Festival des Vieilles Charrues

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Festival des Vieilles Charrues
Gouel an Erer Kozh (breton)
Image illustrative de l'article Festival des Vieilles Charrues
Logo de l'association Les Vieilles Charrues depuis 2011

Genre Rock, electro, rap, chanson, celtique, trip hop
Lieu Carhaix-Plouguer, France
Coordonnées 48° 16′ 15″ N 3° 33′ 30″ O / 48.27091, -3.5582848° 16′ 15″ Nord 3° 33′ 30″ Ouest / 48.27091, -3.55828  
Période Mi-juillet
Scènes Glenmor, Xavier Grall, Jack Kerouac, Youenn Gwernig
Capacité environ 65 000 festivaliers par jour, dont 53 000 entrées payantes
Date de création 1992
Fondateurs Christian Troadec
Structure-mère Association Les Vieilles Charrues
Direction Jérôme Tréhorel (depuis 2013)
Direction artistique Jean-Philippe Quignon (1998-2012), Jean-Jacques Toux, Jeanne Rucet
Médias associés France 3 Bretagne, France Bleu Breizh Izel, France Inter, Le Mouv', Ouest-France, Le Poher, Le Télégramme, D17, Direct Matin
Site web vieillescharrues.asso.fr

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Festival des Vieilles Charrues

Le festival des Vieilles Charrues (Gouel an Erer Kozh en breton) est un festival de musique accueillant des artistes de divers horizons. Ce festival annuel dure quatre jours et débute à la mi-juillet dans la commune de Carhaix-Plouguer, dans le Centre Finistère, en Bretagne.

Il a été créé en 1992 dans la commune voisine de Landeleau et a pour but de mélanger les genres et être accessible à tout public. Il est rapidement devenu le plus grand festival de musique français en termes de fréquentation[1], entraînant un public attiré par l'affiche éclectique et l'esprit festif et convivial. Le record de fréquentation date de 2011, avec 268 000 festivaliers sur quatre jours, dont 212 000 entrées payantes, et environ 5 500 bénévoles.

Le festival est organisé par l'association Les Vieilles Charrues, structure qui reverse une partie des bénéfices pour le développement du tissu associatif et culturel du centre Bretagne. Par exemple elle a participé au financement de l'espace Glenmor, à l'installation du lycée Diwan après rénovation du château de Kerampuil ; elle soutient également l'association Les Mémoires du Kreiz Breizh.

Elle a organisé aussi diverses manifestations : spectacle de Noël, Les Charrues dans la rue, les Vieilles Charrues remettent le son. De 1996 à 2013, le dispositif Jeunes Charrues, tremplin destiné aux jeunes artistes du Grand Ouest, est organisé durant le festival : les dix groupes issus des sélections se produisent sur une des scènes du festival. En 2014, le tremplin est remplacé par le dispositif Label Charrues, pour lequel des groupes ou artistes régionaux sont repérés en amont, programmés au festival et soutenus par l'organisation d'une tournée dans des lieux partenaires et des résidences encadrées par des professionnels.

La 24ème édition du festival se tiendra du 16 au 19 juillet 2015.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers pas (1992-1994)[modifier | modifier le code]

1992 : une fête de fin d'année scolaire[modifier | modifier le code]

Un groupe d'amis, pour la plupart étudiants à Brest et surveillants dans les lycées, dont Christian Troadec (futur maire de Carhaix), organise une fête à Landeleau (l’occasion de « se faire une bonne bouffe, de chanter et de boire un coup »)[2] et la baptise fête des Vieilles Charrues, comme un pied de nez à la fête des Vieux Gréements qui a lieu la même année pour Brest 92[3]. Ces jeunes organisateurs bénéficient de l'aide bénévole des habitués qui proposent depuis vingt ans une grande fête le premier dimanche d'août dans la vallée du Stang. Le samedi 4 juillet, chaque membre peut inviter une vingtaine de copains contre l'achat d'une carte, décorée par Nono, de 120 francs, qui donne le droit de manger, boire, participer aux jeux[4]... 500 invités participent à la fête « Landelo 92 »[5].

1993 : une kermesse populaire[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 1993, la fête s’ouvre au public, sur un site transformé en port de pêche par Xavier Richard, alias El Globos, qui conçoit un environnement maritime autour d'un phare de 9 mètres de haut. « Les Vieilles Charrues du bord de mer », sous-titre de l'édition, accueillent 3 000 « marins », qui se désaltèrent au café du Port, dorment au camping des Flots Bleus, se défient à l'Armorica's Cup en tirant, faute de bords, une charrue[5] ! Le groupe de musiques tziganes Les Pires est la première tête d'affiche. Après Le paysan, texte de J-M Le Boulanger sur l'air du Forban, le nouvel hymne charrusien est Le Léon de François Boulic sur l'air des « Corons » de Pierre Bachelet. L'animation musicale est confiée aux groupes et fanfares B12, Oy Ventilo, La Folyre, Soft Touch Band et Students Brass Band[6].

1994 : la fête du Stang[modifier | modifier le code]

Pour la première année, le nom définitif « festival des Vieilles Charrues » apparaît sur les affiches et des groupes extralocaux sont invités, comme Les Satellites et les Raoul's j'te pousse. Pour stigmatiser, avec humour, le mal-être économique d'alors de ce Centre-Bretagne, le Stang est transformé en désert ; des tonnes de sable sont apportées, des tentes berbères montées et des dromadaires, arrivés de la région parisienne, investissent l'oasis et la piste pour dix courses[7]. 5 000 festivaliers assistent aux concerts des Satellites, Dolly & Co, Les Sardines, Oy Ventilo, Les Raouls j’te Pousse, Scotch Snap et La Fo-Lyre.

Délocalisation à Carhaix (1995-1997)[modifier | modifier le code]

1995 : un vrai festival[modifier | modifier le code]

La municipalité de Carhaix (8 000 habitants) invite l’association à installer le festival au champ de foire de la ville. À quelques semaines de l’événement, suite à l'alternance municipale, le projet devient incertain mais il est maintenu. Ce déménagement implique une professionnalisation, une nouvelle organisation et de nouvelles animations. La répartition des tâches se précise, le matériel, géré par le régisseur technique Jacquito, se perfectionne et 450 bénévoles répondent présents[8]. Le camping de la vallée de l'Hyères permet d'accueillir quelques festivaliers. Le festival passe à 3 jours pour accueillir les Blues Brothers le dimanche, premier groupe international à l'affiche. Une prise de risque qui conduit dix membres, qui ont entre 23 et 25 ans, à se porter caution du million de francs nécessaire au financement en prenant chacun un prêt étudiant[9].

5 500 amateurs assistent au show des Blues Brothers et presque autant pour la soirée celtique avec le groupe écossais The Silencers[10] ; l'organisation est débordée devant le succès de la prestation, avec la petitesse du lieu relativement au grand nombre de festivaliers[2]. Le public intergénérationnel apprécie le faible prix d'entrée (30 à 50 francs). La convivialité reste le premier ingrédient de la fête ; des musiques de rues, du cochon grillé pour le banquet du samedi, une charrue qui trace son sillon dans du sable ! Les groupes locaux sont de la fête : Soul Cactus (en ouverture), Ar Re Yaouank, Carré Manchot, etc. Un premier poste de salarié permanent est créé pour Thierry Le Ster.

1996 : la scène bretonne à l'honneur[modifier | modifier le code]

Le vendredi, 7 000 personnes se pressent devant les premières prestations au festival de Miossec, Bernard Lavilliers, Taÿfa et à nouveau Ar Re Yaouank. Le groupes Gwenc'hlan ouvre la scène du samedi soir en tant que premier élu du tremplin des Jeunes Charrues. La pluie menace le samedi pour les concerts de Les Innocents et de Maxime Le Forestier mais elle ne tombe pas. Dimanche, l'affluence est « exceptionnelle » pour Red Cardell et leur invité surprise Dan Ar Braz, Zebda ou Frank Black des Pixies. Cette année-là, environ 20 000 festivaliers sont décomptés, soit deux fois plus que pour la fois précédente[11].

1997 : l'apothéose du champ de foire[modifier | modifier le code]

L'affluence double avec 40 000 billets vendus. 12 000 personnes assistent à la première soirée éclectique : Jane Birkin, Blankass, Nada Surf et Kent. Le lendemain, la foule des 16 à 17 000 spectateurs est si dense que les portes sont fermées à 21h[12]. Jim Kerr, des Simple Minds, inaugure la tradition de s'enfiler dans un Gwenn-ha-du pour monter sur scène. Les lycéens de Diwan présentent les artistes en breton et en français avant chaque concert. James Brown, bien qu'arrivé in extremis de Deauville, assure le spectacle le dimanche après Claude Nougaro, pour une soirée où 5 000 personnes sont contraintes de rester à l'extérieur[11]. Fin 1997, l'association est élue « Breton de l'année » par Le Télégramme[11].

Vers le plus grand festival de France (1998-2000)[modifier | modifier le code]

1998 : Kerampuilh, changement de dimension[modifier | modifier le code]

En 1998, le festival quitte le centre-ville de Carhaix pour rejoindre la prairie de Kerampuilh. La ville réalise des aménagements pour 1 million de francs et il est décidé de décaler les festivités au troisième week-end du juillet, notamment en rapport avec la finale de la Coupe du monde le 12 juillet 1998. Le festival voit l'arrivée de Jean-Philippe Quignon en tant que coprogrammateur bénévole, avec Jean-Jacques Toux, puis coprésident[13]. Le président du festival Tamaris à Morlaix apporte avec lui son réseau. L'équipe s'élargit et d'anciens du festival rock Tamaris sont embauchés. Près de 1400 bénévoles sont à pied d'oeuvre[14]. Des professionnels effectuent la sécurité et un grand camping est dédié à proximité du site, équipé de douches[15].

Les brestois de Matmatah, découverts en 1998 et adulés en 1999

Le vendredi soir, le grain de folie laissé par Jean-Louis Aubert, The Wailers et MC Solaar, mais surtout par Matmatah, fait vibrer le Poher[16]. Le samedi enregistre 50 000 entrées pour la soirée, après la prestation du poète Charles Trenet, avec Johnny Clegg et le Bagad Kemper, et surtout Louise Attaque et Red Cardell. Pour clôturer la fête, Iggy Pop, Shane MacGowan (des Pogues) et Bernard Lavilliers sont de la partie. Les organisateurs attendaient entre 60 et 70 000 personnes[17]. Avec la barre des 100 000 participants franchie en trois jours, Carhaix s'impose comme le plus grand festival rock français[18].

1999 : six jours de musique[modifier | modifier le code]

En 1999, le festival voit grand : il passe à six jours et installe trois scènes, tout en essayant d'améliorer l'accueil du public, du parking au camping[19]. La décoration d'El Globos s'inspire des poèmes de Charles Trenet pour être en phase avec la nature du site, avec un ton humoristique pour épouser la philosophie de la manifestation[17]. Le 14 juillet est dédié à la culture bretonne, avec le premier rassemblement « Bagadañs» des bagadoù et cercles, qui rassemble 15 000 personnes à Carhaix[20]. Après Armens ce jour-là, Kerampuilh accueil chaque jour des artistes attachés à la culture bretonne : Gilles Servat, Pat O'May, Denez Prigent, Soïg Sibéril, Erik Marchand, Annie Ebrel. Le dimanche, un Pierre Perret ému fait chavirer les 40 000 cœurs de Kerampuilh[21] et Ben Harper se drape d'un drapeau breton tendu par un fan en montant sur scène : « la foule du Poher accueille le gamin de Californie comme un enfant du pays »[22]. Massive Attack, Hubert-Félix Thiéfaine, Jacques Higelin, Véronique Sanson, Rachid Taha, Faudel, Eagle Eye Cherry, Cesária Évora, Yann Tiersen et Tryo contribuent à faire de ce festival l'un des plus éclectiques. 150 000 personnes sont présentes[23].

2000 : entre musique folk et musiques électriques[modifier | modifier le code]

Le festival revient au format trois jours qu'il va garder pendant 6 ans. Christian Troadec annonce lors de l’inauguration du Technopôle économique et culturel de Carhaix, que « pour la première fois à l'occasion d'un festival en France, l'édition 2000 des Vieilles Charrues aura lieu à guichets fermés »[24]. On retiendra la première participation de -M-, de Muse et d'Eddy Mitchell au festival, la simplicité de Joan Baez et d'Alan Stivell[25], et la présence également d'autres artistes internationaux comme Joe Cocker, The Cranberries, Asian Dub Foundation et Beck notamment[26]. L'affiche présente un lapin qui fait le signe V, une façon de se moquer du rassemblement de Brest 2000 au même moment[27]. Derrière cette édition réussie, le festival se sent en danger face à une rave party parallèle au festival, après une manifestation similaire en 1999 à Paule, et l'Etat qui met en relation de cause à effet le festival[28]. Quand au Conseil général, il décide de ne pas subventionner un festival bénéficiaire qui avait versé un million de francs à Diwan[29].


Vitesse de croisière d'un géant (2001-2005)[modifier | modifier le code]

2001 : l'édition anniversaire mythique[modifier | modifier le code]

Manu Chao ouvre les bras à la musique latine intégrée au rock

Le festival fête ses dix ans et l'arrivée d'un nouveau président, Paul Hély, Christian Troadec ayant été élu maire de Carhaix. L'édition sonne comme l'une des plus marquantes, avec une programmation considérée pendant longtemps comme la meilleure, notamment grâce aux prestations de Manu Chao et de Noir Désir[30]. Un mois avant le début du festival, la dixième édition du festival affiche complet[31]. PJ Harvey, Robert Charlebois et les Rita Mitsouko annulent leur présence, remplacés par Kat Onoma, Georges Moustaki et Hooverphonic.

200 000 personnes sur trois jours viendront vibrer avec les têtes d'affiche (Manu Chao, Noir Désir et les Têtes Raides, le retour de Ben Harper avec The Innocent Criminals, Placebo, Claude Nougaro) et les nouveaux talents (Matmatah, Java). La communion se vit aussi entre les artistes eux-mêmes : en salle de presse, Georges Moustaki se marre avec Henri Salvador, qui fête ses 84 printemps du jeudi précédent, et les frères Morvan rencontrent leurs idoles[32]. Kat Onoma ouvre la grande scène le dimanche : chaque année jusqu'en 2006, ses leaders Rodolphe Burger, Johan Leroux et Gwénolé Gorrec présenteront une création différente. Même si l'édition est ovationnée après le concert de clôture de Gilles Servat et fêtée entre bénévoles, l'annonce de la mort d'un jeune dans la nuit, endormi sur une route où reculaient les camions en dehors de l'enceinte et écrasé par l'un d'eux, bouleverse les Charrues[33]. Pour les années suivantes, les organisateurs choisissent de limiter la capacité du site afin de garder la convivialité qu'assure l'équipe des bénévoles. Ces records ne seront plus battus jusqu'en 2008, où le festival passe pour la troisième année consécutive au format 4 jours.

2002 : l'ouverture proposée[modifier | modifier le code]

Le festival souffre des annulations successives de Tricky, Patti Smith, Travis et de Morcheeba qui préfère au dernier moment jouer pour MTV. Une scène électro est rajoutée. Iggy Pop, The Cure, Les Rita Mitsouko, Youssou N'Dour, Yann Tiersen sont les principales têtes d'affiches sur la scène Glenmor. -M- vient faire quelques duos avec son père Louis Chedid et Brigitte Fontaine. À travers la retransmission sur France Inter, les Vieilles Charrues obtiennent une portée nationale voire européenne[34].

2003 : la fermeture présagée[modifier | modifier le code]

Le festival est jusqu'au dernier jour menacé par le conflit portant sur la réforme du statut des intermittents du spectacle[35]. À quelques jours de l'ouverture, une chaîne humaine est même formée par les bénévoles et les habitants pour éviter une invasion du site par des intermittents en colère[36]. L'annulation aurait probablement été synonyme de disparition du festival[37]. Divers appels à la solidarité seront lancés par les organisateurs ou les artistes (Massilia Sound System, Mickey 3D), et deviennent un transmetteur de la gronde nationale[36].

-M-, qui annule sa venue, est remplacé par Arno. Renaud et Laurent Voulzy sont submergés par l'émotion devant une telle foule[38], Bénabar et Les Wampas emportent l'adhésion quand Stupeflip exporte son bordel à grand coup d'insultes potaches. Moment fort lorsque Alain Bashung décline le très sacré Cantique des cantiques dans la petite chapelle Sainte-Catherine. Un fest-noz a lieu pour la première fois le samedi soir (en plus des groupes bretons se produisant à l'espace breton) et R.E.M. clôture le festival.

Sur l'initiative d'Emmanuel Gomila (Medialeizh) puis d'Anne-Laure Brenon, le site Internet se transforme en véritable média durant le festival, avec la Webcover : retransmission des captations vidéo des différentes scènes, photos, comptes-rendus de concert et anecdotes en direct des coulisses... Le but est de faire vivre aux internautes le festival de l'intérieur, à la fois pour ceux qui n'ont pas pu venir et à la fois pour ceux qui veulent repartir avec un souvenir. Une initiative à l'époque unique en France, et réitérée les années suivantes, inspirant nombre de festivals de musique. L'équipe compte ensuite plus d'une vingtaine de personnes (photographes, cameraman, rédacteurs, graphistes, informaticiens), dont le journaliste Samuel Degasne.

2004 : les confirmations[modifier | modifier le code]

Le festival doit faire face à l'annulation de David Bowie (remplacé par le groupe Texas)[39] et de Salvatore Adamo (remplacé par Hugues Aufray[40] qui voit 60 000 personnes reprendre son tube Santiano[41]). -M-, Alain Bashung (déjà venu l'année précédente comme guest de Rodolphe Burger), Paul Personne ou IAM sont les têtes d'affiche françaises. Le succès est au rendez-vous pour Muse, Patti Smith ou Rokia Traoré[36]. Ilene Barnes, Cali et Kings of Leon se révèlent sur la scène Kerouac et Pleymo joue le vendredi devant une foule importante malgré l'heure tardive à laquelle passait le groupe. Le festival innove en produisant une création en partenariat avec le festival Les Tombées de la nuit de Rennes, qui mélange artiste occidental et musique indienne : Olli and the Bollywood Orchestra.

2005 : une reconnaissance à consolider[modifier | modifier le code]

Le groupe Deep Purple, en 2009

L'organisation a voulu présenter une programmation plus homogène aux dépens de « poids lourds », qu'elle a parfois du mal à faire venir à cause de la concurrence internationale. Elle double également le nombre de pass trois jours. Elle enregistre une baisse sensible de la fréquentation, en partie à cause de la pluie (qui n'était plus venue depuis 2001)[42]. Deep Purple, New Order et les Stooges sont là pour représenter l'ancienne génération. Mickey 3D fait son troisième passage en cinq éditions. Un plateau belge, avec entre autres An Pierlé et Ghinzu, emporte un franc succès, tout comme Ridan, La Phaze, Franz Ferdinand, Kool Shen ou LCD Soundsystem. Nosfell révèle son univers étrange et Jeanne Cherhal, 5 ans après avoir participé au trophée des jeunes charrues rejoue au festival. Ibrahim Ferrer assure un de ses derniers spectacles et Michel Delpech réussit avec brio le rôle de "l'artiste trans-générationnel de l'édition" et son refrain « on dirait que ça t'gêne de marcher dans la boue » vient à propos[43]. Pour la première fois un Ministre de la Culture (Renaud Donnedieu de Vabres) vient faire un tour dans le plus grand festival de rock français[44]. Un début de reconnaissance pour un événement qui s'est développé en s'autofinançant presque entièrement[45].

Un des plus grands festivals d'Europe (2006-2011)[modifier | modifier le code]

2006 : Johnny Hallyday met le feu[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de l'édition 2006 du festival des Vieilles Charrues

Le festival prend le format 4 jours. Pour fêter cette quinzième édition un concert spécial ouvre le festival : Johnny Hallyday est à Carhaix le jeudi 20 juillet[46]. Beaucoup de gens viennent pour la première fois, ce qui permet au festival d'atteindre les 200 000 entrées payantes. Autre nouveauté, l'une des têtes d'affiche est un humoriste : il s'agit de Jamel Debbouze, qui ne convainc pas tout le monde, les conditions d'un festival n'étant pas les meilleures pour un one-man show, mais il s'en sort « en virtuose » selon Le Parisien[47]. La programmation s'axe sur le rock (Pixies, dEUS, Rhesus, Dionysos) et la variété (Raphael, Olivia Ruiz, Cali) oubliant un peu les autres styles de musique. Tête d'affiche du samedi Madness n'attire pas les foules, au contraire du dimanche qui est complet. Tracy Chapman enchante la plaine de Kerampuilh et les Pixies livrent un set très carré. Comme d'habitude Dionysos explose et dynamite son public, et Placebo livre à nouveau un set calibré et percutant[48],[49]. Julien Clerc fait chanter petits et grands alors que DJ Champion, Bumcello, !!! et 2 Many DJ's font danser tout le public. Point noir, une festivalière se suicide au camping[50] et les Charrues continuent de se livrer une véritable guerre à coup de clauses d'exclusivité avec le Festival des Terre-Neuvas, ce qui déplaît à de nombreux autres festivals bretons menacés par cette surenchère[51]. Le prix des Jeunes Charrues est décerné à Lugo devant des Monkeys Beats énergiques[52].

2007 : interprètes français et internationaux[modifier | modifier le code]

Bryan Ferry sur la scène Glenmor.

L'association met en place son premier festival de printemps au mois de mars, « Les Vieilles Charrues Remettent le Son »[53]. L'été, durant les quatre jours, LCD Soundsystem, Ayọ, Keny Arkana, Philippe Katerine ou Yannick Noah livrent d'excellentes performances[54]. Fabulous Trobadors (remplacé par Mass Hysteria), Scissor Sisters (remplacés par le groupe Kasabian) et Kaiser Chiefs, Sinéad O'Connor ainsi que Klaxons annulèrent leur participation à l'édition 2007 (les deux derniers artistes la veille de leur prestation)... Ces annulations et le temps très pluvieux le jeudi soir gâchent un peu la fête et explique une affluence moindre (170 000 contre 200 000 l'année précédente)[55].

Le jeudi soir Charles Aznavour livre un concert de sa dernière tournée alors que certains festivaliers ont de la boue jusqu'aux genoux. Le vendredi soir Arcade Fire fait très forte impression, entouré des têtes d'affiche Peter Gabriel et Jacques Higelin[56]. Le samedi, Tryo apporte leur soleil et Bryan Ferry sa classe. Après la prestation puissante de JoeyStarr le jour avant, les slams de Grand Corps Malade et d'Abd al Malik prennent la suite le dimanche, parmi les rappeurs Beat Assailant, Oxmo Puccino et Keny Arkana. On retrouve aussi des groupes comme Kasabian et Groundation.

2008 : « Pirates ! »[modifier | modifier le code]

Les ZZ Top, les « pirates des Caraïbes »

Suite au départ de Yann Rivoal, directeur du festival depuis 2001, l'association recrute Emmanuel Braconnier. Cette édition est la première à être associée à un thème : les pirates. En adoptant les armoiries de la piraterie, les Vieilles Charrues réaffirment leurs valeurs, défendues en refusant de collaborer avec la société de production Live Nation ou en se moquant une nouvelle fois des fêtes maritimes de Brest[57]. L'esprit citoyen règne d'ailleurs en maître sur l'équipage : fontaine à eau, système d'éclairage photovoltaïque, récupération des gobelets en plastique...

Côté programmation, on retiendra des temps forts comme le concert d'adieu du groupe Matmatah, les prestations de Ben Harper, de Motörhead, des indémodables « pirates des Caraïbes » ZZ Top, la grâce de Yael Naim et Duffy. D'autres pépites du trésor ont offert aux festivaliers des moments inoubliables d'intensité, à l'image du one man show de Gad Elmaleh, lâchant un Bob l'éponge d'hélium dans un - désormais mythique - affront[58]. La prestation de The Hives s'impose comme "le" concert rock de l'édition 2008. Est organisé le premier concours de « air biniou », dérivé de l'air guitar. L'édition connaît un record d'affluence avec 215 000 festivaliers, pour la première fois invités officiellement à se déguiser[1].

2009 : le Boss à Carhaix[modifier | modifier le code]

En choisissant comme thème les extraterrestres, les Vieilles Charrues rappellent leur caractère hors norme et unique. Et avec la venue de Jeff Moran, maire de Woodstock (dont le festival fête ses 40 ans) en invité d'honneur, c'est un symbole précurseur en matière de festival qui pose la première pierre d'un nouveau projet, le centre de valorisation, d'interprétation et de formation à carhaix[59]. Le festival poursuit sa « conquête du vert » en créant le Collectif des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne, réalisant à l'occasion une économie de 400 mc d'eau lors de l'édition. Le succès est encore au rendez-vous puisque l'édition 2009 explose le record de fréquentation établi l'année passée en annonçant le nombre de 230 000 festivaliers[60].

La planète Kerampuilh voit également l'arrivée d'un nouveau directeur (Loïc Royant), d'une grande roue et d'une tyrolienne, d'un village associatif et de postes médicaux avancés (après avoir apporté son soutien contre la fermeture de services de l’hôpital carhaisien l'année passée). La première tête d'affiche annoncée est Bruce Springsteen. La soirée du jeudi est d'ailleurs rapidement complète. Le groupe Suprême NTM, prévu le samedi soir, doit annuler suite à l'incarcération de Joeystarr[61] ; il est remplacé sur la grande scène par Charlie Winston, déjà prévu à l'affiche. Lui-même est remplacé sur la petite scène par Ghinzu. Lily Allen annule pour raisons familiales le dimanche et se voit remplacée par les 2 Many DJ's. Les sens en orbite et la tête dans les étoiles, le Kreiz Breizh a vécu l'invasion de quelques « ovnis » : Nashville Pussy et leur monster truck sonore, Lenny Kravitz, Moby, Francis Cabrel. Puis vint la rencontre du 3e type : Les Frères Morvan et Les Tambours du Bronx, afin de célébrer les 50 ans de chant en fest-noz des « rois du kan ha diskan ». Carte blanche fut donnée au label Fargo, puis à Sheer-k et Didier Squiban offrant la création Mesk.

2010 : la conquête de nouveaux espaces[modifier | modifier le code]

Revolver en ouverture du festival 2010 ayant pour thème le Far-West.

Le thème annoncé, « la ruée vers l'Ouest », colle aux éperons de cette 19e édition qui poursuit sa conquête des espaces vierges : la création des « Charrues dans la rue » (déambulations urbaines de la compagnie Générik Vapeur en mars), une « Beach box » (plateau d'artistes électro-rock les pieds dans le sable né d'une collaboration avec la fédération De Concert) et enfin « le Verger », un nouveau lieu dédié aux arts de la rue hors de « la Garenne ». Mais cela n'a pas freiné le perfectionnement des avancées d'antan : augmentation du nombre de toilettes sèches et de la taille des plateformes à destination des PMR, l’installation de timbales consignées et l'amélioration de l'accueil des campings[62].

L'ambiance du concert d'Indochine.

Les premières « montures» annoncées le 2 mars pour cet « été indien » sont Muse, Revolver, Jacques Dutronc, Mika, Mr Oizo, Indochine, Phoenix, Gojira, Alain Souchon, Diam's, Vitalic, Gaëtan Roussel, Féfé et Etienne de Crecy. La majorité des Pass 4 jours se sont vendus en une heure (plus de 35 000 billets journée vendus le 5 mars)[63]. Le festival démarre sous des trombes d'eau le jeudi 15, avec les cow-boys Muse risquant l'hydrocution équipés de Stetson en plastique[64].

La Gazette de L'Ouest est un quotidien de 12 pages, distribué gratuitement sur le site, administré par une partie de l'équipe historique de la webcover (voir édition 2003). Bien que géré par l'association, le ton du magazine se veut pourtant impertinent : comptes-rendus des concerts, portefolios, interviews artistes, anecdotes coulisses et billets d'humeur. En off au centre-ville, « Riboul Karaez », piloté par les Mémoires du Kreiz Breizh, prend la succession du marché du Kreiz-Breizh. Le compteur de l'édition affiche 242 000 festivaliers sur quatre jours, dont 198 000 entrées payantes[62].

2011 : la foule pour la 20e édition[modifier | modifier le code]

La formation sur la scène Kerouac
Création originale pour la 20e édition : Zebra & Bagad Karaez.

Pour fêter la vingtième édition du festival, le mot d'ordre des organisateurs est : « on fournit le son, vous apportez la couleur ! », avec un hommage sur l'affiche aux bénévoles et festivaliers. L'anniversaire pluvieux fut fêté comme telle, à coups de déguisements monochromes ou bariolés et à raison d'un feu d'artifice signé DJ Zebra et Jacques Couturier. Le lundi 6 décembre, une série limitée de 2 000 forfaits 4 jours sont mis en vente, exclusivement à la « Boutik Vieilles Charrues » à Carhaix. En moins de 2 jours, ces billets de Noël sont épuisés. La programmation complète est annoncée le 12 avril au bowling de Carhaix. Lors de la mise en vente officielle des tickets, le 15 avril, tous les forfaits 3 et 4 jours ont été épuisés en à peine 24 heures (175 000 billets en trois jours)[65]. Ainsi, le festival s'est déroulée à guichets fermés, avec 268 000 entrées en 4 jours dont 212 000 payantes[66].

Le tableau des concerts est multicolore : Supertramp, Lou Reed et Scorpions, monstres du passé sur papier glacé, Eddy Mitchell jouant une « dernière séance » avec sa reddition, l'engouement débordant du cadre pour Stromae sur la troisième scène, l'envoûtant pythie rock de PJ Harvey ou encore Ibrahim Maalouf dont les clapotis électro-funk habillent un jazz qui colle à l'humeur générale. Mais les deux événements qui ont marqué l'anniversaire, c'est tout d'abord les américains Snoop Dogg, Cypress Hill et House of Pain, qui ont prouvé que le hip-hop avait toute sa place dans le pré. Puis enfin, David Guetta, hérésie culturelle pour certains, qui a su rassembler tout un contingent aussi déchaîné que devant le mythe Noir Désir, dix ans auparavant, éclairé par la plus grande boule à facette du monde. Les mythiques Ar Re Yaouank ont probablement battu le record de fréquentation pour un fest-deiz [66]!

Le festival suit son sillon (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

2012 : un super-héros s'envole[modifier | modifier le code]

Les super-festivaliers, cape sur le dos.

Contrairement aux précédentes éditions dont la billetterie avait été ouverte au mois d'avril, après une première vague très limitée de billets vendus au moment de Noël, la billetterie complète ouvre le 6 décembre 2011 à Carhaix, une semaine avant d'être disponible partout ailleurs, le 12 décembre. Seuls 30 000 à 50 000 billets sont mis de côté afin d'être vendus après l'annonce de la programmation[67].

Au mois de janvier, le thème des Supers Héros est dévoilé ainsi que les 11 premiers noms de l'affiche[68]. L'affiche du jeudi n'étant pas finalisée suite à de lourdes négociations afin d'inviter Radiohead[69], la date de la mise en vente des derniers pass, prévue le 23 avril, est repoussée au 10 mai quelques minutes après l'annonce de la programmation[70]. Celle-ci présente en têtes d'affiche : Bob Dylan, Sting, Portishead, The Cure, LMFAO, Justice, Gossip, Metronomy, Garbage, Hubert-Félix Thiéfaine, Martin Solveig. C'est également la dernière fois que les festivaliers pourront apprécier le championnat de Air Biniou.

La Webcover, initiée en 2003 (l'une des premières en France), est remplacée au profit d'une web tv (animée en direct par Laurent Lavige, Samuel Degasne et Emmanuel Danielou) avec interviews d'artistes et de membres de l'organisation[71]. Outre les interventions de Portishead, Zebda ou encore M83, cette édition a notamment été marquée par la conférence de presse inédite donnée par Robert Smith (The Cure)[72].

Cette édition marque également la mort du coprésident et coprogrammateur des Vieilles Charrues, Jean-Philippe Quignon, qui décède le 7 septembre 2012, suite à un problème de santé. Il était également journaliste au journal Le Télégramme, et était bénévole aux Vieilles Charrues depuis 1998[73].

2013 : le show de Rammstein[modifier | modifier le code]

Spectacle pyrotechnique de Rammstein.

La 22e édition des Vieilles Charrues s'est déroulé du 18 au 21 juillet 2013. À partir de cette édition, c'est Jérôme Tréhorel, ancien responsable du pôle communication - partenariats, qui assume la fonction de directeur du festival, après le départ de Loïc Royant[74]. Le thème des Gaulois est annoncé lors du « repos des laboureurs » et son traditionnel « banquet » pour 2 000 bénévoles[75].

La première annonce ainsi que la mise en vente des places du jeudi a eu lieu le 15 novembre 2012, annonçant ainsi la présence de Rammstein en tête d'affiche du jeudi soir[76]. Pour la première fois, Rammstein est le seul groupe à occuper la scène Glenmor, qui sera agrandie pour l'occasion[76], tandis que les autres artistes sont sur la scène secondaire (Jack Kerouac). Le reste de la programmation est dévoilée le 16 avril, avec des têtes d'affiche comme Paul Kalkbrenner, The Hives, Neil Young, ou encore Phoenix, Santana, Alt-J. Dix jours avant sa venue, Elton John annule sa venue pour raisons de santé et c'est Patrick Bruel qui complète la soirée du vendredi[77].

2014 : Sir Elton, Stromae, The Black Keys...[modifier | modifier le code]

Du 17 au 20 juillet 2014, Carhaix accueille 225 000 « aventuriers » dans le pré de Kerampuilh qui a pour thème l'heroic fantasy[78]. À la fin de l'édition précédente, le festival annonce la présence d'Elton John, grand absent en 2013 suite à son annulation, le vendredi 18 juillet 2014[79] et annonce le 26 novembre la présence de Stromae le même jour[80]. Le 3 décembre, il dévoile 4 groupes : Arctic Monkeys, Shaka Ponk, Girls in Hawaii et Tinariwen[81]. Le 9 janvier 2014, les programmateurs annoncent la venue de Bertrand Cantat avec son groupe Détroit ainsi que la présence de The Black Keys, Franz Ferdinand, Gesaffelstein et le 17 février ils dévoilent neuf nouveaux noms : Indochine, Vanessa Paradis, Fauve, Skip the Use, Diplo, Casseurs Flowters, Julien Doré, Yodelice et Ky-Mani Marley[82].

Juste avant le début du festival, le 14 juillet, les Vieilles Charrues remportent la Coupe du monde des festivals, élues par les internautes avec 2 000 voix de plus que le Primavera Sound qui représente l'Espagne[83]. Le vendredi, Miles Kane, malade, déclare forfait pour sa venue le dimanche et est remplacé par BB Brunes[84]. Quelques bretons sont présents sur les grandes scènes : Miossec et la création The Celtic Social Club (Red Cardell notamment) le vendredi, Étienne Daho et Régis Huiban le dimanche. Kavinsky et Thirty Seconds to Mars clôturent la soirée du dimanche, après les passages de Christophe et Lily Allen sur la grande scène[85].

Les espaces scéniques du festival[modifier | modifier le code]

Le festival est organisé en différents espaces disposant chacun d'une scène portant le nom d'un artiste breton ou d'origine bretonne. La partie majeure du site est baptisée la « Prairie ». On y trouve la grande scène Glenmor et sa voisine Kerouac, qui accueillent les artistes à la plus forte audience en alternance. La troisième scène est nommée Grall. Elle a été transférée en 2014 de l'espace du "Vallon" à la "Garenne", pour gagner en capacité. Elle a donc été intervertie avec la quatrième scène, le chapiteau Gwernig, qui accueille les artistes des "musiques du monde", plus traditionnelles.

Enfin, le « Verger, jardin de curiosité », inauguré en 2010, constitue un espace scénique à part entière dédié aux arts de rue. Il disparaît en 2014 en raison des difficultés techniques engendrées par l'échange entre la scène Grall et la scène Gwernig. Son retour est toutefois souhaité par les organisateurs dès 2015.

La scène Glenmor[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, la plus grande scène porte le nom du premier chanteur professionnel breton, Émile Le Scanff, alias Glenmor, né à Maël-Carhaix en 1931. Dès 1998, le site de Kerampuilh est aménagé pour un coût de 173 335 €, dont le câblage de 3,5 kilomètres enfouis à trois mètres sous terre pour la régie de la scène[86]. C'est la société Audiolite, basée près de Brest, qui sonorise et éclaire la grande scène depuis 1994[87]. Au fil des éditions, les caractéristiques de l'espace scénique ont évolué, deux écrans géants ont été ajoutés et sa taille a augmenté en 2006 pour accueillir Johnny Hallyday ("Méga dôme" du prestataire Europodium avec une ouverture de 40 mètres)[88].

Depuis 2012, la "grande scène" a gagné en hauteur (plus de 20 mètres) grâce à sa forme de dôme. Elle conserve toutefois la même structure que la scène qui la précédait, le prestataire demeurant l'entreprise Stacco. Depuis cette date, elle est aussi utilisée par les Eurockéennes de Belfort, avant d'être montée à Carhaix deux semaines plus tard. Elle a par ailleurs été placée à sa hauteur maximale en 2013 pour accueillir les feux d'artifice et effets pyrotechniques du groupe Rammstein. Ses dimensions (plus de 50 mètres de largeur, plus de 20 mètres de hauteur, et sa surface atteignant les 1 000 m2) font d'elle l'une des scènes les plus grandes de France[89].

La scène Kerouac[modifier | modifier le code]

La deuxième scène porte le nom de l'écrivain et poète américain Jack Kerouac. C'est également la société Stacco de Strasbourg, avec une vingtaine de techniciens, qui gère la structure de la scène. En 2009, elle est utilisée par d'autres grands festivals (les Francofolies, Saint-Nolff, Route du Rock)[90].

La scène Grall[modifier | modifier le code]

La troisième scène porte le nom de l'écrivain et poète léonard Xavier Grall. Le vainqueur du tremplin des Jeunes Charrues ouvre l'année suivante les concerts sur cette scène. En 2007, le son est géré par Eurolive et l'éclairage par la société Art Light[91].

La scène Gwernig[modifier | modifier le code]

En 2002, pour le dixième festival, l'organisation décide de mettre en valeur les artistes locaux sur une scène spécifique - le Cabaret breton - pouvant accueillir des concerts comme des festoù-noz à l'abri sous un chapiteau. Des musiciens comme Soïg Sibéril, Jacky Molard ou Michel Aumont s'y produisent. Le lieu est conçu dès l'origine comme un « havre de paix » pour les festivaliers, pouvant écouter de la musique acoustique un peu à l'écart du tumulte des scènes principales[92].

Le Cabaret breton est reconduit dix ans durant, avant qu'il ne soit redynamisé en confiant la programmation à un collectif d'associatifs de Rostrenen. La scène prend alors le nom de Youenn Gwernig, en hommage à l'esprit d'ouverture de cet écrivain d'expression bretonne, française et anglaise. Le collectif sélectionne chaque année des artistes locaux aux horizons musicaux très variés, allant du kan ha diskan au rap ou au rock[92].

De 2008 à 2012, il accueil le « championnat du monde de Air biniou »[93]. Pour l'édition 2014, la scène Gwernig s'installe à la place de l'ancienne scène Grall et est dotée d'un chapiteau plus grand[92].

Le tremplin des Jeunes Charrues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tremplin des Jeunes Charrues.

En 2011, pour marquer ses 15 ans, le Tremplin des Jeunes Charrues s'est déroulé sur une scène dédiée qui faisait face à la scène Grall. Elle est transférée aux entrées (espace des "Marronniers") en 2012. En 2013, elle devient un chapiteau avant de disparaître en 2014 au profit du Label Charrues.

Fréquentation et tarifs du festival[modifier | modifier le code]

Année Dates Fréquentation (payante/totale) Billet Jeudi Billet V/S/D Forfait 3 Jours Forfait 4 Jours
2014 17 - 20 juillet 175 000 / 225 000 43 € 43 € 107 € 145 €
2013 18 - 21 juillet 171 000 / 208 000 51 € 41 € 106 € 155 €
2012 19 - 22 juillet 188 000 / 244 000 41 € 41 € 105 € 145 €
2011 14 - 17 juillet 212 000 / 268 000[94] 39 € 39 € 99 € 137 €
2010 15 - 18 juillet 198 000 / 242 000 49 € 35 € 84 € 123 €
2009 16 - 19 juillet 190 000 / 230 000 49 € 32 € 75 € 114 €
2008 17 - 20 juillet 173 000 / 216 000 30 € 30 € 72 € 95 €

La différence entre la fréquentation totale et fréquentation payante s'explique par le nombre important de festivaliers comptabilisés en plus des acheteurs de billets classiques. Pour chacune des soirées du festival, 53 000 places sont mises en ventes, ce qui donne un potentiel de 212 000 entrées payantes sur quatre jours, record atteint en 2011 avec une 20e édition à guichets fermés.

On compte donc plus de 10 000 personnes présentes chaque jour, autres que les festivaliers disposant d'un billet classique. Parmi elles, de nombreux bénévoles : ils sont près de 6 000. Il y a aussi environ 1 000 invités sur le site du festival. Les différentes offres pour les partenaires, mécènes et entreprises représentent également des entrées payantes comptées à part, avec les places "backstage" et "backstage +" (jusqu'à 3 000 personnes, la capacité exacte n'est pas communiquée par le festival) et les places "club VIP" (1 000 personnes au maximum, car ce nombre correspond à la capacité des gradins installés face à la grande scène). Enfin, les statistiques prennent aussi en compte plusieurs centaines de techniciens, artistes, agents, journalistes...

Autres actions[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Tremplin des Jeunes Charrues en Concert (dernière édition en 2013)
  • Les Vieilles Charrues remettent le son ! (dernière édition en 2009)
  • Le Noël des Vieilles Charrues
  • Les Charrues dans la rue
  • L'île de Carhaix-Bretagne

Projets aidés[modifier | modifier le code]

Drapeau breton revisité
  • Le lycée Diwan (2006) : Continuité des écoles Diwan, il est le premier lycée pour bretonnants, déplacé de Brest à Carhaix en 1997. Grâce à l'argent de l'association, les locaux vétustes d'une ancienne maison de retraite ont pu être reconvertis en dortoirs prêts à accueillir de nouvelle générations, un symbole fort, à tous les niveaux, marquant à la fois le dynamisme d'un pays et d'une culture.
  • Les Mémoires du Kreiz Breizh (2000) : Cette cellule dédiée au patrimoine centre-breton est un acte d'approfondissement de leurs racines, après s'être tourné vers l'avenir et l'éducation. Aidé par l'Université de Bretagne Occidentale et différentes collectivités, le service constitue une incontournable mémoire vive, et restitue ses travaux via un magazine.
  • Le château de Kerampuil (2002) : La commune n'ayant pas les moyens de restaurer cette vieille bâtisse, les revenus du festival (450 000 €)[95] permettent de lancer une première tranche de travaux, portant sur l'extérieur. Au fil des ans, le monument retrouve son allure, au point de séduire la Région qui en fait l'acquisition.
  • L'Espace Glenmor (2004) : Inauguré en 2001, dédié à la culture, salle de concert et de cinéma, très attendu de la population du Centre-Bretagne, l'espace s'est vite révélé trop juste avec ses 650 places en amphithéâtre. En 2004, les Vieilles Charrues participent donc au financement d'une nouvelle tranche à hauteur de 600 000 €, dotant les lieux d'une salle complémentaire, permettant d'accueillir en plus des spectacles, des conférences et des congrès, ainsi que les préparatifs du festival durant presque un mois.

Impacts[modifier | modifier le code]

Culturel[modifier | modifier le code]

Le cofondateur du festival puis maire de Carhaix Christian Troadec a porté le projet du technopôle culturel, lancé avec l'appui du festival en 1996, qui comporte comme premières réalisations la publication de l'hebdomadaire Poher Hebdo et la création du lycée Diwan, seul lycée de langue bretonne, installé à Carhaix en 1997[96]. Le festival partage la langue bretonne, le nom de personnalités bretonnes qui identifient les scènes, des symboles comme le noir et blanc (couleurs du drapeau Gwenn-ha-du)... Une part à l'expression musicale bretonne est réservée dans la programmation, notamment dans le chapiteau contenant la scène Youenn Gwernig (ex-cabaret breton). Les Vieilles Charrues sont évoquées dans la chanson Y'a De La Place ! de Matmatah sur l'album Rebelote : « Même si tu foires aux Vielles Charrues, on s'ra content de t'avoir vu. »

Un certain nombre d'artistes ont publié l'enregistrement de leurs concerts aux Vieilles Charrues. C'est le cas pour :

La photo de Jamiroquai prise sur l'avancée de scène en 2010 sert d'illustration à la pochette de son album Rock Dust Light Star[97].

La 14e enquête de Mary Lester, A l'aube du troisième jour, de Jean Failler, se déroule entièrement dans le cadre du festival des Vieilles Charrues de 1999.

Développement durable : écologique, économique et social[modifier | modifier le code]

L'association a fait le choix d'intégrer une démarche de durabilité dans ses actions. L'écologie y tient évidemment une grande part, mais la notion se retrouve également dans le soutien aux actions solidaires ou dans un effort consenti pour améliorer sans cesse l'accueil et l'accès au festival, aux différents niveaux[98]. Ainsi, du fonctionnement du bénévolat aux collaborations avec des établissements scolaires locaux, des actions de prévention des conduites à risque à la distribution gratuite d'eau au public ou de lait par les éleveurs locaux, du développement d'une économie sociale et solidaire (priorité donnée aux artisans locaux) en passant par l'optimisation des consommations énergétiques, le festival des Vieilles Charrues est devenu une référence et un modèle du genre en termes de développement durable[99].

La volonté de départ des jeunes souhaitant dynamiser leur région plus isolée s'est avérée positive à plusieurs plans, de la notoriété de la ville à un réel impact économique. Pour mesurer les retombées de l'événement, la société rennaise GECE s'est penchée sur les données de la 20e édition en 2011, en étudiant notamment les festivaliers et l'impact du festival dans le pays Centre Ouest Bretagne[100]. L'apport économique sur le pays Cob est ainsi estimé à plus de 4,3 millions d'euros venant de l'extérieur, auxquels il faut ajouter les 4 millions d'euros dépensés à l'intérieur du pays Cob et l'impact économique secondaire (estimé en multipliant l'impact immédiat par un coefficient compris entre 1,2 et 1,8)[101].

Au niveau social il génère, outre les 35 emplois ETP de l'association, 65 postes dans les commerces et fournisseurs locaux[102].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les Vieilles Charrues au sommet sur le site du Parisien
  2. a et b FR3, « Le festival des Vieilles Charrues à Carhaix », L'Ouest en mémoire (INA),‎ 7 juillet 1995 (consulté le 4 août 2010)
  3. 11 juillet 1992. Premiere fête des vieux gréements, Le Télégramme, Brest, 16 octobre 2009
  4. Vieilles Charrues 2011, p. 18
  5. a et b Vieilles Charrues 2011, p. 25
  6. Vieilles Charrues 2011, p. 192
  7. Vieilles Charrues 2011, p. 26-27
  8. Vieilles Charrues 2011, p. 33
  9. Vieilles Charrues 2011, p. 34
  10. Vieilles Charrues 2011, p. 39
  11. a, b et c Vieilles Charrues 2011, p. 43
  12. Gorgiard 2002, p. 46
  13. Jean-Philippe Quignon, l'"oreille extraordinaire" des Vieilles Charrues, est mort, Le Point.fr, 8 septembre 2012
  14. Gorgiard 2002, p. 53
  15. Gorgiard 2002, p. 54
  16. Vieilles Charrues 2011, p. 67-69
  17. a et b Vieilles Charrues 2011, p. 70
  18. Mille bravos pour mille braves.. .oh !, Le Télégramme, 30 juillet 1998
  19. Gorgiard 2002, p. 68
  20. Gorgiard 2002, p. 69
  21. Vieilles Charrues 2011, p. 73
  22. Vieilles Charrues 2011, p. 72
  23. Succès pour les Vieilles Charrues et les Francofolies sur le site de l'Humanité
  24. Gorgiard 2002, p. 87
  25. Gorgiard 2002, p. 91 : « Stivell, lui, est accueilli comme le Messie. [...] « C'est un peu comme un rêve ce festival. Comme ma musique en tout cas : ouvert sur le monde mais enraciné dans la tradition. » »
  26. Vieilles Charrues 2011, p. 74
  27. Gorgiard 2002, p. 87 : « les cris de « lapin, laapiin » se propagent de tente en tente. [...] Or, de quoi ont peur avant tout les marins ? »
  28. Vieilles Charrues 2011, p. 75
  29. Gorgiard 2002, p. 83-84
  30. Vieilles Charrues 2011, p. 98
  31. Eric Rannou, Chronique d'un festival à guichet fermé, Le Télégramme, 21 juin 2001
  32. Gorgiard 2002, p. 115
  33. Gorgiard 2002, p. 124
  34. Vieilles Charrues 2011, p. 99
  35. Les Vieilles Charrues toujours sous pression, Le Télégramme, 4 juillet 2003
  36. a, b et c Vieilles Charrues 2011, p. 102
  37. Vieilles Charrues 2011, p. 105
  38. Festival des Vieilles Charrues 2003 sur le site M-la-Music
  39. Vieilles Charrues 2011, p. 108
  40. Les Vieilles Charrues comme d'hab, Philippe Brochen, Libération, 26 juillet 2004.
  41. Hugues Aufray. Gros coup de chaud, Le Télégramme, 25 juillet 2004
  42. Vieilles Charrues 2011, p. 114-115
  43. Vieilles Charrues 2011, p. 116-117
  44. Les Vieilles Charrues attendent Hallyday, Le Nouvel Observateur, 25 juillet 2005
  45. Edition 2005 : Le Bilan sur le site de Staya
  46. Vieilles Charrues 2011, p. 118-119
  47. Emmanuel Marolle, Jamel a mis Carhaix KO, Le Parisien, 23 juillet 2006
  48. Compte rendu et interviews du Festival 2006 sur le site LaGuitare.com
  49. Festival des Vieilles Charrues 2006 (vendredi), Froggysdelight.com
  50. Dépêche sur le site de LCI
  51. Article d'Ouest-France
  52. Cf. Compte rendu (Supra)
  53. "Les Vieilles Charrues remettent le son" les 9-10-11 mars 2007, blog Musicblock
  54. Les Vieilles Charrues 2007 : Grandissime !, Le Blog de la Musique, 29 septembre 2007
  55. Vieilles Charrues 2011, p. 125
  56. Arcade Fire au-dessus du lot, Ouest-France
  57. Vieilles Charrues 2011, p. 133
  58. Marc Ollivier, Gad Elmaleh libère Bob l'éponge aux Vieilles Charrues !, Ouest-France, 20 juillet 2008
  59. Centre de valorisation. La première pierre posée, Le Télégramme, 21 juillet 2009
  60. 230 000 personnes, une affluence record !, France 3 Bretagne 2009
  61. Joey Starr ne sortira pas de prison à temps pour les concerts de NTM, AFP, 30 juin 2009
  62. a et b Vieilles Charrues 2011, p. 151
  63. Les forfaits quatre jours épuisés, Le Télégramme, 6 mars 2010
  64. Vieilles Charrues 2011, p. 156-157
  65. Vieilles Charrues. Dernières places pour le jeudi, Le Télégramme, 18 avril 2011
  66. a et b Vieilles Charrues 2011, p. 160
  67. La billetterie ouvre mardi, Le Télégramme, 3 décembre 2011
  68. ...les 10 premiers noms, Le Télégramme, 31 janvier 2012
  69. web-tv L'aire d'u - Rennes 2, conférence de presse 2012 : "Les Charrues de Lavige - Bilan" à 34:45
  70. Maville. Vieilles Charrues : l'affiche tarde, maville.com, 25 avril 2012
  71. Bertrand Rault, C'est quoi, la web télé des Vieilles Charrues ?, bretagne.france3.fr, 19 juillet 2012
  72. Vieilles Charrues - Day 1 (20 juillet 2012), lagrosseradio.com, 16 août 2012
  73. « Vieilles Charrues : Jean-Philippe Quignon est décédé », Libération, 7 Septembre 2012
  74. Krystell Veillard, Jérôme Tréhorel est le nouveau directeur des Vieilles Charrues, site bretagne.france3.fr, 6 novembre 2012
  75. Rosemary Bertholom, « Vieilles Charrues : les Gaulois à Carhaix ! », Ouest-France, 27 Janvier 2013
  76. a et b Vieilles Charrues. Rammstein au festival de Carhaix, Ouest-France, 15 novembre 2012
  77. Vieilles Charrues. Bruel : "C'est un grand honneur", Le Télégramme, 15 juillet 2013
  78. Sylvaine Salliou, « Vieilles Charrues : 225 000 festivaliers pour une "édition de malade" », France 3 Bretagne, 20 juillet 2014, consulté sur france3-regions.francetvinfo.fr le 21 juillet 2014
  79. Vieilles Charrues. Elton John sera là... le 18 juillet 2014, Ouest-France, 24 juillet 2013
  80. http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/vieilles-charrues-stromae-aux-cotes-d-elton-john-le-18-juillet-26-11-2013-2316681.php
  81. Vieilles Charrues. Shaka Ponk et Arctic Monkeys à l'affiche, letelegramme.fr, 3 décembre 2013
  82. Éléonore Prieur, Vanessa Paradis, Fauve et Indochine s'invitent aux Vieilles Charrues, Le Figaro, 18 février 2014
  83. Coupe du monde des festivals : Les Charrues sur le toit du monde, touslesfestivals.com, 16 juillet 2014
  84. Vieilles Charrues 2014. BB Brunes pour remplacer Miles Kane, Ouest-France, 18 Juillet 2014, consulté sur ouest-france.fr
  85. « Vieilles Charrues 2014. Revivez la dernière journée du festival», Ouest-France, 21 juillet 2014
  86. La folie Vieilles Charrues, p. 75
  87. « Audiolite dans la cour des grands », Le Télégramme, 1er août 2001
  88. Réalisations. Festival des Vieilles Charrues. Méga Dôme, sur europodium.com
  89. « Vieilles Charrues. La plus grande scène de France », Ouest-France, 12 juillet 2013
  90. « A Saint-Nolff, l’effervescence avant le dernier grand festival de l’été ! », Ouest-France, 10 septembre 2009
  91. Nicolas Ahssaine, « Sono Mag au Festival des Vieilles Charrue », Sono Mag, n°328, octobre 2007, p. 52, lire en ligne
  92. a, b et c Toutous 2014, p. 74.
  93. David Cormier, « Vieilles Charrues. Air Biniou : Géro et Nimo Lagadec champions du monde », Le Télégramme,‎ 21 juillet 2012 (lire en ligne)
  94. Jérôme Fouquet, Vieilles Charrues. 270 000 personnes, nouveau record de fréquentation ||, Ouest-France, 18 juillet 2011
  95. Des bénéfices réinvestis localement, Philippe Brochen, Libération, 26 juillet 2004.
  96. Gilles Médioni, « Vieilles Charrues : le sillon breton », L'Express, 13 juillet 2000
  97. Rock Dust Light Star cover artwork, Jamiroquai - the funkin site, 23 septembre 2010
  98. Étude de publics - Vieilles Charrues, enquête du GECE durant 6 éditions du festival
  99. Vieilles Charrues, 2011, p. 175
  100. L'impact économique et social de Vieilles Charrues, GECE.fr 2011-2012
  101. Synthèse des publics et impact économique des Vieilles Charrues, Institut de sondages GECE
  102. Dominique Morvan, « Vieilles Charrues. Un impact important pour le pays Cob », Le Télégramme, 29 mars 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Chartier-Le Floch, « Les Vieilles Charrues », ArMen, Quimper, Éditions Fitamant, no 113,‎ juillet 2000, p. 36-43 (ISSN 0297-8644)
  • Michel Toutous, « La scène Gwernig aux Vieilles Charrues », ArMen, Quimper, Éditions Fitamant, no 201,‎ juillet-août 2014, p. 74 (ISSN 0297-8644)
  • Ronan Gorgiard, Les Vieilles Charrues : 10 ans de labour, Plougastell-Daoulaz, An Here Eds,‎ 2002, 143 p. (ISBN 2-86843-225-5)
  • Marcel Le Lamer et Guy de Lacroix-Herpin (photog.), La folie Vieilles Charrues, Coop-Breizh, 2010, (ISBN 2843464293)
  • Yves Colin (dir.), Emmanuel Danielou, Emmanuelle Debaussart, Samuel Degasne et Laurent Lavige, Les Vieilles Charrues : An erer kozh, Spézet, Coop Breizh,‎ 2011, 207 p. (ISBN 978-2-84346-507-9)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]