Saint-Julien-de-Concelles

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Saint-Julien-de-Concelles
Image illustrative de l'article Saint-Julien-de-Concelles
Blason de Saint-Julien-de-Concelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Le Loroux-Bottereau
Intercommunalité Communauté de communes Loire-Divatte
Maire
Mandat
Thierry Agasse
2014-2020
Code postal 44450
Code commune 44169
Démographie
Gentilé Concellois
Population
municipale
6 801 hab. (2011)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 15″ N 1° 23′ 04″ O / 47.2541666667, -1.3844444444447° 15′ 15″ Nord 1° 23′ 04″ Ouest / 47.2541666667, -1.38444444444  
Altitude Min. 0 m – Max. 53 m
Superficie 31,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-julien-de-concelles.fr/
Situation de Saint-Julien-de-Concelles dans le département de la Loire-Atlantique.

Saint-Julien-de-Concelles est une commune de l'ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Concelles est situé sur la rive gauche de la Loire, à environ 13 km à l'est de Nantes.

Rose des vents La Loire
Carquefou (9,8 km)
Thouaré-sur-Loire (5 km)
Mauves-sur-Loire (5 km) La Chapelle-Basse-Mer (5 km)
Ancenis (20 km)
Rose des vents
Sainte-Luce-sur-Loire (6,5 km) N Le Loroux-Bottereau (3,5 km)
Beaupréau (36 km)
O    Saint-Julien-de-Concelles    E
S
Haute-Goulaine (6,4 km)
Basse-Goulaine (9 km)
Nantes (13,6 km)
Marais de Goulaine (6 km)
La Haie-Fouassière (10,5 km)
La Chapelle-Heulin (8,5 km)
Vallet (13,3 km)

Partie intégrante du pays du Vignoble nantais, Saint-Julien-de-Concelles appartient à la communauté de communes Loire-Divatte, avec les communes de Barbechat, La Chapelle-Basse-Mer, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau et La Remaudière[1].

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Julien est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Selon une étude réalisée pour la commune, 75 % des travailleurs de la commune travaillent à l'extérieur de celle-ci, 54 % se rendant à Nantes même. Elle est la seule commune de la communauté de communes Loire-Divatte à être polarisée de cette manière par Nantes.

D'un point de vue d'occupation des sols, la commune est composée de trois grands ensembles. Sur ses parties nord et ouest, on se situe dans le lit majeur de la Loire, dans une plaine inondable. Le bourg, l'est et la partie sud-est de la commune sont occupés par le vignoble, composé en grande majorité de production pour le Muscadet et le Gros plant. Au sud s'étend la zone Natura 2000 correspondant au marais de Goulaine et qui fait une véritable barrière naturelle avec la commune de Haute-Goulaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à Saint-Julien, premier évêque du Mans : le territoire de la paroisse ayant été échangé contre un domaine du diocèse du Mans[Quand ?].

Les 16 fusillés du terrain du Bêle à Nantes, le 23 octobre 1941[modifier | modifier le code]

Les autorités allemandes ne voulant pas que les sépultures deviennent un lieu de culte, elles font enterrer sommairement les quatre des fusillés à Saint Julien-de-Concelles. Seul un numéro inscrit sur une petite plaque indiquait l'emplacement de chaque sépulture.

  • Maurice Allano - 21 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le nouveau cimetière Sainte-Anne, Nantes.
  • Frédéric Creusé - 20 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière Miséricorde, à Nantes.
  • Michel Dabat - 20 ans, de Nantes, accusé d’actions de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière de Nantes.
  • Jean-Pierre Glou - 19 ans, de Nantes, soupçonné d’actes de résistance ; son corps est transféré dans le cimetière de Miséricorde.

Le nom de Marin Poirier figure sur la stèle du cimetière de Saint-Julien-de-Concelles et, pourtant, il ne fit pas partie de l’exécution du 23 octobre 1941 ; Marin Poirier, né à Fougères, cheminot, accusé d’avoir favorisé l’évasion de prisonniers de guerre et leur passage en zone libre ; condamné à 4 ans ½ de prison, il fit appel ; la politique des troupes d’occupation s’étant durcie, il est condamné à mort et fusillé au terrain du Bêle, le 30 août 1941 ; après une inhumation provisoire à Saint-Julien, son corps est transféré dans le cimetière de la Chauvinière.

Économie[modifier | modifier le code]

La majorité de la population active travaille en dehors de Saint-Julien-de-Concelles : 54 % des travailleurs effectuent des migrations pendulaires à destination exclusive de Nantes, en 2006, et, au total, 75,6 % des concellois actifs travaillent en dehors de la commune.

Saint-Julien est une commune que l’on peut qualifier de rurale : près d’un quart des actifs travaillent dans le secteur agricole. Les volontés affichées par les acteurs du développement local tendent à vouloir renforcer ce secteur : maintenir les emplois agricoles est une des priorités du SCOT du pays du vignoble nantais ; ces emplois agricoles ne semblent donc pas menacés.

Le secteur agricole représente environ 475 emplois à l’année sur la commune. Ce sont les activités liées au maraîchage qui sont les plus nombreuses et qui génèrent le plus d’emplois.

Les maraîchers utilisent des serres de différentes tailles en verre ou en plastique pour protéger et mieux contrôler leurs cultures, ces grands abris façonnent le paysage de la plaine inondable, donnant l'impression de se trouver dans un paysage dédié a l'agriculture intensive.

On compte, à Saint-Julien, une centaine d’entrepreneurs et artisans.

L’industrie est le secteur le moins développé sur la commune ; les plus grandes entreprises sont situées au niveau du pôle d’activités de Beausoleil.

Osier et vannerie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle, Saint-Julien est un grand centre de production d'osier et de fabrication de vannerie[2].

Fin XIXe et début XXe, des ouvriers vanniers s'unissent et créent des syndicats professionnels à Aramon (Gard), Bellot (Seine-et-Marne), Bordeaux, Fayl-Billot (Haute-Marne), Givors (Rhône), Marseille, Origny-en-Thiérache (Aisne), à Paris, Tannay (Ardennes), Toulon et Toulouse ; en Bretagne, à Nantes et Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Inférieure)[3].

« Des vanneries importantes existe maintenant à Nantes, à Ancenis, à Saint-Julien-de-Concelles ; c’est là qu’en 1904 et 1905, sur l’heureuse inspiration de M. Danguy, directeur des Services Agricoles, l’on a fait usages avec succès, sur de grandes surfaces, du jus de tabac titré de la régie, pour lutter contre le bleu de l’osier (phyllodecta)[4]. »

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le plan d'eau du Chêne[modifier | modifier le code]

Base nautique, arboretum, parcours de santé, jeux et aires de pique-nique sont disponibles sur ce site dédié aux loisirs de plein air.

Les bords de Loire[modifier | modifier le code]

La Loire, aussi appelée « fleuve royal », est une composante majeure du patrimoine concellois. Le fleuve est longé par la levée de la Divatte, ouvrage construit au XIXe siècle pour protéger la vallée des crues parfois importantes. Les inondations de 1910 marquent l'histoire de la commune.

Le marais de Goulaine[modifier | modifier le code]

Le marais de Goulaine, classé Natura 2000, héberge de nombreuses espèces aquatiques, une faune et une flore diversifiées. Il s’étend sur cinq communes : la Chapelle-Heulin, Haute-Goulaine, le Landreau, le Loroux-Bottereau et Saint-Julien-de-Concelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1963 1966 Georges Vivant    
       
1977 1983 Frédéric Praud DVD puis RPR  
1983 1989 Pierre Guillet    
1989 1995 Michel Janneau DVG (Progrès concellois)  
1995 2001 Clovis Mercier DVG (Progrès concellois)  
mars 2001 mars 2008 Pierre Roy DVG (Progrès concellois)  
mars 2008 mars 2014 Christophe Audouin DVG (Progrès concellois) Manager informaticien à La Poste
mars 2014 en cours Thierry Agasse DVD Chef d'entreprise en menuiserie-charpente

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 801 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 200 1 659 2 226 3 161 3 467 3 779 3 694 3 770 3 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 862 3 868 3 832 4 007 3 971 3 832 3 690 3 602 3 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 461 3 394 3 189 2 875 2 860 2 871 2 764 2 938 3 323
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 555 3 850 4 272 5 095 5 418 6 255 6 692 6 756 6 801
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

Pyramide des âges à Saint-Julien-de-Concelles en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,1 
75 à 89 ans
7,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,3 
21,0 
45 à 59 ans
20,7 
24,2 
30 à 44 ans
24,0 
16,3 
15 à 29 ans
13,9 
22,8 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ancien blason
Blason Blasonnement :
De sinople à la chapelle Saint Barthélemy d'argent soutenue d'une jumelle ondée du même et surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en fasce.
Commentaires : Dans la chapelle Saint-Barthélemy se trouvent les fleurs de lys des armoiries du Plessix-Angié. Le sinople (vert) évoque la vie rurale et les activités agricoles ; les ondes représentent la Loire. Blason conçu par Yves Boislève (délibération municipale du 16 janvier 2001).

Avant 2001, le blasonnement de Saint-Julien-de-Concelles est : Écartelé, au premier de pourpre aux deux fraises de gueules feuillées de sinople, au deuxième d'azur à la grappe de raisin de pourpre, au troisième d'azur au brochet contourné et ployé d'argent en barre et au quatrième de pourpre à l'hirondelle de sable volant en bande. Il s'agit d'un symbole urbain créé pour les Floralies de Nantes, en 1982. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communauté de communes Loire-DIvatte », sur cc-loiredivatte.fr (consulté le 14 octobre 2014)
  2. Roger Hérisset, La vannerie en Bretagne, Rennes, Presses Universitaires de Rennes,‎ 2014, 408 p. (ISBN 978-2-7535-3531-2)
  3. Gaston de la Barre, Questions commerciales sur l'osier et la vannerie,‎ 1908
  4. Eugène Leroux, Encyclopédie de l'osièriculture,‎ 1921
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. « Saint-Julien-de-Concelles 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population - Saint-Julien-de-Concelles - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Notice no PA00108806 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Gentilhommière de la Meslerie », base Mérimée, ministère français de la Culture