Guémené-Penfao

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Guémené-Penfao
Eglise de Guémené-Penfao
Eglise de Guémené-Penfao
Blason de Guémené-Penfao
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Guémené-Penfao (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Yannick Bigaud
2014-2020
Code postal 44290
Code commune 44067
Démographie
Gentilé Guémenéens
Population
municipale
5 122 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 51″ N 1° 49′ 53″ O / 47.630833333333, -1.831388889 ()47° 37′ 51″ Nord 1° 49′ 53″ Ouest / 47.630833333333, -1.831388889 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 83 m
Superficie 105,51 km2
Localisation

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Guémené-Penfao
Liens
Site web http://www.mairie-guemene-penfao.fr/

Guémené-Penfao (prononcé [ge.mne.pɛ̃.fo ]) est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle est traversée par le Don.

La commune, qui est la plus étendue de la Loire-Atlantique, comprend outre le bourg de Guémené-Penfao, ceux de Beslé-sur-Vilaine et de Guénouvry.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Guémené-Penfao dans le département de la Loire-Atlantique

Guémené-Penfao est située à 25 km à l'est de Redon et à la limite nord de la forêt du Gâvre.

Les communes limitrophes sont Avessac, Plessé, Le Gâvre, Marsac-sur-Don, Conquereuil, Pierric et Massérac en Loire-Atlantique, Langon en Ille-et-Vilaine.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Guémené-Penfao était une commune urbaine non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse est attesté sous les formes (Plebs) Uuin-Monid en 852[1], Winmonid en 852 ou 853[2] et Wenmened en 1123[3],[4].

Ce toponyme signifie en vieux breton le « Mont Blanc », d'où la traduction du toponyme en breton moderne Gwenvenez, sur gwenn « blanc » et menez « mont, montagne »[5]. Homophonie fortuite avec Guéméné dans Guémené-sur-Scorff (voir ce nom).

Penfao est mentionné sous la forme Lespenfau en 862.

Il s'agit d'un composé à trois éléments : Les-, du vieux breton lis « demeure seigneuriale »[6] ou « cour (royale) » (breton moderne lez), Pen- « tête, bout, extrémité » et -fao de faou « hêtre », d'où le sens global de « cour au bout du bois de hêtres »[2]. Penfao était autrefois un prieuré et une frairie de Guémené qui se trouvaient à « l'extrémité d'un bois de hêtre », autour de l'actuel village de Saint-Georges.[réf. nécessaire]

Il n'y a pas de terme brittonique pour désigner le hêtre, le breton faou, le cornique fow et le gallois ffawidd sont issus du latin fagus « hêtre ». Le celtique commun avait un terme *bāgos, illustré en toponymie par le gaulois bagos + suffixe.

Guémené possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Gemenae-Penfou (écriture ELG, prononcé [ge.mnə.pɛ̃.faw ])[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La petite Bretagne[modifier | modifier le code]

Le Pays de Guémené-Penfao a été pendant longtemps une zone d'influence bretonne. Ainsi, on y a parlé breton jusqu'au XIIIe siècle, même si la langue d'oïl, dans sa variété régionale, le dialecte gallo, semble avoir pénétré la commune dès le XIIe siècle. Le cadastre de la commune mentionne le nom de Brésihan, que le Père Léon Trivière dans son Histoire de Guémené Penfao considère provenir de Breiz bihan, expression qui signifie petite Bretagne. Il semble toutefois plus probable que son origine soit le breton bren sec'han, de bren : colline et sec'han : de nature sèche (Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes). La variante locale du gallo a fait l'objet de plusieurs études et écrits, on citera les contes d'Ugeen Kogrèh, les recherches de Yann Mikaël dans la revue Pihern, et le dictionnaire Chat d'écureuil et Pomme d'orange de Vincent Delanoë.

Au XVIe siècle Penfao était une trêve de Guémené comme le montrent les registres paroissiaux de St Georges de Pennefo, correspondant approximativement à l'actuel territoire de Guénouvry, section de la commune de Guémené Penfao. (Archives Départementales de Loire Atlantique).

Un pays de légendes[modifier | modifier le code]

Les faits historiques marquants ont été relativement nombreux sur le territoire au cours des siècles. Par exemple en 1570, la rue de Châteaubriant aurait pu s'appeler la voie royale, car elle vit passer le roi Charles IX accompagné d'un brillant cortège comprenant notamment la reine mère Catherine de Médicis, Marguerite de Valois (future femme de Henri IV), le duc d'Anjou (futur Henri III), et le duc de Guise.

Il faut cependant constater que ce pays est surtout un pays de légendes, dont la non moins célèbre est celle de la fée Carabosse.

« En passant un jour la rivière, la vieille fée se fit mal au talon. Ne pouvant se guérir elle-même, elle eut recours aux bons soins d'un « rebouteux » de Redon. Mais le remède que celui-ci lui donna, loin de lui faire du bien, lui durcirent les talons, et à mesure que les jours passaient, les jambes se durcirent aussi, puis tout le corps, si bien que la mauvaise fée se trouva changée en pierre. Mais il paraît que par les nuits très sombres, elle retrouve sa mobilité et rôde encore dans les bois de la vallée. »

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, de gueules à la croix tréflée d'or ; au second, d'azur à un arbre arraché d'argent ; au chef d'hermine.
Commentaires : Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Délibération municipale le 8 octobre 1969.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Guémené-Penfao : Aime Dieu et fais ce que doit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1888   Fidèle Simon   conseiller général
juin 1995 en cours Yannick Bigaud[Note 1] Divers droite retraité, conseiller général (depuis 1992)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 122 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 383 3 585 3 436 3 634 3 798 3 910 4 013 4 328 4 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 679 4 977 5 637 5 923 6 167 6 566 6 766 6 812 6 765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 738 6 762 6 497 5 982 5 922 5 697 5 608 5 527 5 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 189 4 977 4 590 4 476 4 464 4 569 4 876 4 920 5 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,4 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Guémené-Penfao en 2009 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,8 
9,4 
75 à 89 ans
13,6 
15,7 
60 à 74 ans
17,8 
20,3 
45 à 59 ans
18,1 
19,4 
30 à 44 ans
17,6 
15,1 
15 à 29 ans
13,4 
19,9 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Georges
  • Maisons anciennes.
  • Grand-Logis XVe siècle avec tour octogonale.
  • Château Bruc reconstruit aux XVe et XIXe siècles.
  • Château Juzet.
  • Château Trénon.
  • Château Boisfleury.
  • Château du Brossay de style Empire.
  • Château Treguel XVIIIe siècle.
  • Château Friguel XIXe siècle.
  • Un moulin à vent.
  • Trois moulins à eau.
  • Église de Guéméné XIXe siècle.
  • Église XIXe siècle de Beslé.
  • Église de Guenouvry : statue de sainte Anne.
  • Chapelle Sainte-Anne : fresques ; « Lieu-Saint » constitué de la chapelle et ses abords.
  • Chapelle Saint-Georges de Penfao  Inscrit MH (2004)[13]
  • Site de la vallée du Don.
  • Vallée de la Vilaine.
  • Étang de la Vallée.
  • Rocher de la Fée Carabosse et abords.

Guéméné dans les arts[modifier | modifier le code]

Un village Guéméné est cité dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[14].

Sans autre précision de la part du poète, il peut s'agir de deux villages:

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare de Beslé située sur la ligne Rennes - Redon. Ainsi que par les lignes 10 (Guémené/Derval/Nantes) et 71 (Blain/Bouvron/Nantes) du Lila Lignes intérieures de la Loire-Atlantique (décembre 2012)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a et b Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur,‎ 2004, 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 115
  3. Dom Morice, Preuves I, p. 548
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 335a
  5. KerOfis, cit.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. « Guémené-Penfao 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 10 janvier 2013).
  11. « Résultats du recensement de la population - Guémené-Penfao - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  12. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  13. « Notice no PA44000032 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]