Indre (Loire-Atlantique)

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Indre
La Loire vue depuis Indret.
La Loire vue depuis Indret.
Blason de Indre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Herblain-Ouest-Indre
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Serge David
2014-2020
Code postal 44610, 44620
Code commune 44074
Démographie
Gentilé Indrais
Population
municipale
4 026 hab. (2011)
Densité 853 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 58″ N 1° 40′ 12″ O / 47.199444, -1.6747° 11′ 58″ Nord 1° 40′ 12″ Ouest / 47.199444, -1.67  
Altitude Min. 0 m – Max. 26 m
Superficie 4,72 km2
Localisation

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Indre
Liens
Site web http://www.indre44.fr/

Indre (ɛ̃dʁ(ə)) est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle se situe à 8 km à l'ouest de Nantes.

Historiquement, Indre fait partie de la Bretagne, dans le pays historique du Pays nantais. La ville est aussi appelée « la cité des trois îles ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Indre dans le département de la Loire-Atlantique.

La commune est située à 2 km de « Roche Maurice » (quartier Ouest de Nantes).
C'est la deuxième plus petite commune du pôle urbain de Nantes (agglomération nantaise).
Elle est située à cheval sur le lit principal de la Loire, précisément dans l'ancien lit du fleuve avant son aménagement.
Elle est avec Nantes l'une des deux communes présentes sur les deux rives de l'estuaire.

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Indre est une commune urbaine, une des 24 communes de banlieue de l’unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Couëron Couëron | Saint-Herblain Saint-Herblain Rose des vents
Couëron N Saint-Herblain
O    Indre    E
S
Saint-Jean-de-Boiseau La Montagne Bouguenais

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune est formée de trois anciens îlots de granit faisant partie du sillon de Bretagne, dans sa traversée de la Loire, situés le plus en amont de l'estuaire de la Loire. Après l'aménagement de la Loire au XVIIIe et XIXe siècles et la création de digues permettant de rétrécir la Loire (de 2 km à Paimbœuf à 200 m à la hauteur de Roche-Maurice) ce qui a eu pour conséquence le comblement des bras nord et sud par des dépôts de sédiments, et le rehaussement de près de 6 m le niveau de l'eau pour accueillir les bateaux de fort tonnage.
La Basse-Indre et La Haute-Indre se sont peu à peu ancrées sur la rive nord, tandis qu'Indret est resté sur la rive sud.
Des routes en chaussées surélevées ainsi que des comblements divers ont fait disparaitre, en partie, l'aspect insulaire de cette commune atypique qui vivait au milieu du fleuve et de ses ressources, de la pêche et des industries navales.

L'altitude d'Indre varie entre 0 et 26 m[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Géologiquement Indre fait partie du massif armoricain, sur le sillon de Bretagne[2] et est composée en grande partie de roche métamorphique dont le gneiss à surface tubulaire[3] et le micaschiste. La Basse-Indre est bâtie sur un monticule d'amphibolite alternant avec du micaschiste[4] tandis que La Haute-Indre est bâtie sur des dalles[3] d'amphibolite schistoïde nodulaire ou à nodule de feldspath[5] avec de petite quantité de calcite et de chalcopyrite,[6]. Ceci semble indiquer un ancien synclinal[7] de micaschiste [8].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans une région soumise à l'influence océanique dont la pénétration est favorisée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable. Les pluies sont fréquentes mais peu intenses et peuvent varier d'une année à l'autre. Dû à sa position géographique le climat est peu diversifié entre les deux rives de la Loire, qui peuvent faire barrière notamment à la pluie. Les hivers sont doux et les étés faiblement chauds.

Le tableau suivant donne une idée du climat bisontin en comparaison avec la moyenne nationale et quelques villes symboliques[9],[10]:

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9j/an 11j/an 74 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm / an 1 j / an 31 j / an 1 j / an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Indre 1 956 h/an 789 mm/an 5 j/an 14 j/an 58 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Températures et précipitations[modifier | modifier le code]

Les records de température maximale et minimale sur Indre sont respectivement de 40,3 °C le 12 juillet 1949 et - 15,6 °C le 15 février 1956. Le jour le plus pluvieux était le 7 juillet 1977 avec 94,9 mm en 24 heures[11].

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24 21,8 17,3 12 9 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−13
16/01/1985
−15,6
15/02/1956
−7
03/03/1965
−2,6
11/04/1973
−0,9
03/05/1979
3,8
03/06/1975
6,1
05/07/1975
5,6
07/08/1956
2,8
19/09/1952
−3,3
30/10/1997
−6,8
21/11/1993
−10,2
27/12/1962
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
21/01/1969
21,4
28/02/1960
23,2
30/03/1965
27,5
15/04/1949
32
25/05/1953
36,8
30/06/1952
40,3
12/07/1949
37,4
04/08/1990
34,3
01/09/1961
27
02/10/1985
21,1
06/11/1955
18,4
04/12/1953
Ensoleillement (h) 72 99 148 187 211 239 267 239 191 140 91 70 1 956
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
dont pluie (mm) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
dont neige (cm) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
50,1
02/01/1961
31,9
27/02/1981
46,8
10/03/1967
36,4
09/04/1983
46,7
12/05/1981
35,9
02/06/1968
94,9
07/07/1977
53,4
28/08/1970
48,2
25/09/1975
42,5
09/10/1979
39
20/11/1970
35,8
14/12/1989
Nombre de jours avec précipitations 12,8 11 11,1 8,9 11 7,7 6,7 7 8,4 10,4 11,1 11,5 117,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 6,1 4,8 4,9 3,6 4,5 2,9 2,7 3,1 3,9 5 6,2 6,1 53,7
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Source : Relevés 1961-1999
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,4
2,4
86,6
 
 
 
9,6
2,8
70,2
 
 
 
12,2
4
69,1
 
 
 
14,9
5,9
49,9
 
 
 
18,2
9
64,1
 
 
 
21,9
11,9
45
 
 
 
24,4
13,9
46,4
 
 
 
24
13,5
44,8
 
 
 
21,8
11,8
62,2
 
 
 
17,3
8,9
79,2
 
 
 
12
5,1
86,9
 
 
 
9
3
84,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Phénomènes[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 9 7,6 5,3 1,1 0 0 0 0 0 0,2 2,6 9,7 15,9
Nombre de jours avec neige 1,2 1,3 0,8 0,3 erreur neige-jour-mai n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-jui n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-jul n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-aou n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-sep n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-oct n'est pas un nombre (-) 0,4 1,1 5,1
Nombre de jours avec grêle 0,4 0,6 0,7 0,6 0,2 0,1 0,1 erreur grêle-jour-aou n'est pas un nombre (-) erreur grêle-jour-sep n'est pas un nombre (-) 0,1 0,2 0,3 3,3
Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,4 0,7 2,3 2,4 2,1 2,3 1,4 1 0,5 0,4 14,1
Nombre de jours avec brouillard 7,3 5,1 3,8 2,3 2,4 2,2 2,2 4,2 5,6 7,5 7,1 8,6 58,2
Source : Relevés 1961-1999

Vent[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de vent (km/h)
date du record
112
25/01/1990
133
03/02/1990
112
24/03/1986
90
15/04/1990
97
12/05/1983
83
07/06/1987
76
03/07/1988
83
30/08/1992
108
13/09/1993
115
15/10/1987
104
12/11/1987
122
14/12/1989
Source : Relevés 1961-1999


Voies de communications[modifier | modifier le code]

Par routes[modifier | modifier le code]

Indre est desservi via terre à l'extrême Nord de la commune par la D107 (surnommé la route des sables), ainsi que la D75 allant jusqu'à l'embarcadère du bac. Dans sa continué et de l'autre rive (gauche), la D358 longe la commune dans l'extrémité sud. La Loire traverse la commune le long de La Haut-Indre et entre La Basse-Indre et Indret.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

À l'origine, la commune était desservie par la ligne Z. Le 4 septembre 1978, la SEMITAN crée la ligne 81. Celle-ci forme une boucle passant par la place Jacksonville, le bas Chantenay, Roche Maurice, Indre, Saint-Herblain, Bellevue. Depuis le 25 août 2008, la ligne express Couëron dispose d'un arrêt sur la commune nommé Indre.

Depuis septembre 2013, la ligne 73 a été prolongée jusqu'au bac de Basse-Indre, permettant ainsi de relier Indre à la galerie marchande Atlantis le Centre, à Orvault et aux 3 lignes de tramways.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Indre est à proximité de la gare de La Basse-Indre - Saint-Herblain, sur la ligne Tours - Le Croisic. Celle-ci porte le nom de La Basse-Indre du fait de l'importance de la commune, plus peuplée que Saint-Herblain à cette époque, aux débuts du chemin de fer, ainsi que pour son activité industrielle, avec ses forges. Elle est desservie par la ligne 1 et ligne 2 du TER Pays de la Loire.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Anne de Bretagne au départ de Basse-Indre

Un bac permet de relier Basse-Indre (nord Loire, rive droite) à Indret (sud Loire, rive gauche).

Pont à transbordeur[modifier | modifier le code]

Un projet de pont à transbordeur a été proposé par Ferdinand Arnodin, en 1904, pour relier Basse-Indre à Indret. Les débats à propos de ce projet se sont poursuivis au Conseil général de la Loire-Inférieure jusqu'en 1912. Ce pont à transbordeur, qui devait être similaire à celui réalisé à Nantes (1903-1958), n'a jamais été construit.

Les îles[modifier | modifier le code]

Ancienne cité de pêcheurs située à 8 km en aval du centre de Nantes, Indre était à l'origine formé de trois îlots de granit, situés au milieu du lit de la Loire. À la suite des différents aménagements du fleuve, Basse-Indre et Haute-Indre se sont ancrées sur la rive Nord, Indret sur la rive Sud.

Un bac assure la liaison entre La Basse-Indre et Indret[12]. L'âme insulaire de la commune subsiste toujours : l'emploi d'« Indre » est peu fréquent, les habitants préférant utiliser le nom de chacune des anciennes îles.

Île de la Motte[modifier | modifier le code]

L'Île de la Motte est une île inhabitée et protégée. Elle constitue un espace naturel pour la faune et la flore locales.

Basse-Indre[modifier | modifier le code]

Les habitants de Basse-Indre sont appelés les Basse-Indrais et les Basse-Indraise.

Basse-Indre (basɛ̃dʁ(ə)) est séparé de l'île de la Motte par le Maestro, petit bras de la Loire où jadis les pécheurs accostaient sur le « môle ». Elle fut le premier port civellier de France, avant d'être le premier port sidérurgique d'Europe. Dans le roman d'Alphonse Daudet Jack, dont une partie de l'histoire se situe à l'arsenal d'Indret, un personnage porte le nom de « Labassindre »

Basse-Indre est l'île principale la plus peuplée et la plus haute,. Elle est en forme de chaloupe, sillonnée par de nombreuses venelles grimpant jusqu'à la Grand'Rue, nom donné à l'ancienne rue commerçante. Autrefois l'île était composée de trois quartiers distincts. À l'ouest, habitaient les ouvriers des Forges, au centre les pêcheurs et à l'est, au point culminant de Basse-Indre, la Roche, les notables.
Sur le rocher de cette île, à l'origine, seules des voitures à bras et des brouettes pouvaient circuler dans les venelles. À l'arrivée des voitures, il a été nécessaire de rogner sur les jardins pour en faire des rues accessibles.

Haute-Indre[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Haut-Indrais et les Haut-Indraises.

La Haute-Indre (ʔotɛ̃dʁ(ə)) était baignée par la Loire et située entre les étiers de Tougas, des Chevraies et des Chaintres. C'était autrefois une île de pêcheurs, de marins bargers, de navigateurs au cabotage, de pilotes et de capitaines au long cours. Ses habitants la surnommaient « la Haute-Pena ». La plupart des Haut-Indrais possédaient un bateau, en raison de la menace constante des crues de la Loire. À son sommet on trouve un moulin datant d'avant la Révolution : le chemin du meunier conduisait autrefois « par la vallée » à Saint-Herblain où il se ravitaillait en grains.

Indret[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Indretois et les Indretoises[13].

Pour des raisons de commodité l'arsenal d'Indret a demandé son rattachement au bureau de poste de La Montagne dont le code postal est 44620 et est donc différent que le reste d'Indre.

Saint Hermeland après avoir découvert La Basse-Indre et La Haute-Indre, découvrit Indret et l'appela Antricium (petite antre), qui plus tard deviendra « Aindrette », puis « Indret ».

Située sur la rive sud de la Loire, Indret a d'abord été le site d'un château fort, le « château Mercœur » (cf. « Histoire » et « Patrimoine ») et depuis la fin du XVIIIe siècle c'est celui d'un arsenal de l'État, jadis une fonderie de canons, actuellement l'unité Propulsion de la DCNS (cf. « Histoire »). Le site de la DCNS associe des bâtiments industriels plus ou moins anciens et des bâtiments résidentiels (cité ouvrière) encore utilisés.

Article détaillé : Fonderie d'Indret.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Indre vient du latin antrum signifiant « antre ». La ville s'est appelée successivement Antrum et Antrinse monasterium en 840, Andra en 1144, qui s'est transformé en Aindre puis en Indre en 1638[14].

Indre possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Aendr (écriture ELG)[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Source : note[16]

À la fin du Ve siècle, des Saxons s'y fortifièrent avant d'assiéger Nantes en 490.

Le monastère d'Indre

En l'an 630[16], Pasquier[17], évêque de Nantes, forma avec son peuple le désir de bâtir un monastère à proximité de Nantes dont il gouvernerait l'église. Le prélat envoya à l'abbé saint Ansbert de l'abbaye de Fontenelle (actuellement abbaye de Saint-Wandrille en Seine-Maritime), des messagers pour autoriser les moines de son ordre à s'établir aux environs de Nantes dans le lieu qu'ils choisiraient[14].

Hermeland fut désigné comme réunissant toutes les qualités pour fonder un monastère en Bretagne. Il partit de l'abbaye de Fontenelle avec douze autres frères. Arrivés à Nantes, les moines s'embarquèrent sur deux chaloupes pour descendre l'estuaire de la Loire ; rapidement, ils abordèrent dans une île (Basse-Indre) couverte de forêts épaisses et bordée de prairies dominant toutes celles qui l'entouraient. Hermeland découvrit dans l'île des antres et cavernes et l'appela Antrum. Il visita une seconde île (Indret), plus petite et la nomma Antricinium (« petit antre » en latin). après concertation avec l'évêque Pasquier, Hermeland fonda sur l'île d'Antrum un monastère et deux églises en l'honneur de saint Paul et saint Pierre[14]. Il acheva son œuvre entre 670 et 678[14]. En 680, l'évêque Agathée (ou Agatheus) donna ce couvent à l'ordre de Saint-Benoît.

Le 24 ou 25 juin 843 le monastère fut détruit par les Normands, qui descendaient la Loire après avoir saccagé Nantes. Sur ses ruines fut construit un prieuré.

Le château et l'île d'Indret

En 1005, Budic, comte de Nantes, fit construire un château sur l'île d'Indret, où en 1026 fut célébré le mariage de sa sœur Judith avec Alain Canhiart, comte de Cornouaille.

Au XVe siècle, l'île d’Indret appartient aux ducs de Bretagne (qui sont aussi comtes de Nantes) : Jean V, puis François Ier qui donne le château à Marguerite d’Orléans, comtesse d’Étampes et de Vertou. L’île est ensuite donnée à Gilles de Condest suivant contrat rédigé par maître Rolland de La Villéon, agissant au nom de la duchesse Anne. Suite au mariage d’Anne de Bretagne, l’île et ses dépendances reviennent à la couronne de France.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Indre sur la carte de Cassini, relevé de 1789 à 1815.
Le château et l'île d'Indret

En 1588, l'île est donnée par Henri II au duc de Mercœur, et Philippe-Emmanuel de Lorraine fit rétablir le château.

Elle est ensuite la propriété de Louis Duplessis, sieur de Guenouville, qui la cède en 1642 au roi Louis XIII, en échange des fiefs de la Prairie de Biesse et du pont de Vertais (sur les îles de Nantes). En 1650, la régente Anne d’Autriche donne la terre et le château en apanage au chef d'escadre Abraham Duquesne pour le dédommager des sommes que lui avait coûté l'armement de la flotte qui avait battu les Anglais et les Espagnols à l'embouchure de la Gironde. Mais Abraham Duquesne, qui est protestant, s'exile en Suisse, après la révocation de l'édit de Nantes.

En 1777, une usine de la Marine royale destinée à la production de canons y est établie : la fonderie d'Indret, origine de l'actuel établissement de DCNS.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle

L'industrialisation de la région nantaise a lieu notamment à Indre, où la métallurgie se développe au XIXe siècle.

Une usine à laminer le fer est fondée en 1821 à Basse-Indre par des Gallois, qui utilisent pour cela un ancien chantier naval appartenant à la famille Crucy. L'armateur nantais Thomas Dobrée (père) en devient l'agent général. L'usine comporte des fours à puddler pour affiner la fonte et des laminoirs pour produire notamment des feuillards. C'est une des premières forges à l'anglaise établies en France sous la Restauration : les Forges de Basse-Indre. Le 8 mars 1846, l'usine devient une société en commandite sous la raison sociale A. Langlois et Cie avec un capital de 2 500 000 francs, divisé en 5 000 actions de 500 francs chacune. À la fin du siècle, l'entreprise s'associe avec un de ses gros clients, Jules Joseph Carnaud, un ferblantier parisien installé à Nantes ; l'entreprise issue de cette association prend le nom de JJ Carnaud et Forges de Basse-Indre (ou : Carnaud-Basse-Indre) et va être un leader français du fer blanc et de la boîte de conserve. Par la suite, dans le cadre des vicissitudes de la sidérurgie française, elle a fait partie de la Sollac, d'Usinor, et actuellement, d'Arcelor-Mittal, sous la forme de la filiale Carnaud Metalbox. L'usine de Basse-Indre relève cependant d'une autre filiale : Arcelor Packaging International.

D'autre part, en 1821, l'établissement royal d'Indret embauche deux mille personnes et se met à fabriquer des machines à vapeur pour la marine[18],[19].

XXe siècle

Une troisième grande usine s'ajoute aux deux précédentes dans les années 1920 : l'usine de fertilisants installée par la Compagnie bordelaise[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à une galère d'argent voguant sur une mer du même ; au chef aussi d'argent chargé du mot « INDRE » en majuscules de sable.
Commentaires : La galère rappelle la vocation maritime de la commune. (Nuvola apps important square.svg Attention : le navire dessiné ici sur le blason n'est pas une galère). Blason conçu par un prisonnier de guerre en 1943.
Endrez blason.png

Version bretonne du blason : de gueules à une galère d'argent voguant sur une mer du même ; au chef d'argent chargé du mot « Endrez » de sable.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Bâtiment de l'horloge[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment dit « de l’horloge », est un témoin du riche passé industriel d’Indret. Il aurait été l’orangerie du château. John Wilkinson, en 1777, transforme ce pavillon en atelier de menuiserie nécessaire à la fonderie de canons pour la confection de moules en bois. La superbe toiture est supportée par une charpente en forme de carène inversée de navire qui symbolise le chantier naval, volonté de symbiose entre patrimoine industriel et architectural. Ce bâtiment servit d’infirmerie vers le milieu du XIXe siècle, de prison et enfin de local pour les gardiens, l’entrée de l’établissement étant à proximité.

Église Saint-Hermeland[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Hermeland (1870-1889), œuvre de l'architecte René Michel Menard (1843-1895). Cette église est édifiée sur l’emplacement d’un ancien cimetière et d’une ancienne église. La tour et la flèche datent de 1889.

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Ermitage Saint-Hermeland[modifier | modifier le code]

Dans la partie ouest de l'île d'Indre, au bout de l'établissement industriel, se dresse une étrange construction en pierres, prétendument datée de l'époque de Saint Hermeland (VIIe siècle). Elle est composée de deux tours jointes, flanquées d'un escalier qui rampe et monte sur la tour sud, jusque sur un toit terrasse où a été coulée de la fonte.

Il s'agit en fait d'un ancien corps de garde avec plateforme d'artillerie bâtie à l'époque de Louis XIV et ayant encore servi en 1793 pendant la Révolution et en 1815 avant de devenir simple loge de gardien en 1828 puis d'être habillé d'un placage de gros blocs de pierre disparates « dans le style carolingien » en 1863 pour en dissimuler la fonction première et lui donner l'aspect d'un « ermitage ».

Bien que le bâtiment n'ait pas été retenu en 1982 en vue d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (les experts ayant conclu au caractère subactuel de l'intérieur - XIXe siècle, à un gros œuvre relativement récent - 300 ou 400 ans, et à un manque total d'intérêt archéologique), il n'en demeure pas moins présenté aux visiteurs comme « ermitage »[21].

Château Mercœur[modifier | modifier le code]

Situé au centre de l'île d'Indret, c'était à l'origine un château fort flanqué de quatre tours. Construit au XIe siècle, il a subi des remaniements à partir du XVe siècle.

En 1828, les fossés ont été comblés et le pont-levis supprimé.

Chapelle Forerie[modifier | modifier le code]

La chapelle Forerie (XVIIIe siècle). Ce bâtiment était une partie de la Fonderie d'Indret, créée en 1777 pour la Marine par le maître de forges anglais William Wilkinson. Elle fut transformée en chapelle, puis en église le 19 janvier 1844, elle ferma ces portes en 1976.

La forerie était actionnée par deux grandes roues hydrauliques de 20 pieds (6,5 m) de diamètre [22].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Indre est historiquement une commune ancrée à gauche, c'est tout naturellement qu'elle est la commune en Loire-Atlantique ayant eue le plus de voix pour le PS au 1er tour et second tour des élections présidentielle de 2007[23].

Article détaillé : Élection à Indre.

Les maires d'Indre[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[24],[25]
Période Identité Étiquette Qualité
22 février 1790   Étienne Boquien    
    Mathurin Buet    
1812   Pierre Saulny    
1871[26] 24 mars 1907 Victor Boquien[27]   Chevalier de la Légion d'honneur
24 mars 1907 17 mai 1908 Jules Dupuy    
17 mai 1908   Joseph Déjoie[Note 1]    
23 juin 1921   Henri Michel    
Période inconnue   Félix Guyot SFIO  
mars 1989 mars 2001 Jacques Bargain PS  
mars 2001 juin 2006 Alcide Maquaire PS (Haut-Indre)
juin 2006 mars 2014 Jean-Luc Le Drenn[Note 2] PS technicien en réseau informatique, (Haut-Indre)
mars 2014 en cours Serge David Divers gauche professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune fait partie d'une agglomération de 24 communes entourant Nantes et où vivaient en 2007 580 502 habitants, et dans laquelle un habitant sur 154 était indrais cette année-là.

La commune depuis deux siècles subit de légères variations du nombre d'habitants, cela étant dû à la taille de la commune et à la présence de trois grandes industries qui occupent une grande part du territoire mais également à la création d'un arrêté municipal limitant la hauteur des habitations à 13 m.

En 2011, la commune comptait 4 026 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 360 1 595 1 930 1 446 2 305 2 745 3 498 3 483 3 497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 819 3 840 3 660 3 553 3 351 3 304 3 411 3 517 3 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 792 3 872 4 050 4 323 4 324 4 379 4 244 4 477 4 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 625 4 286 3 709 3 513 3 262 3 641 3 688 4 026 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[30])
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la part des hommes et femmes dans la population[modifier | modifier le code]

Les tableaux suivants synthétisent l'évolution de la part des hommes et des femmes dans la population en nombre d'individus et pourcentage par rapport à la population totale et l'évolution du nombre d'individus et variation du pourcentage entre 2 années[31],[32]. La proportion de femmes est légèrement plus importante, cela s'explique par le travail pénible des hommes aux anciennes forges ce qui fait augmenter le nombre de veuves[réf. incomplète][31].

rouge=femmes bleu=hommes

Évolution démographique Hommes/Femmes
Années Hommes Femmes
individu évolution individu évolution
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
1982 1728 49,17 % 1786 50,83 %
1990 1630 49,98 % -98 +0,81 % 1631 50,02 % -155 -0,81 %
1999 1745 47,90 % +115 -2,08 % 1896 52,10 % +265 +2,08 %
2007 1848 49,14 % +103 +1,24 % 1913 50,86 % +17 -1,24 %

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Indre en 2009 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,1 
75 à 89 ans
9,2 
10,5 
60 à 74 ans
10,3 
17,9 
45 à 59 ans
18,4 
24,7 
30 à 44 ans
24,4 
18,7 
15 à 29 ans
16,8 
23,0 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Mouvement naturel de la population[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente l'évolution du nombre de naissance et de décès entre 1975 et 1999[34].

Naissances et décès
Période Nombre de
naissances
Nombre
de décès
Solde
naturel
Variation absolue
de la population
Taux Taux annuel
Natalité Mortalité Solde
naturel
Solde
migratoire
Solde
total
1975-1982 339 278 61 -196 13,30 ‰ 10,90 ‰ + 0,24% -1,01 % -0,77 %
1982-1990 335 275 61 -251 12,30 ‰ 10,06 ‰ +0,22 % -1,15 % -0,92 %
1990-1999 383 269 114 381 12,40 ‰ 8,71 ‰ +0,37 % +0,86 % + 1,23%

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Indre possède plusieurs boulangeries et coiffeurs ainsi que des cafés et un fleuriste. Il y a aussi de nombreux artisans (plombier-chauffagiste...). Des professions libérales se sont installées à Indre (médecin, architecte, infographiste en freelance). Indre possède aussi depuis 2008 un hard-discount Leader Price, ayant pris la place de Netto et de Ecomarché qui se trouvait auparavant au même endroit

Marchés[modifier | modifier le code]

Le marché dominical de Basse-Indre accueille 4 500 à 6 000 visiteurs[35] et 250 commerçants chaque semaine. La diversité de produits proposés, le nombre de commerçant en fait un des marchés les plus réputés de l'agglomération.

Pôles industriels[modifier | modifier le code]

Trois grands établissements industriels ont marqué l'histoire économique d'Indre.

Deux d'entre eux fonctionnent encore actuellement (2010) :

  • DCNS Propulsion (Indret), à l'origine Fonderie royale d'Indret (cf. partie Histoire) ;
  • Arcelor Packaging International (Basse-Indre) : fabrique d'emballage en acier, anciennement Forges de Basse-Indre (idem). Son projet d'augmenter sa production d'anodes d'étain est un débat parmi les élu-e-s qui ont voté dans un sens favorable, à la différence de commune avoisinante (Bouguenais s'y oppose)[36].

En revanche, AZF Soferti, fabrique de fertilisant (Basse-Indre), a cessé sa production le vendredi 30 juin 2007.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Nantes.

Quatre groupes scolaires comprenant chacun une école maternelle et une école primaire dispensent l'enseignement à Indre :

  • école privée Sainte-Anne (Basse-Indre) ;
  • école publique Jules-Ferry (Basse-Indre) ;
  • école publique Pierre-Mara (Haute-Indre) ;
  • école publique Georges-Brassens (Indret).

Il n'y a plus d'établissement d'enseignement secondaire sur la commune. Il a existé un collège qui a été transféré et agrandi à Saint-Herblain. L'ancien collège est maintenant une école de musique.

Vie associative et sportive[modifier | modifier le code]

Le sentiment identitaire des habitants de chaque îles est renforcé par la présence d'amicales laïques à Basse-Indre et Haut-Indre, ainsi qu'une association sportive et culturelle à Indret. La commune possède de nombreuses associations sportives et culturelles, plus de 40 associations (une association pour 92 habitants).

  • AL Basse-Indre : club de basket-ball avec notamment une équipe de seniors A évoluant en Nationale 2 (Masculine), équivalant de la 4e division nationale.
  • US Basse-Indre : club de football de la commune possédant 9 équipes 150 licenciés :

1 équipe débutant, 2 équipes poussins, 1 équipe benjamin, 1 équipe 13 ans, 1 équipe 15 ans, seniors A et Seniors B.

Rennes - Basse-Indre[modifier | modifier le code]

Une course cycliste eu lieu entre les deux villes entre 1955 et 1963.

Traditions[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La spécialité gastronomique de la commune est la civelle, alevin de l'anguille, qui aujourd'hui ne se pêche plus sur la commune. Jadis Basse-Indre était le premier port civellier de France. Tous les ans, à la fin mars depuis 1965 l'on fête ce passé historique en organisant la fête des civelles, qui propose des dégustations de civelles nature ou à la sauce Basse-Indraise (recette tenue secrète).

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Fêtes des civelles à Basse-Indre.
  • Fêtes des Anguilles à Haute-Indre.
  • Fêtes des sardines à Haute-Indre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Indre dans la littérature[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

« L'arsenal d’Indret, où la marine fait de grandes constructions, donne l'idée de l'utile, mais n'a rien de beau. On aperçoit en passant de grands magasins oblongs, assez bas et couverts d'ardoises, et force bateaux à vapeur dans leurs chantiers; on voit s'élever en tourbillonnant d'énormes masses de fumée noire. Il y a là un homme d'un vrai mérite, M. Gingembre; mais, comme M. Amoros à Paris, il doit dévorer bien des contrariétés. ».

Sur les autres projets Wikimedia :

« On ne tient pas contre de telles réponses, surtout quand elles sont accompagnées d'un séjour de trois heures dans une chétive auberge de la Basse-Indre, où nous avons déjeuné de poisson frais dans une petite chambre comme en peignent les peintres de genre, et par les fenêtres de laquelle on entendait mugir les forges d’Indret à travers la belle nappe de la Loire. En voyant comment tournaient les expériences de l'Expérience, je me suis écriée : - Ah ! chère Félicité !... Calyste, incapable de soupçonner les conseils de la religieuse et la duplicité de ma conduite, a fait un divin calembour ; il m'a coupé la parole en me répondant : - Gardons-en le souvenir ? nous enverrons un artiste pour copier ce paysage. Non, j'ai ri, chère maman, à déconcerter Calyste et je l'ai vu bien près de se fâcher. - Mais, lui dis-je, il y a de ce paysage, de cette scène, un tableau dans mon cœur qui ne s'effacera jamais, et d'une couleur inimitable. »

  • Alphonse Daudet, dans son livre Jack, une partie de l'histoire se déroule à Indret. L'un des personnages est nommé « La Bassindre ». Un film a été tourné par la télévision sur le site originel de l'histoire autour de l'entrée marquée du fronton « Indret marine impériale », du bâtiment de l'horloge, et du « chapeau de tôle », la buvette (reconstituée) qui accueillait les ouvriers à la sortie du travail.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joëlle Deniot et Catherine Dutheil, Metamorphoses ouvrières, Édition L'Harmattan, coll.« Logique sociale », Nantes, 1982. (ISBN 2738438644)
  • Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, Flohic Éditions, Charenton, 1999. « Indre » : tome 2, pages 1085-1090.
Industrie
  • Marie-Madeleine Le Naire, « La métallurgie lourde dans l’estuaire de la Loire » in Norois, 1955, disponible en ligne : [1].
    Cet article évoque les usines de Basse-Indre et de Couëron au début des années 1950.
  • Bruno Cailleton, Les Chantiers navals de l’amirauté de Nantes : Nantes, Basse-Indre, Indret, Paimbœuf, 1738-1790, Hérault, Cholet, 1999
  • Etablissement des constructions et armes navales d’Indret, ECAN, ca 1970
  • Claude Desnoës, Basse-Indre : du fer puddlé aux aciers pour emballage, Ponctuation, Indre, 1999
  • Corinne Lodé, La Bordelaise en bords de Loire, Ponctuation, Indre, 2001.
    La Bordelaise : nom de la société qui établit l'usine d'engrais d'Indre.
  • Dominique Arnaud, Fonderie : une industrie du XXIe siècle, Paris, 2002
  • Pôle historique d’Indret, Indret : des canons du Roi à la propulsion nucléaire, DCNS, Paris, 2008
Autres
  • Ange Guépin, Voyage de Nantes à Indret, Siloë, Nantes, 1999 (réédition d'un texte du XIXe siècle)
  • Gaston Boucault, Basse-Indre au début du XXe siècle, Nantes, 1984
  • Corinne Lodé, Etude d’une communauté rurale au XVIIIe siècle : Indre, Nantes, 1992
  • Les Familles d’Indre à la fin du XVIIIe siècle : contribution à l’étude des patronymes, Maison des ancêtres, Nantes, 1999
  • Jean-Claude Rousseaux, Entr’Indr’émois, Ponctuation, Indre, 2001

La plupart de ces ouvrages sont disponibles à la médiathèque de Nantes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu le 19 mai 1912.
  2. Réélu en mars 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN - Données géographiques sur ma commune
  2. [PDF]« Faciès géologique » (consulté le 14 avril 2010)
  3. a et b Urbanisme, vol. 8, université du Michigan,‎ 1939
  4. Jean Ogée, rédacteur : A. Marteville, Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne, vol. 1, université de Columbia, Molliex,‎ 1845
  5. Société académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, Annales, vol. 14, université du Michigan,‎ 1843
  6. France. Comité des travaux historiques et scientifiques, Comptes rendus, université de Californie, Imprimerie nationale,‎ 197
  7. Société géologique et minéralogique de Bretagne, Bulletin, vol. 2, université du Michigan, Institut de géologique et minéralogique de Bretagne,‎ 1921
  8. France Services de la carte géologique de la France et des topographies souterraines, Bulletin des Services de la carte géologique de la France et des topographies souterraines, vol. 20, t. 125-126, Libr. polytechnique, Baudry et C(ie), 1910,‎ 1910, p. 409
  9. « Site officiel de météofrance » (consulté le 14 avril 2010)]
  10. Données sur le climat d'Indre, site de l'Internaute
  11. « Site officiel de Météo France. » (consulté le 14 avril 2010)
  12. « Des îles d'Indre à Indre : petite histoire », sur indre44.fr
  13. Joëlle Deniot et Catherine Dutheil, Metamorphoses Ouvrieres, p. 51
  14. a, b, c et d France. Ministère de la Marine et des Colonies, France. Ministère de la Marine, Revue maritime et coloniale, vol. 23, université du Michigan, Le Ministère,‎ 1868 (lire en ligne)
  15. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  16. a et b Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Molliex, 1843 [détail de l’édition]
  17. ou : Paschaire, Pasquien, Paschase, Paschasius, Poscarius...
  18. G. Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique de la source de ce fleuve à son embouchure dans l'océan., Librairie Adolphe Delahays, Paris 1851
  19. Pierre-Joseph Proudhon, Manuel du spéculateur à la Bourse, Garnier frères, Paris 1857 (lire sur Wikisource)
  20. Cf. Corinne Lodé, La Bordelaise... et extrait disponible en ligne
  21. Christian Lassure, Un mythe encore à l'œuvre : les « ermitages » celtiques du « temps des saints », éditorial du tome 18, 1994, de L'architecture vernaculaire.
  22. Société d'Histoire de Saint Jean de Boiseau, « Une forerie pour une fonderie ». Pour plus de détails, voir : http://boiseau.free.fr/page55.html
  23. élection présidentielle de 2007
  24. francegenweb.org, listes des maires
  25. « Délibérations municipales », sur Loire Atlantique
  26. René Kerviler et Louis Marie Chauffier, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, J. Plihon,‎ juin 2009 (réimpr. 1890)
  27. Réélu le 8 octobre 1876, le 21 janvier 1878, le 23 janvier 1881, le 14 mai 1884, le 20 mai 1888, le 15 mai 1892, le 11 mai 1896, le 20 mai 1900 et le 15 mai 1904.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  30. « Indre 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 10 janvier 2013).
  31. a et b Recensement de mars 1999
  32. a et b « Résultats du recensement de la population - Indre - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  33. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  34. Insee - Evolutions démo 1982-1999
  35. « La foule débarque dimanche ! », sur PressOcéan.fr (consulté le 14 avril 2010)
  36. Étienne Mvé dans Presse-Océan du 3 octobre 2008 : « Indre : l'étain d'Arcelor-Mital plombe l'atmosphère »
  37. René Bolloré (1847-1904), entrepreneur - Historial du Grand Terrier.