Lanester
| Lanester | ||
Cimetière de bateaux sur le Blavet. |
||
Héraldique |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Lorient | |
| Canton | Lanester (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du pays de Lorient | |
| Maire Mandat |
Thérèse Thiéry 2008-2014 |
|
| Code postal | 56600 | |
| Code commune | 56098 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Lanestériens, Lanestériennes | |
| Population municipale |
22 219 hab. (2010) | |
| Densité | 1 210 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
184 853 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 51 m | |
| Superficie | 18,37 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-lanester.fr/ | |
| modifier |
||
Lanester [lanɛstɛʁ] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France. Le nom breton de la commune est Lannarstêr (prononcé [lanəˈʃteːʁ]).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Lanester se situe au confluent du Scorff et du Blavet. Elle est en outre traversée par la rivière du Plessis. Les communes limitrophes sont : Lorient, Caudan, Hennebont, Kervignac et Locmiquélic.
Histoire [modifier]
La commune de Lanester a été créée en 1909 par démembrement de celle de Caudan. Les ouvriers travaillant à l'arsenal de Lorient, souvent issus du monde rural, s'y sont installés en grand nombre, avec leur famille. Mais si la ville a une tradition ouvrière très marquée, elle a ensuite développé également des espaces commerciaux importants. En outre, une partie de son territoire est rurale, même si l'activité agricole régresse. De même que Lorient, Lanester a été très éprouvée par la Seconde Guerre mondiale.
Administration [modifier]
Sauf à l'époque du régime de Vichy, Lanester a toujours été gérée par une majorité de gauche (en particulier par le PCF de 1945 à 2001). Depuis 2001, l'équipe au pouvoir, apparentée PS, s'est donnée l'étiquette « citoyenne ».
Thérèse Thiéry a été élue lors du conseil municipal du 16 décembre 2004, à la suite du décès le 3 décembre 2004 de Jean-Claude Perron, conseiller général et maire de Lanester, élu en 2001. Ils font suite à Jean-Pierre Anfré (1996-2001) et à Jean Maurice, maire honoraire de Lanester et figure historique locale, maire de 1953 à 1996.
Robert Boulay, premier maire d'après guerre du 7 octobre 1945 au 9 mai 1953, contribua à la reconstruction de la commune. Néanmoins, l'essor de celle-ci fut le fruit de la politique progressiste de Jean Maurice durant ses 43 ans à la tête de la municipalité.
La municipalité diffuse un bulletin mensuel d'information, Reflets.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 22 219 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Langue bretonne [modifier]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 13 juillet 2006.
- À la rentrée 2007, 5,8 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[3].
Monuments et lieux touristiques [modifier]
On ne peut pas faire de Lanester une commune d'un grand intérêt touristique. Quelques curiosités peuvent cependant être signalées :
- le cimetière de bateaux, le long du Blavet
- le pont du Bonhomme, qui enjambe le Blavet
- le centre ville, avec un hôtel de ville moderne.
- vestige du parc à bois de la marine (1847-1852) visible à marée basse sur le Scorff
- une pierre appelée Rocher du Diable non loin de la rive du Blavet
- le dolmen de Kervenguen
- la pierre à cupules de Saint-Guénaël
- la stèle de Locunel
- la chapelle Saint-Gwenhael
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Roque Carrion, résistant,
- Loeiz Herrieu, écrivain en langue bretonne,
- Albert Le Bail et Jean-Louis Primas, résistants,
- Émile Marcesche, industriel,
- Robert Boulay, maire de 1945 à 1953,
- Jean Maurice, maire de 1953 à 1996.
Blasonnement [modifier]
|
Les armoiries de Lanester se blasonnent ainsi : |
Bibliographie [modifier]
- Léone Beaumes, Lanester au fil de notre histoire, Éd. à compte d’auteur (Bretagne Graphique Imprimerie), 1985
- André et Lucette Leclère (préf. Jean Maurice, maire honoraire de Lanester), Images et mémoire de Lanester, Lanester, Éd. à compte d’auteur, 1999 (ISBN 2-9505821-9-2)
- Dominique Le Guidec, Un arsenal et des hommes, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Libre expression », 1995
- Yann Lukas (préf. Jean-Pierre Anfré, maire de Lanester), Lanester, histoire d’une ville, Quimper, Éd. Palantines, 1999 (ISBN 2-911434-08-0)
- Mairie de Lanester, Lanester, histoire d’une Libération, Lanester, Éd. à compte d’auteur (Atelier d’Impression Lorientais), 1995
- Jean-Noël Retière, Identités ouvrières : histoire sociale d’un fief ouvrier en Bretagne 1909-1990, Paris, Éd. L’Harmattan, 1995
- Claude Le Colleter, Lanester, rivages d'histoires et de légendes, Liv'Éditions, 2008
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
