Sucé-sur-Erdre

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Sucé-sur-Erdre
Le port de plaisance, sur l'Erdre.
Le port de plaisance, sur l'Erdre.
Blason de Sucé-sur-Erdre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton la Chapelle-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
Maire
Mandat
Jean-Louis Roger
2014-2020
Code postal 44240
Code commune 44201
Démographie
Gentilé Sucéens
Population
municipale
6 356 hab. (2011)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 44″ N 1° 31′ 42″ O / 47.345556, -1.528333 ()47° 20′ 44″ Nord 1° 31′ 42″ Ouest / 47.345556, -1.528333 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 47 m
Superficie 41,33 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.sucesurerdre.fr/

Sucé-sur-Erdre est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Sucé-sur-Erdre dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Sucé-sur-Erdre est situé dans la vallée de l'Erdre, à 15 km au nord de Nantes (centre).

Les communes limitrophes sont Casson, Nort-sur-Erdre, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre et Grandchamps-des-Fontaines.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Sucé-sur-Erdre est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Avec la réouverture de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant sous la forme d'un tram-train, intervenue le 28 février 2014[1], la gare de Sucé-sur-Erdre doit être desservie à terme pour l'été 2014 par[2],[3] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait du latin Sulcus, qui signifie « Sillon », et du celte Erdam, « petite rivière ». Son nom breton est Sulieg. Le nom gallo de la commune est Suczaé, en écriture ELG[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est mentionnée dès le Xe siècle.

À la fin du Moyen Âge et au XVIe siècle, le territoire de la paroisse est réparti entre deux seigneuries, l'une appartenant à l'évêché de Nantes (la régaire), l'autre aux seigneurs de Blain, qui à cette époque sont d'une branche des Rohan. Les évêques de Nantes ont ici une résidence d'été, le manoir de Montretrait. Le fief des Rohan concerne notamment le manoir de l'Onglette, le château de Nay et le château de Procé.

Sucé joue un rôle important dans l'histoire du protestantisme à Nantes, dans la mesure où les Rohan deviennent calvinistes et assurent leur protection à leurs coreligionnaire partout où ils le peuvent. Compte tenu de la proximité de Nantes, les calvinistes établissent à Sucé un lieu de culte dès les années 1560. Ils établissent leur temple dans un ensemble de bâtiments appelé la Cour Gaillard.

Après la publication de l'édit de Nantes (1598), Sucé est choisi par les réformés nantais pour être leur lieu de culte officiel, tout culte public protestant étant interdit dans un rayon de 3 lieues autour des remparts de la ville de Nantes, dont les habitants, partisans de la Ligue catholique et du duc de Mercœur dans les années 1590, restent massivement hostiles aux protestants. Sucé a de surcroît l'avantage d'être facilement accessible grâce à l'Erdre. Jusqu'en 1685, les protestants de Nantes viennent donc chaque dimanche à Sucé pour assister à l'office.

En 1677, l'évêque de Nantes ordonne la destruction du château.

En 1685, le culte protestant prend fin suite à la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV.

Par ailleurs, on peut noter la présence au XVIIe siècle de la famille Descartes au château de Chavagne, à la suite du remariage du père de René Descartes, qui a donc passé une partie de son enfance à Sucé.

En 1793, la commune de Sussé (selon l'orthographe de l'époque) est créée[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 356 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 785 1 661 1 645 1 804 1 984 2 046 2 119 2 255 2 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 313 2 302 2 313 2 295 2 380 2 425 2 515 2 522 2 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 320 2 195 2 152 1 918 1 851 1 764 1 719 1 759 1 803
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 738 1 696 2 346 4 135 4 806 5 868 6 111 6 172 6 356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Sucé-sur-Erdre en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,1 
4,9 
75 à 89 ans
6,8 
12,6 
60 à 74 ans
12,8 
24,6 
45 à 59 ans
24,4 
19,3 
30 à 44 ans
21,8 
15,6 
15 à 29 ans
12,7 
22,8 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Serge Drouet Divers droite  
mars 2001 mars 2008 Dominique Meluc Centre-droit  
mars 2008 mars 2014 Daniel Châtellier PS technicien informatique retraité
mars 2014 en cours Jean-Louis Roger UDI retraité chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Maisons anciennes au bourg : tour Gaillard, tour des Protestants.
  • Tour Saint-Georges 1884.
  • Château de Launay : façades et toitures inscrites par arrêté du 31 janvier 1967[10].
  • Château de Chavagne, du XVe siècle : inscrit partiellement par arrêté du 30 novembre 1994[11].
    Le château de Chavagne appartient au XVIe siècle à la famille Morin puis par mariage à la famille Descartes ; un descendant de Joachim Descartes le revend en 1688 à Claude Luzeau.
  • Demeure de Bas-Jaille : achetée en 1617 par Joachim Descartes (fils) et revendue en 1698 à Louis Alexandre.
  • Demeure de Cour-Gaillard : ensemble bâti par les calvinistes à la fin du XVIe siècle autour de leur lieu de culte.
  • Manoir de l'Onglette et château du Nay : correspondent à des lieux relevant du fief des Rohan au XVIe siècle.
  • Château de Jaille, du XVIIIe siècle.
  • Manoir de Logné, du XVIe siècle.
  • Nombreux châteaux du XIXe siècle : Blanc-Verger, La Baraudière, Bois-Mellet, La Châtaigneraie, L'Onglette, Montretrait (résidence d'été des évêques de Nantes), La Claverie, La Guillonnière, Naye (avec chapelle flanquée d'une tour-pigeonnier), La Pervenchère, Les Rochettes.
  • Moulin à vent de La Touche, du XIXe siècle.
  • L'église Saint-Étienne, reconstruite au XIXe siècle sur l'emplacement de l'ancienne, de style roman.
  • Manoir du Bel-air, propriété construite vers 1840 par la famille Eugène Ducos qui sera vendu dans les années 1950.
  • Le parc Georges-Ganuchaud : ouvert il y a un peu plus d'une dizaine d'années[Quand ?], ce parc forestier permet des promenades au fil de l'Erdre. On peut y apercevoir la tour Saint-Georges (voir plus haut). L'arboretum, plus récent, permet d'en savoir plus sur la flore des bords de l'Erdre. Georges Ganuchaud, célèbre architecte a épousé Gabrielle Ecomard « de Boisfoucaud »

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Réserve naturelle régionale de la Tourbière de Logné se trouve en partie sur la commune.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Le voilier Le Vezon, classé monument historique en 1997.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au pont mouvant des flancs soutenu d'une tierce ondée, le tout d'argent ; au chef du même chargé d'une feuille de nénuphar de sinople accompagnée de deux mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Ganuchaud et l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du 5 mars 1981).

Festivals[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • René Descartes a séjourné à plusieurs reprises à Sucé, au château de Chavagne, où est mort son père Joachim (qui s'est remarié avec Anne Morin, propriétaire de la demeure) ; le nom et la signature du philosophe apparaissent dans les registres paroissiaux de Sucé (1617, 1644).
  • Les grands-parents paternels d'Aristide Briand, Guillaume Briand et Marie-Louise Benateau sont originaires de la commune[13].
  • Le Bienheureux Henri Luzeau de la Mulonnière ( 1762- 1792 ) ; prêtre et martyr, il fut massacré dans le jardin des Carmes à Paris, lors des Massacres de septembre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur www.france3.fr du 28 février 2013.
  2. « Réouverture Nantes-Châteaubriant : dernière ligne droite », sur le site officiel de la Région des Pays de la Loire (consulté en 22 février 2014).
  3. Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Sucé-sur-Erdre lire en ligne (consulté le 28 février 2014)
  4. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  5. a et b Fiche de Sucé-sur-Erdre sur cassini.ehess.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Sucé-sur-Erdre 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté en 31 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population - Sucé-sur-Erdre - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  10. Fiche du château de Launay dans la base Mérimée.
  11. Fiche du château de Chavagne dans la base Mérimée.
  12. Site du Salon]
  13. « Généalogie d'Aristide Briand », sur Généanet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Loïc et Soazig Bonnet, Treillières, Sucé-sur-Erdre et Grandchamp-des-Fontaines, Joué-lès-Tours, A. Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 2000, 127 p. (ISBN 2-84253-476-X)
  • Pierre Grégoire, Histoire de Sucé : paroisse et commune de la Loire-Inférieure, Nantes, Dupas et Cie,‎ 1927, 392 p.
  • Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, Flohic Éditions, Charenton, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]