XVe siècle

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Siècles :
XIVe siècleXVe siècleXVIe siècle


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Le XVe siècle a débuté le 1er janvier 1401 et a pris fin le 31 décembre 1500.

C'est un siècle charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance. Les historiens situent sa fin en 1492, avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.

La population mondiale à la fin de ce siècle est estimée à 460 millions d'habitants, répartie essentiellement entre trois grands foyers, Chine-Japon-Corée, Inde et Europe de l'Ouest. Cette dernière est encore marquée par la peste noire de 13471352 qui a décimé 25 % à 50 % de la population européenne[1].

Évènements[modifier | modifier le code]

1492 : Christophe Colomb atteint l'Amérique. Début de l'Époque moderne.

Océanie[modifier | modifier le code]

Amériques[modifier | modifier le code]

Antilles[modifier | modifier le code]

Premiers contacts d'Européens avec les Américains (hormis Leif Ericson au Xe siècle) : trois premiers voyages de Christophe Colomb.

Mexique[modifier | modifier le code]

On y trouve les Toltèques, les Zapotèques, les Mixtèques, et les Aztèques qui sont en expansion.

Yucatan[modifier | modifier le code]

L'Empire Maya-Toltèques se termine en 1500.

Pérou - Bolivie[modifier | modifier le code]

L'Empire Inca est à son apogée.

Afrique[modifier | modifier le code]

Afrique occidentale[modifier | modifier le code]

  • Le Mali, gouverné par des souverains sans envergure, est menacé par les Songhaï, les Toucouleur, les Bambara, les Mossi et les Touaregs. Il demande en vain de l’aide au Portugal mais est bientôt réduit à son pays d’origine, le Haut Niger.
  • Au début du siècle, la souveraine haoussa de Kano, Amina, étend son autorité sur les cités voisines de Kouararafa et de Noupé, mais elle doit se déclarer vassale du Bornou.
  • Civilisation d'Oyo (sud-ouest de l’actuel Nigeria), qui a subi l’influence d’Ife, comme en témoignent les scarifications tracées sur le visage des souverains. Cette ville est annexée au XVe siècle par le royaume du Benin.
  • Fabrication de têtes de bronze dans le royaume du Benin (Nigeria). Elles représentent des Obas (rois), des courtisans, des chefs de tribus, des chasseurs, des marchands et même des soldats portugais.
  • exploration systématique des côtes africaines par les navigateurs portugais.

Afrique centrale[modifier | modifier le code]

  • La tribu Songye s’installe sur le haut-Lualaba (fleuve Congo) et soumet les autochtones. Cette fusion est à l’origine du peuple et du royaume luba.
  • Selon une tradition orale, une femme nommée Ngounou aurait eu quatre fils : Kongo, Vili (Loango), Woyo (Ngoyo) et Tyo (Ingobella). Ils auraient fondé des royaumes sur la rive droite du Congo.
    • Le Loango, limité au nord par la forêt équatoriale et à l’ouest par l’Atlantique, est constitué par une confédération de tribus et contrôle au début du XVe siècle les États voisins de Kakongo et Ngoyo. À l’arrivée des Portugais en 1482, son autorité n’est plus reconnue par la plupart des tribus vassales et quelques années plus tard, le Loango est tributaire du Kongo.
    • L’Ingobella, royaume des Tyo (appelés encore Téké ou Anzike), est limité à l’est et au sud par le fleuve Congo, à l’ouest par le Loango et au nord par la forêt. Son peuple, qui jouera vraisemblablement un rôle important dans la traite, portera des coups sévères au royaume du Congo au XVIe siècle.

Afrique orientale[modifier | modifier le code]

  • Apogée du comptoir arabe de Zanjéba (Zanzibar).
  • Création des royaumes du Darfour et du Kordofan au Soudan oriental à la suite de l’émigration Berbère.
    • Jusqu’au XVe siècle, une dynastie dadjo règne sur le Darfour, héritier du royaume de Méroé, puis elle est remplacée par une dynastie toundjour.
    • À l’est, le Kordofan est aussi occupé par les Toundjour, mais son rôle est beaucoup effacé. Les Toundjour ne peuvent pas résister à l’offensive de l’Islam et sont soumis par des Nouba musulmans.
    • Le Ouadaï (Tchad) est soumis à la dynastie animiste Toundjour venue du Darfour.
  • Des nilotes pénètrent à l’est du lac Albert et donnent la dynastie Bito au royaume de Kitouara.
  • Le Bounyoro, fondé au XIVe siècle par la dynastie des Bito, recouvre à son apogée selon la tradition l’ensemble de la zone interlacustre, débordant même sur l’Éthiopie, les pays kenyans, le Tanganyika et le Ruanda (XIVe-XVIe siècle).
  • Relation entre Éthiopiens et Jérusalem qui permettent au christianisme éthiopien de prendre contact avec l’Occident (concile de Florence, 1438-1445).
    • À la fin du XIVe et au début du XVe siècle, les moines éthiopiens essaiment sur la route qui, par la Nubie, va jusqu’au Caire et aux Lieux Saints. On trouve leurs traces à Dongola, sans doute fréquentent-ils les églises de Nubie. On les trouve aux grands couvents de Sohag, et ils ont une communauté au couvent égyptien d’El-Moharrak. Ils entretiennent des prieurés au Caire, dans le quartier chrétien de Harat-Zoueïlah et aux couvents du Ouadi Natroun (peinture). Ils ont une maison au monastère de Saint-Antoine, dans le désert de Qolzoum. Ils sont à Jérusalem, jusqu’à Chypre, en Arménie et même à Rome.

Afrique australe[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Maison en Cuenca (Espagne) - XVe siècle.

Dans l’imaginaire occidentale comme en Europe, la Renaissance et l'Italie sont étroitement liés. Au XVe siècle, le Quattrocento est resté comme un temps marqué d’avènement à l'idéal antique (science grecque, droit romain), de foisonnement de réalisations architecturales et d'inventions (Léonard de Vinci), mais aussi un essor du commerce, de guerres (guerres de Cent Ans, guerres d'Italie), d'expansions et de ruptures (prise de Constantinople puis Inquisition espagnole), de nouvelles questions (avec le développement de l'humanisme chrétien) ainsi que des bouleversements religieux (protestantisme). Le XVe siècle marque une nouvelle connaissance du monde, surtout avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb.

Des guerres et des ruptures[modifier | modifier le code]

Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII, dans la cathédrale de Reims Dominique Ingres (1854)

La guerre de Cent Ans, conflit opposant la France et l'Angleterre tout le long du siècle, a retardé l'essor de la Renaissance en France jusque vers la fin du conflit (paix d'Arras jusqu'à la Guienne) par la prise de Nancy (1477). Cette Guerre a occupé au XVe siècle une place importante dans l'imaginaire collectif français (sacre de Charles VII, Épopée de Jeanne d'Arc, le courageux Du Guesclin, le fou Charles VI, ...) et européen (archétype de la guerre absurde et interminable) tant par l'hostilité que la longévité de la guerre.

La Prise de Constantinople par les Ottomans marque la chute de l'Empire byzantin (1453). Avec la prise de Grenade et la fin de la Reconquista espagnole 1492, les confrontations face au frange du monde arabo-musulman ont affirmé une identité européenne. L’islam disparaît d’Europe occidentale après la chute de Grenade. Des conflits entre les européens et les turcs, par exemple les Guerres Moldavo-ottomanes commencent. Si l’unité politique de l’Europe chrétienne face aux Ottomans et musulmans ne s'est pas concrétisée, les États chrétiens ont rêvé néanmoins d’une Europe unie sous le christianisme.

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

Philosophes et humanistes[modifier | modifier le code]

Voir : Philosophes et humanistes du XVe siècle

Écrivains[modifier | modifier le code]

Figures majeures

Voir aussi

Imprimeurs, éditeurs et libraires[modifier | modifier le code]

Évènement majeur de l'histoire occidentale du XVe siècle sur le plan technologique, économique et intellectuel, l'imprimerie permet de diffuser des textes, des images, des idées ou des cartes géographiques d'une façon inconnue jusque là.

Musicien[modifier | modifier le code]

Architectes[modifier | modifier le code]

Voir : Architectes célèbres

Inventeurs, scientifiques[modifier | modifier le code]

Peintres[modifier | modifier le code]

Figures majeures

Voir aussi

Explorateurs[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Technologies de l'information[modifier | modifier le code]

Imprimerie du XVe siècle (Europe).
  • Début de l'imprimerie en occident (Chine, XIe siècle), perfectionnements par l’imprimeur allemand Johannes Gutenberg (1453) qui consistent en fait en :
    • Presse typographique,
    • Invention des caractères mobiles en alliage de plomb (les Chinois connaissaient déjà les caractères mobiles),
    • Ainsi que des encres adhérant au métal.
  • En France, création de la Poste royale par Louis XI (1464).

Géographie et cartographie[modifier | modifier le code]

Techniques de navigation[modifier | modifier le code]

Explorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi :

Techniques au service de l'art[modifier | modifier le code]

  • Invention de la Perspective en peinture (Masaccio),
  • Invention de la peinture à l'huile,
  • Apparition du mot clavicembalum en 1404 (clavecin, clavicembalo en italien),
  • Développement de la technique de la coupole en architecture (dôme de Florence),
  • Invention de la gravure au burin et de la gravure à l'eau-forte.

Autres techniques[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Maestro Martino, rédaction d'un des premiers traité culinaire de la Renaissance, Libro de Arte Coquinaria.
  • Platine (it), 1421-1480, humaniste italien, auteur d'un traité sur la gastronomie de la Renaissance "De honesta voluptate et valetudine".

Art & culture[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

  • Vie en Inde du poète Kabîr, tisserand musulman sans instruction qui célèbre un dieu commun aux musulmans et aux hindous.

Économie et société[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

  • L’exploitation de nouvelles vallées aurifères en Akan (Côte de l'Or) entraîne un réalignement des voies commerciales au détriment du Mali. De nouvelles routes commerciales s’établissent en direction du lac Tchad, dans le Sahara oriental. De 1400 à 1750, Bégho devient une ville-marché centralisant la production d’or et commerçant avec Djenné.

Asie[modifier | modifier le code]

  • L’apparition de l’islam, apporté par des marchands, coïncide avec un essor du commerce en Indonésie (poivre, girofle).
  • Les Chinois mettent un frein puissant au commerce international, responsable de l’affaiblissement de leur masse monétaire par l’évasion du métal. Le Japon, qui utilise la monnaie continentale, entre dans une ère déflationniste, au moment où une nouvelle classe de parvenus émerge, les utokunin. Ils forment une bourgeoisie urbaine fournissant aux élites les produits des industries chinoises et mongoles. Le développement de l’économie monétaire conduit par contre à l’appauvrissement et l’endettement des agriculteurs, qui se révoltent quand la vie devient insupportable.

Chine[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

  • Essor de l’industrie textile (laine) en Angleterre.
  • La tenure coutumière recule et le fermage se généralise en Angleterre.

Autriche[modifier | modifier le code]

  • Un prolétariat rural se développe en Autriche sur la base de la « précaire » concédée par un bail annuel du seigneur. Les corvées augmentent, sous le prétexte des invasions hussites et ottomanes. Des soulèvements paysans éclatent.
  • Les vignerons bénéficient d’un droit héréditaire et payent leurs contributions en argent et en vin. Le vin remonte le Danube vers l’Allemagne du Sud (100 000 hl). Le sel et les draps descendent vers Vienne et la Hongrie. L’Italie reçoit du sel et des draps, et envoie des cotonnades et de la soie. Les échanges se règlent en florin d’or hongrois, la monnaie viennoise, le pfennig ayant subi une forte dévaluation.
  • L’exploitation minière connait un réel essor. Les mines de sel sont réorganisées par les Habsbourg qui soumettent le Salzkammergut à une administration particulière. La métallurgie se développe en Styrie (Erzberg) par l’utilisation de la force hydraulique. Le plomb de Bleiberg, près de Villach, le cuivre et l’or, l’argent de Styrie, Carinthie et Tyrol sont largement extraits.

Baltique[modifier | modifier le code]

  • Selon certaines estimations, la flotte hanséatique compterait un millier de navires, représentant une capacité de transport de trente mille lasts (un lasts vaut approximativement une tonne), dont dix pour la navigation en Baltique, autant pour le transport vers les Pays-Bas, deux pour les relations avec la Norvège et l’Islande et huit pour la flotte de mer du Nord.

Flandre[modifier | modifier le code]

Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric R. Weiss-Altaner, Principes de démographie politique : population, urbanisation et développement, ERE S.A.,‎ 1992, p. 93

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]