Sucé-sur-Erdre
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| Sucé-sur-Erdre | |
|---|---|
Le port de plaisance, sur l'Erdre. |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Loire-Atlantique |
| Arrondissement | Arrondissement de Nantes |
| Canton | Canton de la Chapelle-sur-Erdre |
| Code commune | 44201 |
| Code postal | 44240 |
| Maire Mandat en cours |
Daniel Châtellier 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes d'Erdre et Gesvres |
| Site web | http://www.sucesurerdre.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 6 186 hab. (2009) |
| Densité | 150 hab./km2 |
| Gentilé | Sucéens |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 2 m — maxi. 47 m |
| Superficie | 41,33 km2 |
Sucé-sur-Erdre est une commune française, située dans le département de Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
- Situation
Sucé-sur-Erdre est situé dans la vallée de l'Erdre, à 15 km au nord de Nantes (centre).
Les communes limitrophes sont Casson, Nort-sur-Erdre, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert,Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre et Grandchamps-des-Fontaines.
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Sucé-sur-Erdre est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l’aire urbaine de Nantes et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.
[modifier] Toponymie
Le nom de la commune viendrait du latin Sulcus, qui signifie Sillon, et du celte Erdam, petite rivière. Son nom breton est sulieg.
[modifier] Histoire
Elle est mentionnée dès le Xe siècle.
À la fin du Moyen Âge et au XVIe siècle, le territoire de la paroisse est réparti entre deux seigneuries, l'une appartenant à l'évêché de Nantes (la régaire), l'autre aux seigneurs de Blain, qui à cette époque sont d'une branche des Rohan. Les évêques de Nantes ont ici une résidence d'été, le manoir de Montretrait. Le fief des Rohan concerne notamment le manoir de l'Onglette, le château de Nay et le château de Procé.
- Temps modernes
Sucé joue un rôle important dans l'histoire du protestantisme à Nantes, dans la mesure où les Rohan deviennent calvinistes et assurent leur protection à leurs coreligionnaire partout où ils le peuvent. Compte tenu de la proximité de Nantes, les calvinistes établissent à Sucé un lieu de culte dès les années 1560. Ils établissent leur temple dans un ensemble de bâtiments appelé la Cour Gaillard.
Après la publication de l'édit de Nantes (1598), Sucé est choisi par les réformés nantais pour être leur lieu de culte officiel, tout culte public protestant étant interdit dans un rayon de 3 lieues autour des remparts de la ville de Nantes, dont les habitants, partisans de la Ligue catholique et du duc de Mercoeur dans les années 1590, restent massivement hostiles aux protestants. Sucé a de surcroît l'avantage d'être facilement accessible grâce à l'Erdre. Jusqu'en 1685, les protestants de Nantes viennent donc chaque dimanche à Sucé pour assister à l'office.
En 1677, l'évêque de Nantes ordonne la destruction du château.
En 1685, le culte protestant prend fin suite à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV.
Par ailleurs, on peut noter la présence au XVIIe siècle de la famille Descartes au château de Chavagne, à la suite du remariage du père de René Descartes, qui a donc passé une partie de son enfance à Sucé.
En 1793, la commune de Sussé (selon l'orthographe de l'époque) est créée[1].
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
En 2009, Sucé-sur-Erdre comptait 6 186 habitants (soit une augmentation de 5 % par rapport à 1999). La commune occupait le 1 592e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 581e en 1999, et le 38e au niveau départemental sur 221 communes.
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Sucé-sur-Erdre depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Sucé-sur-Erdre, cela correspond à 2008, 2013, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations[2],[3],[N 1].
Le maximum de la population a été atteint en 2009 avec 6 186 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
- 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 20,2 %).
[modifier] Politique et administration
[modifier] Maires successifs
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1983 | mars 2001 | Serge Drouet | Divers droite | |
| mars 2001 | mars 2008 | Dominique Meluc | Centre Droit | |
| mars 2008 | en cours | Daniel Châtellier | PS | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelages
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
-
L'ancienne gare, actuelle maison des associations
- Maisons anciennes au bourg : Tour Gaillard, tour des Protestants.
- Tour Saint-Georges 1884.
- Château de Launay : façades et toitures inscrites par arrêté du 31 janvier 1967[11]
- Château de Chavagne XVe siècle : inscrit partiellement par arrêté du 30 novembre 1994[12].
Le château de Chavagne appartient au XVIe siècle à la famille Morin puis par mariage à la famille Descartes ; un descendant de Joachim Descartes le revend en 1688 à Claude Luzeau. - Demeure de Bas Jaille : achetée en 1617 par Joachim Descartes (fils) et revendue en 1698 à Louis Alexandre.
- Demeure de Cour Gaillard : ensemble bâti par les calvinistes à la fin du XVIe siècle autour de leur lieu de culte
- Manoir de l'Onglette et château du Nay : correspondent à des lieux relevant du fief des Rohan au XVIe siècle
- Château de Jaille XVIIIe siècle.
- Manoir de Logné XVIe siècle.
- Nombreux châteaux du XIXe siècle : Blanc-Verger, La Baraudière, Bois-Mellet, La Châtaigneraie, L'Onglette, Montretrait (résidence d'été des évêques de Nantes), La Claverie, La Guillonnière, Naye (avec chapelle flanquée d'une tour-pigeonnier), La Pervenchère, Les Rochettes.
- Moulin à vent de La Touche XIXe siècle.
- L'église, reconstuite au XIXe siècle sur l'emplacement de l'ancienne, de style Roman.
- Le parc Georges Ganuchaud : Ouvert il y a un peu plus d'une dizaine d'années, ce parc forestier permet des promenades agréables au fil de l'Erdre. On peut y apercevoir la Tour Saint-Georges (voir plus haut). L'arboretum, plus récent, permet d'en savoir plus sur la flore des bords de l'Erdre.
[modifier] Autres monuments
- Le voilier Le Vezon, classé monument historique en 1997
[modifier] Héraldique
| Blasonnement |
[modifier] Festivals
- Les Rendez-vous de l'Erdre
- Le festival Artistes en Erdre qui met en avant les artistes locaux ainsi que les arts de rues le 2e samedi du mois de juin depuis 2009
[modifier] Personnalités
- René Descartes a séjourné à plusieurs reprises à Sucé, son père Joachim s'étant remarié avec Anne Morin, propriétaire du château de Chavagne ; son nom et sa signatures apparaissent dans les registres paroissiaux de Sucé (1617, 1644).
- Les grands-parents paternels d'Aristide Briand, Guillaume Briand et Marie-Louise Benateau sont originaires de la commune[13].
[modifier] Notes
- Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
* pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
* la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
* les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
* la dernière population légale publiée par l’Insee.
[modifier] Sources
[modifier] Références
- Fiche de Sucé-sur-Erdre sur cassini.ehess
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
- Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 5 janvier 2012
- Sucé 1836 sur Archinoë portail d'indexation collaborative. Consulté le 5 janvier 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 5 janvier 2012
- Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 5 janvier 2012
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 5 janvier 2012
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 5 janvier 2012
- Fiche du château de Launay dans la base Mérimée.
- Fiche du château de Chavagne dans la base Mérimée.
- Généalogie d'Aristide Briand sur Généanet
[modifier] Bibliographie
- Loïc et Soazig Bonnet, Treillières, Sucé-sur-Erdre et Grandchamp-des-Fontaines, Joué-lès-Tours, A. Sutton, coll. « Mémoire en images », 2000, 127 p. (ISBN 2-84253-476-X)
- Pierre Grégoire, Histoire de Sucé : paroisse et commune de la Loire-Inférieure, Nantes, Dupas et Cie, 1927, 392 p.
- Le Patrimoine des communes de Loire-Atlantique, Flohic Editions, Charenton, 1999.