Mosquée

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Salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan (située à Kairouan en Tunisie)

Une mosquée est un lieu de culte où se rassemblent les musulmans pour les prières communes. L’ensemble architectural est le plus souvent entouré d’une ou plusieurs tours, ou minarets, dont le nombre est limité à six pour ne pas excéder les sept de la mosquée de La Mecque. Le toit est souvent en forme de dôme. C’est du haut d’un des minarets que le muezzin (mouadh-dhan) appelle à la prière au cours de l’adhan. Une mosquée est plus qu’un lieu de culte ; elle sert d'institution sociale, éducative : elle peut, ainsi, être accompagnée d’une madrassa, d’un centre de formation, voire d’une université. Elle sert aussi de lieu de rencontres et d’échanges sociaux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom mosquée, attesté en 1550 dans la langue française[1], est un emprunt à l’italien mosche(t)a, par le truchement de l'espagnol mezquita, venant lui-même de l’arabe مسجد masjid, lui-même emprunté à l'araméen masged[2]. Il dérive d’une racine proto-sémitique signifiant « poser le front au sol » et rappelle qu’il s’agit d’un lieu de prosternation. Le terme jâmiʾ (جامع jāmîʾ), « lieu de réunion », désigne quant à lui une grande mosquée où se fait la réunion du vendredi. Les musulmans se réfèrent souvent à la mosquée par son nom arabe, masjid ou jâmi.[réf. nécessaire]

Le mot arabe masjid signifie l’endroit du culte et dérive du verbe sajada (racine « s-j-d, » signifiant « se mettre à genoux ») en référence aux gestes exécutés pendant les prières. Le mot « m-s-g-d » est apparu en araméen dès le Ve siècle, et le même mot est trouvé plus tard chez les Nabatéens avec la signification « endroit du culte ». Apparemment, ce mot araméen aurait à l’origine signifié « stèle » ou « pilier sacré »[3].

Les précurseurs du mot « mosquée » apparus pendant les XVe, XVIe, et XVIIe siècles (« moseak », « muskey », « moschy », et « mos’keh ») ont été également utilisés jusqu’à ce qu’on ait décidé que « mosquée » qu’on trouve dans l’espagnol, le moyen français, l'italien ou l'anglais deviendrait la norme. Au XVIIIe siècle, l’épellation moderne est devenue la plus populaire et la plus standard du mot.

Dans le contexte européen, le terme de mosquée a tendance à céder la place au terme « centre », (markaz), en fonction des activités qui y sont proposées. Si la majorité des gens s’y rend pour prier, cela reste une mosquée. Si la plupart y vient pour d’autres activités, on parlera plutôt d’un centre (markaz)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tradition islamique[modifier | modifier le code]

Mosquée Al-Aqsa, située sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem

Selon une parole attribuée à Mahomet, « toute la terre est une mosquée sauf les cimetières et les lieux d’aisance »[4]. Une autre parole affirme que « la terre m’a été rendue lieu de prière et pure. Quiconque parmi les hommes de ma communauté atteindra l’heure de la prière aura un lieu de prière et de pureté »[5]. Selon la croyance islamique, la première mosquée au monde était masjid al-Haram connue également sous le nom de Kaaba à La Mecque, qui aurait été édifiée par Adam, puis reconstruite par Abraham et son premier fils Ismaël sur un ordre de Dieu. La deuxième mosquée la plus ancienne est la mosquée al-Aqsa. Selon la tradition musulmane, elle aurait été construite 40 ans plus tard par Abraham ; lors du voyage nocturne de Mahomet, celui-ci aurait été conduit d’abord de la mosquée sacrée de La Mecque jusqu’à celle d'al-Aqsa de Jérusalem[6]. Elle était également la première direction de la qibla[7].

La première construite pendant le règne de l’islam serait la mosquée de Quba à Médine. Elle aurait été édifiée lors de l’hégire, migration de Mahomet et ses compagnons de la Mecque à Médine. Quelques jours après avoir commencé sa construction, Mahomet aurait entamé la construction d’une deuxième mosquée à Médine, connue aujourd’hui sous le nom de masjid al-Nabawi, ou « mosquée du prophète ». D'après la tradition, son emplacement serait celui de la première prière de vendredi effectuée à Médine[8]. Selon cette tradition, prié par les habitants de Médine d’accepter plusieurs terrains, Mahomet, pour ne froisser personne, laissa à sa monture, Qoçoua, le soin de déterminer le lieu d’arrivée en lui relâchant la bride. C’est ainsi qu’après nombre de détours elle s’arrêta enfin sur un large terrain vide et s’agenouilla. C’est sur ce terrain que la mosquée de Médine aurait été bâtie[9].

Durant son séjour à La Mecque, Mahomet effectue à l’intérieur de la Kaaba les cinq prières quotidiennes avec les disciples de l’islam alors même que des Arabes non-musulmans y effectuent également leurs rituels. La tribu de Quraych, chef de La Mecque, qui est responsable de la Kaaba, essaie d’exclure les disciples de Mahomet du sanctuaire. Quand celui-ci revient à la Mecque en 630, il brise les idoles du temple et convertit la Kaaba en mosquée. Elle est depuis connue en tant que masjid al-Haram, ou « mosquée sacrée ».

Masjid Al-Haram a été sensiblement agrandie au cours des siècles pour faciliter le hajj, le pèlerinage que tout musulman se doit d’effectuer s’il en a la capacité. Sa première extension fut réalisée à l’époque islamique sous le règne du calife Omar ibn al-Khattab et elle a acquis sa forme actuelle en 1577 pendant le règne du sultan Selim II. Des extensions modernes sont réalisées sous le règne de la famille royale saoudienne Al-Saoud[10].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Les ruines de la mosquée d'Ayla à Aqaba, construite vers 650. Ce fut la première mosquée construite en dehors de la péninsule Arabique.
La Grande Mosquée de Kairouan est le plus ancien et le plus prestigieux sanctuaire de l'Occident musulman[11], à Kairouan en Tunisie.
La mosquée de Lebbeke en Belgique.

Des mosquées ont été construites en dehors de la péninsule d'Arabie au fur et à mesure du déplacement des musulmans, à travers les conquêtes, le commerce et les flux migratoires.

Au Maghreb, la première mosquée fondée vers 670 est la Grande Mosquée de Kairouan (en Tunisie) qui est également le plus ancien et le plus prestigieux sanctuaire de l'Occident musulman[12]. Par son plan et ses caractéristiques architecturales, la Grande Mosquée de Kairouan servit de modèle à de nombreuses mosquées dans divers pays du Maghreb, en Andalousie et jusqu'à l'Égypte de la période fatimide[12].

La première mosquée connue de Chine a été construite sous la dynastie Tang pendant le VIIIe siècle, à Xi'an. La mosquée de Xi'an, à l'instar de celles de l'est du pays, suit l’architecture chinoise traditionnelle en forme de pagodes, et ne contient pas certains des éléments propres à celles du reste du monde, y compris celles de Chine occidentale.

Leur large diffusion en Inde remonte au règne de l’Empire moghol, aux XVIe et XVIIe siècles. Les Moghols ont apporté leur propre style d’architecture, en particulier les dômes aigus avec une forme étirée, comme la Jama Masjid de New Delhi[13]. Mais la première mosquée construite en Inde fut la mosquée Qûtb Minâr en 1193[14]

Les premières mosquées dans l’Empire ottoman, comme la Hagia Sophia d'Istanbul, étaient à l’origine des églises ou des cathédrales de l’Empire byzantin. Les Ottomans ont par la suite introduit une nouvelle architecture des mosquées. De grands dômes centraux sont ajoutés, avec des minarets multiples et des façades ouvertes. Les architectes ottomans ont raffiné la conception des colonnes, les plafonds sont devenus plus hauts, tout en incorporant les éléments traditionnels, tels que le mihrab[15]. On trouve jusqu’à nos jours en Turquie des mosquées qui témoignent du modèle ottoman.

Des mosquées ont commencé à être construites en Europe avec l’arrivée des Arabes en Espagne (VIIIe siècle), puis avec l’expansion de l’Empire ottoman dans les Balkans, à compter du XIVe siècle. Mais la croissance la plus rapide de leur nombre s’est produite récemment, avec la montée des flux migratoires provenant des pays à majorité musulmane. Les principales villes européennes, telles que Rome, Londres et Munich, accueillent des mosquées dotées de dômes et de minarets traditionnels. Elles sont localisées dans les centres urbains et y servent de centres sociaux, religieux et communautaires pour les musulmans maintenant assez nombreux qui y vivent. Dans les régions suburbaines et rurales d'Europe où il y a moins de musulmans, on en trouve de plus petites[16]. La plus ancienne située dans un département français est la mosquée Noor-e-Islam, qui se trouve à Saint-Denis de La Réunion : elle fut inaugurée en 1905[17], suivie par la Grande Mosquée de Paris en 1922. En Belgique, les premières mosquées sont construites en 1975[1].

Aux États-Unis, les mosquées sont apparues au début du XXe siècle en commençant par celle de Cedar Rapids à la fin des années 1920. Seulement 2 % des mosquées aux États-Unis ont été érigées avant 1950, 87 % après 1970 et 50 % après 1980[18].

La mosquée Al-Aqsa construite sur l'esplanade des mosquées à Jérusalem.

Changement d'affectation des lieux de culte[modifier | modifier le code]

Plusieurs exemples de lieux de culte étant passés d'une religion à une autre existent, certains concernent l’islam.
La Kaaba était avant l'islam un lieu de culte païen, on y trouvait 360 idoles[19] que Mahomet fit détruire lorsqu'il effectua la circumambulation autour de la Kaaba futur principal lieu saint de l'islam. Quant à la mosquée Al-Aqsa désignée comme le troisième lieu saint de l'islam, elle fut érigée sur le mont du Temple là où se situait le Second Temple de Jérusalem et qui est aujourd'hui encore perçu par les Juifs comme le lieu le plus saint du judaïsme. En 1453, lors de la prise de Constantinople, les Ottomans transformèrent presque toutes les églises, monastères, et chapelles de la ville y compris la basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia), badigeonnant les mosaïques contraires à l'interdit de la représentation dans l'islam et lui adjoignirent quatre minarets, Sinan architecte turc fut influencé par l'architecture de Sainte-Sophie dans ses réalisations ultérieures. En 1528 le souverain moghol Babur fit construire une mosquée à Ayodhya en Inde. Les Hindous et des historiens considèrent qu'elle fut construite sur le lieu où se trouvait le temple du dieu hindou Rāma, démoli par le pouvoir islamique, en conséquence de quoi un groupe de 75 000 personnes menés par des hommes politiques indiens ont démoli cette mosquée lors d'émeutes en 1992[20]. Inversement des mosquées ont également été converties, notamment en Espagne après la Reconquista comme en témoigne l'actuelle cathédrale de Séville située à l'emplacement d'une ancienne mosquée almohade dont le minaret a été conservé et transformé en clocher[21]. On observe également ce phénomène en Europe du Sud-Est et Inde à la fin de leur occupation musulmane.

Fonctions religieuses[modifier | modifier le code]

Prières[modifier | modifier le code]

Salat à la mosquée Jama Masjid de Delhi en Inde.

La salat (arabe : صلاة) est l’un des cinq piliers de l’islam, et stipule que les musulmans doivent effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires : avant le lever du soleil (arabe : فجر fajr), quand le soleil dépasse le point central du ciel (arabe : ظهر dhuhr), l’après-midi (arabe : عصر asr), après le coucher du soleil (arabe : مغرب maghrib), et en soirée (arabe : عشاء isha’a). Bien que les plus petites salles de prière n'offrent la possibilité d’en effectuer que quelques-unes, la plupart des mosquées accueillent les cinq.

Tandis que les prières quotidiennes peuvent être exécutées à n’importe quel endroit, l'islam demande que tous les hommes assistent à la prière du vendredi à la mosquée : ce jour-là, elle accueille la prière du jumah, ou « prière du vendredi », qui se tient au moment de la deuxième quotidienne, celle de midi (dhuhr).

Dans le calendrier musulman, il y a deux Aïds : Aïd el-Adha (arabe : عيد الأضحى ou Aïd el-Khabir arabe : عيد الكبير Grande Fête), Aïd el-Fitr (arabe : عيد الفطر ou Aïd es-Seghir arabe : عيد الصغير « Petite Fête »). Pendant le premier jour de ces deux événements, une prière spéciale est tenue le matin dans les mosquées : Salat el Aïd (« Prière de la Fête »). Les prières d’Aïd sont habituellement effectuées en grands groupes. De ce fait, seules les plus grandes mosquées accueillent normalement la prière d’Aïd. Parfois, celle-ci a lieu sur de vastes places en plein air, en raison de l'affluence.

Salat al-janazah (arabe : صلاة الجنازة) est également tenue lors de la mort d’un musulman.

Lors de l’éclipse du soleil, les mosquées accueillent une autre prière spéciale appelée salat al-koussouf (arabe : صلاة الكسوف)[22].

Événements du ramadan[modifier | modifier le code]

Iftar en Égypte.

Le ramadan (arabe : رمضان), le mois le plus saint de l’islam, est célébré par plusieurs événements. Comme les musulmans doivent jeûner (arabe : صوم) les journées du ramadan, les mosquées accueillent les repas du soir (iftar) après le coucher du soleil et la quatrième prière du jour, maghrib. La nourriture est fournie, au moins en partie, par des membres de la communauté. Quelques mosquées tiennent également des repas du sohour, le dernier repas avant la reprise du jeûne à l’aube. En Occident certains politiciens assistent parfois à des tables d’iftar, dans le cadre de leurs campagnes électorales ou pour essayer de se concilier la communauté musulmane[23].

Pendant le ramadan, les musulmans effectuent une prière spécifique, méritoire, le tarawih (arabe : تراويح). Elle a lieu après la cinquième et dernière prière, l’isha, sauf chez les chiites qui ne la pratiquent pas. Pendant le tarawih, l’imam récite de mémoire, en entier et au moins une fois l’intégralité du Coran, voire deux fois s’il veut faire comme Mahomet. Certains imams ne récitent pas tout le Coran, notamment dans les petites mosquées où la prière est relativement courte. Il est également possible de le lire s’il n’est pas mémorisé.

Des conférences sont également organisées pendant ce mois.

Enfin, pendant les dix derniers jours du ramadan, certaines mosquées accueillent l'i’tikaf, une pratique à laquelle participe au moins un musulman de la communauté pour réciter le coran, vénérer Dieu et étudier l’islam.

Charité[modifier | modifier le code]

Le troisième pilier de l’islam stipule que les musulmans doivent effectuer la zakat (arabe : زكاة charité). Elle correspond à 2,5 % (ou 1/40) de l’épargne du musulman, si cette épargne dépasse un certain montant, évalué actuellement en Europe à environ 870 euros, et réévaluée annuellement[24]. Pour les musulmans, le Coran prescrit : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition ! »[25].

Pendant le mois de Ramadan, la zakat se fait davantage par la confection et la distribution de repas individuels. Des tables de charité sont organisées dans les mosquées ou des tentes de charité.

Fonctions sociales[modifier | modifier le code]

Centre de la communauté musulmane[modifier | modifier le code]

Mosquée à Moshi en Tanzanie.

À son arrivée à Médine, Mahomet fit bâtir un lieu de rencontre pour la Communauté, une sorte de « quartier général » où seraient traités tous les points touchant la Communauté, un centre de vie et de rassemblement. Beaucoup de gouverneurs musulmans après la mort du prophète de l’islam, ont donc établi leurs domaines autour d’une mosquée. De la même manière que La Mecque est construite autour de Masjid al-Haram et Médine autour de Masjid al-Nabawi, Karbala, en Irak actuel, a été construite autour du tombeau du Husayn, petit-fils de Mahomet. En général, les centres-villes des régions musulmanes sont marqués par la présence de mosquées.

La place de la mosquée en Iran est notable à plusieurs titres. La mosquée, en plus d'un sanctuaire religieux, est aussi un lieu public où n'importe qui peut pénétrer. De plus, elle offre un véritable service public en mettant à disposition de l'eau courante et des toilettes[26]. La mosquée participe à la vie sociale d'un quartier. Elle fournit un lieu de prière et de repos à certaines catégories d'habitants ou de travailleurs du quartier, et est également un maillon essentiel entre les « sources d'imitation » (marja-e taqlid) et les populations religieuses.

Les mosquées construites récemment, particulièrement dans les pays non musulmans, tendent par contre à s’éloigner du centre-ville. Aux États-Unis, la croissance du nombre de mosquées et des membres des congrégations dans les banlieues est beaucoup plus importante que dans les zones très peuplées et proches du centre ville. Néanmoins, même une mosquée dans une zone qui n’est pas très peuplée pousse souvent des musulmans à rapprocher leurs habitations et leurs entreprises de la mosquée. Ainsi, les lieux de culte forment les points focaux des communautés musulmanes, même si elles ne forment pas le centre de la communauté tout entière.

Éducation[modifier | modifier le code]

Mosquée El Hijra et Centre Culturel Islamique pour la Moselle de Farébersviller

L’éducation est une mission considérée comme noble, et l’islam insiste sur l’éducation et sur le savoir, que celui-ci soit religieux, scientifique ou littéraire. Les premiers versets révélés au prophète Mahomet disent : « Lis ! Au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Plus Noble, qui a enseigné par la plume (le calame), a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. » (Sourate 96). Le prophète indique : « Le meilleur d’entre vous est celui qui a appris le Coran et l’aura fait apprendre ». Dans un hadith, Mahomet affirme : « Mettez-vous à la recherche du savoir, jusqu'en Chine s'il le faut ». La mosquée se veut donc l’école de toutes les sciences, où vont se former les savants. Plus qu’un lieu de culte, la mosquée a donc été dans les temps de rayonnement de la civilisation musulmane un haut lieu d’éducation pour les fidèles de tous âges et de divers horizons. Abou Saïd Al-Khoudry rapporte que les femmes dirent à Mahomet : « Les hommes sont les seuls à profiter de tes exhortations. Consacre-nous donc un jour pour écouter tes enseignements. »[27]. Il leur désigna ainsi un jour où il les rencontrerait et leur offrait ses exhortations et ses recommandations.

L’apprentissage du Coran, de l'arabe et des pratiques religieuses est effectué dans les pays où la langue n’est pas largement parlée. Des cours y sont donnés sur l’islam et son histoire aux nouveaux musulmans, particulièrement en Europe et aux États-Unis.

Les madrasas sont parfois intégrées à des mosquées comme le cas autrefois d'Al-Azhar en Égypte et la Zitouna en Tunisie. Mais la tendance actuelle est de se diriger vers la séparation entre la mosquée et son ancienne vocation universitaire. En effet, si la simple éducation islamique peut être effectuée dans tout centre où existe un mu’allim (qui peut être l’imam) capable d’assumer ce rôle de première formation, les étapes suivantes nécessitent des structures plus développées d’enseignement, des maîtres plus qualifiés et surtout des moyens qui, dans le cas des enseignements supérieurs, sont de la seule portée des États.

Événements et collecte de fonds[modifier | modifier le code]

Les mosquées dans certaines régions du monde accueillent des événements et des dîners pour collecter de l’argent, pour financer des activités culturelles ou de charité, ou simplement pour réunir la communauté.

Aux États-Unis, les jeunes sont aussi attirés par les mosquées qui ont des équipements de sports tels que les terrains de basket-ball, de football ou de football américain. Une illustration intéressante de cette participation de la communauté est celle de la mosquée Djenné au Mali où, pendant un festival annuel, la communauté participe à la réapplication du plâtre à l’extérieur du bâtiment de brique de boue.

Les mosquées accueillent également des mariages. D'après la Sunna, le prophète avait instauré la proclamation du mariage au sein de la mosquée, lieu où doivent se nouer les liens sacrés dans une ambiance islamique, et où les musulmans en témoigneront dans la foi. D’après Aïcha, femme de Mahomet, ce dernier a dit : « Annoncez le mariage dans les mosquées et faites battre les tambours »[28].

La vente et toute activité commerciale sont interdites dans la mosquée. Selon la parole de Mahomet : « Si vous voyez quelqu’un qui achète ou vend dans la mosquée, dites-lui : « Qu’Allah rende ton commerce perdant »[5], car cela risque de transformer la mosquée en un lieu de commerce. Cet épisode n'est pas sans rappeler celui de Jésus chassant les marchands du temple.

En Iran, les fidèles sont redevables de deux taxes sur la richesse : non seulement la zakat, mais aussi le khoms correspondant à un cinquième des revenus. La moitié du khoms, appelée « part de l'Imam » (sahm-e emâm), est généralement collectée par le réseau des mosquées et centralisée par les « sources d'imitation » (marja-e taqlid). Le khoms est destiné à l'entretien matériel des membres du clergé[26]. On assiste aujourd'hui à la constitution d'un espace public confessionnel en Iran, constitution qui se confond avec les processus de privatisation et de marchandisation de la société. Ce processus touche l'ensemble des pratiques religieuses des croyants. On assiste donc à la tarification des services offerts par la mosquée[26]. Les cérémonies ayant lieu à la mosquée, comme les funérailles, les commémorations et les rituels de retour du hadj, par exemple, donnent lieu à des prestations de service tarifées et très détaillées[29].

Rôles politiques contemporains[modifier | modifier le code]

La mosquée de Malabar à Singapour.

La fin du XXe siècle a été marquée par une augmentation du nombre de mosquées prenant et véhiculant des positions politiques. Certaines sont peu polémiques. Ainsi, aujourd’hui, la participation civique (en particulier le vote) est généralement encouragée par les mosquées du monde occidental.

D'autres actions politiques sont plus contestées. Le fondamentalisme islamique, et les mouvements terroristes, ou tout du moins violents, s'y rattachant, se diffusent ainsi dans un nombre restreint de mosquées à travers le globe. À l'inverse, dans d'autres mosquées sont régulièrement faits des prêches en faveur de la coexistence paisible avec les autres tendances musulmanes et avec les non-musulmans, surtout en période de tensions.

Influence politique[modifier | modifier le code]

Au cours de la révolution iranienne, la mosquée en Iran a servi de base pour les réunions et l'organisation des manifestations[30]. Les « Comités pour l'accueil de l'imam Khomeiny », puis les « Conseils islamiques de quartier » après la révolution ont aussi siégé dans les mosquées[30]. Ces comités, qui s'occupaient de problèmes quotidiens des habitants du quartier, ou de questions politiques pendant la révolution, ont utilisé les lieux de culte musulmans pour des activités séculières.
C'est pendant la guerre Iran-Irak que l'État iranien, au cours de la mobilisation révolutionnaire et nationale de cette période, mélange discours révolutionnaire et légitimité religieuse afin d'occuper l'espace public. La prière du vendredi, par exemple, possède deux parties : le premier sermon est religieux, et le deuxième est explicitement politique ou social. Il est même devenu courant que ces prêches soient précédés de l'intervention d'un ministre ou d'un technocrate qui explique son action[26]. C'est également au cours de la période de guerre contre l'Irak que les mosquées ont commencé à avoir un rôle dans le recrutement et le soutien aux volontaires candidats au martyr[31]. La levée des Bassidji s'est en effet effectuée par groupes de voisins ou d'amis, ou d'actions collectives organisées par les mosquées[32].

En Turquie, État officiellement laïque existe une fondation (waqf) religieuse étatique (Türk Diyanet Vakfi) qui s'occupe de la formation et de la rétribution des imams et dicte leurs prêches. Selon Le Soir cet organisme gère 77 000 mosquées et 80 000 fonctionnaires en Turquie, mais aussi à l'étranger, par exemple en Belgique où elle gère 62 lieux de culte[33].

En Indonésie, le manque de liberté politique des années Suharto a contribué au renouveau islamique. En 1990, un intellectuel musulman déclarait que « la mosquée demeure un sanctuaire pour l'expression des frustrations et du mécontentement »[34].

Mosquée Bilal, dans le quartier de East Ham, à Londres.

Dans les pays où les musulmans ne sont pas majoritaires, les mosquées sont utilisées pour favoriser la participation civique. Les mosquées américaines accueillent ainsi l’enregistrement d’électeurs. Les mosquées permettent aux musulmans de rester au courant des questions concernant la communauté musulmane. En Belgique, les élections du corps exécutif Conseil provisoire de sages (installé par un arrêté royal), qui ont eu lieu le 13 décembre 1998, se sont déroulées dans 124 bureaux de vote dont 104 avaient été installés dans des mosquées et 20 dans des lieux publics[1]. Les fidèles de certaines mosquées participent à des protestations, signent des pétitions et s’impliquent dans la politique. Pendant la crise des caricatures en février 2006, les chefs des mosquées ont déterminé la réaction des fidèles. Tandis que quelques responsables, en Asie du Sud et au Moyen-Orient réclamaient des réactions plus violentes aux dessins, d’autres ont demandé aux fidèles de retenir leur colère et d'agir pacifiquement ; dans les deux situations, les fidèles ont réagi en conséquence du discours adopté[35].

Fondamentalisme[modifier | modifier le code]

À la fin du XXe siècle, un nombre restreint de mosquées sont également devenues les plateformes d'imams extrémistes préconisant la violence politique et les idées islamistes extrémistes. La mosquée de Finsbury Park à Londres est un exemple de mosquée qui a été employée dans ce but. Cette dernière a été liée à plusieurs personnes condamnées ou suspectées dans le cadre de la lutte anti-terroriste, comme Zacarias Moussaoui et Richard Reid[36]. En Espagne, il existe un certain nombre de mosquées clandestines installées dans des garages ou dans des appartements, considérées par les autorités espagnoles comme des espaces propices au prosélytisme radical. De nombreux islamistes ont été arrêtés et la surveillance des mosquées est de plus en plus accentuée, car les autorités craignent à la fois la radicalisation des jeunes immigrants de la deuxième génération, et la présence de groupes radicaux islamistes chargés de recruter de futurs combattants. Cette surveillance est particulièrement active depuis les attentats du 11 mars à Madrid[37]. Certains pays comme le Qatar et les Émirats arabes unis procèdent à l’expulsion des imams étrangers qui tiennent des discours extrémistes.

Attaques contre les mosquées[modifier | modifier le code]

Le mardi 20 novembre 1979, la grande mosquée de la Mecque a été prise d'assaut par un groupe d'extrémistes religieux pendant plusieurs semaines[38]. Dans la matinée, cependant, le roi Khaled avait réuni les grands Oulémas du royaume pour obtenir d'eux une fatwa autorisant l'assaut, mais les soldats ne progressaient cependant que très lentement. Le 23 novembre, trois gendarmes français du GIGN arrivés à La Mecque se « convertirent à l'islam » pour pouvoir pénétrer dans le Haram. Dans la nuit du 4 au 5 décembre, environ 170 personnes se rendirent[39]. En Irak, dans le cadre de l’affrontement entre chiites et sunnites, des mosquées chiites et sunnites sont régulièrement attaquées par des groupes armés. Un bombardement perpétré par Al-Qaeda en février 2006 a sérieusement endommagé la mosquée d’Al-Askari à Samarra[40]. Cette mosquée étant sainte pour les chiites, l'attentat a aggravé les tensions qui existent entre les musulmans sunnites et chiites. Dans la religion musulmane, il est formellement interdit de s’attaquer à n’importe quelle maison de prière ou temple. Toujours en Irak, des mosquées ont essuyé le feu de l’armée américaine qui affirme que des combattants se cachent dans ces mosquées.

En 2007, la tension entre les autorités pakistanaises et certains militants talibans éclate brutalement lors de l'assaut de la Mosquée rouge de 2007[41]. Des islamistes extrémistes armés occupent la Mosquée et l'armée mène une attaque pour en reprendre le contrôle. L'événement cause la mort de plus de cent personnes et relance le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.

Article connexe : Document de La Mecque.

En Occident, ces attaques sont des faits isolés et sont plutôt reliées à un contexte politique. Aux États-Unis par exemple, le nombre d’attaques visant les mosquées a augmenté depuis le 11 septembre. Aux Pays-Bas, le nombre d’attaques s'est également accru après l’assassinat de Theo van Gogh, qui avait tourné un film hostile à l’islam basé sur l’expérience personnelle de Ayaan Hirsi Ali. Les mosquées du Royaume-Uni, ont connu des attaques similaires après les attentats du 7 juillet 2005. Certaines mosquées ont été incendiées ou parfois vandalisées. On retrouve souvent des inscriptions néo-nazies sur les édifices. D'autres mosquées sont également parfois visées dans le reste de la France comme la mosquée de Paris qui a subi plusieurs actes de vandalisme[42]. Certaines attaques entraînent des affrontements interreligieux comme lors de la destruction de la mosquée Barbari en Inde en décembre 1992[43] qui a entraîné des violences entre musulmans et hindous en 1992 et 2002

Mosquée de Bergen en Norvège.

Financement[modifier | modifier le code]

Dans les pays musulmans, les mosquées sont gérées par le ministère des Affaires islamiques. Celui-ci finance la construction, la formation des imams (en coopération avec le ministère de culture) et leurs affectations aux mosquées. Parfois, certains pays appellent des imams venant d’autres pays s’il n’y a pas assez d’imams locaux pour les différentes mosquées. Il existe des mosquées construites par des particuliers, mais c’est l’État qui prend en main leur direction.

En Indonésie (premier pays musulman du monde par son nombre de pratiquants), à travers le ministère des religions, l'État prend en charge la construction de mosquées, le pèlerinage à la Mecque et l'enseignement religieux[44].

En France, avec la loi de 1905 dite de séparation des Églises et de l’État, qui dispose dans son article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », les mosquées sont financées par des fonds étrangers et par les dons des fidèles et les collectes, surtout pendant le mois de Ramadan[45]. En France, les imams sont souvent bénévoles, mais certains, par exemple ceux qui dépendent de la mosquée de Paris, sont rémunérés par l’État algérien[1]. Néanmoins, l’État impose une limite de 15 % à la part de financement en provenance de pays étrangers (notamment le Maroc et l’Arabie saoudite). Depuis le 11 septembre, il y a une certaine méfiance à l'égard des financements saoudiens[46]. À Nice, une demande de mosquée, déposée en 2006 et financée par l’Arabie saoudite, a été refusée. Les autorités françaises veulent limiter la construction des mosquées à financement étranger[47].

En Belgique, la région de Bruxelles est chargée du financement des travaux liés aux mosquées (construction et entretien) de la région, de la prise en charge du déficit des mosquées, et doit se charger du logement de l’imam qui a le rang le plus haut.

Après la chute de Saddam Hussein, l'Iran a financé la construction et la rénovation de plusieurs mosquées et sanctuaires chiites notamment à Karbala et Najaf[48]. À travers le Hezbollah dont son leader Hassan Nasrallah a étudié à Qom, l'Iran finance la construction de mosquées chiites et d'écoles[49].

Influence saoudienne[modifier | modifier le code]

Mosquée du roi Faiçal à Islamabad au Pakistan.

L’implication saoudienne dans la construction des mosquées remonte aux années 1960, lors de la fondation de la Ligue islamique mondiale par la famille royale. Ce n’est qu’au début des années 1980, c’est-à-dire après la Révolution islamique en Iran que l’Arabie saoudite a commencé à devenir influente dans le financement et la construction des mosquées hors du pays.

Le royaume aurait dépensé plus de 45 milliards de dollars pour financer la construction de mosquées et de centres islamiques. Le journal saoudien Ain al-Yaqeen estime que les Saoudiens ont financé la construction de plus de 1 500 mosquées et plus de 2 000 centres islamiques, principalement dans les pays où les musulmans sont une minorité[50]. La construction du centre islamique de Rome a été financée principalement par le roi Fahd, lequel a payé 50 millions de dollars, soit 70 % du coût total de la construction[51].

Des citoyens saoudiens contribuent également d’une manière significative, particulièrement dans les pays où des musulmans sont pauvres ou opprimés. Après la chute de l’Union soviétique, des mosquées d'Afghanistan ont reçu des aides importantes de la part de citoyens saoudiens. À la suite de la guerre du Kosovo pendant laquelle beaucoup d'édifices religieux ont été détruits ou endommagés, les Saoudiens ont financé la restauration de mosquées en opposition avec leur style originel ottoman riche en fresques aux thèmes figuratifs[52].

Après les attentats du 11 septembre 2001, certains pays ont prêté plus d’attention aux centres et aux mosquées financés par les Saoudiens. En effet l’Arabie saoudite adhère au courant wahabbite, qui est une forme rigoureuse de l’islam sunnite. Cette nouvelle méfiance a parfois freiné ces financements.

Au-delà des sommes engagées dans la construction, l'Arabie saoudite forme également des prédicateurs salafistes à travers le monde, dont plus de 30 aux États-Unis[53].

Architecture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture islamique.
Exemple de plan arabe.

Très diverses dans leur taille et leur style architectural, les mosquées peuvent être de simples masjid servant au culte quotidien, mais aussi des jami' (grandes mosquées), où les fidèles se rassemblent pour la prière du vendredi. Les éléments caractéristiques de la mosquée sont apparus dès l’aube de l’islam. Au fur et à mesure de l’expansion de l’islam, les mosquées ont intégré de plus en plus d’éléments issus de l’architecture des territoires conquis. Chaque région connaît donc une architecture de mosquée qui lui est propre.

Variété architecturale[modifier | modifier le code]

Plan arabe[modifier | modifier le code]

La Grande Mosquée de Kairouan, de plan arabe, possède une vaste cour quadrangulaire entourée de portiques à arcades, en partie dallée de pierre et en partie pavée de marbre blanc. Elle est la plus ancienne mosquée du Maghreb, située à Kairouan en Tunisie.

C’est le premier plan conçu. Il se base sur un modèle plus ou moins mythique : la maison du prophète à Médine, qui serait actuellement située sous la grande mosquée de Médine. Le plan arabe, ou plan hypostyle, est un plan à forme carrée ou rectangulaire qui se compose d’une cour à portique et d’une salle de prière à colonnes, les nefs étant dirigées parallèlement ou perpendiculairement (pour le Maghreb et certaines exceptions) à la qibla. On le trouve dans tout le monde islamique, depuis la Syrie (Grande mosquée des Omeyyades de Damas, par exemple) jusqu’au Maghreb (exemple la Grande Mosquée de Kairouan en Tunisie), à l’Espagne et à l’Irak. Les mosquées de plan arabe ont été construites notamment sous le règne des Abbassides et Omeyyades.

Plan iranien[modifier | modifier le code]

Comme son nom l’indique, ce plan se retrouve quasiment exclusivement dans le Grand Iran, c’est-à-dire dans une région comprenant l’Iran, une partie de l’Afghanistan et du Pakistan et une partie de l’Irak. C'était également le plan utilisé en Inde avant la dynastie moghole. Il apparaît au Xe siècle avec la dynastie seldjoukide et se caractérise par l’emploi d’iwans, d’un pishtak et d'une salle de prière sous coupole. Généralement, les cours des mosquées en comportent quatre disposés en croix. Un pishtak est un portail formant une avancée, souvent surmonté de deux minarets et ouvert par un grand arc. La mosquée du Shah à Ispahan est l’un des plus beaux exemples de plan iranien connus.

Plan ottoman[modifier | modifier le code]

Minaret de la Mosquée de Xi’an.

Ce plan se trouve en Turquie (actuelle) principalement, et fut mis au point après la Prise de Constantinople en 1453 par l’architecte Sinan, le plus grand bâtisseur de mosquées turques à qui on attribue plus de 300 édifices, dont la mosquée Süleymaniye à Istanbul. Cependant, on en trouve des prémices depuis le XIIIe siècle dans le premier art ottoman. Il se compose d’une salle de prière sous une immense coupole cantonnée de demi-coupoles et de coupolettes.

On trouve également en plus de la coupole centrale des coupoles souvent plus petites dans tout le reste de la mosquée, même où la prière n’est pas effectuée. Souvent, les mosquées de type ottoman font partie de grands complexes. On peut déceler une influence byzantine (de Sainte-Sophie notamment).

Plan moghol[modifier | modifier le code]

Ce plan se trouve exclusivement en Inde à partir du XVIe siècle, et est influencé par le plan iranien. Il se caractérise par une immense cour à quatre iwans, dont un ouvre sur une salle de prière étroite et rectangulaire, couronnée par trois ou cinq coupoles bulbeuses. Les grandes mosquées de Delhi et de Bîdâr utilisent ce type de plan.

Autres mosquées[modifier | modifier le code]

Mosquée tatare à Kruszyniany en Pologne.

Les mosquées d’Afrique subsaharienne sont marquées par l’architecture de terre. Elles sont souvent construites en terre crue. Les grandes mosquées de Tombouctou et de Djenné qui témoignent de cet art sont dotées de contreforts et de nombreux pinacles. La grande mosquée d’Agadès (au Niger), érigée au XVIe siècle, possède un minaret sahélien traditionnel construit avec de la terre et des étais de bois.

En Chine orientale, le minaret est séparé du reste de la mosquée et il est situé à son entrée. Les mosquées ressemblent plutôt à des pagodes, tandis qu’en Chine occidentale, les mosquées sont moins marquées par l’architecture chinoise traditionnelle.

En Pologne, la communauté musulmane d'origine tatare s'élève à 5 000 âmes. Une mosquée en bois est visible à Kruszyniany non loin de la frontière biélorusse dans la voïvodie de Podlachie, une autre mosquée en bois est également visible dans la région à Bohoniki. Une mosquée existe également à Gdańsk, à Varsovie et à Białystok.

Minarets[modifier | modifier le code]

Minaret de style Almoravide de Djamâa el Kebir à Alger.

Le minaret (مئذنة) est généralement une tour élevée dépassant tous les autres bâtiments. Son but était autrefois de fournir un point élevé au muezzin (مؤذن) pour l’appel à la prière (أذان adhan). Aujourd’hui des haut-parleurs sont souvent placés en haut du minaret et le muezzin fait alors l’appel de l’intérieur de la mosquée.

Minaret de la Grande Mosquée de Kairouan (VIIIe ‑ IXe siècle).
Le Centre Islamique de Campinas, Brésil, possède un minaret caractéristique.

Dans les mosquées qui n’ont pas de minarets, l’adhan se fait de l’intérieur de la mosquée, avec ou sans haut-parleurs. Dans certains pays où les musulmans sont minoritaires, l’appel à la prière n'est pas autorisé. L’iqama (إقامة), qui est semblable à l’adhan, est dite juste avant le début de la prière et n’est habituellement pas annoncé du minaret.

Qu’ils soient à fût cylindrique, carrés, en spirale ou octogonaux, petits et massifs ou bien hauts et élancés, les minarets sont une constante de presque toutes les mosquées. Les premières mosquées qui ont été construites n’avaient cependant pas de minaret, et des courants comme le salafisme trouvent encore que la construction de ceux-ci est inutile.

Les premiers minarets furent édifiés au lendemain de l’hégire, et le plus ancien en date semble être celui élevé en 665 à Bassorah par le premier calife omeyyades Muawiya Ier. Ce dernier a encouragé la construction des minarets, car ils permettaient aux mosquées d’avoir le même aspect grandiose que les églises chrétiennes avec leurs clochers. Avant l’apparition des minarets, l’appel à la prière était lancé depuis le toit de la mosquée par le muezzin.

Le minaret de la Grande Mosquée de KairouanKairouan en Tunisie) est considéré comme le plus ancien minaret encore existant au monde[54],[55] ; sa construction, probablement commencée au cours de la première moitié du VIIIe siècle, date essentiellement de l'an 836[56]. Constitué de trois niveaux de largeurs décroissantes, il apparaît comme le prototype des minarets de l’Occident musulman[56].

Le plus haut minaret du monde est celui de la Mosquée Hassan II à Casablanca, avec une hauteur d’environ 210 mètres[57]. À Téhéran, en Iran, deux minarets d’une hauteur de 230 mètres sont en cours de construction.

À noter qu'en 2009 débutera à Alger, la construction de ce qui deviendra la quatrième plus grande mosquée du monde, la grande mosquée d'Alger, dotée d'un minaret de 200 mètres de haut, un minaret dynamique avec un rayon laser dirigée vers la qibla[58].

Le minaret est généralement solitaire, mais il existe des exceptions. Ainsi, les Timourides introduisirent un portail monumental, accompagné de minarets jumeaux, un de chaque côté, comme à Samarcande, dans l'actuel Ouzbékistan[59].

Dômes (Kouba)[modifier | modifier le code]

Coupe du dôme du Rocher.

Le dôme provient des voûtes sphériques perses. Il est utilisé dans l'architecture islamique depuis le VIIe siècle. Les dômes sont souvent placés directement au-dessus de la salle principale de prière.

Au cours du temps, la taille des dômes augmente. Après avoir occupé un petit espace près du minaret, ils occupent aujourd’hui presque la totalité de la surface du toit de la salle de prières.

À partir de la fin du XIe siècle, avec le règne des Seldjoukides, de petites coupoles apparaissent au-dessus du mihrab et de l’iwan, en plus du grand dôme principal qui se trouve au centre[59]. Bien que les dômes aient normalement la forme d’un hémisphère, les Moghols ont popularisé les dômes avec une forme plus étirée, notamment en Inde.

Les formes arrondies en forme de coupole sont symbole de perfection.

Coupoles[modifier | modifier le code]

Coupole d’une mosquée turque.

Une coupole est un mode de couvrement hémisphérique, qui repose sur une zone de transition octogonale (le plus souvent) elle-même posée sur quatre piliers. La zone de transition est le grand problème des architectes islamiques. Ils peuvent se servir de pendentifs, c’est-à-dire de triangles convexes posés sur la pointe, comme dans l’Empire byzantin, ou de trompes, à savoir des petites niches, ce qui proviendrait du monde iranien.
Les nervures et les muqarnas qui remplissent souvent les coupoles dans le monde islamique n’ont en général pas de véritable fonction architectonique.
On appelle dôme l’extérieur d’une coupole. À partir du XVe siècle, les coupoles sont très souvent doubles, c’est-à-dire qu’il existe un espace plus ou moins important entre la coque interne et la coque externe. Cette technique permet de réaliser des monuments plus hauts.

Salles de prière[modifier | modifier le code]

Gauche lutrin, centre mihrab, droit minbar.

Les salles de prière ne doivent pas abriter des statues, des figures spirituelles, des images d’animaux ou d’êtres humains. Les fidèles prient dans des rangées parallèles au mur de la qibla. Pour la prière, les hommes se placent devant et les femmes derrière ; néanmoins, dans de nombreux pays, les hommes et les femmes sont séparés. L’intérieur est sobre et ne comporte généralement aucune image figurative : des calligraphies, généralement des versets du Coran ou la chahada, ornent l’édifice et les tapis sont utilisés pour couvrir le sol et les motifs dont ils se parent sont orientés en direction de La Mecque. La salle de prière est précédée d’une vaste cour centrale bordée de portiques et parfois ornée d’une fontaine (قبلة).

Mihrab surnommé Porte du paradis, provenant du mausolée de Ali ibn Jafar à Qom (conservé au Musée national d'Iran).

Généralement, en face de l’entrée à la salle, se trouve le mihrab (محراب) qui est une niche, souvent décoré avec deux colonnes et une arcature, qui indique la qibla, c’est-à-dire la direction de la Kaaba à La Mecque vers où se tournent les musulmans pendant la prière. Il est souvent au milieu du mur de la qibla. C’est probablement dans la mosquée de Médine qu’on trouve le premier mihrab (705-706).

Le minbar, un siège ou un pupitre duquel on présente des sermons, est situé à la droite du mihrab, en haut d’une série de marches. Il est notamment utilisé lors de la prière du vendredi. Le premier minbar fut construit par le prophète en l'an 7 de l'hégire, sous forme d'une chaire de bois depuis laquelle il pouvait s'adresser aux fidèles[60]. Le minbar de la Grande Mosquée de Kairouan est le plus ancien minbar du monde musulman toujours conservé in situ ; il date du IXe siècle (vers 862)[61],[62]. Aujourd’hui, le minbar est intégré au mur de la qibla lors de la construction. Le plancher de la mosquée, à l’endroit où la congrégation se réunit pour le culte, est couvert de tapis. Il n’y a ni siège ni banc. D’après une étude réalisée à Marseille, Montpellier, Alsace-Moselle et Île-de-France, les lieux de culte musulmans en France sont globalement des espaces discrets de taille modeste dont on peine au premier abord à imaginer la destination cultuelle. Cette discrétion peut s’expliquer par les coûts financiers importants pour l’achat de grands bâtiments ou du foncier. Il y a également le rôle dissuasif joué par certaines municipalités qui ont pour premier réflexe celui de la résistance de principe[63]. Dans les pays musulmans, on peut trouver des salles de prière dans les lieux de travail, les grands centres commerciaux voire dans les écoles. Certains aéroports comme celui de Doha, d'Abou Dabi ou encore de Riyad sont également équipés de salles de prière.

Zaouïa[modifier | modifier le code]

Zaouïa (زاوية) est un centre spirituel soufi. Le mot zaouïa a pour sens premier angle, cette définition induit donc l’"isolement" propice au recueillement. En effet, ce terme va désigner dans un premier temps un emplacement ou un local réservé à l’intérieur d’une structure plus vaste où les mystiques pouvaient se retirer comme le laisse entendre le sens de la racine du mot arabe. Par la suite, le mot va désigner un complexe religieux comportant une mosquée, des salles réservées à l’étude et à la méditation et une auberge pour y recevoir les indigents. Zaouïa est un établissement religieux érigé autour d’une relique, un wali, et est voué essentiellement à l’enseignement du Coran et des pratiques spirituelles. On y enterre souvent les saints fondateurs des Confréries soufies qui l’occupent.

On ne trouve les zaouïas que dans certaines mosquées du Maghreb. Selon certaines pensées populaires locales, les zaouïas ont une panoplie de pouvoirs surnaturels ; on les dit capables d’intercéder auprès de Dieu[64]. Certaines ont un rayonnement éducatif, intellectuel et culturel important, car elles contiennent des manuscrits et des ouvrages de mathématiques, d’astrologie, d’astronomie et de pharmacopée[65].

Un des quatre iwans de la mosquée du vendredi à Ispahan en Iran.

Iwan[modifier | modifier le code]

Les iwans sont nés dans le monde iranien bien avant l’arrivée de l’islam, sans doute sous la dynastie sassanide. Il s’agit d’un hall voûté avec une façade rectangulaire ouverte par un grand arc. L’iwan combiné avec le plan carré des palais achéménides a donné le modèle du plan de mosquée dit « iranien » (quatre iwans disposés en croix et s’ouvrant sur une cour appelée sahn (en persan : صحن). Au centre de la cour, on trouve parfois des fontaines à ablutions.

Ce sont les Abbassides qui introduisent l'iwan dans l'architecture islamique. On retrouve par la suite les iwans dans le plan moghol influencé par le plan iranien[59].

Les madrasas, dont le type est né en Iran, utilisent aussi cet élément, et ont permis sa diffusion (faible) en Syrie, en Égypte et au Maghreb. Les iwans servent de pièces de séjour et permettent à l’habitant soit de chercher le soleil, soit de s’en mettre à l’abri selon les besoins des saisons et des heures du jour. L’hiver, on s’installe dans l’iwan du nord pour recevoir les rayons du soleil situés au sud, et l’été dans l’iwan du sud pour ne pas être atteint par eux[66].

Patrimoine mondial de l’UNESCO[modifier | modifier le code]

Vue sur Ghardaïa et le minaret de sa mosquée dans la vallée du Mzab

Les monuments islamiques figurant sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO sont :

Règles et étiquette[modifier | modifier le code]

Parce que les mosquées sont des endroits de culte, les personnes qui s'y trouvent sont tenues de respecter ceux en train d’y prier. Il est ainsi interdit de parler dans la mosquée à voix haute, ou de discuter de sujets considérés comme irrespectueux. Applaudir est uniquement toléré pour les femmes lorsque l’imam fait une erreur. La raison est que selon une parole de Mahomet : « (…) celui qui veut signaler une chose pendant la prière formule le tasbih (dire : soubhan-Allah « gloire à Allah »). [et] (…) taper les mains, est [une manière de le signaler] pour les femmes »[5]. Il est blâmable de cracher dans la mosquée et surtout au cours de la prière. Selon Abd Allah ibn Umar : L'« Envoyé d’Allah s’ayant aperçu d’un crachat sur le mur de la Qibla, il le frotta, puis se tourna vers les fidèles en disant : Lorsque l’un de vous fait sa prière, qu’il ne crache pas devant lui, car Allah se trouve en face de celui qui prie. »[74]. Il est également interdit à celui qui a mangé de l’ail, de l’oignon ou du poireau d’aller à la mosquée à cause des odeurs désagréables qui peuvent gêner les personnes en train de prier[75]. Il est interdit à l’homme en état de grande impureté de rester dans la mosquée alors qu’il connaît son état jusqu’à ce qu’il se purifie. Il en est de même pour les femmes lors des menstrues et des lochies[5].

Séparation des sexes[modifier | modifier le code]

Les hommes et les femmes ne sont généralement pas mêlés (la salle de prière pour femmes étant souvent séparée de celle des hommes soit par un mur, soit par un rideau). Il existe même parfois des mosquées complètement séparées, surtout en Chine. Selon la sounna, les rangs des femmes doivent être derrière ceux des hommes, pour des raisons liées à la génuflexion[76]. Dans un des ouvrages de référence[77], on trouve un hadith où Anas ibn Mâlik dit : « Le prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a prié dans la maison d’Oum Souleym. Il m’a souri lorsque je me suis placé derrière lui, j’ai prié derrière lui et Oum Souleym derrière nous ». Il est mentionné dans beaucoup de hadiths authentiques et transmis d’une manière récurrente que les femmes priaient avec Mahomet derrière les rangs des hommes.

Propreté et habits[modifier | modifier le code]

Bassin pour ablutions, Noor-e-Islam à Saint-Denis de La Réunion.

Les fidèles doivent enlever leurs chaussures à l’entrée de la mosquée afin de respecter la pureté du lieu de prière. En effet, le Coran précise que la prière n'est valable que si le corps, les vêtements et le lieu sont exempts d'impuretés. Une autre raison est aussi pour que le musulman puisse faire ses ablutions rituelles, qui comprennent les pieds. Les habits de fête et le parfum sont recommandés pour la prière du vendredi afin de suivre cette recommandation : « Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de salat portez votre parure (vos habits) »[78]. L’orant doit purifier son corps par des ablutions et ses habits doivent être propres. Il ne peut pas, par exemple, prier avec des habits souillés par de l’urine. La femme doit être habillée d’un habit large et non transparent qui ne montrera pas ses atours. Elle ne doit pas porter de parfums ni autre chose qui pourrait attirer l’attention sur elle et distraire les hommes de la prière. Les habits moyen-orientaux (thawb ou jouba) sont souvent associés à l’islam, mais leur port n’est pas obligatoire, sauf si l'habit occidental est trop serré. Cependant, certains musulmans préfèrent les porter quand ils vont à la mosquée.

L’entrée d’un non-musulman[modifier | modifier le code]

Le Coran interdit l’entrée des polythéistes dans le Masjid al-Haram : « Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée Sacrée, après cette année-ci. Et si vous redoutez une pénurie, Dieu vous enrichira, s’Il veut, de par Sa grâce. Car Dieu est Omniscient et Sage»[79]. Il existe toutefois plusieurs façons d'interpréter ce verset. Par exemple, l’imam et théologien Abû Hanîfah, fondateur du madhhab de droit musulman hanafite, pense que les polythéistes peuvent entrer dans le Haram (lieu saint) à la Mecque tant qu’ils n’y restent pas ou n’y séjournent pas, car il interprète l’impureté dans le sens d’une impureté spirituelle (liée au polythéisme)[80]. Mais il y a une divergence d’opinions entre les spécialistes (fouqaha) en ce qui concerne l’entrée d’un non-musulman dans une mosquée. Le plus prépondérant est la permission d’entrer dans toutes les mosquées — excepté la mosquée al-Haram à La Mecque[81] — tant qu’il ne dort pas et ne mange pas dans la mosquée. En effet Mahomet accueillit la délégation thaqifite dans sa mosquée pour l’initier à l’islam et reçut également dans le même endroit la délégation chrétienne de Najran quand elle se rendit auprès de lui pour être initiée à l’islam[82].

« Si des non-musulmans demandent à entrer dans une mosquée pour voir comment prient les musulmans et ne portent rien qui puisse salir la mosquée et ne sont pas des femmes indécemment vêtues et, en l’absence de tout autre obstacle à leur entrée, il n’y a aucun inconvénient à les faire entrer dans la mosquée. On les installe derrière les prieurs pour qu’ils voient comment ils prient et on avertit les musulmans qui ne seraient pas au courant afin qu’ils ne cherchent pas à chasser les étrangers. Allah sait le mieux. »[83]

Cependant, à l'époque de son règne, le calife omeyyade Umar II a interdit l’entrée des non-musulmans dans les mosquées et cette règle est encore appliquée aujourd'hui en Arabie saoudite[3]. En pratique, la décision de permettre l’entrée des non-musulmans varie d’un endroit à l’autre. Au Maroc par exemple, l’entrée est permise dans deux mosquées seulement, la mosquée Hassan II à Casablanca et la mosquée Moulay Ismael à Meknès. Il y a également beaucoup d’autres endroits, en Occident aussi bien que dans le monde islamique, où les non-musulmans sont autorisés à entrer dans des mosquées. Aux États-Unis par exemple, la plupart des mosquées reçoivent des visites de non-musulmans chaque mois. En Malaisie, l’entrée est généralement permise sauf pendant les heures de prière. Pour entrer, on exige que les femmes (musulmanes ou non) portent également une écharpe pour couvrir la tête dans le modèle du hijab et que les hommes se couvrent les jambes des pieds aux genoux. En Tunisie, dans la Grande Mosquée de Kairouan, le port d'un voile sur la tête n'est pas indispensable et seules les jambes des femmes portant une jupe ou un short court doivent être couvertes. La partie qui reste non accessible au visiteur est le lieu de prière à proprement parler. En Iran les non-musulmans peuvent visiter toutes les mosquées sauf la partie centrale des lieux extrêmement saints comme les mausolées de l'Imam Reza à Mashhad et de Fatimah Ma'sumeh à Qom. En Turquie, l'entrée des non-musulmans dans les mosquées ne pose aucun problème, à condition de respecter les règles de bienséance valables pour tout le monde, à savoir se déchausser et (pour les femmes) couvrir la tête par une écharpe.

Mosquées renommées[modifier | modifier le code]

Une mosquée, Assouan en Égypte.

Les trois principales mosquées et lieux saints de l'islam :

Autres mosquées célèbres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  46. Pour la France, la question d'un financement public et d'une révision de la loi de séparation de l’Église et de l'État est en discussion, voir par exemple Xavier Ternisien et Nicolas Weill, Faut-il réviser la loi de séparation des Églises et de l'État ?, Le Monde du 18 janvier 2003 (consulté le 25 octobre 2006)
  47. Nice-Matin, septembre 2006
  48. Iran in Iraq: How Much Influence? International Crisis Group (consulté le 18/10/2006)
  49. Les relations entre l’Iran et le Liban, une perspective historique, Centre d'études et de recherche de l'enseignement militaire supérieur, sept. 2006 (consulté le 24/10/2006)
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  53. «U.S. Eyes Money Trails of Saudi-Backed Charities», David B. Ottaway, Washington post
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  57. Brian Walters, Call to Prayer: My Travels in Spain, Portugal and Morocco, Virtualbookworm Publishing, ISBN 1-58939-592-1, page 14.
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  59. a, b et c Encyclopédie Encarta, articles « Mosquée (architecture) » et « Art de l'islam ».
  60. Les sciences dans l'islam entre le VIIe siècle et le XIIe siècle, l'âge d'or du monde islamique, Samir Azar, Paris Méditerranée, coll: Grandes Civilisations ISBN 2-84272-243-4
  61. (fr) Minbar de la Grande Mosquée de Kairouan (Patrimoine méditerranéen Qantara)
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  64. Qu’est-ce qu’une zaouïa ? Culture d'Afrique du Nord (consulté le 13 octobre 2006)
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  66. La Grande Mosquée d’Ispahan : Histoire et civilisation de l’Iran islamique, Jean-Paul Roux, Clio.fr, nov. 1995 (consulté le 25/10/2006)
  67. Critère ii : Témoigner d'un échange d'influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l'architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages
  68. Critère iii : Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue
  69. Critère v : Être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible
  70. Critère vi : Être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle
  71. http://whc.unesco.org/fr/list/499
  72. http://whc.unesco.org/fr/list/188
  73. http://whc.unesco.org/fr/list/565
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  75. Hadith d’Ibn `Umar Sur Hadith al Islam
  76. Le rang des femmes est derrière celui des hommes Sur Islam Web (consulté le 8 octobre 2006)
  77. Sahih al-Bukhari, chapitre "La prière des femmes derrière les hommes"
  78. Sourate 7 « Al-Araf », verset 31 d'après la traduction de Muhammad Hamidullah, 1990 (Le Saint Coran : Et la traduction en langue française du sens de ses versets et la transcription en caractères latins)
  79. Sourate 9, At-Tawbah, verset 28 d'après la traduction de Muhammad Hamidullah, 1990 (Le Saint Coran : Et la traduction en langue française du sens de ses versets et la transcription en caractères latins)
  80. Un non-musulman peut-il entrer dans une mosquée ? sur Islamophile (consulté le 15 octobre 2006)
  81. L’entrée du non-musulman dans une mosquée Sur islam web (consulté le 8 octobre 2006)
  82. Selon le site Islam QA
  83. Extrait des avis de la Commission Permanente, 6/276.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Macaulay, Naissance d'une mosquée, éd. L'école des Loisirs, coll. « Archimède », 2004, (ISBN 221107524X) (traite du caractère architectural au XVIe siècle)
  • Razia Grover, Les mosquées, éd. NovéBook, Paris, 2006, (ISBN 2916284109)
  • Néji Djelloul, Kairouan : la Grande Mosquée, éd. Contraste, Sousse, 2000, (ISBN 9973977904)
  • Sinaceur, Mohammed-Allal, La Mosquée Hassan II, éd. Daniel Briand, 2003, (ISBN 2903716439)
  • Anne Saurat-Anfray, Les mosquées : phares de l'islam, éd. Koutoubia, Paris, 2009, (ISBN 2361120003)
  • (en) Martin Frishman and Hasan-Uddin Khan, The Mosque: History, Architectural Development & Regional Diversity, Thames & Hudson; New Ed edition, 2002, (ISBN 0500283451)
  • (en) Aisha Karen Khan and Aaron Pepis, What You Will See Inside a Mosque, Jewish Lights Pub, 2003, (ISBN 1893361608)
  • (en) Rusmir Mahmutćehajić, The Mosque: The Heart of Submission, Fordham Univ Press, 2006, (ISBN 0823225844)
  • (en) Renata Holod, Hasan-Uddin Khan, Kimberly Mims, The Mosque and the Modern World: Architects, Patrons and Designs Since the 1950s, Thames and Hudson, 1997, (ISBN 0500341559)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Lecture d'une mosquée, ADDEB David, France, 2000, ISBN 2-86635-138-X
  • (en) Islam Empire of Faith, Robert H. Gardner, PBS, 2000
  • (en) Me and the Mosque, Zarqa Nawaz, Canada, 2005.
  • (en) The Mosque in Morgantown, Brittany Huckabee, États-Unis, 2009.

Site web[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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