Île de Noirmoutier

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Île de Noirmoutier
Carte de l'île de Noirmoutier
Carte de l'île de Noirmoutier
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 46° 58′ 00″ N 2° 13′ 00″ O / 46.966667, -2.216667 ()46° 58′ 00″ N 2° 13′ 00″ O / 46.966667, -2.216667 ()  
Superficie 49 km2
Point culminant non nommé (20 m)
Géologie Île continentale
Administration
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Intercommunalité Communauté de communes de l'île de Noirmoutier
Démographie
Population 9 592 hab.
Densité 195,76 hab./km2
Gentilé Noirmoutrins
Plus grande ville Noirmoutier-en-l'Île
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île de Noirmoutier
Île de Noirmoutier
Îles de France

L’île de Noirmoutier est une île française de l'Atlantique située dans le département de la Vendée (85). Elle est depuis 1971 reliée au continent grâce à un pont. Elle est constituée de quatre communes regroupées en une Communauté de communes de l'île de Noirmoutier. Sa longueur est d'approximativement 18 km, sa largeur varie de 500 mètres à 12 km et sa superficie est de 49 km2.

L'île est souvent surnommée l'« île aux mimosas » pour sa douceur climatique permettant aux mimosas de pousser et d'y fleurir en hiver. Ses paysages dominants sont les marais salants, les dunes et les forêts de chênes verts.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Noirmoutier s'écrivait autrefois Noirmoutiers.
Le nom poitevin-saintongeais de l'île est Nérmoutàe (écrit Nermoster dans des textes du XIIIe siècle).
Le nom breton est Nervouster.

Tous ces noms viennent du latin in + Herio Monasterio c'est-à-dire : « au monastère d'Herus », Herus étant le nom latin de la partie septentrionale de l'île (aujourd'hui l'« île d'Her »)[1].

L'étymologie qui associerait la couleur « noire » au terme de « moutier » (désignant un monastère) est donc strictement d'origine populaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Noirmoutier vue par le satellite Spot

Localisation[modifier | modifier le code]

Noirmoutier est une île de l'océan Atlantique, située au Nord-Ouest de la Vendée, sur la partie septentrionale du golfe de Gascogne. Elle se trouve au Sud de l'estuaire de la Loire, au nord-est de l'île d'Yeu et au sud-est de Belle-Île-en-Mer. Séparée du continent par le détroit de Fromentine, situé à son extrémité Sud, elle ferme la baie de Bourgneuf (ou « baie de Bretagne »), dans sa partie Ouest et Sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de Noirmoutier est dans l'ensemble peu élevé comme Ré ou encore Oléron. Le point culminant de l'île se situe au Nord-Est, au Bois de la Chaize avec une altitude de vingt mètres alors que les plus basses altitudes se situent dans la zone centrale de l'île avoisinant parfois le niveau de la mer dans les marais salants.

Par ailleurs, le relief est également élevé au niveau de la pointe de la Loire (partie Sud du Bloc central de l'Ile) et aussi à l'entrée de l'Ile dans la forêt de la Fosse et de Barbâtre. Sur la partie occidentale de l'île, l'altitude atteint en moyenne quatre à six mètres. En partant de la pointe méridionale de l'île, on retrouve de grandes plages de sable fin avec un massif dunaire s'étirant de la pointe de la Fosse jusqu'à la Guérinière. Plus à l'intérieur, ce sont les grandes forêts de pins et les abords dunaires qui dominent.

Au nord de cette partie, le changement de paysage est plus sévère avec les dunes laissant place aux marais salants. Sur la partie septentrionale de l'île se trouvent des plages plus ou moins rocheuses notamment à partir de la pointe de Luzéronde en passant par l'Herbaudière jusqu'au Vieil.

Enfin, c'est sur la partie orientale de l'île que le changement de relief est le plus important. Ainsi à partir du Grand Vieil jusqu'à la Clère, les plages laissent place aux exploitations agricoles tandis que sur la pointe du Bois de la Chaize, les forêts de chênes verts laissent place à des pentes rocheuses avec un dénivelé de "seulement" quinze mètres. À partir de cette pointe de l'ile jusqu'à Jacobsen, le relief est plus doux beaucoup moins escarpé avec une plage de sable fin (la plage des Sableaux). Enfin de la rive gauche du port de Noirmoutier jusqu'à la cale de la Fosse, ce sont des polders qui laissent place à des cultures ostréicoles.

Géomorphologie de l'île[modifier | modifier le code]

Les 48 km2 de l'île de Noirmoutier, qui s'étendent sur près de 20 km de long, sont constitués de trois parties distinctes :

  • un îlot rocheux au Nord, la partie la plus large (plus de 6 km) anciennement appelé « île d'Her », sur lequel est située la commune de Noirmoutier-en-l'Île ;
  • un cordon dunaire dans sa partie méridionale, s'allongeant sur 15 km sur la côte Occidentale face à l'océan, à l'est duquel on été aménagés des polders donnant sur la baie ;
  • des marais salants qui relient ces deux parties.

L'occupation humaine : une ville, cinq bourgs[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XIXe siècle, l'île de Noirmoutier ne comportait qu'une seule commune avec comme chef-lieu le bourg de Noirmoutier-en-l'Île[2]. Mais avec l'accroissement démographique, Barbâtre[3] est devenue indépendante en 1858 avant la constitution de deux autres communes une soixantaine d'années après en 1919 : La Guérinière[4] et L'Épine[5]. Avec le développement des congés payés et l'essor du tourisme, l'île s'est urbanisée au XXe siècle avec la construction de nombreux lotissements abritant notamment, beaucoup de résidences secondaires. Aujourd'hui, on distingue sur l'Île de Noirmoutier, une ville et cinq bourgs répartis sur quatre communes. Ce sont :

  • La ville de Noirmoutier-en-l'Île située au Nord-Est de l'île est la capitale historique de l'île. Son centre est marqué par de vieux monuments comme le château, l'église St-Philbert, l'Hôtel Jacobsen , etc.. Elle est peuplée de 4 800 habitants environ. Sa commune couvre le tiers Nord de l'île et comprend, des marais salants, une plaine agricole, la station balnéaire du Bois de la Chaize, l'ancienne abbaye de la Blanche ainsi que les deux bourg du Vieil et de l'Herbaudière. Le caractère rocheux des côtes font que les plages sont plutôt de taille réduites comme celles qui bordent le Bois de la Chaize (ex : plage des Dames, plage des Souzeaux, de l'Anse Rouge...).
  • Le bourg de L'Épine est situé à l'Ouest de l'île. Comptant une population de plus de 1 700 habitants, sa commune comprend une partie des marais salants, le port de Morin (au Nord du bourg), une partie du bois des Eloux (au Sud du bourg) et le moulin de la Bosse. Les plages de L'Épine forment un cordon sableux continu portant différentes dénominations en fonction des zones (plage St-Jean, plage de la Martinière...) ponctuées de brise-lames qui contribuent à la défense de l'île contre la mer.
  • Le bourg de La Guérinière est situé au centre de l'île. Sa commune compte environ 1 500 habitants avec le village balnéaire des Sables d'Or et de la Tresson, situé au Sud du bourg. La plage sableuse de la Guérinière offre une vue sur les bouchots (culture de moules) installés en mer et visibles à marée basse.
  • Le bourg de Barbâtre, de forme longiligne par l'extension des lotissements pavillonnaires compte presque 1 800 habitants. C'est la commune la plus méridionale de l'île, elle comprend les deux voies reliant l'île de Noirmoutier au continent : le Gois (chaussée submersible) et le pont. L'urbanisation du XXe siècle a étendu le bourg sur les anciens hameaux du Midi, de la Frandière et de la Fosse. La plage du Midi est la plage de Barbâtre, c'est la plus longue de l'île, cordon sableux de plus de 5 km.
  • Le bourg du Vieil est situé au Nord de Noirmoutier-en-l'Île et fait partie de son territoire communal. C'est une bourgade paisible constituée de rues tranquilles qui s'étire entre le Bois de la Chaize et le Bois de la Blanche. Les plages sont plutôt rocheuses.
  • Le bourg de l'Herbaudière est situé au Nord-Ouest de l'île et est aussi intégré à la commune de Noirmoutier-en-l'Île. C'est le port de pêche de l'île (2e du département de Vendée). La plage de Luzeronde, au Sud de l'Herbaudière, est sableuse et assez fortement inclinée, elle offre une vue sur l'île du Pilier (au Nord-Ouest de l'île).

L'Île de Noirmoutier est reliée au continent par un pont depuis 1971 et elle est connue pour le passage du Gois (ou Goâ) — chaussée d'environ 4,5 km submergée à marée haute et praticable à marée basse. Jusqu'à la construction du pont, c'était donc une île accessible à marée basse. Ces deux traits d'union entre le continent et l'île se rejoignent sur une rocade qui borde les bourgs jusqu'au Sud de Noirmoutier-en-l'île. Les marais salants ne sont traversés que par quelques petites routes.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'île est particulièrement doux grâce à l'influence de l'océan Atlantique. Les hivers sont doux et les étés sont tempérés. Le nombre d'heures de soleil est important : il est comparable à celui de Carcassonne avec 2100 heures pour l'année dont 550 heures pour les mois de juillet et août[6].

Toutes ces conditions permettent à l'île de développer la culture de la pomme de terre cultivée dans une terre sablonneuse enrichie au goémon (particulièrement la bonnotte, pomme de terre primeur précoce au printemps), mais aussi favorisent l'évaporation des marais salants en été. De plus, des espèces végétales peu communes sur le continent aux mêmes latitudes peuvent se développer, comme le mimosa ou les arbousiers très présents au bois de la Chaize.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations mensuelles moyennes entre 1981 et 2010 :

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D Année
Températures maximales (en °C) 9,3 9,8 12,5 14,9 18,4 21,5 23,4 23,5 21,4 17,4 12,9 9,9 16,3°C
Températures minimales (en °C) 4,7 4,5 6,4 8,0 11,3 13,9 15,7 15,8 13,9 11,5 7,7 5,3 9,9°C
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 70,1 56,6 49,4 52,1 52,2 34,2 38,6 31,5 56,9 85,2 80,9 78,4 686 mm
Nombre de jours avec précipitations (> 1mm) 12,1 9,7 9,6 9,6 9,5 6,6 6,4 6,0 8,1 11,8 12,3 12,7 115 jrs
Nombre d'heures d'ensoleillement 87 136 182 226 255 291 274 259 233 149 107 112 2325 h
Source : La Météo-France - Période 1981-2010

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (en °C) 16,9 17,5 22,9 27,5 31,3 36,0 37,0 37,0 33,0 27,1 20,5 16,1
Années des températures maximales 2014 1998 2005 1984 1995 1976 1990 2003 1987 1997 1989 2006
Températures minimales records (en °C) -10,0 -7,7 -6,0 0,0 0,5 6,0 10,4 9,5 7,0 1,7 -4,0 -8,0
Années des températures minimales 1985 1991 2005 1986 1979 1962 1977 1986 2010 2003 1993 1996
Source : La Météo-France - Période 1945-2014

Environnement[modifier | modifier le code]

Selon Natura 2000, l'île fait partie d'un cadre géographique plus large englobant également le marais breton, la baie de Bourgneuf et la forêt des Pays de Monts[7].

Administration[modifier | modifier le code]

Les 4 communes que cette île abrite forment le canton de Noirmoutier-en-l'Île et sont, en outre, regroupées en une Communauté de communes de l'île de Noirmoutier. Celles-ci sont du sud au nord :

Histoire[modifier | modifier le code]

Coucher de Soleil sur la plage de Barbâtre

C'est sur l'ancienne « île d'Her » ou d’Hero, habitée dès la Préhistoire, que le moine saint Philibert s'installa en 674. Il y fonda un monastère qui fut plus tard à l'origine de celui de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Il y organisa la récolte du sel et la construction de nombreuses digues.

Pour lutter contre les invasions vikings, les seigneurs de la Garnache, propriétaires des lieux, ainsi que les moines, firent construire successivement des fortifications à partir de 830. Ceux-ci construisirent une résidence à Déas (aujourd'hui "Saint-Philbert-de-Grand-Lieu") sur le continent pour y passer l’été, saison la plus dangereuse, pour s’y abriter des incursions vikings. Ceux-ci tentent une attaque en août 834, repoussée, puis une nouvelle en août 835. Celle-ci est repoussée par le comte Renaud d'Herbauges. Les Vikings reviennent à la charge en septembre 835, et réussissent à piller le monastère[8].

Au Xe siècle Ibrahim ibn Ya'qub marchand arabe envoyé par le Calife Omeyade de Cordoue décrit l'île en ces termes:

« Furmantîna (Fromentine, c'est-à-dire Noirmoutier), île dans l'Océan, longue de vingt milles et large de trois. Elle est en pleine mer. Bon climat, sol fertile, eaux courantes et puits d'eau douce. Elle est habitée et cultivée. En raison de son climat et de son sol, qui sont sains, il n'y a aucun reptile, car les reptiles et les insectes naissent des miasmes, et il n'y en a pas dans l'île. On dit qu'il y pousse un safran d'excellente qualité qu'on ne trouve nulle part ailleurs.[9] »

Le château est construit au XIIe siècle.

Une île de la seigneurie de la Garnache[modifier | modifier le code]

L'île de Noirmoutier, comme l'ancienne île de Bouin (aujourd'hui rattachée à la terre ferme), dépendait avant la Révolution de la seigneurie de la Garnache, fief tantôt poitevin (duché d'Aquitaine et comté du Poitou) au Moyen Âge, tantôt lié à la Bretagne (expansion bretonne au IXe siècle cassée par les incursions vikings, puis liens juridiques avec la région des Marches de Bretagne du XVIe au XVIIe siècle).

Au cours de son histoire, l'île eut à subir plusieurs tentatives d'invasions :

Mais ne put résister à l'invasion néerlandaise de 1674 par l'amiral Cornelis Tromp.

La guerre de Cent ans et les aventuriers[modifier | modifier le code]

En 1350, Noirmoutier tomba aux mains d'un seigneur à la solde de l'Angleterre, Raoul de Cahours, qui finit par se brouiller avec le monarque anglais, pour n'avoir pas voulu rendre ses conquêtes à Jeanne de Belleville, dame de Clisson et de la Garnache. Il passa au roi de France, moyennant 2.430 livres par an et la possession reconnue de Beauvoir, de Lampant, de Bouin et de l'île Chauvet, dont s'était emparé en 1349, Guillaume, dit le Galois de la Heuse, capitaine souverain pour le roi en Poitou.

Un autre chef mercenaire, Maciot de Mareuil, bourgeois de Nantes, aidé d'aventuriers nantais, s'empara l'année suivante de Noirmoutier et de Cahours, qui ne voulut relâcher à aucun prix, malgré les lettres de rémission offertes par le roi de France. Guillaume Estner, capitaine à la solde du seigneur de l'île, Amaury de Craon, parvint à le faire déménager en 1353, moyennant finances, nouvelles lettres de rémission et menace de pendaison.

Au XVe siècle l'île de Noirmoutier est rattachée à la vicomté de Thouars qui appartient à la famille d'Amboise.

En mars 1479, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma les privilèges octroyés par Charles VII[10].

Corsaires huguenots au XVIe, contrebande de tabac au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1562, les corsaires huguenots venus de La Rochelle s'emparent de l'île, dont ils font un sanctuaire jusqu'en 1569[11].

Cette île bénéficiait dès le XIVe siècle de franchises insulaires, propices au développement de la contrebande. Au XVIIe siècle, les îliens font fleurir le commerce clandestin de tabac en se lançant dans l'importation massive.

Ce trafic prend son essor après 1670 lorsque le tabac de Saint-Domingue est placé sous un monopole que Louis XIV confie à la Marquise de Maintenon, qui s'empresse de le revendre. Le monopole fixe des prix de vente trop élevés et d'achat trop bas, incitant les planteurs à écouler le tabac vers les colonies de l'Amérique du Nord. C'est le début de la fortune de la Virginie.

Des sociétés de « faux tabatiers » se structurent, impliquant toutes les couches de la société îlienne pour réguler le trafic. Du tabac de Virginie, du Maryland, de Hollande, de Martinique ou de Saint-Domingue fait marcher le négoce. De gros navires marchands hollandais ou anglais approvisionnent l'île. Un circuit de petites embarcations (chattes) permettent l'acheminement illégal sur le continent.

Dès le XVIIe siècle, l'île subit de nombreuses transformations grâce à la construction de digues et de polders. Des centaines d'hectares furent asséchés, selon des techniques issues des procédés flamands mises en œuvre en particulier par la famille Jacobsen originaire de Dunkerque[12]. Les terres ainsi gagnées sur la mer permirent la création de marais salants et de champs pour les pâtures et la culture de céréales.

Durant la Révolution française, l'île fut le théâtre de deux batailles de la Guerre de Vendée : la première en 1793 se solda par une victoire vendéenne, tandis que la seconde l'année suivante vit la défaite de ces derniers.

Durant la Première Guerre mondiale, le lieutenant Joseph Écomard fut gouverneur militaire de l'île de Noirmoutier, mais il résidait à l'île d'Yeu où il était également gouverneur. Il descendait des Joubert de Noirmoutier, gouverneurs de l'ile sous l'ancien régime.

Marais salant (à proximité de Noirmoutier-en-l'Île)

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le tourisme est la principale activité économique de l'île offrant aux visiteurs un nombre important d'hébergement (hôtels, chambres d'hôtes, campings, centres de vacances,...).
  • Cependant, l'activité maritime reste très importante sur l'île qui possède ainsi trois ports :
    • Celui de Noirmoutier-en-l'Île, le port traditionnel qui n'a plus aujourd'hui qu'un rôle touristique.
    • Celui de l'Herbaudière, un port de pêche moderne en eau profonde, possédant une criée, il est le deuxième du département de la Vendée après celui des Sables-d'Olonne. C'est aussi un port de plaisance important.
    • Celui de l'Épine, dénommé historiquement le port de Morin, était un port à échouage. D'importants travaux achevés fin 2005 en ont fait un port de plaisance.
  • L'ostréiculture est présente au port de Noirmoutier et au port du Bonhomme.
  • La pisciculture est aussi active sur l'île, notamment par le groupe Adrien avec France Turbot.
  • L'île jouit d'un climat favorable à la production d'une variété de pommes de terre locale (la bonnotte), mais aussi de beaucoup d'autres variétés comme la sirtéma et la charlotte[13].
  • L'artisanat du bâtiment, du paysage et des BTP, fort de plus de 120 entreprises, représente 300 emplois à l'année ce qui le place dans les principales activités de l'économie insulaire[14].

L'île de Noirmoutier et L'Île-d'Yeu ont pour projet commun de mettre en place un parc d'une centaine d'éoliennes entre les deux îles. Depuis trois ans, il se heurtait au veto du président du conseil général, Philippe de Villiers. Celui-ci parti (en septembre 2010), le projet renaît et va faire l'objet d'un appel d'offres en 2012, avec pour objectif de « fournir 70 % de l'électricité consommée par les foyers vendéens »[15].

La production de sel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : marais salants.

Le climat de l'île a également favorisé très tôt la production de sel marin. Ainsi, dès le Ve siècle, les moines bénédictins commencèrent à transformer les marais humides en marais salants afin d'y récolter l'or blanc. Ceux-ci couvrent aujourd'hui une grande partie du territoire insulaire.

Le sel et la fleur de sel y sont encore de nos jours récoltés de façon artisanale et la production atteint, les meilleures années, 1 500 tonnes de sel. On peut noter toutefois que durant les années 1980, la production de sel a été mise à mal : beaucoup de marais salants ont été abandonnés. Cependant, l'activité repart depuis une quinzaine d'années ; en effet beaucoup de jeunes sauniers se sont installés.

Depuis 1942, la coopérative des sauniers de Noirmoutier regroupe près d’une centaine d’adhérents, soit 90 % des producteurs de l’île. L’avenir de cette agriculture traditionnelle et du métier de saunier est pérennisé par un contrat passé avec Aquasel[16], société créée en 1993 pour permettre de valoriser les efforts de tous les sauniers du groupement, répondant aussi aux besoins spécifiques de chaque client par la disponibilité de son équipe commerciale. Ce contrat garantit ainsi les prix et les volumes de production sur le long terme.

Malaise de l'économie insulaire[modifier | modifier le code]

On assiste depuis quelques années sur Noirmoutier à une forte inflation des prix de l'immobilier du fait de l'arrivée de touristes aisés ayant investi sur l'île en achat de résidences secondaires, provoquant à terme la fuite des jeunes originaires de l'île ne trouvant alors aucun logement à prix abordable[réf. nécessaire].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Pierre à cupules.
Moulin sur l'île de Noirmoutier.

L'île possède un patrimoine varié avec :

Actions culturelles[modifier | modifier le code]

De nombreuses actions culturelles ont lieu sur l'île comme la fête de la bonnotte, les Régates du Bois de la Chaize et le Festival 7e Art et Sciences. Andor Nehmet (1891-1953), écrivain, poète, critique et biographe de Franz Kafka, résida de façon contrainte pendant les années de guerre (1914-1918) sur l'île.

Sites[modifier | modifier le code]

Passage du Gois
Dépôts de l'ancien fleuve Yprésis au débarcadère de l'île de Noirmoutier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. VINCENT Auguste (1937) Toponymie de la France, Bruxelles: Librairie Générale, §64, p. 32.
  2. Fiche de Noirmoutier-en-l'Île sur Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  3. Fiche de Barbâtre sur Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  4. Fiche de La Guérinière sur Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  5. Fiche de L'Épine sur Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  6. Site de Météo France pour plus de précisions
  7. « Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts », Natura 2000 (consulté le 04/08/2011)
  8. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 54.
  9. Mohammed Arkoun, « La France vu par un voyageur arabe au Xe siècle » dans Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, 2006, page 44
  10. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA459 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1479 (1478 avant Pâques)
  11. selon « L'île de Noirmoutier » de G.Ganachaud et B.Barbier, éditions Ouest-France
  12. Yvonnick de Chaillé - les Jacobsen à Noirmoutier - 2009
  13. Coopérative Agricole de Noirmoutier : Les variétés
  14. Association des entreprises du bâtiment de l'Île de Noirmoutier : Précisions
  15. Jean Charuau, président de l'association Héliopole destinée à promouvoir les énergies renouvelables
  16. Site officiel : Aquasel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]