Saint-Sébastien-sur-Loire

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Saint-Sébastien-sur-Loire
Le monument aux morts et l'église Saint-Sébastien.
Le monument aux morts et l'église Saint-Sébastien.
Blason de Saint-Sébastien-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Nantes-10
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Joël Guerriau
2014-2020
Code postal 44230
Code commune 44190
Démographie
Gentilé Sébastiennais
Population
municipale
25 293 hab. (2011)
Densité 2 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 29″ N 1° 30′ 05″ O / 47.2080555556, -1.5013888888947° 12′ 29″ Nord 1° 30′ 05″ Ouest / 47.2080555556, -1.50138888889  
Altitude Min. 2 m – Max. 33 m
Superficie 11,66 km2
Localisation

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Liens
Site web saintsebastien.fr

Saint-Sébastien-sur-Loire[1] est une commune française située immédiatement au sud-est de Nantes, dans le département de la Loire-Atlantique en région des Pays de la Loire.

Le territoire de la commune est occupé au plus tôt 3 000 ans avant notre ère. Zone de peuplement celte, la région est dominée par les Gallo-romains, puis par les Francs, avant d'être intégrée au royaume puis au duché de Bretagne. En 1532, le duché est uni au royaume de France.

La paroisse, d’abord appelée Aigne, est créée à la fin du XIIe ou au XIIIe siècle ; elle est vouée à saint Sébastien et à partir du XIVe siècle devient un lieu de pèlerinage important au niveau local et régional. À l’époque moderne, c’est une communauté essentiellement rurale, mais où plusieurs grandes familles nantaises font construire des demeures dont certaines subsistent actuellement, notamment celles liées à la famille du général Cambronne, habitant de la commune de 1822 à 1842.

Au cours de la Révolution, malgré la proximité de Nantes, la commune prend massivement partie contre la République et se joint à l’insurrection vendéenne de mars 1793. Deux ans plus tard, c’est ici qu’est signé le traité de paix entre le général Hoche et le chef des insurgés vendéens, Charette : le traité de la Jaunaye (février 1795).

Au XIXe siècle, la commune connaît le passage de l’agriculture traditionnelle (vigne, blé, élevage) à l’agriculture maraîchère et une certaine industrialisation, notamment agroalimentaire (Cassegrain). Elle conserve un caractère semi-rural jusque dans les années 1960 ; elle est maintenant urbanisée en quasi-totalité, principalement sous la forme de l'habitat pavillonnaire, d'où sa désignation comme la cité-jardin. Au début du processus d’urbanisation, a eu lieu une expérience intéressante : la construction de la « Cité des Castors » de la Profondine, inaugurée en 1956.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est la 5e ville du département de la Loire-Atlantique en termes de population et la 26e plus petite, en superficie.

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien est située sur la rive sud de la Loire, à proximité immédiate de Nantes : le centre-ville de Saint-Sébastien se trouve à 4 km au sud-est de celui de Nantes.

Les communes limitrophes sont Nantes, Basse-Goulaine et Vertou.

Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Sébastien est une commune urbaine, une des 24 communes de banlieue de l'unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Avant la Révolution, la paroisse atteignait la rive droite de la Sèvre nantaise et englobait non seulement le faubourg Pirmil/Saint-Jacques/Sèvre, mais également les îles de la Loire qui forment actuellement l'île Beaulieu.

Saint-Sébastien fait partie :

  • de l'arrondissement de Nantes ;
  • du canton de Nantes-10 avec les quartiers Nantes-sud ;
  • de la 4e circonscription électorale de la Loire-Atlantique avec Nantes-sud, Rezé, Bouguenais.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 166 hectares ; son altitude varie entre 2 et 33 mètres[2].

La commune s’étend sur un plateau de faible altitude qui se termine le long de la Loire par un abrupt très marqué : la côte Saint-Sébastien. Le pied de la côte a été exhaussé lors de la construction du boulevard des Pas Enchantés, qui est ainsi à peu près à l'abri des inondations. En contrebas, se trouve l'étendue inondable des îles. Le plateau est parcouru par quelques ruisseaux, pour la plus grande part recouverts à l'heure actuelle, mais qui déterminent quelques vallonnements :

  • le ruisseau du Douet, généralement dans une canalisation souterraine, part du Frêne Rond, suit la rue du Lieutenant Marty, coule un moment à l'air libre entre l'extrémité de cette rue et la rue de la Grèneraie, passant alors sous l'hôpital Saint-Jacques avant de rejoindre la Loire ;
  • le ruisseau de l'Ouche Colin coule du Mesnil au village des Rochers ;
  • la Douettée part du Frêne Rond et atteint la Loire à l'est du Bourg après avoir traversé les secteurs du Pré (où il est visible) et de Chantepie ;
  • le ruisseau de la Patouillère marque à l'est la limite entre Saint-Sébastien et Basse-Goulaine.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Aéroportuaires[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Nantes Atlantique se situe à 15 minutes du centre de Saint-Sébastien-sur-Loire.

Routiers[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien-sur-Loire possède :

  • deux accès direct au périphérique de l'agglomération nantaise : sorties no 45 Porte de Basse-Goulaine et no 46 Porte de Saint-Sébastien-sur-Loire ;
  • trois accès sur le Boulevard Urbain « Nantes-Bordeaux » : La Grèneraie, Bonne Garde et Route de Clisson.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

TER[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien est traversée par la ligne ferroviaire Nantes - Saintes. En 2003, la ville de Saint-Sébastien, la ville de Vertou, la SNCF et le Conseil régional des Pays de la Loire ont mis en place une ligne de TER dans l'agglomération. Elle relie la gare de Nantes à celle de Vertou en 10 minutes. C'est la ligne 31 du réseau TER Pays de la Loire. À cette occasion, la gare des Pas Enchantés et la gare du Frêne Rond ont été créées sur le territoire de la commune. Ces deux gares disposent d'un parking relais.

Depuis 2011, cette liaison TER est progressivement remplacée par le tram-train qui relie Nantes à Clisson[3],[4].

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Bus[modifier | modifier le code]

Lors de la rentrée 2008-2009, la Semitan à mis en place six lignes de jour et une ligne de nuit qui traversent la commune : no 27 - Pirmil - La Herdrie via Gripots, no 28 - Pirmil - Vertou, no 29 - Pirmil - La Herdrie via Savarières, no 30 - Savarières - Trentemoult, no 39 - Pirmil - Chalonges et no 42 - Vertou - Pirmil via la Route de Clisson.

BusWay[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, la Ligne 4 du Busway, permet de relier en 25 minutes le centre de Vertou à la Place Maréchal-Foch à Nantes, via Saint-Sébastien-sur-Loire, en empruntant la « Route de Clisson ».

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Espaces non bâtis[modifier | modifier le code]

La plage de Saint-Sébastien-sur-Loire.
  • La plage des bords de Loire a été un lieu de baignade du milieu du XIXe siècle (arrêtés municipaux de 1866 et 1872 proscrivant certaines tenues) aux années 1960 ; en 1962, cela devient une baignade organisée par le Cercle nautique de Saint-Sébastien. L'envasement des rives entraîne la fermeture en 1976.
  • Le bois des Gripots s'étendait autrefois de la Jaunaie à la Patouillère ; en 1994, la municipalité décide de classer 24 hectares en zone protégée, superficie étendue à 31 hectares en 1998.
  • La Grève, près des Iles, mais non séparée du boulevard des Pas-Enchantés, est occupée par des terrains de sports (stade Jean-Massé) : football, rugby, athlétisme. Autrefois, la Grève était le lieu des fêtes villageoises ; d'une ancienne croix de mission ne subsiste que le socle.
  • Les Iles de Loire couvrent 140 ha, soit 12 % du territoire communal :
    • les îles Pinette et Forget, sont encadrées par deux bras de la Loire : le Boireau au sud (traversé par plusieurs ponts routiers et ferroviaires), le Gourdeau au nord. Elles sont occupées par des aires de jeux, des promenades, une zone VTT, un terrain de golf et un centre d'équitation.
    • l'Ile Héron est séparée des précédentes par le Gourdeau qu'aucun pont ne traverse. Propriété privée, conservée à l'état naturel, elle est protégée par une charte signée par la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire et le conseil général de la Loire-Atlantique.
  • Le boulevard des Pas-Enchantés, qui longe les Îles et la Grève a été aménagé de façon à canaliser la circulation automobile et à améliorer la qualité du paysage : établissement d'un cheminement piétonnier et cyclable, plantation de roseaux.

Les quartiers de Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

  • le Bourg
  • Portechaise
  • la Martellière
  • la Métairie
  • l'Ouche Quinet
  • le Douet
  • la Fontaine
  • la Profondine
  • le Portereau
  • les Savarières
  • la Patouillère et le Pas Brédy : ces hameaux un peu isolés entre le périphérique nantais et le ruisseau de la Patouillère se trouvent dans le dernier secteur de Saint-Sébastien qui ait une allure rurale (bois, vastes prés pour chevaux, ainsi que les serres et plantations du service municipal des Espaces verts)

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénominations de la commune[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1789, la paroisse s'appelait Saint Sébastien d'Aigne. Ensuite, le nom usuel de la commune est Saint-Sébastien (Sébastien de 1793 à 1801), jusqu'en 1920 où le nom de Saint-Sébastien-sur-Loire est adopté par la municipalité, après le refus par le ministère des Postes de Saint-Sébastien-lès-Nantes, nom que l'on trouve pourtant fréquemment sur les cartes postales d'avant la Première Guerre mondiale.

Depuis quelques années, la municipalité utilise pour sa communication la dénomination Saint-Sébastien Sud Loire.

Abréviations : SSSL, Saint-Sé, Saint-Séb (cette dernière utilisée localement par les habitants de l'agglomération nantaise pour désigner la commune, est également le nom d'un centre commercial : Saint-Séb'Boulevard et celui d'une des publications municipales, le mensuel Saint-Séb'actu)

Aigne[modifier | modifier le code]

La première mention[5] se rencontre sous la forme latine Engniam dans une charte de 1287 émanant de l'évêque de Nantes et énumérant un certain nombre de paroisses de la région.

L'étymologie rattachant Aigne à Eaux ne paraît pas acceptable car elle repose sur une dérivation Aigne-Aignes-Aigues qui a effectivement amené une traduction en latin Aquis ; mais le terme d'origine Engniam ne paraît pas pouvoir être mis en relation avec Aquis.

Une étymologie envisageable est un mot celte, eginn, hauteur.

Une autre relie Engniam à la localité italienne d'Aniane, lieu d'origine du mouvement bénédictin.

Toponymie générale[modifier | modifier le code]

Le caractère anciennement rural de la commune apparaît dans la toponymie : la Métairie (quartier), le Pré, Chantepie (= champ du puits), avec plusieurs toponymes agricoles récurrents : ouche, clos, noue, lande, bois.

Toponymie de détail[modifier | modifier le code]

  • Portechaise (quartier) : nom que l'on trouve dans des documents anciens sous les formes Portechère, Port des Chaises, en latin Portus cathedrarum ; ce nom correspond à une activité portuaire ancienne (haut Moyen Âge), sans doute sous le contrôle de l'évêque de Nantes (mais on n'a pas de renseignements plus concrets).
  • rue de Venise : cette rue qui mène de l'église à la Grève est la première (1739) à recevoir un nom propre, évoquant sans doute les inondations à l'époque fréquentes de sa partie basse.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Évolution générale du territoire[modifier | modifier le code]

Les premiers occupants s'installent le long de la Loire entre 3 000 et 2 200 ans avant Jésus-Christ. Dans l'Antiquité, le territoire est peuplé par le peuple gaulois mal connu des Ambilâtres, qui occupait la rive sud de la Loire, avec notamment la cité de Ratiatum (Rezé) et qui faisait partie de la fédération des peuples pictons.

Après la conquête romaine, la Loire marque la limite entre la province d'Aquitaine (qui inclut la cité des Pictons) et la province de Lyonnaise (où se trouve celle des Namnètes). À l'époque des attaques et razzias vikings, le territoire situé sur la rive sud de la Loire, participe à la défense du Bas-Poitou sous l'autorité du Comte d'Herbauges. C'est seulement à partir du milieu du IXe siècle, après les victoires des Bretons, commandés par Nominoë, sur les Francs, que le nord du pays d'Herbauges est rattaché au comté de Nantes et à la Bretagne.

Mais il reste longtemps un enjeu pour les puissances féodales voisines, en particulier les comtes d'Anjou. En 984, Geoffroy Grisegonelle étend son domaine jusqu’à la Sèvre nantaise ; il fortifie ses possessions au sud de Nantes, notamment en construisant une forteresse au Pallet. Ce puissant fort donnait à Geoffroy le contrôle de la vallée de la Sèvre nantaise et des voies d’accès du Poitou au Comté de Nantes. La puissance angevine profita de la construction du donjon du Pallet pour permettre la fondation d'un très important monastère à Vertou. L'influence angevine sur le Sud-Loire nantais se maintiendra jusqu'à la fin du XIIe siècle[6].

En 851, par le traité d'Angers confirmant la victoire bretonne sur le royaume franc de Charles le Chauve, l'ensemble de la Marche de Bretagne, ainsi que les territoires environnants Nantes, au sud de la Loire, sont incorporés au royaume breton.

Le bref royaume viking de Bretagne du Xe siècle, centré sur Nantes, ne remettra pas en cause ce nouvel arrimage de la commune de Saint-Sébastien. L'expulsion des normands par Alain Barbe-Torte, petit-fils du dernier roi breton, et la transformation de la Bretagne en Duché, confirment la fixation de la limite orientale de la Bretagne. L'intégration des Mauges occidentales au Comté de Nantes sont définitivement scellés dès le Xe siècle, de même, le rôle politique central de la cité nantaise au sein du Duché est déjà bien établi (Nantes et ses environs étant l'un des rares territoires sous tutelle directe du Duc).

Le territoire de Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Il était certainement habité, mais pas suffisamment important pour être bien documenté.

La plus ancienne mention concernant l'actuel territoire communal concerne Portechaise. En effet, un acte royal de 1123 confirme les privilèges accordés par des actes du Xe siècle (dont un de 936) à l'évêque de Nantes sur le port de Rezé et le ort des chaises (portus Racciaci et portus cathedrarum).

En ce qui concerne la paroisse, la date de sa création se situe entre deux dates extrêmes :

  • 1179 : date d'une bulle pontificale concernant l'abbaye Saint-Jouin de Marnes située près de Thouars en Poitou et lui reconnaissant le contrôle de la paroisse de Saint Jacques de Pirmil ;
  • 1287 : date de l'acte épiscopal qui parmi plusieurs paroisses de la région cite Engniam (Aigne) comme relevant de Saint-Jouin, mais plus Saint Jacques, ce qui indique probablement que celle-ci est devenue une dépendance d'Aigne.

La création de la paroisse, dont le saint patron n'est indiqué par aucune source avant le XIVe siècle, date donc de la fin du XIIe siècle ou du début XIIIe siècle[7].

L'église est bâtie sur les fondations d'une précédente église près du hameau du « Bois-Poitou » (ultérieurement déformé en « Bas-Poitou », nom utilisé actuellement).

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la paroisse de Saint Sébastien d'Aigne s'étend jusqu'à la rive de la Sèvre nantaise à l'Ouest et englobe le faubourg de Saint-Jacques et son prieuré ainsi que les îles sur la Loire qui formeront, au XXe siècle, l'île Beaulieu.

Le pèlerinage à Saint Sébastien[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Aigne devait déjà être consacrée à Saint Sébastien, mais cela n'apparaît qu'au XVe siècle, lorsqu'elle devient un haut lieu de pèlerinage et prend le nom de Saint-Sébastien d'Aigne. La notoriété de ce pèlerinage est assez grande pour que Rabelais l'évoque dans Gargantua. La peur de la peste faisait venir de nombreux pèlerins qui imploraient la protection de Saint Sébastien, qui, selon la Légende dorée, avait sauvé Rome et Pavie de la peste au VIIe siècle.

Chaque année, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le 20 janvier, la ville de Nantes organisait un pèlerinage officiel jusqu'à l'église de Saint-Sébastien. Ce pèlerinage prit fin au cours de la Révolution : le Conseil municipal de Nantes du 16 janvier 1793 arrête la suppression de la cérémonie qui se faisait annuellement au lieu-dit Saint Sébastien.

Les sources documentaires de l’époque moderne[modifier | modifier le code]

La documentation devient plus conséquente à partir du XVIe siècle avec l’apparition des registres d’état-civil (baptêmes, mariages, sépultures) et des documents issus des fonds notariaux. En revanche il n’existe pas de document d’ensemble avant le recensement de février 1793, effectué dans le cadre de la commune actuelle. Comme les registres d’état-civil de la paroisse de Saint-Sébastien correspondent en gros à la commune actuelle, l’étude de la période des Temps modernes laisse de côté les données de la paroisse Saint-Jacques.

Le plus ancien registre[8] conservé est un registre de baptêmes commençant en 1503 (mélangeant latin et français), mais il y a ensuite des interruptions. Les registres de décès sont disponibles de 1608 à 1668 et en continu à partir de 1673 ; les registres de baptêmes sont disponibles en continu à partir de 1634 et les registres de mariage à partir de 1673.

Démographie de l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Cela ne fournit pas de renseignements précis sur la population, puisqu’on ne connaît pas le nombre de familles (« dénombrement des feux » qui peut exister ailleurs). On doit donc l’évaluer à partir des naissances en admettant un taux de natalité de 30 à 40 %[9].

  • 1520-1530 : 17 baptêmes par an : 425 à 565 habitants.
  • 1640-1650 : 62 baptêmes par an : 1 550 à 2 000 habitants.
  • Vers 1750 : 56 baptêmes par an : 1 400 à 1 900 habitants.

On peut estimer qu’en fait, à la veille de la Révolution, la population de l’actuel territoire communal ne dépassait pas 1 800 habitants.

La différence considérable entre le XVIe et le XVIIe siècle n’est pas expliquée (trois causes possibles : immigration (mais aucun document n'évoque un tel phénomène), mais aussi : mauvaise tenue de l’état-civil au XVIe siècle ou changement dans la délimitation).

Le recensement de 1793[modifier | modifier le code]

Réalisé en février 1793, à la veille de l'insurrection vendéenne, il fournit une vue d’ensemble [10] qui permet de mieux situer les données démographiques antérieures.

En février 1793, sont dénombrés 1 603 habitants formant 385 familles (dans le sens : personnes vivant sous le même toit ; actuellement, l'Insee utilise le mot « ménage »).

La commune comprend 30 agglomérations, dont les plus importantes sont :

  • le Douet : 208 habitants
  • le Bourg : 152
  • le Portereau : 130
  • Portechaise : 124
  • la Métairie : 98.

Sur les 385 familles, 340 sont des familles paysannes. Les 45 autres familles vivent principalement dans le bourg et à Portechaise : neuf bourgeois (négociants nantais), cinq rentiers, six fariniers, trois charpentiers, trois tisserands, trois bateliers, deux maçons (pour le reste : 14 corps de métier chacun représenté par une famille, dont le curé, le sacristain et une maîtresse d’école).

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, la majorité des habitants de Saint-Sébastien manifeste des réticences vis-à-vis du nouveau régime et est hostile à la République, prenant part à la rébellion vendéenne en 1793.

Le début de la Révolution[modifier | modifier le code]

L'assemblée des habitants en vue de la réunion des États généraux a lieu le 5 avril 1789 : elle élit 8 délégués pour l'assemblée électorale de la sénéchaussée de Nantes et adopte un cahier de doléances classique. En décembre 1789, le nouveau découpage administratif intègre la commune nouvellement créée au district de Nantes et en fait le chef-lieu du troisième canton, qu'elle forme avec Basse-Goulaine[11].

La détermination des limites communales[modifier | modifier le code]

Un point qu'il faut clairement établir est que la délimitation de la commune de Saint-Sébastien par rapport à celle de Nantes ne date ni de 1797, ni de 1801, mais de 1790.

Lorsque la commune est créée, lui sont attribués les territoires des paroisses de Saint-Sébastien et de Saint-Jacques. Cela signifie pour Nantes la perte de tout contrôle administratif[12] sur le secteur des îles et du pont de Pirmil. La municipalité de Nantes va donc tout faire pour obtenir le rattachement du territoire de Saint-Jacques. Elle présente une requête en ce sens dès le mois de décembre 1789.

À Saint-Sébastien, les premières élections municipales ont lieu le 23 mars 1790, de le cadre de la commune étendue : François Lyrot est massivement choisi par les électeurs ruraux de Saint-Sébastien, tandis que Jean-Jacques Fleuranceau, négociant, est tout aussi massivement choisi par les électeurs urbains de Saint-Jacques. À partir de là, Nantes considère que le secteur Saint-Jacques fait partie de Nantes.

Cependant, la commune de Saint-Sébastien présente un recours devant l'assemblée du district (l'équivalent de l'arrondissement actuel) de Nantes, donnant l'occasion à toutes les parties concernées (Saint-Sébastien, Nantes, le département) de présenter leurs arguments. En août 1790, l'assemblée du district donne raison à la municipalité de Nantes et lui accorde les quartiers Saint-Jacques, Dos d'âne et Vertais. Saint-Sébastien ne fait pas appel de cette décision.

Conséquence religieuse : en mai 1791, dans le cadre du système de la constitution civile du clergé, la paroisse de Saint-Jacques devient autonome et cesse d'être une dépendance de Saint-Sébastien. Cette situation religieuse sera entérinée en 1801 par le pape, qui n'avait pas reconnu la constitution civile du clergé. Mais il doit être clair que ce n'est absolument pas le pape qui a permis que Nantes s'étende au sud de la Loire.

La question religieuse[modifier | modifier le code]

La rédaction qui suit est issue de l'ouvrage Du village à la cité-jardin, page 93-94. De cet ouvrage sont tirées des citations qui explicitent le point de vue développé par la municipalité nantaise dans cette affaire (disponibles dans la page Histoire de Nantes).

Le comportement de Nantes et des autorités sur la question territoriale a pu être mal ressenti à Saint-Sébastien. Mais l'instauration de la constitution civile du clergé en 1790-91 est un motif de rupture beaucoup plus important. Les deux prêtres desservants de Saint-Sébastien, Thomas Gergaud, curé (et procureur de la commune) et son vicaire Jean-Baptiste Blanchet, sont réfractaires au serment constitutionnel et révoqués en mai 1791 ; ils quittent la commune le 26. Le 29 a lieu l'arrivée du curé constitutionnel, Jean-Baptiste Desaux, sous la protection de cent gardes nationaux nantais : la population lui est clairement hostile dès le départ.

L'insurrection vendéenne[modifier | modifier le code]

À Saint-Sébastien, la rébellion prend corps les 11 et 12 mars 1793, après l'annonce de la convocation de douze jeunes hommes pour l'armée ; le soir du 12, les insurgés contrôlent la commune, et, après le curé Desaux, 62 familles se réfugient à Nantes (quelques autres les rejoindront ensuite). François Lyrot accepte, après quelques hésitations, de prendre un commandement dans l'armée insurgée.

Après l'échec de l'assaut vendéen contre Nantes (juillet 1793), les troupes républicaines reprennent le contrôle de Saint-Sébastien en novembre. Mais la politique des colonnes infernales maintient l'état de guerre pendant une longue période ; la commune subit le passage d'une colonne[13] en avril 1794. La situation se détend après Thermidor, en particulier avec le traité de la Jaunaie conclu[14] entre Hoche et Charette en février 1795. Mais la rébellion reprend partiellement ; il faut attendre l'arrestation de Charette et de Stofflet au début de 1796 pour que l'ordre revienne à peu près ; et c'est seulement au début de 1797 que sont rétablies les municipalités de Saint-Sébastien (officiellement nommé Sébastien pour quelques années) et de Basse-Goulaine. L'état-civil de Saint-Sébastien, dont la tenue s'était arrêtée le 11 mars 1793, reprend le 12 mars 1797. En ce qui concerne la vie religieuse, il faut attendre le Concordat de 1801 qui permet le rétablissement du culte. En 1803, l'ancien vicaire réfractaire, Jean-Baptiste Blanchet, devient curé de Saint-Sébastien.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La vie religieuse[modifier | modifier le code]

Cette période est marquée par la personnalité des quatre curés plutôt traditionalistes qui se succèdent de 1803 à 1879 : Blanchet, Le Gal, Verhoeven et Picaud. Durant cette période, on peut signaler le transfert du cimetière en 1834 et la reconstruction de l'église de 1868 à 1875. Fin XIXe et début XXe siècle, a lieu une certaine modernisation avec la création des sociétés d'obédience catholique : société de musique, société de gymnastique (La Cambronnaise).

Les écoles[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Saint-Sébastien (dans les limites actuelles) avant 1820. Les écoles se situaient à Saint-Jacques (prieuré) ou à Nantes. L'alphabétisation paraît assez faible au début du XIXe siècle. La première école créée est une école (privée) de filles ; une école de garçons apparaît seulement en 1832, mais elle devient école communale dès 1834 : l'instituteur reçoit un traitement annuel et doit accueillir des élèves de familles dispensées de paiement. En 1845, est construite la première mairie-école (face à l'église, dans l'actuelle rue du Général Duez). L'école communale de filles est établie durant le Second Empire, mais elle occupera longtemps des bâtiments de location, notamment rue (actuelle) Mérot du Barré, alors même qu'en 1910 est construite une seconde mairie-école (ancienne mairie) à laquelle l'école de filles sera ajoutée seulement dans l'entre-deux-guerres.

L'évolution économique[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien reste une commune rurale et agricole jusqu'aux années 1920. Au cours du XIXe siècle, les productions traditionnelles (vin et blé) reculent tandis que la culture des légumes (alors appelée jardinage ; le terme maraîchage apparaît après 1900) se développe à partir des années 1830, et surtout des années 1860, notamment les petits pois et les carottes. L'établissement dès 1856 de l'usine Cassegrain (encore existante) au Frêne Rond montre l'importance de la commune dans ce secteur. À partir de 1870, les jardiniers utilisent massivement les châssis ; et à la fin du siècle, apparaissent les mouilleurs, châteaux d'eau privés (un exemplaire est visible rue de la Galtière), qui permettent d'arroser plus facilement. Au début du XXe siècle apparaît la culture du muguet qui va prendre une énorme importance dans les décennies suivantes.

La modernisation du cadre de vie[modifier | modifier le code]

Ancienne gare des Chemins de fer du Petit Anjou.

À partir de 1866, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Nantes-La Roche-sur-Yon (ultérieurement reliée à La Rochelle puis Bordeaux), mais ne bénéficie d'aucun arrêt malgré des demandes réitérées. La gare la plus proche est alors celle de Vertou.
En revanche, lorsqu'une ligne à voie métrique du Petit Anjou est construite en 1899 entre Nantes et Cholet (via Beaupréau), Saint-Sébastien a droit à un arrêt (le bâtiment encore existant, rue Jean-Macé, sera construit seulement en 1924 au frais de la commune). La ligne fonctionne jusqu'en 1947.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de cette guerre, 83 des 403 mobilisés de Saint-Sébastien trouvent la mort.

Dès 1914, la commune accueille un assez grand nombre de réfugiés de Belgique et du nord de la France.

D'octobre 1918 à juillet 1919, 2 300 soldats américains en attente de départ sont hébergés à Saint-Sébastien.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'armée allemande est à Saint-Sébastien le 18 juin 1940. Le 21 juin, un avion français de reconnaissance venu de Jonzac (Charente) est abattu au-dessus de la commune par la DCA de Saint-Jacques ; les trois aviateurs périssent : le sergent Thierry et les lieutenants Augé et Marty.

Le 7 juin 1944, la ville est bombardée par l'aviation alliée. Les dégâts sont importants dans le Bourg et les victimes sont nombreuses. La ville est libérée en août 1944.

L'urbanisation d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Saint-Sébastien connaît un processus d'urbanisation assez rapide, qui fait disparaître l'activité agricole. Le dernier clos de vigne est détruit lors de la construction du collège des Savarières en 1967-68 ; la polyculture s'achève en 1998. Mais surtout, l'activité maraîchère prend fin en 1993 : la ville est progressivement devenue à partir des années 1970 une banlieue pavillonnaire, la cité-jardin. Les maraîchers partent s'installer au sud vers Saint-Philbert-de-Grand-Lieu ou à l'est vers Saint-Julien-de-Concelles.

Parmi les opérations d'urbanisme, on peut signaler la construction de la cité des Castors à la Profondine au début des années 1950, fondée sur la participation des futurs propriétaires aux travaux de construction ; l'inauguration a lieu en 1956.

À la même époque, la commune supervise avec un organisme HLM la construction d'une petite cité au lieu-dit La Malnoue. Durant les décennies suivantes, les logements collectifs restent rares. À partir des années 1980, en revanche, on assiste à de nombreuses opérations de constructions d'immeubles, principalement dans et près du Bourg.

Les écoles et collèges[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire du Douet, projeté en 1937, est réalisé après la Seconde Guerre mondiale. En 1957, est créé le troisième groupe scolaire, celui de la Profondine. Celui de la Martellière date des années 1970.

À partir des années 1950, un CEG fonctionne dans les locaux de l'école du Bourg. Il assure un enseignement secondaire court, sans latin. L'enseignement secondaire long est assuré par les lycées de Nantes. En 1968, est créé le CES des Savarières (Collège des Îles de Loire depuis quelques années), suivi en 1972 du CES de l'Ouche Quinet (Collège René Bernier depuis 1988). Pour les classes au-delà de la 3e, les élèves de Saint-Sébastien vont principalement au lycée des Bourdonnières (Nantes sud), proche du Douet, et au lycée La Herdrie (Basse-Goulaine) créé au début des années 1990.

Le Collège d'enseignement technique, maintenant lycée professionnel, des Savarières a été créé dans les années 1970.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire.
Joël Guerriau, maire de Saint-Sébastien-sur-Loire depuis 1995.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

Depuis 1953, quatre maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1983 Marcellin Verbe Divers gauche médecin, conseiller général (canton de Nantes-10)
1983 1991 Yves Laurent PS conseiller général (canton de Nantes-10)
1991 1995 Martine Laurent PS enseignante, conseiller général (canton de Nantes-10)
1995 en cours Joël Guerriau[Note 1] UDF puis NC puis UDI sénateur de Loire-Atlantique
Les données manquantes sont à compléter.

Le « Conseil jeunes »[modifier | modifier le code]

Le Conseil jeunes, crée fin 1997 début 1998, est composé aujourd'hui de vingt jeunes collégiens, lycéens, étudiants de 15 à 21 ans. C'est une instance citoyenne qui permet aux jeunes, de réfléchir sur leur place au sein de la ville, d'échanger avec la municipalité mais surtout de proposer et mettre en œuvre des projets. C'est important pour eux de se faire connaître, de se sentir « utiles », d'être acteurs et pas simplement consommateurs. Au cours de ces dernières années, le Conseil jeunes a organisé des tournois sportifs, des concerts, des soirées à thèmes et des actions à caractère caritatif (voir ci-dessous). Les travaux du Conseil jeunes reposent sur le volontariat et le bénévolat de ses membres. Il reste largement ouvert à la participation d'autres jeunes Sébastiennais.

Au cours des années, ils ont lancé ou accompagné les projets et événements suivants :

  • concours international de créations fenêtre ouverte sur ma ville ;
  • concert Les rockeurs ont du cœur, au profit de l'enfance défavorisée ;
  • rassemblement de conseillers pour le salon Ram Dam à l'ouest ;
  • participation aux événements sébastiennais : festival des arts de la rue, manifestations culturelles à l'embarcadère, rendez-vous des aînés, Saint Seb' System ;
  • échanges dans le cadre de l'association nationale des conseils d'enfants et de jeunes (ANACEJ) ;
  • organisation d'un concert à l'Escall pour leurs 10 ans.

Ils mènent aussi des actions de promotions du conseils et réalisent le journal Tilt !

Jumelages et coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 25 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 507 1 353 1 377 1 573 1 605 1 767 1 886 1 985 2 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 976 2 066 2 349 2 260 2 340 2 315 2 419 2 440 2 497
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 498 2 610 2 740 3 096 3 584 4 534 5 113 6 637 8 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 830 14 159 17 326 17 825 22 202 25 223 24 508 25 293 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,8 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Sébastien-sur-Loire en 2009 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,0 
6,6 
75 à 89 ans
9,8 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
21,6 
45 à 59 ans
22,5 
18,6 
30 à 44 ans
19,0 
20,2 
15 à 29 ans
17,1 
18,1 
0 à 14 ans
15,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement technique et professionnel
  • École de masso-kinésithérapie de Nantes (la Métairie, rue de la Baugerie)
  • école de pédicurie-podologie de Nantes (la Métairie, rue de la Baugerie)
  • Lycées professionnel, général et technologique St Joseph et St Pierre de la Joliverie (privés) (route de Clisson)
  • Lycée professionnel des Savarières (avenue de Glinde) : en particulier la section Horlogerie
  • Lycée professionnel de la Baugerie (privé) (rue de la Baugerie) : en particulier la formation le textile et la mode
  • Formation compagnonnique des métiers du bâtiment, centre de Nantes (le Portereau, rue de la Pyramide)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

La commune est, au même titre que sa voisine Nantes, une ville très active en matière de culture.

Chaque année, la programmation culturelle propose des spectacles pour tous, mêlant arts plastiques, peintures, dessins, photographies, sculptures, expositions historiques et patrimoniales, mais aussi pièces de théâtre, concerts, danses, chants, cinéma et spectacles de rue :

  • Le salon Chloroph'Îles consacré à l'art de cultiver son jardin (chaque année, le dernier week-end d'avril sur les îles de Loire).
  • Les Enchantés qui illuminent le boulevard des Pas Enchantés et les îles de Loire avec des concerts, spectacles, animations autour et sur la Loire, spectacle pyro-musical. Cette fête très populaire permet de renouer avec le caractère festif des années guinguettes qui s'est adapté aux musiques actuelles (dans les lieux culturels des bords de Loire, sur la Plage et les îles de Loire).
  • Sportissimo, grand rassemblement des associations sportives de la commune, le premier samedi de septembre, afin de faire connaître les disciplines pratiquées et les proposer à un large public.
  • En octobre ou novembre, le Conseil jeunes organise à l'ESCALL un grand rassemblement des 15-30 ans autour d'une série de concerts de groupes de la région et d'ailleurs : en 2007 : Elmer Food Beat, en 2008 : Les Vedettes de Philippe Katerine et en 2009 : Marcel et son Orchestre.
  • Un marché de Noël est organisé le premier samedi de décembre. Le même jour ont lieu la « fête des enfants » et les illuminations de Noël de la ville.

Autres manifestations[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien-sur-Loire est la ville la plus sportive des Pays de la Loire depuis 2000[20]. La commune compte de nombreux terrains de sport, dont un terrain synthétique, et a reçu en 2011 de la part du Moniteur le titre de « Ville Ludique et Sportive ».

Rugby[modifier | modifier le code]

Le Rugby Club de St Sébastien/Basse-Goulaine (RCSSBG) évolue en Fédérale 3 (équivalent de la 5e division nationale) pour la saison 2007/2008. Il est composé d'une école de rugby (à partir de 6 ans) et de toutes les équipes classiques jusqu'aux seniors. L'équipe des vétérans du club (LES FROGS) comporte environ 35 membres et se déplace dans tout l'ouest de la France et à l'étranger pour des rencontres amicales et festives. L'un des joueurs institutionnel de l'équipe FROGS des vétérans est Gilles RIOU. Il est agé, depuis le 03 septembre 2014, de 60 ans. Il existe depuis la saison 2013/2014 une équipe engagée en 4ème et 3ème série.

Football[modifier | modifier le code]

Il existe deux clubs de football à Saint-Sébastien :

Rink hockey[modifier | modifier le code]

Le club de Rink hockey de la ville s'appelle l'Amicale Laïque Saint-Sébastien Rink-hockey.

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités économiques[modifier | modifier le code]

Localisation des activités
  • la zone commerciale du Centre-Ville
  • la zone commerciale Saint-Séb'Boulevard[22]
  • la zone commerciale de la Martellière
  • la zone commerciale de la Fontaine
  • la zone commerciale du Douet
  • la zone commerciale du Lion d'Or
  • la zone commerciale du Laurier Fleury
  • la zone de loisirs Saint Seb' Loisirs
  • la zone d'activités tertiaires des Grésillères
  • la zone d'activités tertiaires de la Gibraye
Entreprises industrielles historiques
  • Cassegrain (route de Clisson) : l'usine du Frêne Rond a été créée en 1868
  • Novempor au Portu (rue de la Noé Cottée) : cette usine d'emballage a été créée en 1957 par la Coopérative des Maraîchers Nantais, pour fabriquer des cageots. Actuellement, la production est diversifiée ; l'entreprise Novempor fait partie de la division Molding du groupe allemand Storopack (filiale : Storopack France S.A.S Division Molding, qui a aussi des unités de production à Anetz (44), et Pont l'Abbé (29).).
  • COVI PCA (341, route de Clisson) : conserves et plats préparés de viande ; cette entreprise occupe depuis les années 1990 les bâtiments de l'ancienne usine Cassegrain.
  • imprimerie de la Métairie.
Entreprises de services
  • Hypermarché Auchan
  • Hypermarché Super U
  • Supermarché Intermarché
  • Complexe cinématographique Cinéville
  • Salle de spectacle municipale L'Embarcadère
  • Centre technique de la Ligue de l'Atlantique de Football (Boulevard des Pas Enchantés)

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Manoir de la Grande Jaunaie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Demeures et châteaux

Depuis le XVe siècle, mais surtout depuis le XVIIe, des demeures nobles ou bourgeoises ont été construites en assez grand nombre à Saint-Sébastien (dans les anciennes limites paroissiales), quelques-unes isolées, mais beaucoup dans des sites privilégiés. Certaines ont disparu, mais ont généralement laissé des traces.

  • le long de la Loire, Côte Saint-Sébastien et Boulevard des Pas Enchantés, d'ouest en est :
    • la Closille (Nantes)
    • Le Clos-sur-l'Eau (disparu), construit au XVIIIe siècle pour lui-même par l'architecte nantais Pierre Rousseau, a été détruit en 1971 pour laisser place à un immeuble homonyme et aux immeubles du Clos Royal ; résidence au XIXe siècle des familles protestantes Favre et Petitpierre, elle comportait un cimetière protestant encore existant.
    • Le manoir des Rochers (disparu). Lieu actuel d'une maison de retraite.
    • Le château de la Baugerie, où a résidé Cambronne à la fin de sa vie. Actuellement, partie du Lycée Professionnel de la Baugerie.
    • Le manoir de la Tullaye, autrefois propriété de la famille Cambronne ; actuellement bâtiment communal.
    • Le manoir de la Gibraye, construit en 1763, peut-être par Ceineray, pour Jean-Baptiste Mérot. Actuellement : résidence privée.
    • La manoir de la Malabry, du XVe siècle (plus ancienne bâtisse de Saint-Sébastien)
    • Le manoir de la Cour Neuve : il est constitué d'un relais de chasse du XVIIe siècle, prolongé par un bâtiment à deux tours du XIX° ; actuellement : résidence privée. À côté du manoir, se trouvait une ferme (rue du Génetay) qui a été restaurée (actuellement : Chambres d'hôtes). Les terres agricoles attenantes ont été en grande partie vendues, notamment à la Ligue Atlantique de Football qui y a établi son siège.
    • Le manoir de la Savarière avec dans son parc la chapelle de la Savarière. Le domaine seigneurial est ancien, mais le manoir actuel date seulement de 1839 ; c'est une villa italianisante (cf. La Garenne-Lemot à Clisson) de style palladien. Résidence privée.
  • dans le secteur de la Grèneraie, de Portechaise et des Rochers :
    • le manoir de la Grèneraie (Nantes)
    • la Comète (rue de la Libération): maison bourgeoise construite en 1910 ; dans les années 1970-1990, siège d'un restaurant de bon niveau ; actuellement, siège d'une entreprise d'immobilier d'affaires.
    • le Grand Portail (rue de l'Ouche Colin) : du XVIIIe siècle.
    • le Petit Portail (rue de l'Ouche Colin) : construit en 1795 ; au début du XXe siècle, propriété de la famille Bredenbek, notamment d'Alphonse de Châteaubriant.
    • Léclopart(rue de la Libération, no 14) : daté de 1757 ; parc.
    • la Haute Robertière (rue de la Libération, no 12) : du XVIIIe siècle ; le parc s'étend jusqu'au square public du Bois Praud près de l'avenue de la Martellière.
    • la Robertière
    • la Parentière (disparue) : du XVIIIe siècle ; détruite en 1978 pour construire l'immeuble homonyme.
  • dans le quartier du Douet :
    • la maison du Douet (place de la Liberté) : demeure bourgeoise du XIXe siècle. Actuellement : mairie annexe.
    • Demeures de la Bourdaillerie, du Colombage, des Sauzaies-Rivière, de la Joliverie, de la Marronière, de la Garillère (disparue).
  • localisations diverses
    • Le manoir de la Grande Jaunaie (rue de la Jaunaie) a été construit à partir de 1774 pour Charles Monti de la Jaunaie. Lieu, en février 1795, de la rencontre entre Canclaux et Charette qui y signent le traité de la Jaunaie[23]. Actuellement : Foyer départemental de l'enfance. .
    • Le manoir de la Petite Jaunaie (avenue Charette de la Contrie ; peu visible de la rue) : daté de 1656, construit pour Jacques de Bourgues[24], maire de Nantes en 1648. Actuellement : résidence privée.
    • Les demeures de la Persagotière (Nantes, rue du Frère Louis ; date du XIXe siècle, donc le rapport avec Saint-Sébastien est peu pertinent), de Beauregard (Nantes), du Lézard (Bourg, rue du Général Duez ; actuellement : centre municipal de soins), de la Treille (Bourg, rue des Prisonniers), de Clairfonds (La Métairie), des Harengs (La Métairie, rue des Harengs), de l'Ecobut (Le Portereau), du Clos Rivière, de la Cailletière.
Villages

Certains d'entre eux ont conservé une allure villageoise et des bâtiments anciens

  • les Savarières : rue de la Savarière (en particulier l'Auberge de la Savarière)
  • le Portereau : place de la Croix des Landes
  • le Pré : la rue du Pré traverse le village et débouche dans une prairie où coule la Douettée
  • le Génetay : rue du Génetay
  • la Goulonnière
  • la Martellière
Croix
  • la croix de la place de l'église (disparue), calvaire breton du XVIe siècle (monolithe de granit, avec le Christ en croix entouré de Saint Jean et de la Vierge), a été détruite par le bombardement de 1944.
  • la croix de la Métairie (place Marcel Renaud), en granit, date du XVIe siècle et est ornée d'une pietá ; elle a été déplacée de sa position initiale.
  • la croix du Portereau, ou croix des Landes, date de 1948, mais succède à une croix de 1856 et à une de 1740
Divers
  • La Pyramide (rue de la Pyramide), obélisque érigé en 1684 par Jean Imbert, seigneur de la Patouillère, pour marquer un carrefour forestier. La Pyramide a longtemps été associée à la guerre de Vendée, mais la date véritable a été découverte en 1986 sur une pierre gravée, lorsque le monument a été déplacé à l'occasion de la construction du périphérique nantais, tout proche.
  • la Gare du Petit Anjou (rue Jean-Macé[25]) devenue salle communale (expositions temporaires) est le principal reliquat de la ligne du Petit Anjou. On peut aussi signaler le tracé des rues du Docteur Michaux, Jean-Macé et du Petit Anjou ainsi que le viaduc qui assurait le franchissement de la Patouillère[26].
  • la Strée : c'était jusqu'au XVIIe siècle le nom donné à l'axe actuellement formé par les rues des Coucous, de la Croix Bine, des Bignons, de la Lourneau et des Onchères ; cet axe remontait à l'époque romaine, sans être une « voie romaine » (strée : via strata)
  • La fonderie

Titres obtenus[modifier | modifier le code]

  • Ville Amie des Enfants depuis 2005. Titre décerné par l'UNICEF[27].
  • 34e ville française à obtenir la Plaquette de l'Europe (depuis 1954) en 2007. Titre décerné par la Conseil de l'Europe.
  • Prix Territoria 1997 dans la catégorie « santé », pour la collecte des déchets de soin des particuliers[28]
  • Prix Territoria en 1998 dans la catégorie « environnement », pour le camouflage des antennes de réseau GSM[29]
  • Prix Territoria en 2003 dans la catégorie « services de proximité », pour l’accueil des handicapés en centres de loisirs[30]
  • Ville la Plus Sportive des Pays de la Loire depuis 2000. Titre décerné en 2000, 2004 et 2013 par le Comité Régional Olympique et Sportif des Pays de la Loire et la Région des Pays de la Loire. Nota : une ville élue la plus sportive peut seulement se représenter 4 ans après son élection.
  • 3 fleurs au concours des Villes et Villages Fleuris
  • Plaquette de l'Europe. Titre décerné en 2007 pour l'ensemble du travail établi avec les villes jumelées (Glinde en Allemagne, Porthcawl au Pays de Galles, Kaposvár en Hongrie et Cernavodă en Roumanie).
  • Marianne du civisme pour le plus fort taux de participation départemental aux élections municipales 2008 (13 099 votants sur 19 069 inscrits).
  • Prix de la Ville Euro-Citoyenne[31] 2012 décerné par le ministère des Affaires étrangères [32], l’Association des maires de France[33] et l’Association française du Conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE)[34] (catégorie villes moyennes).
  • Label Ville Internet 2 @, décerné par l'association des Villes Internet.
  • Label Ville ludique et sportive 2010 et 2013
  • Label européen Ville conviviale - Ville solidaire 2013

Saint-Sébastien-sur-Loire et la littérature[modifier | modifier le code]

  • Julien Gracq, La Forme d'une ville, Éditions José Corti, Paris, 2008
    • « Du boulevard qui longe la Loire, et qu'on a rebaptisé aujourd'hui si singulièrement le boulevard des Pas Enchantés, je pouvais voir s'allonger déjà au bord de la rive sud les boires sommeillantes, les îles à fourrés de saules, qui m'étaient familières à Saint-Florent… » Extrait de.
    • « Saint-Sébastien refusait d'être un faubourg : c'était un avant-poste des campagnes vendéennes implanté au bord de la Loire, à l'abri de son fleuve, et que l'air de la ville n'avait contaminé en rien ».
  • Cette ville est également citée par François Rabelais dans Gargantua: « Saint Sébastien près de Nantes ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le général François Lyrot rend aveu et dénombrement, en 1755, des terres de La Patouillère et de la Gibraie, paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire[35]. Il est le premier maire de Saint-Sébastien (1790-1791. En 1793, il est à la tête d'une division de l'Armée catholique et royale et meurt à la bataille de Savenay. La famille de François Lyrot est émigrée ou insurgée, à l'exception de son fils Philippe-Hervé.
  • Philippe-Hervé Lyrot[36] (né en 1764) reste loyal à la République, qui ne le traite pourtant pas avec une grande bienveillance : officier de marine, il est promu capitaine de vaisseau en janvier 1793 par le Comité de Salut Public, alors girondin, avec le commandement du navire Jupiter ; il est malgré cela inscrit sur la liste des émigrés par le district de Nantes, puis démis de son commandement en mai par le représentant en mission Jean Bon Saint-André ; il séjourne alors dans plusieurs villes bretonnes, dont Nantes, et est de retour à Saint-Sébastien dès mai 1795 ; il subit, en tant que royaliste, les conséquences du coup d'État du Directoire en septembre 1797 (Fructidor) et doit s'exiler pour trois ans en Espagne. Il est de retour en 1800.
  • Le général Pierre Cambronne, né à Nantes[37] en 1770 séjournait souvent à Saint-Sébastien durant sa jeunesse ; ses parents y avaient une résidence secondaire, La Treille ; et c'est à Saint-Sébastien qu'il réside du début de la Restauration à sa mort, habitant successivement le manoir de la Tullaye, où vit sa mère (décédée en 1821, date à laquelle il revend La Treille), puis le manoir de la Baugerie, propriété de Marie Osburn, qu'il épouse en 1820. En 1832, le préfet le nomme conseiller municipal de Saint-Sébastien, mais il démissionne immédiatement, alléguant des raisons de santé.
  • Ferdinand Favre (1779-1867), négociant, industriel, botaniste amateur, maire de Nantes (1832-1848 et 1851-1866), oncle de Fleurus Petitpierre, réside au Clos-sur-l'Eau où il acclimate le camélia à partir de 1806 ; il est inhumé dans le cimetière du Clos-sur-l'Eau.
  • Élisa Mercœur est née à Saint-Sébastien en 1809.
  • Aristide Briand est député de la 3e circonscription de Nantes après la Première Guerre mondiale ; il participe à l'inauguration du monument aux morts de Saint-Sébastien en 1924 ; à sa mort en 1931, il est remplacé par Armand Duez, qui est réélu en 1932, mais battu en 1936.
  • Alphonse de Châteaubriant séjourne régulièrement dans la demeure du Petit Portail (village des Rochers) qu'il tient de ses parents ; le titre de son roman Les pas ont chanté (1938) serait à l'origine du nom du boulevard des Pas-Enchantés[38]
  • Stéphane Pajot: journaliste et écrivain, né en 1966 ; il a passé son adolescence au village du Portereau, qu'il évoque dans Parlez-vous bistrot? (éditions D'Orbestier) ; il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages.
  • Michel Renouard : écrivain et universitaire (spécialiste de l'Inde), né en 1942 à Dinan Côtes-d'Armor, a vécu à Saint-Sébastien ; il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont plusieurs romans policiers.
  • Margaux Galliou-Loko : joueuse professionnel de basket à Bourges.
  • Jérôme Cousin coureur cycliste chez Europcar.
  • Marcellin Verbe, né le 1er avril 1914 à Nantes. Médecin. Membre fondateur du Front National de la Résistance, il est arrêté par la Gestapo de Nantes le 17 avril 1944 à Saint-Sébastien-sur-Loire. Il est déporté le 12 mai 1944 de Compiègne vers le KL Buchenwald. (Matricule 49849). Autres lieux de déportation: Dernau, Evadé de la région des Sudètes le 14 avril 1945 pour rejoindre l'armée américaine qui le nomme officier de rapatriement. Affecté à Eisenach et Gotha pour soigner les déportés politiques et les prisonniers de guerre. Il rentre en France début juillet 1945. Est devenu maire de Saint-Sébastien-sur-Loire de 1953 à 1983.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la barre ondée d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable, accompagnée en chef d'un lion rampant d'or et en pointe d'un brin de muguet d'argent feuillé d'or.
Commentaires : Le lion reprend les armes de Cambronne ; l'onde évoque la Loire ; le muguet rappelle l'importante production locale de cette fleur. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Délibération municipale du 19 février 1985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Saint-Sébastien : tome 2, pages 782-785).
  • Entre Sèvre et Loire, à l'aube du troisième millénaire, édité par la Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire, 2000, avec un avant-propos de Joël Guerriau.
  • Robert Durand, Didier Guyvarc'h, François Macé et alii : Du village à la cité-jardin. Saint-Sébastien-sur-Loire depuis ses origines, Éditions Arts-Culture-Loisirs, Nantes, 1986.
  • Saint-Sébastien-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, Collection Mémoire en Images, Saint-Cyr-sur-Loire (37), 1999.
  • Paul André et Jean-Michel Lemaire : Ollive ou Les Pas enchantés. Histoire de Saint-Sébastien-sur-Loire, Éditions ACL Crocus, Saint-Sébastien, 1989.
    Il s'agit d'un album de bande dessinée retraçant les grands épisodes de l'histoire de la commune à travers celle d'une famille, depuis le XVe siècle.
  • Saint-Sébastien-sur-Loire : Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789, Association Nantes-histoire, Nantes, 1989.
  • Robert Durand et alii : Jardiniers et maraîchers de Saint-Sébastien-sur-Loire. Cent ans d'histoire, Association Les Amis de Saint-Sébastien, Saint-Sébastien, 1995.
  • 7 et 8 juin 1944. Les bombardements à Saint-Sébastien-sur-Loire, Association Les Amis de Saint-Sébastien, Saint-Sébastien, 2009.
  • Mémoires, Histoire et Patrimoine de la commune, revue publiée par « Les amis de Saint-Sébastien » no 2 janvier 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune a été traduit Sant-Sebastian-an-Enk en breton, ce qui correspond à l'ancien nom de la paroisse : « Saint-Sébastien-d'Aigne ») ; notons cependant que le breton n'y a jamais été parlé, mais qu'on y a parlé le gallo, puis le français.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Article Presse-Océan du 12 décembre 2008
  4. Article de « Ouest-France » du 29 mars 2011
  5. Des origines à la cité-jardin, page 17
  6. « Le donjon et les seigneurs du Pallet au regard de l'histoire de leur époque. », sur abaelard.de (consulté le 15 avril 2010)
  7. Cf. Des origines à la cité-jardin pour les paragraphes précédents sur « Le territoire… »
  8. Du village à la cité-jardin…, page 21
  9. Du village à la cité-jardin…, page 22
  10. Du village à la cité-jardin…, page 80ssq.
  11. Du village à la cité-jardin, page 93-94.
  12. Alors que jusque là, l'administration notamment sous l'aspect des postes de défense était assurée par Nantes, Saint-Sébastien jouant un rôle très secondaire.
  13. commandée par le général Étienne Jean-François Cordellier-Delanoüe ; elle se dirigeait vers le Loroux-Bottereau
  14. à Saint-Sébastien, au manoir de la Petite Jaunaie ; le choix de la commune est dû entre autres à sa position limitrophe
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. « Saint-Sébastien-sur-Loire 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  18. « Résultats du recensement de la population - Saint-Sébastien-sur-Loire - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  19. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  20. Site de la mairie
  21. Site de La Profondine
  22. Saint-Séb'Boulevard se trouve sur plusieurs panneaux de signalisation routière, route de Clisson et porte de Saint-Sébastien ; la dénomination Saint-Séb'Sud Loire n'a aucune existence officielle ni officieuse.
  23. Encyclopedia Britannica
  24. Né en 1577 ; son père venait de Burgos et était apparenté à Thérèse d'Avila
  25. Et non rue Maurice-Daniel, comme indiqué dans Patrimoine des communes…
  26. Ce viaduc est facilement accessible à partir de Basse-Goulaine, rue du Pont Brédy
  27. Saint-Sébastien-sur-Loire
  28. [PDF]« Santé : La collecte des déchets de soins des particuliers » Saint-Sébastien-sur-Loire en 1997 » (consulté le 15 avril 2010)
  29. [PDF]« Environnement : « Cherchez l’antenne ! » Ville de Saint-Sébastien-sur-Loire en 1998 » (consulté le 15 avril 2010)
  30. TERRITORIA Observatoire National de l'Innovation Publique
  31. Prix de la ville euro citoyenne : 18 villes récompensées
  32. www.diplomatie.gouv.fr
  33. www.amf.asso.fr
  34. www.afccre.org
  35. Arch. Loire-Inf., R. 1871, Sénéchaussée de Nantes
  36. Cf. Des origines à la cité-jardin, pages 122, 134 et 136
  37. L'affirmation assez fréquente selon laquelle il est né à Saint-Sébastien, ne semble pas fondée. Cf. Du village à la cité-jardin, page 163 : Cambronne, baptisé à l'église Sainte-Croix, est certainement né à Nantes, ce qui est énoncé sur son acte de mariage (rédigé à Saint-Sébastien le 10 mai 1820)
  38. Cf Entre Sèvre et Loire…, entrées Alphonse de Châteaubriant, Petit Portail et Pas-Enchantés