 1975 Olivier Girard    
1975 1984 Joseph Gougeon    
1984 2001 Guy Girard Sans étiquette  
2001 2014 Bernard Lelièvre[Note 1] Divers droite ingénieur
2014 en cours Jean-Louis Mogan Divers droite chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune absorbe La Bretèche avant 1806.

En 2012, la commune comptait 5 016 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 200 2 042 2 066 2 457 2 615 2 561 2 687 2 850 2 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 977 3 239 3 453 3 565 3 616 3 837 3 877 3 876 3 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 985 4 053 3 965 3 496 3 416 3 291 3 170 3 212 3 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 585 3 652 3 687 3 883 3 915 3 808 4 474 4 557 5 016
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[6]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

Pyramide des âges à Missillac en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,3 
75 à 89 ans
10,9 
12,2 
60 à 74 ans
12,1 
20,8 
45 à 59 ans
20,7 
21,4 
30 à 44 ans
19,0 
19,1 
15 à 29 ans
17,4 
20,9 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de la Roche-aux-Loups.
  • Passage d'une voie romaine.
  • Chapelle gothique (XVIe),
  • Manoir de la Briandais (XVIIIe) (hôtel-restaurant).
  • Château de la Bretesche, ancienne résidence de la famille de Montaigu dont les membres ont exercé pendant 45 ans aux XIXe et XXe siècles la fonction de maire de la commune de Missillac. Le château a été construit au XIXe siècle à la place d'un château fort des XIVe et XVe siècles, détruit au cours de la Révolution.
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIXe).
  • Chapelle Saint-Laurent (XIXe).
  • Chapelle de La Briandais (XIXe).
  • Calvaire de pierre (XIXe).
  • Manoir de la Roche-Hervé avec parcs (XIXe).
  • Château Islac
La rue du Four au début du XXe siècle.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Marché le mercredi matin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]