Le Gâvre

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Le Gâvre
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Blason de Le Gâvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Blain
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Blain
Maire
Mandat
Nicolas Ouadert
2014-2020
Code postal 44130
Code commune 44062
Démographie
Gentilé Gavrais
Population
municipale
1 643 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 17″ N 1° 44′ 51″ O / 47.5213888889, -1.7475 ()47° 31′ 17″ Nord 1° 44′ 51″ Ouest / 47.5213888889, -1.7475 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 62 m
Superficie 53,58 km2
Localisation

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Le Gâvre est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique en région des Pays de la Loire.

La commune est principalement connue pour sa forêt domaniale, la plus grande du département.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Gâvre dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

La commune du Gâvre fait partie du canton de Blain ; les communes limitrophes sont :

Selon le classement établi par l'Insee en 1999[1], , Le Gâvre était une commune rurale non polarisée, ne faisant donc partie d'aucune aire urbaine ni d'aucun espace urbain (cf. Communes de la Loire-Atlantique). Cependant, beaucoup d'habitants travaillent à Nantes, Saint-Nazaire ou Châteaubriant, voire à Rennes.

Topographie[modifier | modifier le code]

Les rivières importantes sont extérieures à la commune : le Don au nord ; l’Isac (canal de Nantes à Brest) au sud. La commune est traversée à l'est par un ruisseau, le Perche, qui vient de Vay et y repart.

L'altitude est en général comprise entre 30 et 50 mètres (30 à 32 m pour le bourg). Les altitudes les plus élevées se trouvent au nord de la commune : 56 m au Haut Luc, 58 sur une éminence en forêt, 61 à l'extrême nord-est ; la plus basse : 24 m à l’étang.

La superficie est de 5 358 ha dont 4 457 pour la forêt domaniale et seulement 901 hors forêt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La signification généralement admise du nom est pays des chèvres ou des chevreuils, du fait de sa similitude du breton gavr (chèvre, chevreuil). Cependant, des études récentes[Lesquelles ?] défendent l'idée d'un nom d'origine gauloise : Vobero devenu Vavra/Vaivre en provençal et Voëvre en langue d'oïl (v/w se sont transformés en g).

D'après Ernest Nègre (Toponymie générale de la France), au XIIe siècle, il existait des références à la forêt du Gâvre sous le nom de « Gavrium silva ». Cet auteur rattache ce nom à une des formes de la langue d'oïl (le gallo) : « Gavre » qui pourrait définir un « droit ... qu'un puissant seigneur percevait sur un vassal qui voulait s'assurer de sa protection ». D'autre part, la localité du Gâvre avait la particularité d'avoir des importants privilèges et exemptions, particularité qui pourrait se définir comme des droits acquis. Le Gâvre était donc une ville franche. À noter que dans le livre d'Ernest Nègre, l'origine du Gâvres dans le Morbihan serait différent de celui du Gâvre dans la Loire-Atlantique. Elle serait bretonne via le mot gavr : chèvre ou chevreuil.

Le nom de la commune en gallo, la langue d'oïl locale, est Le Gavr (écriture ELG, prononcé [le.gɒvr ])[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d’occupation[modifier | modifier le code]

De l'époque néolithique, il reste un alignement mégalithique (en forêt, près de l'allée du Breuil de la Herse) qui correspondrait au marquage d’une zone frontière[3].

À l'époque celtique, le massif forestier constituait effectivement une zone frontière entre les Namnetes et les Redones. De cette époque, subsisterait le toponyme : allée de la Chesnaie des Drus, où dru serait un reste du celtique dru wid (très savant), c'est-à-dire druide.

À l'époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes, le site de Curin [Note 1] sur la voie romaine Angers-Blain-Rieux[4]-Vannes fut pourvu de thermes. D'autre part, la voie romaine Nantes-Blain-Rennes traversait l'actuel territoire communal entre l'Emion et le Haut Luc[5], d'où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don.

Le long de cette voie, dont une partie forme l'actuelle Grande Rue, furent par la suite construites les maisons des notables, gallo-romains d'abord, puis fonctionnaires ducaux et royaux.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La léproserie de la Madeleine

Dans l'ensemble, on ignore presque tout de l'habitat sur le futur territoire du Gâvre avant le XIIe siècle, époque où des moines de l'abbaye de Blanche Couronne [Note 2] créèrent une léproserie dans la forêt. Cette léproserie est à l'origine du village de La Madeleine[Note 3] qui en a conservé la chapelle Sainte-Madeleine.

La création de la ville franche

Celle-ci fut établie en 1225 par le duc Pierre de Dreux, dit Pierre Mauclerc[Note 4]. Afin de favoriser le peuplement de ce qui n'était qu'un petit village, siège de son repos de chasse, Pierre de Dreux accordait aux habitants du Gâvre des droits importants sur la forêt. Sur le plan religieux, le Gâvre faisait partie de la paroisse de Plessé, situation qui durera jusqu'en 1730. En pratique, le culte avait lieu dans la chapelle ducale (1226), qui a précédé l'église actuelle.

En même temps, il fit construire un château fort.

Le château

Après la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), le vainqueur, Jean de Montfort voulut donner la seigneurie du Gâvre au capitaine anglais Chandos. Olivier de Clisson, seigneur de Blain, qui avait lui aussi soutenu Jean de Montfort, ne le supporta pas. Il détruisit le château du Gâvre et bâtit avec les pierres la Tour du connétable à Blain.

Jean V décida la reconstruction du château en 1422. Il chargea son frère Arthur de Richemont, connétable de France, futur compagnon de Jeanne d'Arc, de mener les travaux. Il fut rebâti, entouré d'étangs, et pendant quelque temps abrita les ducs de Bretagne après leurs chasses en forêt. Françoise d'Amboise, épouse de Pierre duc de Bretagne reçut la seigneurie en douaire à la mort de son époux et à l'avènement d'Arthur de Richemont.

Elle y séjourna quelques années pour soigner sa mère Marie de Rieux.

Ensuite, le château servit de garnison. Il fut ensuite vendu à un particulier, Paul Mathurin Guilbaud, qui combla la majeure partie des étangs. En 1751, un certain François René Bernard hérite du château. Il termine l'assèchement des étangs. Le château tomba en ruines et fut démantelé au XIXe siècle.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'évolution de la ville franche

Après le rattachement de la Bretagne au royaume de France, la forêt devint royale (puis domaniale). Les habitants durent à maintes reprises se battre pour faire respecter les exemptions d'impôts accordés par Pierre de Dreux. Ces privilèges disparurent la nuit du 4 août. Il subsiste cependant encore des droits que le conseil municipal vote chaque année.

La période révolutionnaire

Pendant la Révolution, il semble que la constitution civile du clergé et la levée en masse aient provoqué la participation de Gâvrais à l'insurrection de mars 1793. Jean Bricaud et Guillaume Choblet sont arrêtés. Le curé réfractaire Lecocq fait partie des noyés de Carrier. Pierre Benoist, François Bricaud, Guillaume Choblet sont membres des instances (district ou tribunal)

En décembre 1793[6], les troupes républicaines commandées par Kléber (au Gâvre, sur la lande de la Grée) et Marceau (à Guémené-Penfao) contrôlent les accès de la forêt et obligent l'armée vendéenne, poursuivie par Westermann, à se diriger vers Savenay où elle subit une dernière défaite, qui met fin à la virée de Galerne.

Par la suite, la forêt constitue un foyer de la rébellion chouanne : 200 à 300 insurgés y sont réfugiés, sous la direction du marquis de Donissan et de l'abbé Grégoire Orain. Les républicains ont leurs points d'appui à Blain et à Guémené-Penfao[Note 5]. Cette période est commémorée depuis la Restauration par la Croix du Chêne de la messe ou Croix des Chouans (en forêt, ligne de la Grée). On peut signaler la présence de Joseph Léopold Hugo (le père de Victor), alors adjudant-major, à la tête d'un bataillon envoyé à Blain en octobre 1794.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer au Gâvre

Au cours du XXe siècle, la commune a été desservie par deux lignes secondaires, maintenant disparues :

  • ligne Saint-Nazaire-Blain-Nozay-Châteaubriant, qui, après Blain, desservait la gare du Gâvre (située un peu à l'écart du bourg, désormais rattachée à la commune de Vay) puis Vay.
  • ligne Blain-Redon, qui traversant la forêt, desservait la gare de la Maillardais ; elle a été totalement démantelée et le parcours transformé en chemin de randonnée ; l'ancienne emprise de la gare reste perceptible près de la route de Plessé.
La Seconde Guerre mondiale

Les Allemands installent des dépôts de munition (blockhaus) dans la partie sud de la forêt, dont 2/3 sont classés Zone interdite. En juillet 1944, un bombardement allié a lieu dans ce secteur (la Chaussée)[7].

La forêt et les activités forestières[modifier | modifier le code]

La forêt connaît un premier aménagement important sous Napoléon Ier : création du rond-point de la Belle Etoile et des dix lignes qui facilitent la circulation.

La chasse et l'évolution de la faune

Il n'y a plus de chasses royales après celle d'Henri II en 1551 ; le droit de chasse est ensuite accordé gratuitement à des nobles des alentours (duc de Coislin, etc.), jusqu'à l'établissement du système des adjudications sous le règne de Louis-Philippe. Les chasseurs constituent alors les sociétés de chasse. Les loups encore nombreux au début du XIXe siècle sont progressivement éliminés, le dernier est tué en 1882. Le cheptel des cervidés est soumis aux aléas historiques ; anéanti au cours de la Deuxième Guerre mondiale, il est reconstitué après-guerre par transplantation à partir du parc de Chambord.

Les travailleurs de la forêt

La forêt a représenté jusqu'aux années 1930, l'essentiel des ressources de la commune. Sabotiers, bûcherons et charbonniers peuplaient la forêt du lundi au samedi.

L'arrivée des bottes en caoutchouc entraina le déclin des sabots. Aujourd'hui, la forêt est entretenue par l'ONF, les coupes de bois sont organisées et des chasses à courre rappellent la tradition.

Article détaillé : Histoire de la Bretagne.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à la fasce d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or.
Commentaires : L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne : la forêt du Gâvre à toujours fait partie du domaine ducal, puis du domaine royal de France (d'où les fleurs de lys d'or). Blason (délibération municipale du 26 septembre 1978) enregistré le 15 novembre 1978.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1899 Joseph Heurtevant    
1899 1928 Julien Éon    
1928 1929 Pierre Alluçon    
1929 1934 Henri Lecoq    
1934 1959 Marcel Chatelain    
1959 1971 Maurice Briand    
1971 1994 Jean-Paul Sansoucy    
1994 2001 Marie-Madeleine Beaumal    
2001 2014 Jean-Philippe Combe[Note 6] Divers gauche retraité
2014 en cours Nicolas Ouadert Divers gauche responsable associatif
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 643 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 060 1 163 1 094 1 175 1 436 1 398 1 345 1 428 1 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 530 1 570 1 649 1 692 1 644 1 652 1 604 1 518 1 549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 551 1 546 1 548 1 178 1 137 1 102 1 075 1 138 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
911 861 825 892 995 945 1 256 1 643 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Le Gâvre en 2009 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
3,6 
75 à 89 ans
7,2 
9,4 
60 à 74 ans
12,5 
20,4 
45 à 59 ans
14,6 
23,8 
30 à 44 ans
24,2 
14,6 
15 à 29 ans
14,5 
28,1 
0 à 14 ans
26,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La maison Benoist.
  • Musée Benoist : la maison Benoist a été construite en 1648 par Josias Jarnou et son épouse Perrine Moulnier. Elle abrite aujourd'hui le musée et la maison de la forêt (ouvert d'avril à novembre de 14 h 30 à 18 h 30, sauf le lundi).
  • Maison du Pont-Quenil : ce bâtiment, avec entrée de four est le dernier élément d'une propriété du XVIIe siècle, située au Gavre, le manoir du Pont-Quenil, détruit en 1939.
  • Église Notre-Dame : à l'origine, Pierre de Dreux édifie une chapelle ducale en 1226, dont il ne reste aujourd'hui qu'une partie de chœur. Au milieu du XVe siècle, le connétable Arthur de Richemont en agrandit la nef et la fait surmonter d'une voûte. Le chœur est orné de vitraux de 1930 qui représentent des événements ayant marqué la ville du Gâvre. Le côté droit du bâtiment est ajouté en 1814 et en 1911, la façade est remaniée avec la construction d'un clocher latéral. La charpente est terminée par des engoulents polychromes représentants des monstres à gueule ouverte.
  • La chapelle de la Magdeleine : cette chapelle est édifiée au même moment que toutes les maladreries de Saint-Lazare, dont Marie-Madeleine était la sœur. La léproserie est confiée à l'abbaye de Blanche Couronne, elle-même fondée en 1160. Elle abrite une crédence d'origine et une statue polychrome du XVe siècle en pierre tendre calcaire représentant la vierge de Notre-Dame de Grâce.
  • Le domaine de la Genestrie[13] : la demeure et le parc sont depuis 1938 propriété des syndicats CGT de la métallurgie du département, qui l'ont utilisée principalement comme colonie de vacances.
    Il y aurait eu un moulin à vent à cet endroit et une gentilhommière aurait été construite au XVe siècle. Au XVIIIe siècle est construit le château, encore existant, qui, en 1880, porte le nom de Château de la Chaussée[Note 9], au moment de l'acquisition par la famille de La Porterie. En 1922, le domaine est acheté par un médecin de Blain qui y fait construire une aile pour servir de préventorium.
    En 1938, les syndicats CGT[Note 10] de la métallurgie créent une société immobilière, qui deviendra en 1987 l'Association fraternelle des métallurgistes de la Loire-Atlantique, pour acquérir un domaine apte à l'installation d'une colonie de vacances. Le choix se porte sur le domaine de la Genestrie : après les travaux nécessaires, la colonie est inaugurée le 17 juillet 1938 en présence de Benoît Frachon (CGT), de François Blancho (maire socialiste de Saint-Nazaire), du maire de Nantes, ainsi que de Marcel Chatelain, maire du Gâvre. L'accueil débute le 1° août pour 90 enfants venus de Nantes.
    Après l'été 1939, le domaine est réquisitionné par l'armée française, puis occupé par l'armée allemande de 1940 à 1944 ; de 1944 à 1946, elle sert de locaux à l'hôpital Bellier, replié de Nantes. En 1947, la CGT reçoit des indemnités pour les dégâts occasionnés pendant la guerre et la colonie est remise en service la même année. Une cérémonie de réouverture a lieu en présence d'Ambroise Croizat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Officiers et bénéficiares de la chatellenie ou de la forêt
  • Jean de la Bretesche devient officier de garde de la forêt en 1407.
  • Janet Le Bel est le sénéchal du Gâvre en 1409.
  • Tristan de la lande assure la capitainerie du Gâvre en 1409.
  • Alain de la Motte remplace René Rouaud à la capitainerie du Gâvre.
  • Jacques de Thaysen remplace Alain de la Motte à la capitainerie du Gâvre.
  • Pierre de Marbré, Capitaine du Gâvre.
  • En 1489 Anne de Bretagne cède le Gâvre à Louis de Lornay qui la rachète en 1492 après son mariage avec le roi de France Charles VIII. Elle donne l'usufruit de la forêt à Louis de Melon.
  • En 1492 et 1500, enquêtes pour déterminer si la prétention de Jean de Rohan sur le Gâvre est justifiée. Jean de Rohan est débouté.
  • En 1504 elle donne la forêt à son échanson, Thomas d'Estier.
  • En 1515, François Ier roi de France confère la jouissance du Gâvre à Jean de Rohan.
  • En 1517, le roi recouvre le Gâvre et le transmet à Odet de la Roque.
  • En 1527, le roi vend la terre du Gâvre à Anne de Rohan. Il la rachète en 1540.
  • En 1559, Jean Gourbil est nommé procureur.
  • Henri III donne l'usufruit de la forêt à Paul Emile de Fiesque.
  • Henri IV donne l'usufruit de la forêt à Antoine de Fiesque.
La famille des Rohan et la forêt du Gâvre

Les Rohan s'installent à Blain par le mariage de Béatrix, fille d'Olivier de Clisson, avec Alain de Rohan. Les Rohan auront des prétentions sur la forêt, mais elles seront repoussées. À partir de 1648, ils bénéficient d'un droit de chasse qu'ils n'exercent pas réellement, en laissant l'usage aux familles de Coislin et de Bruc.

Les grands noms de la chasse en forêt du Gâvre

Les grands équipages de chasse opérant en forêt du Gâvre au cours des XIXe et XXe siècles ont été détenus par[14] :

  • Pierre Louis du Cambout de Coislin (Plessé, 1769-1837), vicomte de Carheil, 4° marquis de Coislin[Note 11], propriétaire du château de Carheil à Plessé. En 1815, il tente d'obtenir de Louis XVIII, dont il a été proche en exil, la cession de la forêt du Gâvre, mais doit se contenter du droit de chasse, qu'il exerce pendant la Restauration, puis délaisse après l'avènement de Louis-Philippe. La famille revend le château de Carheil en 1842.
  • la famille de Boisfleury (Guémené-Penfao), de façon permanente au cours des deux siècles
  • le baron Clément Baillardel de Lareinty (mort en 1901), constructeur de la demeure de Chassenon, lieutenant de louveterie du Gâvre de 1850 à 1885
  • Louis de La Brosse, propriétaire du château d'Orvault
  • Louis de La Haye-Jousselin (mort en 1901)
  • François de La Rochefoucauld-Bayers (1840-1918), petit-fils de Louis de La Brosse, propriétaire du château de Fresnay (Plessé)
  • Jean-Baptiste Étienne (mort en 1949), propriétaire du manoir de Briord (au sud de la Loire)
Autres personnalités
  • Marie Bonaparte (1882-1962) : propriétaire du château des Rohan à Blain à partir de 1917, elle fréquente la forêt du Gâvre dans les années 1920.
  • Charles Perron[15] (né le 22 août 1893 à Plessé, mort le 18 avril 1958 à Nantes) : après la mort de son père en 1901, il habite Le Gâvre avec sa mère (décédée en 1931) ; il passe le brevet à Blain, puis reçoit une formation à l'École des Beaux-Arts de Nantes (1909-1913), puis à celle de Paris (1913-1914[Note 12] et 1919-1921) ; il obtient le 2° Grand Prix de Rome en 1921 ; il est conservateur du Musée des Beaux-Arts de Nantes de 1936 à 1945 ; il réside régulièrement au Gâvre et y a un atelier à partir de 1938. La plus grande partie de ses œuvres se trouve dans des collections particulières ; quelques unes sont présentes dans les musées de Nantes, Saint-Nazaire, Guérande et Rennes, ainsi qu'à Paris, Cambrai et Tourcoing.
  • Maurice Chauvet (1918-2010), né au Gavre, ancien du Commando Kieffer (les premiers soldats français à débarquer en Normandie)[16]

Le nom de Charles Perron a été donné à l'école publique du Gâvre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Legouais : Histoire du Gâvre et de Blain, Éditions Marcel Buffe :
- Tome 1 : Au pays des Namnètes Blain-Le Gâvre
- Tome 2 : Des mâcles des Rohan au bonnet républicain
- Tome 3 : Après les abeilles et les lys
  • Claude Pédron[Note 13] : Les Cavaliers du Gâvre, Nantes, R. et M. Vivant éditeurs, 1992. Collection Reflets du passé.
  • Philippe Jarnoux[Note 14] : Les privilèges d'une paroisse bretonne : Le Gâvre, XIIIe ‑ XVIIIe siècles, Revue Histoire et société rurales, no 18, 2002, pages 159-185.
  • Thierry Diquélou : Un demi-siècle d'histoire de la Genestrie, Nantes, Union Fraternelle des Métallurgistes 44, 1988, 84 pages (disponible au Centre d'histoire du travail de Nantes)[Note 15].
  • Loire-Atlantique (collection Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, 1999 (Le Gâvre : tome 1, pages 151-157).
  • La Loire-Atlantique des origines à nos jours, Éditions Bordessoules.
  • La Loire-Atlantique, éditions Siloë.
  • L'Insurrection de mars 1793 en Loire-Inférieure, Nantes, Association Nantes-histoire, 1993.
  • Journal de la Bretagne, Paris, Larousse (Collection Jacques Marseille).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens utiles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aussi orthographié Curun
  2. Abbaye cistercienne créée au XIIe siècle près de Savenay sur le territoire actuel de la Chapelle-Launay
  3. ou Magdeleine ou Magdelaine
  4. arrière-petit-fils de Louis VI le Gros, devenu duc par son mariage avec Alix de Bretagne
  5. Le chef de la Garde nationale de Guémené est Mathurin Prinsmil, patron d'une entreprise de bâtiment
  6. Réélu en 2008.
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  9. Ce nom pourrait être un indice de l'ancienneté de la route secondaire qui mène du Gâvre vers Pont-Veix par les Rotys.
  10. réunifiée depuis la fin de 1935
  11. Marquisat recréé en 1734; la seigneurie et le château de Coislin sont situés à Campbon ; ce marquisat succède à un précédent établi en 1632, transformé en duché en 1663, éteint en 1732.
  12. Pendant la guerre, non mobilisé pour raison de santé, il occupe un poste de professeur à Nantes.
  13. Cet ouvrage est un survol de l'histoire de la forêt ; nombreuses informations, particulièrement sur la chasse à courre du XVIe au XXe siècle.
  14. Philippe Jarnoux enseignait alors à l'Université de Bretagne occidentale
  15. Thierry Diquélou est président de l'UFM44 à partir de sa création en 1987. Il n'est donc pas historien, mais il utilise manifestement les actes de ventes successifs depuis 1880 et des documents syndicaux divers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page Insee [1] ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. Selon Le Patrimoine..., page 151
  4. Rieux, dans l'Antiquité Duretie était le point de franchissement de la Vilaine, à quelques kilomètres en aval de Redon. Cf. la carte des voies romaines d'Armorique dans : Jean Delumeau, Histoire de la Bretagne, Privat, 2000, page 94.
  5. Si on identifie la voie romaine avec la D42. On constate que cette route constitue la plupart du temps la limite communale est, sauf un décrochement à l'est depuis l'Anglechais jusqu'au-delà du bourg et du cimetière. Cf. cartes IGN Blain et Nozay
  6. Cf. Les Cavaliers du Gâvre, pages 37-38, pour ce paragraphe et le suivant.
  7. Une bombe larguée lors de ce bombardement et non explosée a été neutralisée le 24 décembre 2008 (cf. Ouest-France, 23/12/2008 et 24/12/2008)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Le Gâvre 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté en 31 décembre 2012).
  11. « Résultats du recensement de la population - Le Gâvre - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  12. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  13. Source des paragraphes ci-dessous : Thierry Diquélou, cf. bibliographie
  14. Cf. Les Cavaliers du Gâvre
  15. Référence bibliographique : Françoise Michaud-Baranger, Charles Perron 1893-1958, Musées départementaux de la Loire-Atlantique, 1988 (brochure de l'exposition Charles Perron, décembre 1988-février 1989, Hôtel du département)
  16. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=18395