Élections législatives françaises de 2012

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Élections législatives françaises de 2012
Ayrault.jpg
Majorité présidentielle - Jean-Marc Ayrault
Voix au 1er tour 10 347 043 Green Arrow Up.svg 27,1 %
Voix au 2e tour 11 497 651 Green Arrow Up.svg 11,1 %
  
39,86 %
  
49,93 %
Députés élus 331 Green Arrow Up.svg 119
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n9.jpg
Droite parlementaire - Jean-François Copé
Voix au 1er tour 8 994 349 Red Arrow Down.svg 24,2 %
Voix au 2e tour 10 161 218 Green Arrow Up.svg 13 %
  
34,66 %
  
44,12 %
Députés élus 229 Red Arrow Down.svg 116
Front National 2010-05-01 n04.jpg
Front national - Marine Le Pen
Voix au 1er tour 3 528 663 Green Arrow Up.svg 216,2 %
Voix au 2e tour 842 695 Red Arrow Down.svg 76,1 %
  
13,60 %
  
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Députés élus 2 Green Arrow Up.svg 2
Jean-Luc Melenchon Front de Gauche 2009-03-08.jpg
Front de gauche - Jean-Luc Mélenchon
Voix au 1er tour 1 793 192 Green Arrow Up.svg 60,7 %
Voix au 2e tour 249 498 Red Arrow Down.svg 86,1 %
  
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1,08 %
Députés élus 10 Red Arrow Down.svg 5
Bayrou Bercy 2007-04-18 n2.jpg
Centre pour la France - François Bayrou
Voix au 1er tour 458 098 Red Arrow Down.svg 76,9 %
Voix au 2e tour 113 196 Red Arrow Down.svg 75,3 %
  
1,77 %
  
0,49 %
Députés élus 2 Red Arrow Down.svg 1
Assemblée élue
Diagramme
Gouvernement
Sortant
Élu
Dernière séance de l'Assemblée :
Fillon III
Majorité présidentielle
(UMP, NC, PR, DVD)

Après l'élection présidentielle :
Ayrault I
Majorité présidentielle
(PS, PRG, EELV)
Législature élue
XIVe de la Ve République

Les élections législatives françaises de 2012 se sont tenues les 10 et 17 juin 2012 (les 3 et 17 juin 2012 pour les Français de l'étranger)[1] avec pour but de renouveler les 577 sièges de l'Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français. Tout comme la XIIIe législature de la Cinquième République française qui dura le temps de la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), le mandat des députés élus en 2012 vaut pour cinq ans, sauf exercice du droit de dissolution.

Dans les circonscriptions de la France d'outre-mer ou des Français de l'étranger, les élections sont avancées d'une semaine ou d'un jour (2-3 et 9-10 juin)[2].

Ce scrutin fait partie de la même séquence électorale que l'élection présidentielle qui s'est tenue les 22 avril et 6 mai 2012 et se déroule selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours[3] dans chacune des 577 circonscriptions[4]. 102 recours sont déposés auprès du Conseil constitutionnel à l'issue des élections[5]. Cinq circonscriptions voient leur résultat annulé et des législatives partielles sont organisées.

Ces élections voient, dans la foulée de l'élection de François Hollande, la victoire de la nouvelle majorité présidentielle et donnent ainsi une assise à la coalition gouvernementale du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le Parti socialiste et ses plus proches alliés obtenant une majorité absolue pour la première fois depuis les élections de 1981. C'est la toute première fois sous la Ve République que la gauche remporte des élections législatives ordinaires et non anticipées à la suite d'une dissolution par le Président.

Sommaire

Contexte institutionnel[modifier | modifier le code]

Logo officiel des élections législatives 2012 - Ministère de l'intérieur
Article détaillé : Élections législatives en France.

Ces élections législatives font partie d'une même séquence électorale que l'élection présidentielle. En effet, dans un premier temps, le mandat présidentiel quinquennal est instauré en 2000 par voie référendaire, en lieu et place du septennat en vigueur depuis la loi du 20 novembre 1873. Ensuite, la loi organique du 15 mai 2001 fixe au 3e mardi du mois de juin la fin des pouvoirs de l'Assemblée nationale, cinq ans après son élection[6], soit quelques semaines après l'élection du président de la République, l'objectif affiché de cette concordance étant de réduire le risque de cohabitation[7],[8] et de confirmer le principe de « légitimité subordonnée », la seconde élection servant à confirmer la première[9]. Pour l'année 2012, cinq semaines séparent le second tour de l'élection du président de la République, le 6 mai, du premier tour de celle des députés français, le 10 juin.

Ces élections sont aussi marquées par deux changements importants :

  • L'élection pour la première fois de députés représentant les Français établis hors de France[11]. En effet la réforme de juillet 2008 de la Constitution française établit que « les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat » (article 24). Un projet de loi a donc été présenté en septembre 2008 en Conseil des ministres pour que les Français établis hors de France soient désormais représentés à l'Assemblée nationale avec, si le projet est adopté en l'état, l'élection de députés au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (identique au mode d'élection des autres députés) avec de nouvelles circonscriptions hors du territoire français. Jusqu'à présent, les Français de l'étranger n'étaient représentés qu'au Sénat avec 12 sénateurs élus par l'Assemblée des Français de l'étranger. Ces députés pourront être élus par internet[12], ce qui a fait réagir certains partis[13], notamment sur les problématiques de sécurité du vote, d'impossibilité du recomptage des voix et de possibilité de coercition des votants. Par ailleurs, un électeur inscrit à l'étranger peut détenir trois procurations d'électeurs inscrits à l'étranger, ou deux d'électeurs inscrits à l'étranger et une d'électeur inscrit en France, alors qu'un électeur inscrit en France ne peut en avoir que deux[14],[15].

Déroulement du scrutin[modifier | modifier le code]

Dépôt des candidatures[modifier | modifier le code]

Pour la métropole, les candidatures étaient à déposer entre le 14 mai et le 18 mai 2012 à 18 h[16].

En revanche, pour les candidats aux postes de représentants des Français de l'étranger, le dépôt des candidatures se fit entre le 7 mai et le 11 mai 2012 à 18 h (heure de Paris)[17], pour le premier tour et entre la proclamation des résultats par la commission électorale et le mardi 5 juin 2012 à 18 h pour le second tour.

En Polynésie française, les candidatures devaient être déposées avant le vendredi 11 mai 2012 pour le premier tour de scrutin.

Dates du scrutin[modifier | modifier le code]

Les deux tours se déroulent respectivement les dimanches 10 et 17 juin 2012 en France métropolitaine, à la Réunion, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie.

Toutefois, en raison des décalages horaires, ils ont lieu les samedis 9 et 16 juin 2012 dans les Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), en Guyane et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Dans les ambassades et consulats à l'étranger, le premier tour se déroule le dimanche 3 juin 2012, alors que le vote par Internet est ouvert du mercredi 23 mai au mardi 29 mai. De même, le vote par Internet pour le second tour est possible du mercredi 6 juin au mardi 12 juin (vote à l'urne le dimanche 17 juin). Font exception les postes diplomatiques et consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï, ainsi que la Polynésie française, où le premier tour se déroule le samedi 2 juin et le second tour le samedi 16 juin 2012. Deux semaines sont en effet nécessaires pour la campagne entre les deux tours, le territoire de la Polynésie française étant éparpillé sur une surface équivalente à celle de l'Europe.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

L'élection des députés à l'Assemblée nationale se déroule selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours[3] dans chacune des 577 circonscriptions. Pour être élu dès le premier tour, le candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits[18]. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé pour lequel ne peuvent se maintenir que les candidats du premier tour ayant réuni au moins 12,5 % des électeurs inscrits. Si cette exigence est satisfaite par aucun ou un seul candidat, les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages peuvent se présenter à ce second tour[19].

Prévisions électorales académiques[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Le Monde publie avec l'Observatoire de la vie politique et parlementaire une étude qui, à partir de l'analyse des scrutins locaux canton par canton depuis 2007, prévoit une majorité de gauche quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Selon cette étude, la gauche peut raisonnablement espérer emporter 300 sièges, sachant que la majorité absolue est 289 sièges[20].

C'est même Alain Marleix, le ministre chargé de la nouvelle carte électorale, qui a prévenu Nicolas Sarkozy des difficultés qu'il y aurait à faire « voter quatre fois de suite pour le même camp », alors qu'il y a des dissensions nombreuses : premièrement trop de dissidents en outre-mer ; ensuite, le même schéma en métropole dans des circonscriptions à droite ; enfin et surtout, le centre et l'extrême droite qui pourraient provoquer de nombreuses triangulaires favorables à la gauche[21].

À l'inverse, Martial Foucault, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, estime, à partir de facteurs sociaux, économiques et démographiques, ainsi que les différences idéologiques, que la présidentielle sera plus serrée que prévu[22], mais qu’il n'y a pas de raison de croire à l’hypothèse d’un président vainqueur en mai mais sans soutien majoritaire en juin[23].

Panneaux de la campagne électorale officielle dans la cinquième circonscription du Val-de-Marne. (L'un d'eux a été en partie arraché, ce qui se produit fréquemment.)

Campagne[modifier | modifier le code]

Les candidats ont la possibilité de se rattacher à l'un des 44 partis dont la liste figure dans un arrêté du ministère de l'Intérieur[24], afin de bénéficier d'une aide de l'État au financement de la campagne électorale. Pour ces élections, 6 611 candidatures validées par le ministère de l'Intérieur ont été déposées en métropole et outre-mer[25]. Après désistements et invalidations, ce sont 6 603 candidats qui se sont présentés aux électeurs, soit moins que les 7 600 de 2007 ou les 8 400 de 2002[26] ; parmi eux, 2 649, soit 40 %, sont des femmes[27].

Durée et supports[modifier | modifier le code]

La campagne commence en métropole le 21 mai[28], la veille pour les DOM-TOM, le 14 en Polynésie française (où les distances rendent l'acheminement plus lent).

À la télévision, les clips de campagne sont diffusés pendant trois semaines (deux semaines avant le premier tour et entre les deux tours) sur les chaînes de France Télévisions, qui les produit. La majorité sortante bénéficie de 3 heures au premier tour et 1 h 30 au second (dont : les trois quarts pour l'UMP, un quart pour le Nouveau Centre), de même pour l'opposition sortante (dont : les trois quarts pour la majorité présidentielle, un quart pour le Front de gauche). Les autres mouvements ayant présenté plus de 75 candidats bénéficient de 7 minutes au premier tour et 5 minutes au second.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Différents scénarios peuvent changer le rapport de forces du Parlement vis-à-vis de l'exécutif Hollande-Ayrault[29].

  1. Le Parti socialiste remporte, seul, une majorité absolue, à partir de 289 députés ;
  2. Le Parti socialiste n'obtient qu'une majorité relative mais une majorité absolue est obtenue en incluant Europe Écologie Les Verts ou les Radicaux de Gauche, au gouvernement, cependant tout groupe parlementaire (à partir de 15 députés) bénéficie d'une autonomie accrue dans les débats ;
  3. Le gouvernement compose avec quatre partis : les trois suscités, ainsi que le Front de Gauche, en mesure d'avoir un groupe parlementaire (le premier ministre n'excluant pas une participation gouvernementale[30]) ;
  4. Le gouvernement compose avec 3 partis et recherche une majorité texte après texte, avec le Front de Gauche et des centristes du MoDem ;
  5. La majorité de droite sortante est reconduite et, étant capable de censurer le gouvernement Ayrault, l'élection entraîne une cohabitation (objectif du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé[31]) ou une union nationale.

Deux autres cas dignes d'être remarqués :

Période de remplacement[modifier | modifier le code]

Un article du Nouvel Obs faisait remarquer que deux dispositions constitutionnelles favoriseront l'opposition au gouvernement en début de session[32]. Premièrement, d'après l'article 23, un ministre ne peut être député et s'il est élu député, il doit laisser son siège à son remplaçant. Deuxièmement, l'article LO153 du Code électoral[33], datant de 1964, précise que le droit de vote à l'assemblée est retiré au ministre pendant un mois à compter de sa nomination, mois à l'issue duquel le ministre peut décider de laisser son siège à son suppléant.

Or 26 ministres du gouvernement sont en campagne. Si — selon la nouvelle tradition — une victoire dans leur circonscription les maintenait au gouvernement, elle n'apporterait aucune voix aux projets et propositions de lois socialistes soumises à l'Assemblée pendant le mois suivant les élections législatives.

D'après Michel Rocard, qui vécut la même expérience en 1988 : « face au blocage systématique, rien n'est possible ».

Révisions constitutionnelles[modifier | modifier le code]

Le nombre de députés d'un camp (droite ou gauche) qui doivent être élus pour effectuer des révisions constitutionnelles sans le soutien de l'autre sont de 378 députés pour la gauche et 384 pour la droite[34], c'est-à-dire largement au-dessus de ce qui est envisagé. François Hollande a lui-même admis lors du débat de l'entre-deux-tours que la mise en place en 2013 du droit de vote des étrangers aux élections municipales de 2014 requerrait des voix de droite[35].

Extrême gauche[modifier | modifier le code]

Lutte ouvrière présentera des candidats dans 552 circonscriptions, incluant les 539 circonscriptions de la métropole, cinq circonscriptions réunionnaises et huit candidatures communes avec Combat ouvrier aux Antilles[36].

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) sera lui présent dans 339 circonscriptions, dont une trentaine réservées à son courant minoritaire, la Gauche anticapitaliste, qui s'est souvent affiliée à une association de financement distincte de celle du NPA, SEGA[37]. Le NPA soutiendra en tout 364 candidats, des accords locaux ayant pu être passés avec d'autres organisations (principalement les Alternatifs et le Mouvement des objecteurs de croissance, mais aussi le Front de gauche dans quelques circonscriptions en Bretagne et dans le Limousin)[38].

Le Parti ouvrier indépendant présentera pour sa part 106 candidats[39]. Le parti avait préféré se concentrer sur les élections législatives, et ne pas présenter de candidat à l'élection présidentielle de 2012, pour exprimer leur rejet des institutions « antidémocratiques »[40].

Front de gauche[modifier | modifier le code]

Le Front de gauche a investi des candidats dans 547 circonscriptions, et sera donc présent au premier tour dans la quasi-intégralité des circonscriptions de métropole et dans toutes les circonscription des Français de l'étranger[41]. Un peu plus de 70 % de ces candidats seront issus du Parti communiste français (PCF) et une centaine du Parti de gauche (PG)[42],[43], un certain nombre de candidatures étant en outre réservées aux autres partis et organisations politiques membres du Front de gauche ainsi qu'à des personnalités d'ouverture sans affiliation partisane. Ces candidatures seront toutes présentées sous l'étiquette politique « Front de Gauche soutenu par le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire et les autres formations du Front de Gauche »[44]. Le PCF et les « Forces de gauche » (auxquelles seront affiliés les candidats Front de gauche membres d'autres organisations que le PCF) sont inscrits dans la liste des partis publiée au Journal officiel[45].

Le 12 mai, Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle du mois d'avril, annonce sa candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où il sera notamment opposé à la présidente du Front national, Marine Le Pen[46]. Le 18 mai, le PG annonce qu'il se retire de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche au premier tour, la 7e de la Moselle et la 1re de l'Aube[47].

Europe Écologie Les Verts[modifier | modifier le code]

EELV présente des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions en fonction de l'accord avec le PS (voir précédemment). En vertu de l'accord, le PS soutient les candidats EELV dans une soixantaine de circonscriptions désignées par les échelons nationaux. En échange, les échelons régionaux se sont accordés sur des circonscriptions où EELV soutient des candidats PS. Suite à la saisie en référé du TGI de Paris par des militants mécontents, EELV doit procéder à une nouvelle désignation de ses candidats aux élections législatives dans 63 circonscriptions, car la répartition des circonscriptions entre les courants d'EELV n'est pas conforme aux statuts du mouvement[48]

Le 22 mai, EELV annonce avoir investi 471 candidats, avec comme règle une stricte parité femme-homme, y compris au niveau des sièges jugés gagnables[49].

EELV a également passé un accord national avec le MEI, qui affirme avoir obtenu le soutien d'EELV dans une vingtaine de circonscriptions dont celle de son président, Antoine Waechter, qui bénéficiera en outre du soutien du PS à sa propre candidature dans le Haut-Rhin[50]. Le MEI présentera en tout 80 candidats, dont 20 avec le soutien d'EELV, 45 dans les circonscriptions dans lesquelles EELV ne se présente pas et 15 dans des circonscriptions dans lesquelles EELV se présente, faute d'accord local entre les deux partis. 138 candidats en tout seront rattachés au MEI, qui soutient par ailleurs les candidats d'EELV dans 200 circonscriptions[51].

Après le second tour des élections législatives du 17 juin 2012, EELV obtient 17 députés et peut donc constituer un groupe parlementaire. Ce groupe comprend un 18eme député, Paul Molac élu dans le Morbihan, soutenu par PS-EELV-UDB suite à un accord entre EELV et l'UDB.

Parti socialiste et alliés[modifier | modifier le code]

Le Parti socialiste devrait présenter et soutenir des candidats dans toutes les circonscriptions. En vertu d'un accord électoral conclu avec EELV en novembre 2011, le PS devrait apporter son soutien à des candidats issus de ce parti dans 60 circonscriptions, assurant à ce dernier l'élection d'au moins 15 députés, soit le nombre requis pour constituer un groupe parlementaire[52]. Afin de rendre possible l'élection de quelques candidats d'origine non européenne (« issus de la diversité ») ainsi que d'un pourcentage élevé de candidates, le Parti socialiste leur a, comme en 2007, réservé des circonscriptions, 22 pour les minorités ethniques, 49 % pour les femmes[53],[54],[55].

Conformément à un accord national signé entre les deux partis[56], le PS soutiendra également des candidats du Parti radical de gauche (PRG) dans 32 circonscriptions, dont 20 jugées « gagnables », ce qui permettrait au PRG de pouvoir constituer son propre groupe politique en cas de victoire de la gauche[57]. Cet accord de répartition est l'aboutissement d'un processus d'alliance entre les socialistes et les radicaux de gauche qui avait permis au président du PRG, Jean-Michel Baylet, de se porter candidat aux « primaires citoyennes » initiées par le PS.

Le PS soutiendra également des candidats du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement dans 9 circonscriptions, dont « 4 à 6 gagnables », conformément à un accord politique intervenu entre les deux partis le 7 mars 2012[58].

Le Centre pour la France (Mouvement démocrate)[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 2012, François Bayrou lance un nouveau rassemblement dépassant le cadre de son parti, le Mouvement démocrate : « le Centre pour la France »[59], les candidats qui porteront cette étiquette devant signer une charte d'engagements[60]. 400 candidats se présentent sous l'étiquette CpF, dont 25 % ne sont pas encartés au MoDem. Le CpF soutiendra également un certain nombre de candidats issus du Nouveau Centre, de l'Alliance centriste, du Parti radical et du Parti radical de gauche ou des socialistes dissidents en fonction des contextes locaux[61].

Partis du centre-droit[modifier | modifier le code]

Les deux principaux partis de centre-droit issus de la majorité sortante, le Parti radical et le Nouveau Centre, seront présents aux élections législatives dans le cadre d'un accord national avec l'UMP. La plupart de leurs députés sortants ont reçu l'investiture de l'UMP, et d'autres candidats issus de leurs rangs seront présents en concurrence avec l'UMP dans un nombre restreint de circonscriptions.

Le Parti radical de Jean-Louis Borloo, qui a renoncé à son statut de parti associé à l'UMP en mai 2011, a investi 111 candidats issus de ses rangs le samedi 4 février 2012. 35 d'entre eux devraient obtenir le soutien de l'UMP dès le premier tour[62]. Dans le but de compenser le manque lié à la perte du million d'euros mensuel autrefois versé par l'UMP à son ancien associé, le Parti radical a conclu un accord électoral et financier avec le parti écologiste « Le Trèfle », s'assurant l’obtention d'une somme de 800 000 euros de fonds publics : pour ce faire, 19 parlementaires du PR se sont affiliés au Trèfle, qui reverse au PR l'argent ainsi gagné en vertu des règles d'attribution de la deuxième fraction de fonds publics dévolus aux partis politiques habilités à percevoir des aides publiques[63]. Le 11 avril 2012, est créée l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates, association loi de 1901 qui permettra de rattacher des candidats du Parti radical, des centristes et des indépendants comme le maire de Neuilly-sur-Seine.

Le Nouveau Centre a investi de son côté 127 candidats le 8 février 2012, essentiellement « dans des circonscriptions détenues par la gauche, des nouvelles circonscriptions issues du redécoupage électoral et des circonscriptions dans lesquelles le député sortant ne se représentait pas ». Au moins 23 des 24 députés NC sortants se représentent ; dans le Lot-et-Garonne et le Rhône, Jean Dionis du Séjour et Raymond Durand devront toutefois affronter la concurrence d'un candidat UMP au premier tour[64]. Le 22 mai, lors d'une conférence de presse commune, le Nouveau Centre et l'UMP ont fait part de leur volonté de mener campagne ensemble, en présentant des candidatures communes dans les deux tiers des circonscriptions[65].

Debout la République[modifier | modifier le code]

Lors de différentes entrevues, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé que le parti qu'il préside Debout la République (DLR) présentera des candidats dans un maximum de circonscriptions[66]. In fine 300 candidats issus de DLR seront finalement présents au premier tour[67] dont 101 dépasseront le seuil de 1 % des voix. Nicolas Dupont-Aignan et François-Xavier Villain sont réélus au deuxième tour.

Union pour un mouvement populaire[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 2012, la commission nationale d'investiture de l'UMP a validé 501 candidatures, dont seulement 28 % de femmes, ce qui devrait valoir au parti une amende d'environ quatre millions d'euros. Les 76 circonscriptions restantes sont « réservées », soit en raison de dissensions locales, soit pour permettre l'investiture de candidats issus d'autres partis[68]. L'UMP a notamment prévu d'accorder son investiture aux députés sortants du Nouveau Centre qui auraient soutenu Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle[69]. L'UMP s'abstiendra également de présenter des candidats contre les députés sortants de République solidaire (Jean-Pierre Grand et Guy Geoffroy), et du PCD (Dino Cinieri), de même que la plupart des députés sortants du Parti radical[70].

Front national et alliés[modifier | modifier le code]

Fin janvier, le FN a confirmé l'investiture de 340 candidats, et prévoyait d'investir les 237 restants entre fin février et début avril. Un tiers du total de ces candidatures devraient être réservées à des « personnalités de rassemblement » et à de nouveaux adhérents[71]. Le 24 mars, Marine Le Pen annonce le lancement du « Rassemblement Bleu Marine » (a également été envisagée l'appellation « Alliance pour un rassemblement national »[72]), étiquette sous laquelle se présenteront « des candidats du FN, des candidats du Siel, mais aussi des candidats individuels qui nous ont rejoints, de partout, de la droite et de la gauche ». Le nom présent sur la liste des partis publiée au Journal officiel reste néanmoins « Front national »[45]. Souveraineté, indépendance et libertés (Siel), parti fondé par l'ancien député européen Paul-Marie Coûteaux, présentera une quarantaine de candidats dans le cadre de cette alliance[73]. Dans un article publié le 22 mai, le quotidien Le Monde rapporte que seuls 8 % des 572 candidats investis par le FN n'en sont pas membres, soit une part sensiblement inférieure à celle annoncée au début de l'année[74].

Le 3 mai 2012, Louis Aliot et Florian Philippot sont nommés porte-parole du Front national pour les élections législatives[75]. Marine Le Pen, excluant tout accord entre partis avec l'UMP, ne se déclare « pas fermée » à une entente et à des discussions au cas par cas avec des candidats UMP[76] si ces derniers ne se trouvent pas impliqués dans des affaires judiciaires[réf. souhaitée].

Autres partis[modifier | modifier le code]

Le PPLD (Parti pour la décroissance) et le MOC (Mouvement des objecteurs de croissance), présentent une trentaine de candidats[77].

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) a affirmé le 10 mars 2012 être en mesure de présenter 548 candidats aux élections législatives, dont certains issus d'organisations politiques alliées comme le Parti fédéraliste[78],[79]. L'AEI présentera finalement 369 candidats[80].

Le parti Solidarité et progrès de Jacques Cheminade présente, officiellement depuis le 18 mai, 78 candidats[81] à la XIVe législature dont notamment dans les 11 circonscriptions des Français à l'étranger[82].

Lors de sa conférence de presse du 18 avril[83], le Parti pirate (PP) annonce avoir 42 candidats confirmés, et d'autres qui continuent d'être investis[84]. Mi-mai, ce chiffre passe à 102 candidats[85]. Le Parti pirate avait déjà participé à des élections législatives partielles. In fine 101 candidats représenteront le parti pirate, dont 25 dépasseront le seuil de 1 % des voix.

L'Union de la droite nationale présentera en tout 70 candidats aux élections législatives, essentiellement dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et le Sud-Est. 45 de ces candidats sont issus du Parti de la France, 16 du Mouvement National Républicain et 2 de la Nouvelle Droite Populaire[86].

Le 13 février 2012, Christine Boutin annonce que le Parti chrétien-démocrate, qu'elle préside, présentera une centaine de candidats aux élections législatives conformément à une alliance conclue avec l'UMP en échange de son désistement à l'élection présidentielle[87].

L'Alliance royale, parti politique royaliste, espérait présenter 40 candidats sur toute la France grâce aux candidatures de dernières minute. Pour sa première participation à une élection législative, l'Alliance Royale présentera 34 candidats ce qui rappelle les élections législatives de 1936, en nombre de candidatures royalistes. Ces candidats seront classés dans catégorie « autres » dans l'affichage des résultats.

Le Parti du Vote Blanc (PVB) présente 21 candidats + 6 candidats rattachés et obtient un moyenne nationale de 0,44 % des suffrages exprimés. Tous les candidats du PVB étaient des volontaires non-professionnels de la politique.

Enjeux financiers[modifier | modifier le code]

Les allocations publiques des partis politiques ont été abaissées par la loi de finances 2012 de 80 à 76 millions[88]. Sur les 330 partis, 41 reçoivent des fonds, partagés aux trois quarts par l'UMP et le PS. Les règles de financement public sont les suivantes :

  • les partis n'ayant pas reçu 1 % des voix aux législatives dans 50 circonscriptions différentes ne sont pas éligibles au financement ;
  • les partis éligibles reçoivent une somme d'1,60  par voix ôtée des pénalités pour manquements à la parité des sexes ;
  • un député alloue 42 228 euros au parti qu'il désigne.

C'est normalement la dernière fois que les élections législatives sont seules décideuses des montants alloués, les résultats aux élections territoriales entrant dans le compte à partir de 2014[88].

Sondages[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Des sondages contradictoires donnent alternativement les partis pour une majorité présidentielle de gauche (PS-EELV-PRG), ou bien la droite (UMP-NC) en tête au premier tour[89], mais, du fait de la franche avancée du Front national, le nombre d'élections triangulaires exploserait, permettant à la gauche de remporter une majorité[90].

Intentions de vote, au niveau national, au premier tour[modifier | modifier le code]

N. t. : non testé

Institut Date Échantillon LO et NPA FDG EELV PS, PRG et DVG MoDem DLR Centre-droit UMP et DVD FN et alliés Autres
                   
Harris 6 mai 899 N. t. 7 % 5 % 26 % 5 % N. t. N. t. 32 % 17 % 8 %
Ifop 6 mai 1 968 1,5 % 8 % 5 % 31 % 4,5 % N. t. 1,5 % 32 % 18 % 0 %
BVA 6 mai 874 0,5 % 10,5 % 35 % 4 % N. t. N. t. 33 % 17 % N. t.
CSA 6 mai 1 016 1 % 10 % 4 % 31 % 6 % 1 % N. t. 30 % 15 % 2 %
BVA 9 et 10 mai 1 147 0,5 % 10,5 % 4,5 % 30 % 5 % 1 % N. t. 32,5 % 16 % 3 %
CSA 10 mai 899 1,5 % 10 % 4 % 32 % 4 % 0,5 % N. t. 33 % 12 % 3 %
Ifop 18 et 19 mai 860 1 % 7 % 4,5 % 34,5 % 4 % 0,5 % 33 % 16 % N. t.
Opinion Way 23 et 25 mai 1 836 N. t. 8 % 4 % 32 % 4 % N. t. 31 % 16 % 5 %
Ipsos 25 et 26 mai 962 1,5 % 8 % 6 % 31 % 2 % N. t. 35 % 15 % 1,5 %
Ifop 25 au 29 mai 1 001 1,5 % 7 % 3,5 % 34 % 4 % 0,5 % 1 % 32 % 15,5 %
CSA 29 et 30 mai 852 1 % 10 % 5 % 30 % 3 % 0,5 31,5 % 14 % 5 %
BVA 30 et 31 mai 1 139 0,5 % 9 % 4 % 33 % 4,5 % 0,5 % N. t. 32 % 16 %
Ifop 31 mai et 1er juin 874 1,5 % 8 % 4 % 33 % 5 % N. t. N. t. 34 % 15 % 1,5 %
LH2 1er et 2 juin 960 1,5 % 8 % 5 % 31,5 % 5 % N. t. 1 % 33,5 % 14,5 %
Ipsos 1er et 2 juin 894 1,5 % 7 % 6 % 32,5 % 3 % N. t. 34 % 14 %
TNS Sofres 1er et 3 juin 1 000 1,5 % 7,5 % 5 % 31,5 % 2 % N. t. 35 % 15 % 2,5 %
Opinion Way 4 et 5 juin 1 697 1 % 8,5 % 5,5 % 31 % 2 % N. t. 35 % 15 % 1 %
BVA 5 et 6 juin 1 182 1,5 % 9 % 4,5 % 32 % 3,5 % 1 % 32 % 15,5 %
CSA 5 et 6 juin 875 1,5 % 8 % 5 % 32,5 % 3 % 0,5 32,5 % 14 % 3 %
Harris 5 et 7 juin 1 043 1 % 7 % 5 % 34 % 3 % N. t. N. t. 33 % 15 % 2 %
Opinion Way 6 et 7 juin 1 791 1 % 8 % 5,5 % 32 % 2 % N. t. 33,5 % 16 % 1 %
Ipsos 6 et 7 juin 1 017 1,5 % 8 % 5 % 31,5 % 2 % N. t. 34,5 % 15,5 % 2 %

Au niveau des circonscriptions[modifier | modifier le code]

  • Premier tour
  • Second tour

Projections en sièges[modifier | modifier le code]

Institut Date Échantillon LO et NPA FDG EELV PS et DVG PRG MRC MoDem NC PRV UMP et DVD FN DIV
                       
Ipsos 1er et 2 juin 894 0 21 - 23 17 - 23 249 - 291 14 - 16 2 - 4 0 - 3 9 - 14 2 - 5 209 - 255 0 - 3 0
TNS Sofres 1er et 3 juin 1 000 0 13 - 18 12 - 17 280 - 310 0 - 2 235 - 265 0 - 5 0
Opinion Way 4 et 5 juin 1 697 0 20 - 24 18 - 24 271 - 296 1 - 3 0 - 2 230 - 265 0 - 2 0
Ipsos 6 et 7 juin 1 017 0 23 - 26 12 - 16 243 - 285 12 - 15 2 - 4 0 - 3 13 - 16 4 - 7 214 - 262 0 - 3 0
Premier tour des élections législatives (10 juin 2012)
Ifop 13 juin analyse 0 8 - 10 13 - 20 297 - 332 1 - 2 210 - 245 0 - 3 2 - 5
Ipsos 13 et 14 juin 2 475 0 12 - 13 14 - 20 284 - 313 11 - 13 3 - 5 1 - 3 14 - 18 4 - 6 192 - 226 0 - 3 0 - 2
TNS Sofres 13 et 14 juin 1 000 0 10 - 12 14 - 18 300 - 330 0 - 2 210 - 240 0 - 3 2 - 3
Opinion Way 13 et 14 juin 1 090 0 8 - 12 12 - 18 295 - 330 0 - 2 15 - 22 200 - 230 0 - 4 0 - 3
Harris Interactive 13 et 14 juin 3 201 0 8 - 10 11 - 17 287 - 325 0 - 2 202 - 263 0 - 3 0 - 4
BVA 15 juin analyse 0 9 - 14 12 - 18 303 - 325 1 - 2 219 - 247 1 - 3 0 - 2

Candidatures[modifier | modifier le code]

Députés sortants[modifier | modifier le code]

Des députés ont annoncé qu'ils ne se représentaient pas lors des élections de 2012. Parmi ceux qui ont en revanche confirmé leur candidature, certains se représentent dans d'autres circonscriptions que celles dans lesquelles ils furent élus. Cela est principalement dû au nouveau découpage des circonscriptions législatives qui a redessiné quelques contours, supprimé trente-trois circonscriptions et en a défini vingt-deux nouvelles en France et créé onze pour les Français résidents à l'étranger.

Dissidences et cas singuliers[modifier | modifier le code]

Le paysage politique éclaté suscite un nombre important de candidats dissidents.

À gauche, le Parti socialiste s'est imposé à lui-même un renouvellement des générations et a mis en place la parité des femmes et la discrimination positive des minorités visibles, ligne qui a poussé certains notables à la dissidence. En outre, les alliances avec EELV sont contestées[91], et aucun accord national n'a pu être trouvé avec le Front de Gauche pour faire barrage à l'extrême droite.

La recomposition des droites doit se faire alors que le Front national tente d'entrer à l'Assemblée, que le centriste François Bayrou veut former un « pôle central » négociant avec le gouvernement[92], que Nicolas Sarkozy, perdant, ne fait pas campagne pour l'UMP, qui fait face à la concurrence d'autres partis, avec lesquels cependant il peut s'allier : l'Alliance centriste, le Parti chrétien-démocrate, le Parti radical, et quelques indépendants[93].

Enfin, le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010 a, de fait, provoqué des conflits, par exemple, entre plusieurs députés d'un département perdant un siège.

Dissidences[modifier | modifier le code]

En couleur jaune beurre, ou avec la mention (élu), les dissidents qui ont mis en ballotage leur adversaire. En couleur bleu dragée, les dissidents qui ont été éliminés dès le premier tour.

Tendance locale en avril-mai[94] Dissident Candidat officiel
Circonscriptions  % gauches % centre % droites Parti Nom Parti Nom
Dordogne, 2e 45
55
9
 
46
45
PS (exclue du PS[95]) Béatrice Patrie, ancienne députée européenne, conseillère municipale à Bergerac EELV Brigitte Allain (accord EELV-PS)
Saône-et-Loire, 3e[96] 57
65
12
 
31
35
PS (exclu[97]) Rémy Rebeyrotte, maire d'Autun, soutenu par Vincent Chauvet (MoDem) PS Attribuée à Philippe Baumel, proche d'Arnaud Montebourg
Ille-et-Vilaine, 1re[98] 57
65
12
 
31
35
PS (exclu[99]) Jean-Michel Boucheron, député sortant de la 1re depuis 31 ans PS Marie-Anne Chapdelaine investie par le parti suite au vote des militants (60 %)
Ille-et-Vilaine, 7e[100] 42
50-
11
 
47
50+
UMP Gilles Lurton, adjoint au maire de Saint-Malo, conseiller général, soutenu par le sortant UMP Nicolas Belloir
Morbihan, 4e 30
45
18
 
37
52
PS (exclu) Charles-Edouard Fichet,organisation dissidente au sein du PS de la circonscription Rég. Paul Molac (accord UDB-EELV-PS)
Essonne, 7e 47
54
9
 
44
46
UMP (exclue[101]) Laurence Spicher-Bernier, maire de Savigny-sur-Orge, exclue de l'UMP UMP Françoise Briand, députée sortante, soutenue par l'UMP et la droite locale
Essonne, 7e 47
54
9
 
44
46
PS François Garcia, maire d'Athis-Mons, président de la communauté de communes « les Portes de l'Essonne »[102] EELV Éva Sas, candidate soutenue par le PS
Essonne, 9e[103] 45
52
9
 
46
48
UMP Philippe Brun[104], président de l'association « Draveil-Villages »[105] UMP Georges Tron, ancien ministre
Hauts-de-Seine, 9e[106] 31
35
11
 
58
65
UMP Thierry Solère (élu), maire-adjoint de Boulogne-Billancourt, conseiller général UMP Claude Guéant, ministre de l'Intérieur (2011-2012), auparavant secrétaire général de l'Élysée
Paris, 3e[103] 54
58
10
 
36
42
UMP Thierry Coudert, ancien directeur de cabinet de Brice Hortefeux UMP Valérie Paparemborde
Yvelines, 3e[107] 32
36
12
 
56
64
UMP Olivier Delaporte, maire de La Celle-Saint-Cloud, soutenu par dix des treize maires de la circonscription[107] UMP Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Élysée
Moselle, 6e[108] 38

47
7
 
55 MLP en tête
53
FN (exclu[108]) Éric Vilain, candidat local depuis 2004 FN Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen (circonscription considérée gagnable)
Eure, 5e[109] Droites à 55 %[109]
NS + MLP 52 % puis NS 53 %[94]
PS (exclue[110]) Anne Mansouret, conseillère générale EELV Jérôme Bourlet de la Vallée (accord EELV-PS) (éliminé)
PS (exclue[111]) Hélène Ségura, conseillère régionale
Nord, 3e 43
52
6
 
51
48
PS (exclu[112]) Jean-Luc Pérat, député sortant de l'ancienne 24e PS Rémi Pauvros
Nord, 8e 53
61
6
 
41
39
PS (exclu[113]) Dominique Baert, député sortant de la 8e EELV - PS Slimane Tir (accord EELV-PS)
Nord, 10e 41
47
8
 
51
53
RPF Christian Vanneste, exclu de l'UMP, député sortant de la 10e, député pendant 14 ans UMP Gérald Darmanin
Nord, 19e 49
61
5
 
46
39
PS (exclue[114]) Marie-Claude Marchand, députée sortante de la 19e PS Anne-Lise Dufour-Tonini
Nord, 20e 45
56
6
 
49
44
DVD (UMP) Gilles Waddington CPNT - UMP Monique Huon
Pas-de-Calais, 9e DVG (exclu) Daniel Boys PRG Stéphane Saint-André (accord PS-PRG)
Pas-de-Calais, 12e 48
63
5
 
47
37
DVG (ex-PS) Jean-Pierre Kucheida, député sortant de la 12e PS Nicolas Bays
Haute-Garonne, 3e 46
53
11
 
43
47
PS Alain Fillola, maire de Balma soutenu par le PRG, exclu du PS[115] EELV - PS François Simon, ancien du PS (jusqu’en 2001) EELV depuis 2009 (accord EELV-PS).
Haute-Garonne, 9e[103] 56
64
8
 
36
36
MRC « Socialiste républicain » Thierry Cotelle, adjoint au maire de Toulouse, soutenu par un collectif mené par 5 maires socialistes locaux[116] passibles d'exclusion[117] PS Christophe Borgel, adjoint au maire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) (auto-désignation[118],[119])
Haute-Garonne, 10e[106] 51
59
10
 
39
41
PS Gilbert Hébrard, conseiller général et vice-président du conseil général de la Haute-Garonne exclu du PS PS Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants (diversité)
PS Daniel Ruffat, conseiller général
Charente-Maritime, 1re[106] 53
56
5
 
42
44
PS (exclu[120]) Olivier Falorni (élu), ancien premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime PS Ségolène Royal, députée de la 2e des Deux-Sèvres de 1988 à 2007, prétendante à la présidence de l'Assemblée nationale[121] (nomination)
Charente-Maritime, 2e[106] 53
56
5
 
42
44
DVG (ex-PS) David Baudon PS Suzanne Tallard, maire d'Aytré
Vaucluse, 2e PS (exclu) Michel Fuillet EELV Jacques Ollivier (accord EELV-PS)
Isère, 6e 35
46
9
 
56
54
DVD, République solidaire Renaud de Langlade, chef d'entreprises locales, soutenu par CAP21, les Centristes, Humanistes, Droite Sociale, ... UMP, Droite populaire Alain Moyne-Bressand, élu depuis 41 ans, député depuis 26 ans, sortant, conseiller général, maire de Crémieu

Curiosités[modifier | modifier le code]

Homonymies[modifier | modifier le code]

Dans la 1re circonscription du Lot, deux candidates portent le même nom de famille : Dominique Orliac, députée sortante, soutenue par le Parti socialiste et le Parti radical de gauche, et de Diane Orliac, candidate de Debout la République[122],[123].

Idem dans 6e circonscription du Var, où Alain Bolla (PCF - Front de Gauche) disputera des voix à Christophe Bolla (Alliance des Centres)[124]. Idem dans la 2e circonscription de Corse-du-Sud où se présentent Jean-Christophe Angelini, candidat régionaliste et un candidat frontiste, Bernard Angelini. Idem dans le Nord, où se présentent le député sortant communiste Alain Bocquet dans la 21e circonscription du Nord et la candidate frontiste Marie Bocquet dans la 16e circonscription du Nord.

D'autres candidats portent le même nom de famille que des personnalités politiques nationales. Gaspard Delanoë et Guillaume Fillon, candidats dans la région parisienne, mais qui n'ont aucun lien de parenté avec Bertrand Delanoë ou François Fillon[123].

En revanche, c'est bien la cousine de Ségolène Royal, Anne-Christine Royal, qui se présente dans la 10e circonscription de la Gironde, près de Libourne[125], sous l'étiquette Front national, parti dont elle est membre depuis 29 ans[126].

Jean-Yves Narquin, le frère de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot-Narquin, est candidat « bleu marine », soutenu par le Front national dans la 3e circonscription de Loir-et-Cher[127] où il affrontera un ancien collègue du gouvernement de sa sœur, Maurice Leroy.

Affrontement Kemel – Le Pen – Mélenchon[modifier | modifier le code]

L'une des campagnes les plus commentées dans les médias est celle pour le siège de député de la onzième circonscription du Pas-de-Calais.

La circonscription est celle où Marine Le Pen, la candidate du Front national, fit son meilleur résultat à l'élection présidentielle de 2012. Elle a d'ailleurs failli prendre sa ville principale, Hénin-Beaumont, à la municipale partielle de 2009.

La fédération locale du PS étant empêtrée dans des affaires judiciaires, Jean-Luc Mélenchon, candidat en avril et qui fit de l'opposition au Front national un axe majeur de sa campagne, choisit alors de s'y porter candidat. Sa priorité était de faire parler de lui en simulant un combat idéologique.[non neutre] Il reçoit le soutien du PCF local. Au début, il est le favori des sondages, mais il n'accède pas au second tour et il est dépassé par le socialiste Philippe Kemel, qui l'emporte au second tour avec 26 812 voix contre 26 694 pour Marine Le Pen dans l'attente de la confirmation du conseil constitutionnel sur la validité de l'élection de Mr Kemel en novembre 2012.

Duel Royal – Falorni[modifier | modifier le code]

Durant l'entre-deux-tours, l'attention des médias s'est concentrée sur le seul second tour entre la candidate socialiste Ségolène Royal et le dissident Olivier Falorni. Les instances du PS la nomment dans la première circonscription de la Charente-Maritime et Olivier Falorni, qui se présente en dissident, est exclu.

Alors que tout l'appareil du PS soutient Ségolène Royal, parfois sur le terrain, un tweet de Valérie Trierweiler défraie la chronique. Elle annonce dans celui-ci son soutien à M. Falorni, alors que son compagnon, le Président de la République, avait personnellement soutenu son ancienne compagne.

Ségolène Royal perd au second tour avec 37,03 % des voix exprimées.

Triangulaire Bayrou – Chabanne – Saubatte[modifier | modifier le code]

François Bayrou a perdu son siège, qu'il détenait depuis 1986, dans une triangulaire face aux candidats du PS et de l'UMP (celle-ci ayant présenté un candidat contre lui, suite à sa déclaration de voter en faveur de François Hollande au deuxième tour de l'élection présidentielle).

Triangulaire Collard – Guyot – Mourrut[modifier | modifier le code]

Gilbert Collard a été élu député du Gard sous l'étiquette « apparenté FN-RBM » en battant le député sortant Étienne Mourrut et la candidate socialiste Katy Guyot. Il est donc l'un des deux députés du Rassemblement Bleu Marine, avec Marion Maréchal-Le Pen, qui font leur retour dans l'Assemblée où des élus de leur parti n'avaient pas siégé depuis 1997.

Ministres du gouvernement Ayrault I[modifier | modifier le code]

La vingtaine de ministres candidats, et qui jouaient là leur portefeuille, ont tous été élus, ce qui laisse sans effet la règle annoncée par le Premier ministre à l'encontre des ministres battus aux élections législatives.

Membres des gouvernements Fillon[modifier | modifier le code]

Claude Guéant, dans une triangulaire face à un dissident de droite et un socialiste, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre, Marie-Luce Penchard et Michèle Alliot-Marie, face à des socialistes, sont tous battus.

Rama Yade, sous les couleurs radicales, est battue dès le premier tour.

François Fillon est réélu, cette fois dans une circonscription parisienne, tout comme Valérie Pécresse dans les Yvelines, Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'Essonne, Luc Chatel en Haute-Marne, Xavier Bertrand dans l'Aisne ou Marc Laffineur dans le Maine-et-Loire.

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats nationaux[modifier | modifier le code]

Composition de la nouvelle législature par nuance politique.
Vote majoritaire par commune de France métropolitaine lors du second tour des élections législatives.
Résultats des élections législatives françaises des 10 et 17 juin 2012
Partis
politiques
Premier tour Second tour Élus
Voix % Elus Voix % Sièges %
Parti socialiste (PS) 7 618 326 29,35 22 9 420 889 40,91 280 48,53
Europe Écologie Les Verts (VEC) 1 418 264 5,46 1 829 036 3,60 17 2,95
Divers gauche (DVG) 881 555 3,40 1 709 395 3,08 22 3,81
Parti radical de gauche (PRG) 428 898 1,65 1 538 331 2,34 12 2,08
Majorité présidentielle 10 347 043 39,86 25 11 497 651 49,93 331 57,37
Union pour un mouvement populaire (UMP) 7 037 268 27,12 9 8 740 628 37,95 194 33,62
Divers droite (DVD) 910 034 3,51 1 417 940 1,82 15 2,60
Nouveau Centre (NCE) 569 897 2,20 1 568 319 2,47 12 2,08
Parti radical (PRV) 321 124 1,24 - 311 199 1,35 6 1,04
Alliance centriste (ALLI) 156 026 0,60 - 123 132 0,53 2 0,35
Droite parlementaire 8 994 349 34,66 11 10 161 218 44,12 229 39,69
Front national (FN) 3 528 663 13,60 - 842 695 3,66 2 0,35
Front de gauche (FG) 1 793 192 6,91 - 249 498 1,08 10 1,73
Le Centre pour la France (CEN) 458 098 1,77 - 113 196 0,49 2 0,35
Extrême gauche (EXG) 253 386 0,98 - - - - -
Écologistes (ECO) 249 068 0,96 - - - - -
Régionalistes (REG) 145 809 0,56 - 135 312 0,59 2 0,35
Autres (AUT) 133 752 0,52 - - - - -
Extrême droite (EXD) 49 499 0,19 - 29 738 0,13 1 0,17
Inscrits 46 082 104 100,00 43 233 648 100,00
Abstention 19 712 978 42,78 19 281 162 44,60
Votants 26 369 126 57,22 23 952 486 55,40
Blancs et nuls 416 267 1,58 923 178 3,85
Exprimés 25 952 859 98,42 23 029 308 96,15
Résultats proclamés par les commissions de recensement, publiés par le le ministère français de l'Intérieur [5]
Nuances retenues par le ministère français de l'Intérieur [6]


Résultats par département et par circonscription[modifier | modifier le code]

Répartition par circonscription des candidats élus après les deux tours des élections législatives de 2012.

Élus du 1er tour[modifier | modifier le code]

36 des 577 circonscriptions ont élu un député dès le 1er tour des élections législatives :

4 candidats (1 en Val-d'Oise, 2 en Guadeloupe et 1 en Martinique) ont obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, mais n’ont pas été élus parce que les voix obtenues ne représentaient pas un quart des inscrits.

Candidats qualifiés pour le 2nd tour[modifier | modifier le code]

Nombre de candidat(e)s pouvant se maintenir au soir du 2e tour pour chaque circonscription

Parmi les 541 circonscriptions qui n’ont pas été attribuées au premier tour, 495 ont un second tour opposant deux candidats et 46 trois candidats, avant d'éventuels désistements.

Répartition des 495 « duels » :

  • 19 duels impliquent le Front de gauche : 15 adversaires sont de gauche, 3 de droite et 1 du Front national ;
  • 471 duels impliquent la gauche (PS / PRG / EELV / DVG), dont 7 entre deux candidats de gauche : 15 adversaires sont du Front de Gauche, 3 régionalistes, 4 du MoDem, 5 de l'Alliance centriste, 417 de droite, 19 du Front national et 1 du reste de l'extrême droite ;
  • 8 duels impliquent un parti régionaliste (en Corse, Martinique, Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie) : 3 adversaires sont de gauche et 5 de droite ;
  • 5 duels impliquent le MoDem : 4 adversaires sont de gauche et 1 de droite ;
  • 6 duels impliquent l'Alliance centriste : 5 adversaires sont de gauche et 1 de droite ;
  • 440 duels impliquent la droite (UMP / PR / NC / DVD), dont 4 entre deux candidats de droite : 3 adversaires sont du Front de gauche, 417 de gauche, 5 régionalistes, 1 du MoDem, 1 de l'Alliance centriste et 9 du Front national ;
  • 29 duels impliquent le Front national : 1 adversaire est du Front de gauche, 19 de gauche et 9 de droite ;
  • 1 duel implique l’extrême droite, l’adversaire est de gauche.

Répartition des 46 « élections triangulaires »[128] :

  • 11 élections triangulaires opposent la gauche et la droite : 7 impliquent deux candidats de gauche et un de droite et 4 impliquent deux candidats de droite et un de gauche ;
  • 33 élections triangulaires opposent la gauche et la droite à un troisième parti : 1 avec le Front de gauche, 1 avec un parti régionaliste, 1 avec le MoDem et 30 avec le Front national ;
  • 1 élection triangulaire oppose le Front de gauche, la gauche et le Front national ;
  • 1 élection triangulaire oppose le Front de gauche, la droite et le Front national.

Pour le second tour, le Front de gauche a qualifié 22 candidats sur 558 (18 en duels et 4 en triangulaires), les régionalistes 9 (8 en duels et 1 en triangulaire), le MoDem 6 sur 344 (5 en duels et 1 en triangulaire), l'Alliance centriste 6 sur 50 (6 en duels), le Front national 61 sur 571 (29 en duels et 32 en triangulaires) et le reste de l’extrême droite 1 (en duel). Ce décompte ne prend pas en considération les désistements volontaires de candidats pouvant se maintenir avant le dépôt des candidatures pour le second tour.

Candidats uniques du second tour après désistements[modifier | modifier le code]

Quinze candidats n'ont pas d'adversaire pour le second tour, ils sont donc assurés d'être élus[129] :

Nuances politiques des députés élus[modifier | modifier le code]

Composition de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Composition de la nouvelle législature par groupe politique


Source[130]

Groupe Membres Apparentés Total  %
Socialiste, républicain et citoyen (SRC) 279 18 297 51,5
Union pour un mouvement populaire (UMP) 184 11 195 33,8
Union des démocrates et indépendants (UDI) 30 0 30 5,2
Écologiste 17 0 17 2,9
Gauche démocrate et républicaine (GDR) 15 0 15 2,6
Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) 16 0 16 2,8
Non inscrits 7 0 7 1,2
Total 550 27 577 100,0

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Florent Gougou et Simon Labouret, « Revisiting data on the 2012 French legislative elections: Political supply, party competition and territorial divisions », French Politics, vol. 11, no 1,‎ avril 2013, p. 73-97 (DOI 10.1057/fp.2013.2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2012-558 du 25 avril 2012 portant convocation des électeurs pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale
  2. Outre-Mer : les législatives commencent, Le Figaro, 9 juin 2012.
  3. a et b Scrutin uninominal à 2 tours : Article L123 du Code électoral sur Legifrance.gouv.fr
  4. 577 députés : Article LO119 du Code électoral sur Legifrance.gouv.fr
  5. « Législatives : 102 recours », Le Figaro, 29 juin 2012.
  6. Loi organique n° 2001-419 du 15 mai 2001 modifiant la date d'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale, JORF no 113 du 16 mai 2001.
  7. « Tout bien réfléchi, c'est oui », L'Express, Denis Jeambar, 21 septembre 2000.
  8. Georges Vedel, « Variations et cohabitations », revue Pouvoirs, no 83, novembre 1997.
  9. Jean-Claude Zarka, Le Président de la Ve République, Ellipses, 2007 (ISBN 978-2729831868), p. 10.
  10. « Le Conseil constitutionnel valide le redécoupage législatif », dépêche AFP, 18 février 2010.
  11. Les modalités de vote expliquées
  12. Votez à l’étranger en 2012, ministère français des affaires étrangères, consulté en mars 2012, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/elections-2012-votez-etranger_20721/#so_2
  13. Inquiétudes quant au vote par correspondance ou par voie électronique pour les Français de l’étranger lors des élections législatives, http://ffe-ps.org/2012/02/23/inquietude-quant-au-vote-par-correspondance-ou-par-voie-electronique-pour-les-francais-de-letranger-lors-des-elections-legislatives/
  14. Comment voter par procuration ?, Ministère des affaires étrangères et européennes
  15. Le vote par procuration, Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités Territoriales et de l'Immigration
  16. Mémento à l'usage des candidats, sur le site du Ministère de l'Intérieur
  17. Informations pour les candidats à la députation, sur le site du Ministère des Affaires étrangères.
  18. Article L.126 du Code électoral, créé par la loi no 86-825 du 11 juillet 1986.
  19. Article L.162 du Code électoral, modifié par l'ordonnance no 2003-1165 du 8 décembre 2003.
  20. Patrick Roger, « Législatives 2012 : fièvre rose en vue... et possible cohabitation », Le Monde,‎ 18 octobre 2011 (lire en ligne)
  21. Blog d'Arnaud Leparmentier, « Sarkozy a été alerté sur les risques de cohabitation par son spécialiste électoral Alain Marleix », 8 avril 2012, le Monde
  22. « Comment la sociologie électorale prédit une victoire serrée de Hollande », Les Échos, 12 mars 2012
  23. Martial Foucault, « Forecasting the 2012 French legislative election », French Politics (2012) 10, lien
  24. Arrêté du 7 mai 2012 pris en application de l'article 9 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, JORF du 10 mai 2012.
  25. Législatives : 6.611 candidatures, Le Figaro, 21 mai 2012.
  26. « Les législatives en chiffres : "pour la parité, vous pouvez déjà oublier" », Le Monde, 10 juin 2012.
  27. Législatives : 40 % de femmes candidates, Le Figaro, 19 mai 2012.
  28. Media(s), un autre regard, « La campagne électorale officielle, le retour… Version Législatives », Emmanuel Matt, 24 mai 2012
  29. « Législatives : quelle majorité pour Hollande ? », Le Monde, Patrick Roger, 24 mai 2012
  30. « Ayrault prêt à nommer des ministres issus du Front de gauche », Nouvel Obs, 25 mai 2012
  31. Patrick Roger, « Cohérence ou cohabitation », Le Monde, 12 mai 2012.
  32. Nouvel Obs, « Et si la droite était majoritaire... pendant un mois ? », Guillaume Venetitay, 1er juin 2012
  33. Article LO153 du Code électoral modifié par la loi organique no 2013-906 du 11 octobre 2013 - art. 4, sur le site de Légifrance.
  34. Le Parlement réuni en Congrès comprend 925 parlementaires. Une majorité des trois-cinquièmes correspond à 555 parlementaires, mais en pratique, les votes nuls et blancs réduisent ce nombre. La gauche sénatoriale compte 177 sénateurs (sur 348) jusqu'en septembre 2014, ce qui fait qu'il faudrait 378 députés (65,6 % de l'Assemblée) ou légèrement moins compte tenu d'abstentions, pour faire passer une révision sans des députés de droite.
  35. « Vote des étrangers: Hollande table sur des voix de droite pour faire passer la réforme », Slate.fr, Delphine Dyèvre, le 3 mai 2012 à 14 h 13
  36. « Élections législatives du 10 juin : Les candidats de Lutte Ouvrière », Lutte Ouvrière n° 2284, 11 mai 2012
  37. « Les candidatEs de la GA s’affilient à l’association de financement SEGA afin de garantir à notre courant une part de la dotation publique proportionnelle à sa réalité militante », in « Résolution adoptée par la réunion nationale de la Gauche anticapitaliste des 12 et 13 mai », site national de la Gauche anticapitaliste
  38. « Législatives : 364 candidats dont 171 femmes pour le NPA », France-Soir, 21 mai 2012
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  40. « Présidentielle 2012: Schivardi pas candidat », L'Express, publié le 02/10/2011
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  43. « Candidats Front de Gauche - Parti de Gauche », www.lepartidegauche.fr (site officiel du Parti de gauche), 16 mai 2012
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  46. « Mélenchon officialise sa candidature contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont », L'Express, 12 mai 2012
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  49. « EELV a investi 471 candidats aux législatives à "parité de résultat" », Le Monde, 22 mai 2012
  50. « Un journal régional porte atteinte à l'honneur de notre mouvement et de son président », www.m-e-i.fr, 16 mars 2012
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  53. Karine Perret, « Le délicat dossier des investitures aux législatives examiné par le PS », Agence France-Presse, 20 novembre 2011
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  55. Sylvia Zappi, « Législatives : la "diversité" progresse peu au PS », Le Monde, 30 novembre 2011
  56. Le Bureau national du PRG approuve l’accord avec le PS, www.planeteradicale.org (site officiel du PRG), 22 novembre 2011
  57. Jean-Michel Baylet: «Nous aurons plus de députés que les écologistes !», [Les Échos], consulté le 8 février 2012
  58. « Le PS et le MRC bouclent un accord électoral », Libération, 7 mars 2012
  59. Bayrou lance "le centre pour la France", Le Figaro, 10 mai 2012.
  60. Législatives : Bayrou lance «Le centre pour la France», Le Figaro, 10 mai 2012.
  61. « Législatives: le « Centre pour la France » soutient 400 candidats, 25 % non-Modem », Le Point, 22 mai 2012
  62. « Législatives : Borloo pose ses conditions », Le Journal du dimanche, 4 février 2012
  63. « Borloo reconstitue son trésor de guerre avec des écolos inconnus », François Krug pour Rue89, 10 février 2012
  64. « Législatives : le Nouveau Centre investit 127 candidats », Le Monde avec AFP, 8 février 2012
  65. « Législatives: Alliance entre l'UMP et le Nouveau Centre », 20 minutes, 22 mai 2012
  66. « Nicolas Dupont Aignan pour un "patriotisme serein" », Le Monde, 12 mars 2012
  67. « LÉGISLATIVES 2012 - Debout la République annonce 320 candidats aux législatives », Le Point, 18 mai 2012
  68. « Législatives : l'UMP a investi 501 candidatures », Le Point, 28 janvier 2012
  69. « L'UMP s'abstient de présenter un candidat contre Morin aux législatives », Les Échos, 26 janvier 2012
  70. « Législatives : l'UMP protège Bayrou et les villepinistes », Le Figaro, 28 janvier 2012
  71. « Législatives : la stratégie de Marine Le Pen », Le Point, 1er février 2012
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  79. « 548 candidats aux législatives partout en France », alliance-ecologiste-independante.com, 10 mars 2012
  80. « Des candidats aux législatives partout en France », site national de l'AEI
  81. « Solidarité & Progrès présente 78 candidats aux législatives », Solidarité & Progrès, 18 mai 2012
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  85. Julien L., « Le Parti Pirate présentera plus de 100 candidats aux législatives », Numerama,‎ mardi 15 mai 2012 à 17 h 17 (consulté en 16 mai 2012).
  86. « Législatives: 70 candidats pour l'Union de la droite nationale (extr. droite) », Le Parisien, 22 mai 2012
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  88. a et b « Législatives : un enjeu financier majeur pour les partis », Les Échos, Marie Bellan, 5 juin 2012
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  91. « Accords aux législatives : nouvelles frictions entre PS et EELV », LCI, 2 avril 2012
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  103. a, b et c « Les dissidences UMP et PS se multiplient », Marianne, Tefy Andriamanana, 14 mai 2012
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  105. http://www.draveil-villages.fr/?page_id=74
  106. a, b, c et d « Législatives : ces duels fratricides », Europe 1, Fabienne Cosnay, 18 mai 2012
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  108. a et b « Parachutage mouvementé pour le FN à Forbach », Le Point, 28/05/12
  109. a et b « La gauche se déchire dans la 5ème circonscription de l’Eure », Fil-Fax, 10/05/12
  110. « Anne Mansouret exclue du PS pour sa candidature dissidente dans l'Eure »
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  112. Législatives : le député Jean-Luc Pérat exclu du Parti socialiste (La Voix du Nord)
  113. La Voix du Nord
  114. La députée sortante Marie-Claude Marchand exclue du Parti socialiste
  115. « La gauche s'offre une primaire dans la 3ème circonscription toulousaine », Gilles-R. Souillés, La Dépêche, 31 mai 2012
  116. « Un collectif dissident soutient le candidat MRC contre un responsable PS », Le Parisien
  117. « Le PS fait la chasse aux dissidents », Sébastien Marti, La Dépêche, 15 mai 2012
  118. Toulouse Infos, « Législatives : Thierry Cotelle, un esprit dissident dans une candidature saine », 23 mai 2012
  119. D'après Toulouse Infos, le « vote des militants qui devait départager […] Anne Crayssac, adjointe au maire, et Nadia Pellefigue, conseillère régionale, a été entaché d'irrégularités. Chargé de régler ce problème, le secrétaire national des élections Christophe Borgel est venu mener son enquête à Toulouse. En guise de solution, il décide de se présenter lui-même aux législatives, évinçant ainsi les deux femmes. »
  120. « Olivier Falorni, exclu du Parti Socialiste », France 3 Poitou-Charentes, Christine Hinckel, 28 mars 2012
  121. « Royal réaffirme sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale », brève du Monde, 12 mai 2012
  122. Législatives dans le Lot : Deux homonymes face-à-face, France-Soir, 22 mai 2012
  123. a et b Rémi Duchemin, « Législatives : ces candidats qui détonnent », Europe 1, 22 mai 2012
  124. Var-Matin
  125. Slate.fr, « Législatives 2012: Anne-Christine Royal, la cousine de Ségolène Royal, candidate FN en Gironde », 28 mai 2012
  126. Front National : fiche d'Anne-Christine Royal
  127. Législatives : le frère de Roselyne Bachelot vote FN, Le Point, 30 mai 2012
  128. « Dimanche, il devrait y avoir 46 triangulaires », Le Figaro, Gary Assouline, le 11 juin 2012.
  129. Olivier-Biffaud, « Quinze candidats vaincront sans combattre au second tour des législatives » sur France Télévisions, 14 juin 2012
  130. [PDF] XIVe législature, mercredi 27 juin 2012, no 2, Le Feuilleton, session ordinaire 2011-2012, sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 29 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]