Le Lieu unique

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Le Lieu unique
Le Lieu unique
Le Lieu unique
Présentation
Période ou style Art nouveau
Type Centre culturel
Architecte Auguste Bluysen
Patrick Bouchain
Nicole Concordet
Destination initiale Biscuiterie
Destination actuelle Centre culturel
Scène nationale
Protection Patrimoine industriel
Site web www.lelieuunique.com
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Localité Nantes
Accès et transport
Tramway   1   Duchesse-Anne Château
Bus   4   Duchesse-Anne Château
 C3  Lieu Unique
Localisation
Coordonnées 47° 12′ 55″ N 1° 32′ 45″ O / 47.215276, -1.545749 ()47° 12′ 55″ Nord 1° 32′ 45″ Ouest / 47.215276, -1.545749 ()  

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Le Lieu unique est un centre culturel, devenu scène nationale, créé à Nantes le et installé dans les anciens locaux de la biscuiterie LU, dont les initiales sont aussi celles du centre.

Présentation[modifier | modifier le code]

Façade du Lieu unique.

Le Lieu unique est situé dans le quartier du Champ-de-Mars, le long du canal Saint-Félix, à l'extrémité est de ce qui était autrefois l'île Gloriette. Il est proche du château des ducs de Bretagne, de la cathédrale, de la cité des congrès et de la gare SNCF.

Les bâtiments d'origine, dus à l'architecte Auguste Bluysen, ont été réhabilités par l'architecte Patrick Bouchain après désaffectation de l'usine ; on y trouve une scène nationale avec un espace d'expositions et de spectacles ainsi qu'un café/bar/club, un restaurant, une librairie, une boutique et un hammam.

La direction du Lieu unique a d'abord été tenue par Jean Blaise, puis est passée effectivement à Patrick Gyger en janvier 2011, après nomination en octobre 2010[1].

La richesse des programmes proposés en fait un lieu important de la vie culturelle nantaise. À côté des concerts et expositions variés, y sont organisées chaque année les Rencontres de Sophie, consacrées à la philosophie, le festival Chantier d'Artistes tous les 2 ans, avec des résidences d'artistes pendant 3 semaines et 3 jours de représentations diverses et une université Pop’ (littérature, architecture, musique, philosophie, ateliers du goût...).

Historique[modifier | modifier le code]

L'usine LU (1886-1986)[modifier | modifier le code]

Dans le centre-ville, à proximité de la gare, se trouvait depuis les années 1880 l'usine Lefèvre-Utile, dotée de ses tours caractéristiques au début du XXe siècle. Les bombardements qui ravagent Nantes en 1943 touchent aussi les tours qui ne seront pas détruites (voir un cliché de 1952). Celles-ci seront décapitées lors de grands travaux en 1972[2]. Seule celle située à l'ouest est entièrement rasée durant les années 1980 pour laisser la place à un hôtel. Le reste de l'usine continuera alors de fonctionner jusqu'à ce que la production et les 450 salariés qui y travaillent, soient transférée en 1986 sur le nouveau site de La Haie-Fouassière, l'usine nantaise est alors désaffectée[3].

L'arrivée du CRDC (1994-2000)[modifier | modifier le code]

Jean Blaise, directeur du CRDC (Centre de recherche pour le développement culturel), souhaite installer durablement celui-ci sur le site. Il soumet donc un projet culturel à Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes : il s’agit de créer un lieu où la vie côtoie spontanément l’art, dans ses formes les plus contemporaines, voire « dérangeantes ». Le projet consiste aussi à inclure des espaces de services (bar, restaurant, librairie, crèche, hammam). La réhabilitation de l’ancienne usine respectant l’identité industrielle du siten est confiée à Patrick Bouchain.

La ville rachète donc l’annexe Ferdinand-Favre en 1995. La partie sud des bâtiments de la biscuiterie LU sont alors rasés pour laisser la place à un ensemble immobilier bâti autour du nouveau cours du Champ-de-Mars abritant notamment la siège de Nantes Métropole[4]. La partie nord restante (entre l'avenue Carnot, le quai Ferdinand-Favre et la rue de la Biscuiterie), est déclarée site protégé et n'est donc pas détruite. Elle accueille de nouvelles manifestations culturelles du CRDC comme Les Allumées en 1994 (festival accueillant pendant six nuits des artistes de grandes villes du monde : Barcelone, Saint-Pétersbourg, Buenos-Aires, Naples, Le Caire), Trafics : Marché de l’art et trafic de spectacles en juin 1996, Cuisines et Performances en juin 1997, Fin de Siècle à Johannesburg, en octobre 1997 ou Fin de Siècle à New York en 1998.

Le CRDC devient « Le Lieu unique » en 2000.

La restauration de la tour LU (1998)[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990, la tour restante est l'objet d'une remise dans son état d'origine. La tour, haute de 38 mètres, qui coiffe depuis 1998 le bâtiment est due à l'architecte Jean-Marie Lépinay. Il s'agit d'une reconstitution fidèle, établie grâce aux archives de la famille Lefèvre-Utile, d'une des deux tours qui ont été édifiées au début du XXe siècle par Auguste Bluysen dans un style proche de l'Art nouveau. Il s'agissait à l'époque d'affirmer la puissance de l'entreprise en créant une perspective dans le prolongement des cours Saint-Pierre et Saint-André et en répondant aux tours du château des ducs de Bretagne. Au sommet, la lanterne est identique à celle présentée par le pavillon LU à l'exposition universelle de 1900 et est coiffée d'une flèche de métal. Le dôme est composé de six fenêtres de forme ovale et surmontées d'aigles sculptées. Enfin, le corps est décoré d'une Renommée, ange brandissant une trompette et entouré de six des signes du zodiaque.

En quelques secondes d'ascenseur ou 130 marches plus haut, Nantes s'observe grâce au Gyrorama, plate-forme qui s'oriente à l'aide d'une manivelle au bon soin des curieux. Au dernier étage, une vidéo relate l'histoire de l'usine illustrée d'un riche fonds de photos d'archives.

L'opération « Le Grenier du siècle » (1999)[modifier | modifier le code]

À l’occasion du passage à l’an 2000, une expérience de capsule temporelle dénommée « Grenier du Siècle » a été menée : du 1er octobre au , toute personne qui le désirait pouvait déposer un objet personnel représentatif de son existence. Les 16 000 objets déposés ont été répertoriés, conditionnés chacun dans une boîte en fer blanc et installés dans un lieu créé à cet effet, une double paroi translucide conçue par l’artiste plasticien Patrick Raynaud dans un mur du grenier de l’usine LU.

Ce témoignage aux générations suivantes sera révélé le (soit 100 ans après la fin de l’opération de collecte), à 17 heures précisément.

Les lieux du Lieu unique[modifier | modifier le code]

Insertion dans le quartier[modifier | modifier le code]

La façade ouest donnant sur l'avenue Carnot, un axe important de circulation (automobile et Busway), est aveugle et porte en très grands caractères l'inscription « Lieu unique ».
Le côté sud, sur rue de la Biscuiterie a une entrée de service, mais elle est surtout le réceptacle du Grenier du Siècle.
Par contre, les entrées du Lieu unique se trouvent sur le quai Ferdinand-Favre ; ce côté du bâtiment est courbe ; on y voit quatre escaliers extérieurs de secours en longues diagonales. Le quai devenu piétonnier, forme une sorte de terrasse avec des platanes âgés donnant sur le canal Saint-Félix.

Intérieurs[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Catsaros, Le Lieu unique. Le chantier, un acte culturel / Nantes, éditions Actes Sud (coll. L'Impensé), Arles, 2006, 96 p., photos couleurs, plans [ISBN 2742763910]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Article dans Ouest-France.
  2. « Le passé disparu », sur le Point (consulté le 20 juin 2003)
  3. « La tour de l’ancienne usine LU », sur bzh-explorer.com,‎ juillet 2006 (consulté le 20 février 2012)
  4. Le siège de Nantes Métropole sur pss-archi

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]