Coupe du monde de football de 1998

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Coupe du monde de football de 1998

Logo de la Coupe du monde de football de 1998
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Éditions 16e
Lieu Drapeau : France France
Date 10 juin au 12 juillet 1998
Participants 32 (174 partants)
Épreuves 64 rencontres
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Brésil Brésil
Vainqueur Drapeau : France France (1er titre)
Finaliste Drapeau : Brésil Brésil
Troisième Drapeau : Croatie Croatie
Buts 171 (moyenne 2,672)
Meilleur joueur Drapeau : Brésil Ronaldo
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Croatie Davor Šuker (6)

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La Coupe du monde de football de 1998 est la seizième édition de la Coupe du monde de football et se déroule en France du 10 juin au 12 juillet 1998. C'est la seconde fois que la France organise la coupe du monde après 1938.

Un tournoi amical, le Tournoi de France, est disputé en 1997 en guise de préparation à l'organisation de la Coupe du monde.

Le début de cette coupe du monde est endeuillé par la disparition du coprésident du comité d'organisation de la compétition (avec Michel Platini) Fernand Sastre, qui décède des suites d'un cancer le matin du 13 juin 1998.

L'équipe de France, à domicile, se qualifie pour la première fois de son histoire pour une finale de Coupe du Monde et bat le Brésil, tenant du titre, 3 buts à 0. Le capitaine de l'équipe de France Didier Deschamps devient le premier joueur français à soulever la Coupe du Monde.

Préparation de l'évènement[modifier | modifier le code]

Candidatures et choix du pays organisateur[modifier | modifier le code]

En janvier 1991, les fédérations de football de sept pays se portent officiellement candidats à l'organisation de la Coupe du monde de 1998 auprès de la Fédération internationale de football association (FIFA). Il s'agit des fédérations de l'Angleterre, du Brésil, du Chili, de la France, de l'Inde, du Maroc, du Portugal et de la Suisse[1],[2]. Quatre pays se retirent de sorte qu'en septembre 1991 seuls la France, le Maroc et la Suisse sont encore postulants. Ces trois candidatures sont examinées jusqu'en avril 1992 par une commission d'évaluation de la FIFA[1].

La désignation du pays hôte a lieu le 2 juillet 1992 au siège de la FIFA à Zurich. Le comité exécutif de la FIFA attribue l'organisation de l'événement à la France, qui obtient au premier tour douze voix contre sept en faveur du Maroc[1],[3],[4].

Désignation du pays organisateur
Fédérations candidates Nombre de voix
Drapeau : France France 12
Drapeau : Maroc Maroc 7
Drapeau : Suisse Suisse
Logo de la candidature française

La candidature française prend son origine le 21 juillet 1983. Le président de la Fédération française de football (FFF) Fernand Sastre signifie à la FIFA l'intention de la France d'organiser à nouveau la Coupe du monde de football en 1990 après avoir déjà accueilli le tournoi en 1938. Si la Fédération d'Italie de football devait également postuler pour la Coupe du monde de 1990, la fédération française prévoit de reporter sa candidature pour le tournoi 1998. L'Italie étant finalement sur les rangs, la France se retire de processus de désignation pour 1990[5],[1]. En novembre 1986 le nouveau président de la FFF, Jean Fournet-Fayard, se déclare « prêt à constituer un dossier de candidature » pour l'édition 1998 du mondial[1]. Le président de la République François Mitterrand rend officielle la candidature française le 26 janvier 1989 par un courrier à la FIFA[1]. Cette même année, un comité de candidature est créé par la Fédération française de football[2]. Le slogan de la candidature française est (en) « All of France wants the World Cup »[6] (« La France entière veut la Coupe du monde »).

L'idée d'une candidature marocaine à l'organisation de la Coupe du monde remonte également à 1983 et provient du président du club du Wydad de Casablanca Abderrazak Mekouar. Le projet apparaît tout d'abord déraisonnable mais est soutenu par le Roi du Maroc Hassan II dès qu'il en prend connaissance. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) postule pour la première fois à l'organisation de la Coupe du monde de 1994, où elle perd face aux États-Unis et en devançant le Brésil. Suite à cette première tentative, le ministre de la Jeunesse et des Sports Abdellatif Semlali[7] remonte un deuxième dossier de candidature pour la Coupe du monde 1998[4],[8].

Comité d'organisation[modifier | modifier le code]

L'organisation de la Coupe du monde de 1998 est déléguée par la FIFA à la Fédération française de football. La FFF crée le 10 novembre 1992 le Comité français d'organisation (CFO) pour s'occuper de tous les aspects de l'événement. Le CFO est dirigé par deux coprésidents : Fernand Sastre, ancien président de la FFF et initiateur de la candidature française, et Michel Platini, champion d'Europe 1984[1],[2],[9].

Une commission de la FIFA est chargée de faire le lien entre le Comité français d'organisation et la FIFA. Cette commission est présidée par Lennart Johansson, également président de l'UEFA de 1990 à 2007. Son vice-président est l'Argentin Julio Grondona, également vice-président de la FIFA[10].

Tournoi de France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tournoi de France (1997).

Un tournoi amical, le Tournoi de France, est disputé en France du 3 au 11 juin 1997 en guise de préparation à la Coupe du monde qui a lieu un an plus tard. Les quatre équipes participant à ce tournoi sont l'Angleterre, le Brésil, la France et l'Italie. Le tournoi se déroulait sous la forme d'une poule unique, chaque équipe disputant trois matchs et l'équipe terminant en tête remportant le tournoi. C'est l'équipe d'Angleterre qui remporta le tournoi grâce à deux victoires contre l'Italie et la France et malgré une défaite contre le Brésil.

Stades[modifier | modifier le code]

Les investissements dans les stades de la Coupe du monde 1998 se montent à 600 millions d'euros. La construction du Stade de France nécessite 420 millions d'euros. Les autres neuf stades sont rénovés pour la somme de 180 millions d'euros[11].

Le Stade de France n'ayant aucun club de football résident, la répartition de ces investissements ne permet pas réellement aux clubs de football français de se doter de stades modernes en comparaison avec la Coupe du monde 2006. Le mondial 2006 en Allemagne profite en effet bien plus aux clubs de football allemands : 1,5 milliard d'euros y sont investis pour rénover ou construire douze stades, dont onze sont utilisés par un club[11].

Stade Capacité Ville
Stade de France 80 000 Saint-Denis
Stade Vélodrome 60 000 Marseille
Parc des Princes 48 275 Paris
Stade de Gerland 44 000 Lyon
Stade Félix-Bollaert 41 275 Lens
Stade de la Beaujoire 38 500 Nantes
Stadium 36 500 Toulouse
Stade Geoffroy-Guichard 36 000 Saint-Étienne
Stade Lescure 34 500 Bordeaux
Stade de la Mosson 35 500 Montpellier

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Les 174 équipes voulant concourir à la Coupe du monde doivent tout d'abord passer par une phase qualificative, à l'exception de deux équipes nationales : la France est automatiquement qualifiée en tant que pays organisateur et le Brésil en tant que champion du monde en titre. Chaque confédération continentale organise une compétition qualificative propre. Le nombre d'équipes qualifiées dans chaque confédération est défini à l'avance :

Les demi-places attribuées à l'AFC et à l'OFC signifient qu'un match de barrage est disputé par deux représentants de ces zones, seule la sélection victorieuse de ce barrage étant qualifiée pour la Coupe du monde.

Le tirage au sort de la phase qualificative se tient au Carrousel du Louvre à Paris le 12 décembre 1995[5],[12]. La compétition se déroule du 1er mars 1996 au 16 novembre 1997[5] et permet, outre la France et le Brésil, à 3 équipes nord-américaines, 4 sud-américaines, 14 européennes, 5 africaines et 4 asiatiques d'obtenir leur place pour la Coupe du monde 1998. Aucune équipe d'Océanie ne parvient à se qualifier.

Quatre sélections obtiennent pour la première fois le droit de participer au mondial : l'Afrique du Sud, la Croatie, la Jamaïque et le Japon. En outre, il s'agit de la dernière qualification pour une Coupe du monde de la Yougoslavie, devenue la Serbie-Monténégro en 2003. Parmi les surprises figurent les éliminations de la Suède, troisième au mondial américain de 1994, de la République tchèque, finaliste au Championnat d'Europe de football 1996, ainsi que de l'Uruguay, du Portugal et de la Russie.

Répartition des 32 sélections qualifiées par confédération

Légende :

La coupe du monde 1998 est la première coupe du monde à 32 équipes.

Le tirage au sort de la phase finale est effectué le 4 décembre 1997 à partir de 19 h au Stade Vélodrome de Marseille. Il est retransmis en France par la chaîne privée TF1, qui fait appel à Carole Rousseau et Roger Zabel pour animer la cérémonie. La scène est installée en tribune Ray Grassi. Le tirage au sort est effectué par six joueurs et une joueuse ayant disputé au moins une Coupe du Monde, à l'exception de Weah : Franz Beckenbauer, Julie Foudy, Georges Carnus, George Weah donc, Jean-Pierre Papin, Raymond Kopa et Marius Trésor, ainsi que par Carlos Alberto Parreira, entraîneur tenant du titre avec le Brésil.

Joueurs[modifier | modifier le code]

L'âge moyen des joueurs de football présents à la Coupe du monde 1998 est de 27 ans et 8 mois. Au début de la compétition, le joueur le plus jeune est l'attaquant camerounais Samuel Eto'o, 17 ans et 3 mois. Le plus âgé est le gardien de but écossais Jim Leighton, 39 ans et 10 mois[13].

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Parmi les sélectionneurs des 32 équipes présents à la Coupe du monde, trois sont remplacés pendant la compétition[14].

Compétition[modifier | modifier le code]

Pour les résultats détaillés, voir l'article : Résultats de la Coupe du monde de football de 1998.

Premier tour[modifier | modifier le code]

Les 32 équipes étaient réparties dans huit groupes (A–H) de la façon suivante :

Groupe A[modifier | modifier le code]

Le Brésil remporte le match d'ouverture contre l'Écosse sur le score de deux buts à un. Lors de cette première journée, le Maroc et la Norvège se séparent sur un match nul. Lors de la deuxième journée, le Brésil bat le Maroc trois buts à zéro et assure sa qualification pour le tour suivant dès son deuxième match. La Norvège et l'Écosse se neutralisent : un but partout.

Lors de la dernière journée, le Maroc bat l'Écosse trois buts à zéro. Ils pensent être qualifiés mais la Norvège crée la surprise en battant le Brésil. Cette victoire déchaîne les médias car la Norvège obtient un penalty jugé inexistant par l'ensemble des médias. L'arbitre du match, l'américain Esfandiar Baharmast, est dans un premier temps vivement critiqué et de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer l'arbitrage vidéo. Néanmoins, quelques jours plus tard, une vidéo prise d'un angle différent de celui du direct, réhabilite l'arbitre et démontre que la faute du défenseur brésilien Junior Baiano est bien réelle, la faute étant commise juste avant le début du ralenti diffusé en direct où l'on ne voit que la chute du joueur norvégien Tore André Flo, et pas le tirage de maillot qui précède et entraîne cette chute.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Brésil Brésil 6 3 2 0 1 6 3 +3
2 Drapeau : Norvège Norvège 5 3 1 2 0 5 4 +1
3 Drapeau : Maroc Maroc 4 3 1 1 1 5 5 0
4 Drapeau : Écosse Écosse 1 3 0 1 2 2 6 -4
10 juin Brésil Drapeau : Brésil 2 1 Drapeau : Écosse Écosse
10 juin Maroc Drapeau : Maroc 2 2 Drapeau : Norvège Norvège
16 juin Norvège Drapeau : Norvège 1 1 Drapeau : Écosse Écosse
16 juin Brésil Drapeau : Brésil 3 0 Drapeau : Maroc Maroc
23 juin Norvège Drapeau : Norvège 2 1 Drapeau : Brésil Brésil
23 juin Maroc Drapeau : Maroc 3 0 Drapeau : Écosse Écosse

Groupe B[modifier | modifier le code]

La première journée est ponctuée de matchs nuls : l'Italie est accrochée par le Chili emmené par son duo d'attaque Zamorano-Salas. Dans l'autre match, le Cameroun et l'Autriche se neutralisent. Le but Camerounais est inscrit par Njanka au terme d'une longue remontée du terrain.

Lors de la seconde journée, l'Italie bat le Cameroun trois buts à zéro et le Chili et l'Autriche font match nul.

Lors de la dernière journée, l'Italie assure sa qualification en battant l'Autriche. Dans l'autre match, le Chili et le Cameroun se séparent sur un match nul. Le Chili se qualifie donc en ayant réalisé trois matchs nuls. Dans ce groupe il y a eu quatre nuls en six matchs.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Italie Italie 7 3 2 1 0 7 3 +4
2 Drapeau : Chili Chili 3 3 0 3 0 4 4 0
3 Drapeau : Autriche Autriche 2 3 0 2 1 3 4 -1
4 Drapeau : Cameroun Cameroun 2 3 0 2 1 2 5 -3
11 juin Italie Drapeau : Italie 2 2 Drapeau : Chili Chili
11 juin Autriche Drapeau : Autriche 1 1 Drapeau : Cameroun Cameroun
17 juin Chili Drapeau : Chili 1 1 Drapeau : Autriche Autriche
17 juin Italie Drapeau : Italie 3 0 Drapeau : Cameroun Cameroun
23 juin Italie Drapeau : Italie 2 1 Drapeau : Autriche Autriche
23 juin Chili Drapeau : Chili 1 1 Drapeau : Cameroun Cameroun

Groupe C[modifier | modifier le code]

Avec 9 points, 3 matchs gagnés, 9 buts marqués et 1 seul but encaissé, la France présente le meilleur bilan des 8 groupes. Seule ombre au tableau : l'expulsion de Zinédine Zidane qui sera suspendu pour 2 matchs, coupable d'avoir marché sur le capitaine Saoudien Fuad Amin. Dugarry offre le premier but français de la compétition et met fin à toute discussion quant à sa sélection douteuse pour le Mondial. Le Danemark a quelque peu déçu en faisant le service minimum dans ce groupe (1-0 contre les Saoudiens et un nul contre les Sud-Africains). L'Arabie saoudite entre dans l'histoire en se séparant de son entraîneur après deux matchs de poule. Le dernier match Arabie saoudite-Afrique du Sud se terminera par trois pénalties.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : France France 9 3 3 0 0 9 1 +8
2 Drapeau : Danemark Danemark 4 3 1 1 1 3 3 0
3 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 2 3 0 2 1 3 6 -3
4 Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite 1 3 0 1 2 2 7 -5
12 juin France Drapeau : France 3 0 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud
12 juin Danemark Drapeau : Danemark 1 0 Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite
18 juin France Drapeau : France 4 0 Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite
18 juin Danemark Drapeau : Danemark 1 1 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud
24 juin France Drapeau : France 2 1 Drapeau : Danemark Danemark
24 juin Afrique du Sud Drapeau : Afrique du Sud 2 2 Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite

Groupe D[modifier | modifier le code]

À la fin des six matchs de ce groupe, une surprise : la Bulgarie, quatrième de la précédente Coupe du Monde, terminera quatrième… de son groupe. Elle fait un score nul et vierge face au Paraguay, tandis que l'Espagne est défaite 3 buts à 2 par le Nigeria.

Lors de la journée suivante, nouveau score nul et vierge pour le Paraguay, cette fois face aux Espagnols. Le Nigeria gagne de nouveau, 1 but à 0 contre les Bulgares.

Et enfin, le coup d'éclat : le Paraguay défait 3 buts à 1 le Nigeria. Les deux équipes finiront par se qualifier, le Nigeria étant premier et le Paraguay deuxième. En atomisant la Bulgarie 6-1, l'Espagne termine troisième et est éliminée tout comme son dernier adversaire.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Nigeria Nigeria 6 3 2 0 1 5 5 0
2 Drapeau : Paraguay Paraguay 5 3 1 2 0 3 1 +2
3 Drapeau : Espagne Espagne 4 3 1 1 1 8 4 +4
4 Drapeau : Bulgarie Bulgarie 1 3 0 1 2 1 7 -6
12 juin Paraguay Drapeau : Paraguay 0 0 Drapeau : Bulgarie Bulgarie
13 juin Nigeria Drapeau : Nigeria 3 2 Drapeau : Espagne Espagne
19 juin Paraguay Drapeau : Paraguay 0 0 Drapeau : Espagne Espagne
19 juin Nigeria Drapeau : Nigeria 1 0 Drapeau : Bulgarie Bulgarie
24 juin Espagne Drapeau : Espagne 6 1 Drapeau : Bulgarie Bulgarie
24 juin Nigeria Drapeau : Nigeria 1 3 Drapeau : Paraguay Paraguay

Groupe E[modifier | modifier le code]

Les deux pays européens de cette poule, Belgique et Pays-Bas, se neutralisent (0-0). Les Mexicains défont les Sud-Coréens 3 buts à 1. Les Néerlandais infligent une deuxième défaite aux Asiatiques par 5 buts à 0, tandis que Belges et Mexicains marquent deux buts chacun dans le match qui les opposent, sous une chaleur accablante, à Bordeaux. Avec une victoire et un nul chacun, les Néerlandais et les Mexicains ont une petite avance sur leurs adversaires, et font match nul 2-2. Les Belges font eux aussi un nul (1-1) contre la Corée du Sud.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 5 3 1 2 0 7 2 +5
2 Drapeau : Mexique Mexique 5 3 1 2 0 7 5 +2
3 Drapeau : Belgique Belgique 3 3 0 3 0 3 3 0
4 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 1 3 0 1 2 2 9 -7
13 juin Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 0 0 Drapeau : Belgique Belgique
13 juin Mexique Drapeau : Mexique 3 1 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
20 juin Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 5 0 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
20 juin Mexique Drapeau : Mexique 2 2 Drapeau : Belgique Belgique
25 juin Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 2 Drapeau : Mexique Mexique
25 juin Belgique Drapeau : Belgique 1 1 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud

Groupe F[modifier | modifier le code]

C'est l'un des deux groupes où le dernier de la poule perd tous ses matchs. Les États-Unis perdent d'abord 2-0 contre les Allemands, à la moyenne d'âge assez élevée, puis 2-1 face à l'Iran, et enfin 1-0 contre la Yougoslavie. Entre temps, la Yougoslavie a défait l'Iran 1-0 et a fait match nul 2-2 contre l'Allemagne. Les Allemands ont battu l'Iran 2-0. Résultat : Allemands et Yougoslaves se qualifient dans cet ordre, Américains et Iraniens rentrent chez eux.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Allemagne Allemagne 7 3 2 1 0 6 2 +4
2 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie 7 3 2 1 0 4 2 +2
3 Drapeau : Iran Iran 3 3 1 0 2 2 4 -2
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 0 3 0 0 3 1 5 -4
14 juin RF Yougoslavie Drapeau : République fédérale de Yougoslavie 1 0 Drapeau : Iran Iran
15 juin Allemagne Drapeau : Allemagne 2 0 Drapeau : États-Unis États-Unis
21 juin Allemagne Drapeau : Allemagne 2 2 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie
21 juin Iran Drapeau : Iran 2 1 Drapeau : États-Unis États-Unis
25 juin Allemagne Drapeau : Allemagne 2 0 Drapeau : Iran Iran
25 juin RF Yougoslavie Drapeau : République fédérale de Yougoslavie 1 0 Drapeau : États-Unis États-Unis

Groupe G[modifier | modifier le code]

Forts de leur parcours correct aux États-Unis quatre ans plus tôt (ayant écarté les Argentins en huitièmes de finale), les Roumains confirment leur rang et terminent premiers de leur groupe. Vainqueurs 1-0 de la Colombie et de l'Angleterre 2-1, ils n'ont cependant pas les moyens de faire mieux que 1-1 face aux Tunisiens. Les Anglais suivent les Roumains de près en gagnant leurs deux autres matchs face aux Tunisiens (2-0) et aux Colombiens (sur le même score).

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Roumanie Roumanie 7 3 2 1 0 4 2 +2
2 Drapeau : Angleterre Angleterre 6 3 2 0 1 5 2 +3
3 Drapeau : Colombie Colombie 3 3 1 0 2 1 3 -2
4 Drapeau : Tunisie Tunisie 1 3 0 1 2 1 4 -3
15 juin Angleterre Drapeau : Angleterre 2 0 Drapeau : Tunisie Tunisie
15 juin Roumanie Drapeau : Roumanie 1 0 Drapeau : Colombie Colombie
22 juin Colombie Drapeau : Colombie 1 0 Drapeau : Tunisie Tunisie
22 juin Roumanie Drapeau : Roumanie 2 1 Drapeau : Angleterre Angleterre
26 juin Roumanie Drapeau : Roumanie 1 1 Drapeau : Tunisie Tunisie
26 juin Angleterre Drapeau : Angleterre 2 0 Drapeau : Colombie Colombie

Groupe H[modifier | modifier le code]

Le Japon, la Jamaïque et la Croatie sont les nouveaux venus de cette Coupe du monde, mais seule la Croatie échappera à l'élimination. Les Croates, emmenés par Davor Suker, futur meilleur buteur de la compétition, défont la Jamaïque 3-1 et le Japon 1-0. Mais ils perdent 1-0 contre l'Argentine qui est alors la seconde équipe, après la France, à gagner tous ses matchs de poule.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Argentine Argentine 9 3 3 0 0 7 0 +7
2 Drapeau : Croatie Croatie 6 3 2 0 1 4 2 +2
3 Drapeau : Jamaïque Jamaïque 3 3 1 0 2 3 9 -6
4 Drapeau : Japon Japon 0 3 0 0 3 1 4 -3
14 juin Argentine Drapeau : Argentine 1 0 Drapeau : Japon Japon
14 juin Croatie Drapeau : Croatie 3 1 Drapeau : Jamaïque Jamaïque
20 juin Croatie Drapeau : Croatie 1 0 Drapeau : Japon Japon
21 juin Argentine Drapeau : Argentine 5 0 Drapeau : Jamaïque Jamaïque
26 juin Argentine Drapeau : Argentine 1 0 Drapeau : Croatie Croatie
26 juin Jamaïque Drapeau : Jamaïque 2 1 Drapeau : Japon Japon

Phase à élimination directe[modifier | modifier le code]

  Huitièmes de finale   Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                             
  27 juin - Marseille     3 juillet - Saint-Denis     8 juillet - Saint-Denis     12 juillet - Saint-Denis
 
  Drapeau : Italie Italie 1
 
  Drapeau : Norvège Norvège 0  
  Drapeau : Italie Italie 0 (3)
  28 juin - Lens
    Drapeau : France France (t.a.b.) 0 (4)  
  Drapeau : France France (b.e.o.) 1
  4 juillet - Lyon
  Drapeau : Paraguay Paraguay 0  
  Drapeau : France France 2
  29 juin - Montpellier
    Drapeau : Croatie Croatie 1  
  Drapeau : Allemagne Allemagne 2
  7 juillet - Marseille
  Drapeau : Mexique Mexique 1  
  Drapeau : Allemagne Allemagne 0
  30 juin - Bordeaux
    Drapeau : Croatie Croatie 3  
  Drapeau : Roumanie Roumanie 0
  3 juillet - Nantes
  Drapeau : Croatie Croatie 1  
  Drapeau : France France 3
  27 juin - Paris
    Drapeau : Brésil Brésil 0
  Drapeau : Brésil Brésil 4
   
  Drapeau : Chili Chili 1  
  Drapeau : Brésil Brésil 3
  28 juin - Saint-Denis
    Drapeau : Danemark Danemark 2  
  Drapeau : Nigeria Nigeria 1
  4 juillet - Marseille
  Drapeau : Danemark Danemark 4  
  Drapeau : Brésil Brésil (t.a.b.) 1 (4)
  29 juin - Toulouse
    Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 1 (2)  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 2
   
  Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie 1   Troisième place
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 2
  30 juin - Saint-Étienne 11 juillet - Paris
    Drapeau : Argentine Argentine 1  
  Drapeau : Argentine Argentine (t.a.b.) 2 (4) Drapeau : Croatie Croatie 2
   
  Drapeau : Angleterre Angleterre 2 (3)   Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 1
 

Huitièmes de finale[modifier | modifier le code]

60 ans auparavant, en France, les Italiens défont les Norvégiens en huitième de finale de la Coupe du monde. En 1998, le score est différent mais le résultat est le même, grâce à un but de Christian Vieri.

27 juin 1998
16:30
historique Historique des rencontres
Italie Drapeau : Italie 1 - 0 Drapeau : Norvège Norvège Stade Vélodrome, Marseille
Spectateurs : 55 000
Arbitrage : Bernd Heynemann Drapeau : Allemagne

Vieri But inscrit après 18 minutes 18e

(Rapport)


Le Brésil inflige une lourde défaite au Chili par trois buts d'écart grâce à deux doublés de César Sampaio et de Ronaldo.

27 juin 1998
21:00
historique Historique des rencontres
Brésil Drapeau : Brésil 4 - 1 Drapeau : Chili Chili Parc des Princes, Paris
Spectateurs : 45 500
Arbitrage : Marc Batta Drapeau : France

César Sampaio But inscrit après 11 minutes 11e, But inscrit après 27 minutes 27e
Ronaldo But inscrit après 45+1 minutes 45+1e (pen), But inscrit après 70 minutes 70e

(Rapport)

Salas But inscrit après 68 minutes 68e


Pour la première fois en Coupe du Monde, est instaurée la règle du but en or. Et ce sont les hôtes français qui en profitent en éliminant un Paraguay remarquable et robuste.

28 juin 1998
16:30
historique Historique des rencontres
France Drapeau : France 1 - 0
b.e.o.
Drapeau : Paraguay Paraguay Stade Félix-Bollaert, Lens
Spectateurs : 38 100
Arbitrage : Ali Bujsaim Drapeau : Émirats arabes unis

Blanc But en or inscrit à la 113e minute 113e

(Rapport)


Le Danemark rachète son parcours en phase de poules assez moyen en battant le Nigeria 4-1. Ils ouvrent le score assez rapidement par Peter Møller (3e minute)

28 juin 1998
21:00
historique Historique des rencontres
Nigeria Drapeau : Nigeria 1 - 4 Drapeau : Danemark Danemark Stade de France, Saint-Denis
Spectateurs : 77 000
Arbitrage : Urs Meier Drapeau : Suisse

Babangida But inscrit après 78 minutes 78e

(Rapport)

Møller But inscrit après 3 minutes 3e
B. Laudrup But inscrit après 12 minutes 12e
Sand But inscrit après 60 minutes 60e
Helveg But inscrit après 76 minutes 76e


Le Mexique participe à son deuxième huitième de finale d'affilée, et il échoue encore à ce stade, éliminé par les Allemands, malgré tout sur le déclin.

29 juin 1998
16:30
historique Historique des rencontres
Allemagne Drapeau : Allemagne 2 - 1 Drapeau : Mexique Mexique Stade de la Mosson, Montpellier
Spectateurs : 29 800
Arbitrage : Vítor Melo Pereira Drapeau : Portugal

Klinsmann But inscrit après 75 minutes 75e
Bierhoff But inscrit après 86 minutes 86e

(Rapport)

Hernández But inscrit après 47 minutes 47e


Les Pays-Bas atteignent les quarts de finale pour la deuxième fois d'affilée en éliminant la Yougoslavie et en échappant de très peu à la prolongation.

29 juin 1998
21:00
historique Historique des rencontres
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 - 1 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie Stadium municipal, Toulouse
Spectateurs : 33 500
Arbitrage : José Garcia Aranda Drapeau : Espagne

Bergkamp But inscrit après 38 minutes 38e
Davids But inscrit après 90+2 minutes 90+2e

(Rapport)

Komljenović But inscrit après 48 minutes 48e


La Croatie, surprise de ce mondial, marche sur les traces de la surprenante Bulgarie d'il y a 4 ans en éliminant la Roumanie sur la plus petite des marges.

30 juin 1998
16:30
historique Historique des rencontres
Roumanie Drapeau : Roumanie 0 - 1 Drapeau : Croatie Croatie Parc Lescure, Bordeaux
Spectateurs : 31 800
Arbitrage : Javier Castrilli Drapeau : Argentine

(Rapport)

Šuker But inscrit après 45+2 minutes 45+2e (pen)


C'est le seul huitième de finale où le gagnant sera décidé après une séance de tirs au but. L'Argentine parvient cette fois en quart de finale, après avoir échoué en huitièmes aux États-Unis.

30 juin 1998
21:00
historique Historique des rencontres
Argentine Drapeau : Argentine 2 - 2
t.a.b.
Drapeau : Angleterre Angleterre Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne
Spectateurs : 30 600
Arbitrage : Kim Milton Nielsen Drapeau : Danemark

Batistuta But inscrit après 6 minutes 6e (pen)
Zanetti But inscrit après 45+1 minutes 45+1e

(Rapport)

Shearer But inscrit après 10 minutes 10e (pen)
Owen But inscrit après 16 minutes 16e


Berti Réussi
Crespo Manqué
Verón Réussi
Gallardo Réussi
Ayala Réussi

Tirs au but

4 - 3


Réussi Shearer
Manqué Ince
Réussi Merson
Réussi Owen
Manqué Batty

Quarts de finale[modifier | modifier le code]

La France et l'Italie ne parviennent pas à se démarquer malgré de nombreuses occasions. La France manque un tir au but et l'Italie en manque deux, notamment le dernier, de Di Biagio, qui élimine les Transalpins.

3 juillet 1998
historique Historique des rencontres
France Drapeau : France 0 - 0
t.a.b.
Drapeau : Italie Italie Stade de France, Saint-Denis
Spectateurs : 77 000
Arbitrage : Hugh Dallas Drapeau : Écosse

(Rapport)

Zidane Réussi
Lizarazu Manqué (saved)
Trezeguet Réussi
Henry Réussi
Blanc Réussi

Tirs au but

4 - 3

Réussi R. Baggio
Manqué (saved) Albertini
Réussi Costacurta
Réussi Vieri
Manqué (hit crossbar) Di Biagio


Le Brésil met fin au parcours danois en Coupe du Monde en battant les Scandinaves sur le score prolifique de 3-2 bien que ce soit les européens qui marquent le premier but, et encore une fois très tôt dans le match (2e minute).

3 juillet 1998
historique Historique des rencontres
Brésil Drapeau : Brésil 3 - 2 Drapeau : Danemark Danemark Stade de la Beaujoire, Nantes
Spectateurs : 35 500
Arbitrage : Gamal Al-Ghandour Drapeau : Égypte

Bebeto But inscrit après 11 minutes 11e
Rivaldo But inscrit après 27 minutes 27e, But inscrit après 60 minutes 60e

(Rapport)

Jørgensen But inscrit après 2 minutes 2e
B. Laudrup But inscrit après 50 minutes 50e


Les Pays-Bas battent l'Argentine en Coupe du Monde, 20 ans après la finale perdue par les Oranje contre l'Albiceleste. les mythiques Kluivert et Bergkamp qualifient leur pays pour leur première demi-finale.

4 juillet 1998
historique Historique des rencontres
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 - 1 Drapeau : Argentine Argentine Stade Vélodrome, Marseille
Spectateurs : 55 000
Arbitrage : Arturo Brizio Carter Drapeau : Mexique

Kluivert But inscrit après 12 minutes 12e
Bergkamp But inscrit après 89 minutes 89e

(Rapport)

López But inscrit après 17 minutes 17e


Le déclin allemand se confirme après cette surprenante défaite contre les néophytes croates par 3-0. Après cette défaite, Matthäus devient le deuxième joueur à avoir pris part à 5 Coupes du Monde, après le mexicain Antonio Carbajal (de 1950 à 1966).

4 juillet 1998
historique Historique des rencontres
Allemagne Drapeau : Allemagne 0 - 3 Drapeau : Croatie Croatie Stade de Gerland, Lyon
Spectateurs : 39 100
Arbitrage : Rune Pedersen Drapeau : Norvège

(Rapport)

Jarni But inscrit après 45+3 minutes 45+3e
Vlaović But inscrit après 80 minutes 80e
Šuker But inscrit après 85 minutes 85e

Demi-finales[modifier | modifier le code]

Comme il y a 4 ans, mais dans d'autres circonstances, le Brésil élimine les Pays-Bas. Le Brésil participe donc à sa première série de deux finales d'affilée depuis 1958-1962.

7 juillet 1998
historique Historique des rencontres
Brésil Drapeau : Brésil 1 - 1
t.a.b
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Stade Vélodrome, Marseille
Spectateurs : 54 000
Arbitrage : Ali Bujsaim Drapeau : Émirats arabes unis

Ronaldo But inscrit après 46 minutes 46e

(Rapport)

Kluivert But inscrit après 87 minutes 87e

Ronaldo Réussi
Rivaldo Réussi
Emerson Réussi
Dunga Réussi

Tirs au but

4 - 2

Réussi F. de Boer
Réussi Bergkamp
Manqué (saved) Cocu
Manqué (saved) R. de Boer


La France participera à sa première finale de Coupe du Monde après avoir encaissé le premier but et en avoir marqué deux, par Lilian Thuram, dont ce seront les seuls buts en 142 sélections en Équipe de France.

8 juillet 1998
historique Historique des rencontres
France Drapeau : France 2 - 1 Drapeau : Croatie Croatie Stade de France, Saint-Denis
Spectateurs : 76 000
Arbitrage : José Garcia Aranda Drapeau : Espagne

Thuram But inscrit après 47 minutes 47e, But inscrit après 69 minutes 69e

(Rapport)

Šuker But inscrit après 46 minutes 46e

Match pour la troisième place[modifier | modifier le code]

La Croatie termine troisième de son premier mondial grâce à ce score de 2-1 en sa faveur. Davor Šuker finit meilleur buteur avec 6 réalisations en 7 matchs.

11 juillet 1998
historique Historique des rencontres
Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 1 - 2 Drapeau : Croatie Croatie Parc des Princes, Paris
Spectateurs : 45 500
Arbitrage : Epifanio González Drapeau : Paraguay

Zenden But inscrit après 21 minutes 21e

(Rapport)

Prosinečki But inscrit après 13 minutes 13e
Šuker But inscrit après 35 minutes 35e

Finale[modifier | modifier le code]

Drapeau : Brésil BrésilDrapeau : France France 0-3 (0-2)[15].

Date : 12 juillet 1998, 21 h.

Lieu : stade de France, Saint-Denis, 80 000 spectateurs.

Buts : Zidane 27e, 45+1e, Emmanuel Petit 90+3e.

Brésil : Taffarel - Cafú, Júnior Baiano (Petit carton jaune.png 33e), Aldair, Roberto Carlos - César Sampaio (Edmundo 75e), Dunga (cap.), Leonardo (Denílson 46e), Rivaldo - Ronaldo, Bebeto. Sélectionneur : Zagallo.

France : Barthez - Lizarazu, Desailly (Petit carton jaune.png 48e, Petit carton jaune-rouge.png 68e), Lebœuf, Thuram - Deschamps (cap., Petit carton jaune.png 39e), Petit, Karembeu (Petit carton jaune.png 56e, Boghossian 57e), Zidane - Djorkaeff (Vieira 75e), Guivarc'h (Dugarry 66e). Sélectionneur : Jacquet.

Arbitre : Drapeau : Maroc Belqola.

Prenant dès le coup d'envoi le jeu à son compte, la France se rue à l'assaut du but de Taffarel. En l'espace de quelques minutes, Stéphane Guivarc'h se retrouve à deux reprises en face à face avec le portier brésilien. Tout d'abord suite à un long ballon aérien de Deschamps, puis sur une ouverture lumineuse de Zidane à l'issue d'un beau travail de Djorkaeff. Mais les deux fois, Guivarc'h ne parvient pas à trouver le cadre. Alors que le match tend à s'équilibrer et que le Brésil réussit quelques dangereuses tentatives de buts dans le camp français, les Bleus remettent la pression sur leur adversaire. Coincé à proximité du poteau de corner, Roberto Carlos concède ainsi un coup de pied de coin évitable à la 27e minute. Tiré par Emmanuel Petit, le corner trouve la tête de Zidane qui ouvre le score. 1-0 pour la France.

Alors que la première mi-temps touche à sa fin, Guivarc'h perd encore un duel face à Taffarel, qui dévie une frappe de l'attaquant auxerrois en corner. Tiré à nouveau par Petit sur le côté droit, le corner est dégagé par la défense brésilienne. Nouveau corner, côté gauche cette fois, tiré par Youri Djorkaeff. Démarqué au beau milieu de la défense brésilienne, sans même avoir à sauter, Zidane inscrit de la tête le deuxième but français. 2-0 pour la France.

Dès l'entame de la seconde période, le sélectionneur brésilien décide de jouer l'attaque à outrance. Milieu de terrain relayeur, Léonardo cède sa place à Denilson, craint pour sa remarquable qualité de dribble. De plus en plus pressants, les Brésiliens se créent une occasion en or lorsque décalé par une somptueuse transversale de Roberto Carlos, Ronaldo se trouve en position de frapper au but quasiment à bout portant. Mais fermant parfaitement l'angle, Fabien Barthez bloque la frappe de l'attaquant brésilien, particulièrement amorphe depuis le début de la rencontre.

Le sort du match semble près de basculer à la 67e minute avec l'expulsion de Marcel Desailly, le patron de la défense française. Déjà averti quelques minutes plus tôt, Desailly reçoit un second carton jaune synonyme d'exclusion en taclant irrégulièrement Cafu. Jacquet fait alors sortir Djorkaeff pour le remplacer par un milieu défensif (Vieira), tandis qu'Emmanuel Petit glisse au poste plus qu'inhabituel pour lui d'arrière central à la place de Desailly. Réduits à dix, les Français subissent les assauts de Brésiliens qui ne parviennent pas à inquiéter les Français, si ce n'est suite à un bel enchainement de Denilson dont la frappe touche le haut de la barre transversale de Barthez.

Alors que le temps réglementaire s'achève, Denilson oblige Thuram à concéder un énième corner côté gauche. Mais mal tiré, le corner est récupéré par Christophe Dugarry qui peut amorcer la contre-attaque, servant Vieira, qui passe immédiatement à Petit lancé seul vers le but brésilien. La frappe croisée de Petit évite Taffarel parti à sa rencontre et termine dans les filets. 3-0. La France devient championne du monde de football pour la première fois de son histoire.

Classement et statistiques[modifier | modifier le code]

Classement de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Classement de la Coupe du monde :
  •      Vainqueur
  •      Finaliste
  •      Troisième
  •      Quatrième
  •      Quart de finale
  •      Huitième de finale
  •      Premier tour
  •      Non qualifiés
  •       Pays organisateur
Classement de la Coupe du monde[16]
Rang Équipe Stade de la compétition
médaille d'or Drapeau : France France Vainqueur
médaille d'argent Drapeau : Brésil Brésil Finale
médaille de bronze Drapeau : Croatie Croatie Demi-finale
4 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas Demi-finale
5 Drapeau : Italie Italie Quart de finale
6 Drapeau : Argentine Argentine Quart de finale
7 Drapeau : Allemagne Allemagne Quart de finale
8 Drapeau : Danemark Danemark Quart de finale
9 Drapeau : Angleterre Angleterre Huitième de finale
10 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie RF Yougoslavie Huitième de finale
11 Drapeau : Roumanie Roumanie Huitième de finale
12 Drapeau : Nigeria Nigeria Huitième de finale
13 Drapeau : Mexique Mexique Huitième de finale
14 Drapeau : Paraguay Paraguay Huitième de finale
15 Drapeau : Norvège Norvège Huitième de finale
16 Drapeau : Chili Chili Huitième de finale
Rang Équipe Stade de la compétition
17 Drapeau : Espagne Espagne Premier tour
18 Drapeau : Maroc Maroc Premier tour
19 Drapeau : Belgique Belgique Premier tour
20 Drapeau : Iran Iran Premier tour
21 Drapeau : Colombie Colombie Premier tour
22 Drapeau : Jamaïque Jamaïque Premier tour
23 Drapeau : Autriche Autriche Premier tour
24 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud Premier tour
25 Drapeau : Cameroun Cameroun Premier tour
26 Drapeau : Tunisie Tunisie Premier tour
27 Drapeau : Écosse Écosse Premier tour
28 Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite Premier tour
29 Drapeau : Bulgarie Bulgarie Premier tour
30 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud Premier tour
31 Drapeau : Japon Japon Premier tour
32 Drapeau : États-Unis États-Unis Premier tour

Ballon d'or du meilleur joueur[modifier | modifier le code]

Le Ballon d'or Adidas est la récompense attribuée au meilleur joueur de la Coupe du monde. Ce trophée est remporté par Ronaldo suite à un vote des journalistes couvrant le tournoi[17]. Celui-ci occupe pendant la compétition le poste d'attaquant aux côtés de Bebeto, marquant quatre buts en sept rencontres. Dans le jeu, Ronaldo se replace souvent au milieu du terrain puis utilise sa vitesse et sa capacité de dribble pour pénétrer les défenses adverses. Il participe également, notamment par des tacles, à la récupération du ballon en cas de perte de balle de son équipe[18].

Le Ballon d'argent et le Ballon de bronze désignant respectivement les deuxième et troisième meilleurs joueurs de la compétition sont attribués respectivement au Croate Davor Šuker et au Français Lilian Thuram.

Classement du Ballon d'or[17]
Rang Joueur
médaille d'or Drapeau : Brésil Ronaldo
médaille d'argent Drapeau : Croatie Davor Šuker
médaille de bronze Drapeau : France Lilian Thuram
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Soulier d'or du meilleur buteur[modifier | modifier le code]

Le Soulier d'or est le trophée attribué au meilleur buteur de la compétition. Le Croate Davor Šuker remporte ce trophée avec six buts[17]. Il inscrit ces six buts, dont un penalty, en disputant l'intégralité des sept rencontres de l'équipe de Croatie[19]. Il évolue aux côtés de Goran Vlaović au sein d'une attaque croate privilégiant le jeu de contre-attaque. Pendant la Coupe du monde, Davor Šuker est capable de décider de l'issue d'un match à lui tout seul par ses qualités de dribble et de contrôle de balle. Grâce à sa faculté à se positionner au bon endroit au bon moment, il est un danger permanent pour l'adversaire[20].

Davor Šuker devance l'Argentin Gabriel Batistuta et l'Italien Christian Vieri, qui obtiennent tous les deux le Souliers d'argent en ayant marqué cinq buts au cours de la compétition[17].

Classement du Soulier d'or[17],[19]
Rang Joueur Buts Matchs joués Minutes jouées Buts sur penalty
médaille d'or Drapeau : Croatie Davor Suker 6 7 630 1
médaille d'argent Drapeau : Argentine Gabriel Batistuta 5 5 428 2
médaille d'argent Drapeau : Italie Christian Vieri 5 5 431 0
4 Drapeau : Mexique Luis Hernández 4 4 360 0
= Drapeau : Brésil Ronaldo 4 7 660 1
= Drapeau : Chili Marcelo Salas 4 4 360 0
7 Drapeau : Brésil Bebeto 3 7 521 0
= Drapeau : Pays-Bas Dennis Bergkamp 3 7 535 0
= Drapeau : Allemagne Oliver Bierhoff 3 5 450 0
= Drapeau : France Thierry Henry 3 6 367 0
= Drapeau : Allemagne Jürgen Klinsmann 3 5 450 0
= Drapeau : Brésil Rivaldo 3 7 657 0
= Drapeau : Brésil César Sampaio 3 6 533 0
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Récompenses annexes[modifier | modifier le code]

Fabien Barthez, lauréat du prix Lev Yachine

Lors de cette Coupe du monde, deux autres trophées sont décernés à titre individuel et deux autres le sont à titre collectif.

Le prix Lev Yachine du meilleur gardien de but est attribué au Français Fabien Barthez[17]. Il remporte ce prix en encaissant deux buts en sept matchs[21]. Le prix du but le plus rapide est remporté par le Paraguayen Celso Ayala pour avoir marqué après 45 secondes dans le match Paraguay-Nigéria du 24 juin 1998[17].

Le prix du fair-play 1998 est attribué par la FIFA conjointement à l'Angleterre et à la France. Ces deux équipes totalisent 828 points et devancent les sélections de Norvège (822 points) et du Brésil (816 points). L'équipe de France est également lauréate du prix de l'équipe la plus spectaculaire du tournoi[17].

Prix annexes[17]
Prix Lauréat
Meilleur gardien Drapeau : France Fabien Barthez
But le plus rapide Drapeau : Paraguay Celso Ayala
Prix du fair-play Drapeau : Angleterre Angleterre
Drapeau : France France
Équipe la plus spectaculaire Drapeau : France France

Statistiques[modifier | modifier le code]

32 équipes participent à la Coupe du monde et 174 à la phase qualificative de la compétition.

Un total de 171 buts sont marqués à l'occasion des 64 rencontres disputées, ce qui donne une moyenne de 2,67 buts inscrits par match[22]. La rencontre la plus riche en buts est le match du groupe D du premier tour gagné 6-1 par l'Espagne contre la Bulgarie. 18 penaltys sont accordés.

Sur les 64 rencontres, 45 sont des victoires, 19 des matchs nuls dont trois se terminant aux tirs au but (France/Italie, Argentine/Angleterre et Brésil/Pays-Bas). 1 seule rencontre se termine par un but en or (France/Paraguay en 1/8). Laurent Blanc (FRA) devient à cette occasion, le 1er buteur en coupe monde lors d'un match se terminant sur un but en or.

L'affluence totale est de 2 785 100 spectateurs pour une moyenne de 43 517 par rencontre.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Manifestations autour de l'événement[modifier | modifier le code]

Spectacle des géants[modifier | modifier le code]

Le géant Pablo représentant l'Amérique
Défilé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris

Le 9 juin 1998, à la veille du premier match de la Coupe du monde, une procession de quatre géants dans les rues de Paris est organisée par Jean-Pascal Lévy-Trumet, avec retransmission télévisée sur TF1. Chaque personnage d'environ vingt mètres de hauteur représente un continent : Ho pour l'Asie, Moussa pour l'Afrique, Pablo pour l'Amérique et Roméo pour l'Europe[23],[24], [25].

Le spectacle est un échec médiatique à cause de la vitesse trop lente (2 km/h). Le quotidien Libération critique les « poupées gonflantes ».

Les armatures des géants sont recyclées rapidement. Le journal Le Monde enquête en 2002 pour retrouver les têtes pesant chacune un peu moins d'une demi-tonne[25]. Celle volée de Ho est brûlée dans le 13e arrondissement de Paris pendant l'été 1998[25]. Le devenir de celle de Moussa est inconnu après la faillite d'une entreprise normande qui l'a récupérée, la mairie de Drancy n'ayant pas les 30 000 euros nécessaires à réparer les dégâts et l'installer au lycée Delacroix, après qu'elle a été déposée dans la commune par des voleurs[25]. Le chef de Pablo se trouve en 2002 sur une propriété privée aux Loges-en-Josas[25]. Exposée un mois sur le parking d'un centre commercial à Moisselles, la tête de Roméo est installée à Soisy-sous-Montmorency, l'équipe de football locale ayant remporté le tournoi dont elle était le prix[25],[26]. Elle a été rénovée et repeinte au cours de l'été 2012 par la société "Legal Peinture et Décoration".[réf. nécessaire]

Monnaies commémoratives[modifier | modifier le code]

Douze pièces de 10 Francs à 500 Francs en métal précieux, dont onze œuvres de Joaquin Jimenez, ont été frappées en 1998 pour La Coupe du Monde de Football.

Timbres-poste[modifier | modifier le code]

Timbre allemand sur la Coupe du monde, émis le 5 février 1998[27]

Pour annoncer la Coupe du monde, La Poste émet treize timbres-poste commémoratifs créés par l'illustrateur Louis Briat. En décembre 1995, un timbre représente un terrain de football et le logotype de l'événement[28].

En trois émissions en 1996 et 1997, chacune des dix villes dont les stades accueillent des matches de la Coupe ont droit à un timbre aux couleurs de leur équipe de football, montrant une action de jeu[29]. Les dix timbres sont repris en un bloc-feuillet en janvier 1998, organisés autour d'une photographie aérienne du Stade de France[30].

Le 2 mars 1998, est émis le premier timbre de France de forme ronde : un ballon bleu sur un patchwork de drapeaux du monde. Ce timbre est réémis avec la mention « Champion du monde FRANCE » dans les jours qui suivent la finale[30].

Slogan[modifier | modifier le code]

Le slogan de la Coupe du monde 1998 est le suivant :

« C’est beau un monde qui joue »

Il exprime la philosophie de l'organisateur qui privilégie « l’esthétique » du jeu « par rapport à la taille » de l'évènement[2].

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Logo de TVRS 98, radiodiffuseur du tournoi

Les images et le son de la compétition sont fournies aux télévisions et radios par la société TVRS 98, radiodiffuseur du tournoi[31].

Les rencontres de la Coupe du monde sont retransmises dans 200 pays. Ce sont 818 photographes qui sont accrédités pour le tournoi. À chaque rencontre, une tribune est réservée aux médias. Le nombre de places qui leur est accordé atteint son maximum pour la finale, où 1 750 reporters et 110 commentateurs de télévision sont présents en tribune[32].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Coca-Cola est sponsor de la Coupe du monde 1998.
Entreprises partenaires officiels de la Coupe du monde

La FIFA a un partenaire marketing, ISL Worldwide, qui s'occupe des activités commerciales autour de la Coupe du monde 1998[33].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Soirée du 12 juillet 1998[modifier | modifier le code]

Il est estimé qu'un million et demi de personnes se sont rassemblés spontanément sur les Champs-Élysées le 12 juillet au soir après la victoire de la France sur son terrain en finale de la coupe du Monde (3 à 0 contre le Brésil) [34]. Cette soirée a cependant été endeuillé par un grave accident de la circulation, une voiture s'étant retrouvée immobilisée au milieu de la foule car l'avenue n'avait pas été fermée à la circulation à tous les endroits. La conductrice a paniqué et est partie en trombe dans la foule, blessant 80 personnes, dont 11 gravement[35]. L'une d'entre elle, un directeur de société tchèque est décédé des suites de ses blessures[36]. Une autre "voiture folle" a fait une dizaine de victimes sur les Champs-Élysées, ce soir là, elle était conduite par un avocat anglais ivre qui fut incarcéré 6 jours[37]. Les Champs-Élysées se sont alors transformés en hôpital de campagne vers 3 heures du matin et ont été désertés[38].

Hommage aux bleus le 13 juillet 1998[modifier | modifier le code]

Le 13 juillet 1998, lendemain de la finale, plus de 500 000 personnes sont venues rendre hommage aux Bleus remontant l'avenue des Champs-Élysées dans un bus à impériale[39].

Les Yeux dans les Bleus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Yeux dans les Bleus.

Un film documentaire relate la vie de groupe des joueurs de l'équipe de France de football durant la Coupe du monde. Le nom du documentaire est Les Yeux dans les Bleus et fait référence au surnom de l'équipe de France de football, les « Bleus ». Le film est réalisé par Stéphane Meunier, qui partage et filme à l'aide d'une petite caméra la vie du groupe de l'équipe de France pendant toute la compétition.

France 98 et match commémoratif de 2008[modifier | modifier le code]

L'association France 98 est créée après la victoire de l'équipe de France. Elle regroupe la plupart des joueurs de l'équipe victorieuse de la Coupe du monde 1998 et joue des matchs à vocation caritative.

Pour fêter le dixième anniversaire de la victoire française en Coupe du monde, une rencontre est organisée entre l'équipe France 98 et une sélection mondiale. La tenue d'un remake de la finale entre la France et le Brésil ne peut se faire parce que la sélection brésilienne ne souhaite pas « revivre le cauchemar » de 1998[40].

Le match entre France 98 et la sélection mondiale a lieu au Stade de France devant 78 000 spectateurs, dix ans jour pour jour après le sacre de 1998[41],[42]. L'équipe France 98 est dirigée par Aimé Jacquet et comprend tous les champions du monde 1998 sauf Emmanuel Petit qui refuse de participer à l'événement[40]. L'équipe du reste du monde est dirigée par Arsène Wenger et Hristo Stoitchkov. La rencontre se termine sur le score de 3-3 avec notamment trois buts marqués dans les toutes dernières minutes de la partie[43].

Match de gala
12 juillet 2008
21 h
France 98 3–3
(0–1)
Sélection mondiale Stade de France, Saint-Denis
Spectateurs : 78 000
Arbitrage : Hervé Piccirillo

Zinédine Zidane But inscrit après 66 minutes 66e
Ludovic Giuly But inscrit après 89 minutes 89e
Bernard Diomède But inscrit après 90+1 minutes 90+1e

(rapport lequipe.fr)

Emilio Butragueño But inscrit après 25 minutes 25e
Pedro Miguel Pauleta But inscrit après 70 minutes 70e
Davor Šuker But inscrit après 90 minutes 90e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Tout a commencé il y a quatorze ans », Libération,‎ 2 décembre 1997, sports (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Benoît Hopquin, « France 98, vive le Football ! - La France accueille le football mondial », Label France, Ministère des Affaires étrangères, no 31,‎ 1998 (lire en ligne)
  3. Damien Lesur, « Coupe du monde de football 1998 : le coup d'envoi », Label France, Ministère des Affaires étrangères, no 29,‎ 1997 (lire en ligne)
  4. a et b Et-Tayeb Houdaïfa, « La foi marocaine ébranlera-t-elle la montagne FIFA ? », La Vie Eco,‎ 3 octobre 2003 (lire en ligne)
  5. a, b et c Richard Porret, « La France sportive - Coupe du monde de football 1998 », Label France, Ministère des Affaires étrangères, no 22,‎ 1995 (lire en ligne)
  6. (en) FIFA 1998, p. 7
  7. « Abdellatif Semlali », sur unionconstitutionnelle.org,‎ 2007 (consulté en 1er octobre 2009)
  8. Et Tayeb Houdaïfa, « Coupe du monde 2010 : les écueils à éviter », La Vie Eco,‎ 11 juillet 2003 (lire en ligne)
  9. « Michel Platini - L’as de cœur de la France », sur fifa.com (consulté en 1er octobre 2009)
  10. (en) FIFA 1998, p. 2 et 133
  11. a et b Cédric Mathiot, « L'enjeu du stade », sur liberation.fr,‎ 3 décember 2007 (consulté le 5 octobre 2009)
  12. « Paris, capitale d'un monde de foot - Le tirage au sort des éliminatoires du Mondial 98 a eu lieu hier au Louvre. », Libération,‎ 13 décembre 1995, sports (lire en ligne)
  13. (en) FIFA 1998, p. 15
  14. (en) FIFA 1998, p. 23
  15. Match report, Brésil - France sur fifa.com
  16. (en) FIFA 1998, p. 11
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) FIFA 1998, p. 15 et 24
  18. (en) FIFA 1998, p. 76
  19. a et b « Plus grand nombre de buts », sur fifa.com (consulté le 5 octobre 2009)
  20. (en) FIFA 1998, p. 81
  21. « Fiche de Fabien Barthez », sur fifa.com (consulté le 5 octobre 2009)
  22. (en) FIFA 1998, p. 14
  23. « Quatre géants pour le coup d'envoi. Le Mondial débute ce soir par un carnaval à Paris. », Libération,‎ 9 juin 1998, sports (lire en ligne)
  24. « A Paris, la Coupe du monde démarre à pas de géants », La Tribune de Genève,‎ 10 juin 1998 (lire en ligne)
  25. a, b, c, d, e et f G.D., « Le pitoyable destin des "géants" du 9 juin, brûlés, perdus, exilés », article paru dans Le Monde, 28 mai 2002.
  26. La tête de Roméo vue depuis la rue du Docteur-Schweitzer, à Soisy-sous-Montmorency, Google Maps et Google Street View ; page consultée le 10 juillet 2009.
  27. (de) « Februar 1998 - "Für den Sport" », sur deutschepost.de (consulté le 10 juillet 2009)
  28. Dallay, Catalogue de cotations de timbres de France, 2005-2006, page 440.
  29. Dallay, Catalogue de cotations de timbres de France, 2005-2006, pages 442-443, 447 et 452.
  30. a et b Dallay, Catalogue de cotations de timbres de France, 2005-2006, page 452.
  31. Guy Dutheil, « France 98, vive le Football ! - Un véritable enjeu médiatique », Label France, Ministère des Affaires étrangères, no 31,‎ 1998 (lire en ligne)
  32. (en) FIFA 1998, p. 128 et 129
  33. (en) FIFA 1998, p. 132
  34. http://www.lefigaro.fr/sport/2008/07/07/02001-20080707ARTFIG00481-le-mondial-en-questions.php Quiz LeFigaro question 2
  35. http://archives.lesoir.be/la-liesse-populaire-ternie-par-un-grave-accident_t-19980713-Z0FHHD.html AFP 13 juillet 1998
  36. AFP Fil général 15/07/1998 15:38 archive disponible sur presedd.com
  37. dépêche AFP 21/07/1998 15h46 archive disponible sur presedd.com
  38. http://pele.org/francais/soiree12juillet1998.shtml voir dernière photo concernant cette soirée du 12 au 13/07/1998 sur les Champs-Élysées
  39. http://www.macultureconfiture.com/2009/06/13/les-champs-elysees/ Histoire des Champs-Élysées
  40. a et b Frédéric Potet, « Didier Deschamps-Aimé Jacquet : "Le foot est pris dans une spirale de folie" », Le Monde 2, no 225,‎ 7 juin 2008 (lire en ligne)
  41. Romain Scotto, « Il y a dix ans... France 98 », 20 minutes,‎ 10 juillet 2008 (lire en ligne)
  42. « Joyeux anniversaire, les Bleus ! », sur fifa.com,‎ 13 juillet 2008 (consulté le 30 septembre 2009)
  43. Jean Canesse, « Feuille du match de gala France 98 - Reste du monde », sur lequipe.fr,‎ 12 juillet 2008 (consulté le 2 octobre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) FIFA, FIFA World Cup France 98, technical report,‎ 1998. [p. 1-65, p. 66-137 (consulté le 10 juillet 2009)]
  • Cour des comptes, Rapport au président de la République : suivi des réponses des administrations, collectivités, organismes et entreprises,‎ 2000 (lire en ligne), II, chap. I (« 4. - L’organisation de la Coupe du monde de football 1998 »), p. 266-293
  • Philippe Villemus, L'organisation de la Coupe du monde de football - quelle aventure!, Le Cherche midi,‎ janvier 1998 (ISBN 2862745820)
  • (en) Hugh Dauncey, Geoffrey Hare, France and the 1998 World Cup: the national impact of a world sporting event, Londres,‎ 1999, 232 p. (ISBN 0-7146-4438-2, lire en ligne)
  • Hugh Dauncey, Geoffrey Hare, Les Français et la Coupe du monde 1998, Nouveau Monde,‎ 2002, 230 p. (ISBN 978-2-84736-012-7)
  • Paul Lecroart, Hélène Sallet-Lavorel, « L’impact de la Coupe du monde de football de 1998 en Île-de-France », Cahier Espaces, Éditions ESPACES Tourisme & Loisirs, no 74 « Événements, tourisme et loisirs »,‎ août 2002 (résumé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]