Sédévacantisme

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Le sédévacantisme (de l'expression latine sede vacante, « le trône de saint Pierre étant vacant », utilisée entre la mort ou la renonciation d'un pape et l'élection de son successeur) est une position religieuse défendue par une minorité de catholiques du courant traditionaliste. Ils affirment que, depuis 1958 (mort de Pie XII) ou 1963 (mort de Jean XXIII), le siège de Pierre est vacant et que les papes qui se sont succédé depuis ne sont que des usurpateurs.

Genèse du sédévacantisme[modifier | modifier le code]

Naissance des thèses sédévacantistes[modifier | modifier le code]

En août 1971, le jésuite mexicain Joaquín Sáenz y Arriaga publie un livre intitulé La Nouvelle Église montinienne dont la conclusion est que le pape Paul VI avait fondé une nouvelle religion, distincte du catholicisme romain traditionnel. En 1973, il publie un autre travail, Sede Vacante, où il affirme nettement que Paul VI, ayant versé dans l'hérésie, avait perdu son autorité papale en vertu de la bulle de Paul IV Cum ex Apostolatus, reprise dans le code de droit canon de 1917.

Les écrits de Sáenz donnèrent naissance au mouvement sédévacantiste, mené au Mexique par les pères Sáenz, Carmona et Zamora, aux États-Unis par les pères François E. Fenton et Burton Fraser, et en France par le père dominicain Guérard des Lauriers, le père Barbara ou encore le père Vinson.

Doctrine[modifier | modifier le code]

L'argumentation sédévacantiste repose sur le syllogisme suivant :

  • en vertu de l'assistance du Saint-Esprit, un pape ne peut, dans l'exercice de sa charge, enseigner ou promulguer des erreurs contre la foi (dogme de l'infaillibilité pontificale) ;
  • les papes, depuis Jean XXIII ou Paul VI, enseigneraient de multiples hérésies ;
  • conclusion : ceux-ci ne seraient donc pas des papes légitimes[1].

Les sédévacantistes ne reconnaissent ainsi ni la légitimité, ni l'autorité des pontifes régnant actuellement à Rome.

Pour eux, la ratification des décrets du IIe concile du Vatican et en particulier celui sur la liberté religieuse Dignitatis humanæ serait incompatible avec la possession légitime du souverain pontificat, car cette doctrine aurait été précédemment explicitement condamnée par Pie IX dans son encyclique Quanta Cura[2]. Nostra Ætate, le nouveau code de droit canon — qui aurait procédé à l'inversion des fins du mariage — et également certains actes (réunions œcuméniques et inter-religieuses notamment à Assise) sont considérés par les sédévacantistes comme scandaleux et relevant du schisme, de l'hérésie, de l'apostasie pour Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et François[réf. souhaitée].

Certains s'appuient sur la bulle Cum ex apostolatus officio du pape Paul IV, qui énonce en 1559 : « S'il apparaissait […] qu'un souverain pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue ». Également pour justifier leur position, beaucoup d'entre eux se réfèrent à un passage de la version du Secret de la Salette publiée en 1879 : « Rome perdra la foi… elle deviendra le siège de l’antéchrist… Il y aura une éclipse de l’Église ». Outre que l’Église proscrivit cette version imprimée (mise à l’Index le 9 mai 1923), le passage en question ne se retrouve pas dans le manuscrit original retrouvé en 1999 dans les archives de l’ex Saint-Office[3].

Établissement d'une succession apostolique discutée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Évêque errant.

Plusieurs personnes[4] adhérant aux thèses sédévacantistes se sont vu conférer l'ordination épiscopale par l'archevêque de Hué, Mgr Pierre-Martin Ngô Dinh Thuc. Il sacra notamment Clemente Domínguez en 1976, Guérard des Lauriers en 1981. Du fait de cette attitude, ce fut le seul évêque de l'Église catholique romaine auquel on attribua, avec persistance, des sentiments sédévacantistes[5], même si la réalité de ces sentiments reste discutée[6].

L'Église catholique, par une notification du 12 mars 1983, a rappelé que les évêques ainsi ordonnés encouraient "l’excommunication ipso facto très spécialement réservée au Siège apostolique"; de même, "les prêtres ainsi ordonnés illégitimement sont suspendus ipso facto de l’Ordre qu’ils ont reçu". La question de leur validité, en revanche, n'est pas tranchée; c'est pourquoi, "pour tous les effets juridiques, l’Église considère que chacun d’eux est resté dans l’état qui était le sien auparavant". Mais la majorité des théologiens les estiment valides.

Les groupes et personnalités[modifier | modifier le code]

La plupart des évêques sacrés par Mgr Pierre-Martin Ngô Dinh Thuc ont donné naissance à des communautés qui forment les groupes les plus visibles de ce courant.

  • Tiers-Ordre dominicain Traditionnel[7] de Robert McKenna, OP [8].
  • Ordre des Frères mineurs de stricte observance[9] de Louis Vezelis, OFM.
  • Congrégation de Marie Reine immaculée (CMRI) [10] de Mark Pivarunas aux États-Unis et dans le reste du monde.
  • Ligue nationale des catholiques traditionalistes (Liga Nacional de Católicos Tradicionalistas) au Mexique.
  • Fraternité Sacerdotale de Trente (Sociedad Sacerdotal Trento)[13] de Martín Dávila Gándara au Mexique.
  • Fondation Saint-Vincent-Ferrier (Fundación San Vicente Ferrer)[14] de Juan José Squetino au Mexique.
  • Fraternité religieuse Saint-Louis-Roi-de-France (Sociedad Religiosa San Luis Rey de Francia)[15] de Luis Argueta en Argentine et aux États-Unis.
  • Compagnie de Jésus et de Marie[17] (Compañía de Jesús y María) de Morelo en Argentine.
  • Groupe catholique conservateur (Grupo Católico Conservador del Santísimo Sacrificio Perpetuo y Verdadero de Nuestro Señor Jesucristo) de José Antonio Rodríguez López au Mexique.
  • Oblats de Marie Reine (fondée en 1936 par Melle Jeanne Poutriquet reconnu par le card Suhart Archevêque de Paris Rip)

Il existe aussi des communautés isolées dans la lignée de Mgr Thuc, comme celles, de Bryan Clayton[18], de Neal Webster [19], de Robert Neville[20], de John Hesson, de M. Bruno[21], de Paul Petko [22] et de Jean Laborie [23].

Un autre évêque, Alfredo José Méndez-Gonzalez C.S.C a transmis son épiscopat à Clarence Kelly[24] aux États-Unis, qui a fondé la Fraternité Saint Pie V (SSPV). Clarence Kelly a été sacré, clandestinement sans mandat pontifical, évêque le 19 octobre 1993 à Carlsbad en Californie. Cela rend son sacre totalement illicite. Il[Qui ?] rejette les sacres procédés par Mgr Pierre-Martin Ngô Dinh Thuc. Le révérend Clarence Kelly a été ordonné prêtre par Mgr Marcel Lefebvre en 1973 à Écône. Il a été exclu de la FSSPX, dix ans plus tard, avec huit autres prêtres[réf. souhaitée]. En effet il ne reconnaît pas le Missel Romain promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en l'an 1962. Il a consacré évêque un prêtre qu’il avait ordonné quelques années auparavant, l’abbé Joseph Santay[25]. Ce qui est paradoxal chez lui est que le siège de Pierre est devenu vacant à la mort du Vénérable Pie XII, or l'évêque qui l'a sacré, Mgr Alfredo José Méndez-Gonzalez, a lui-même été sacré en 1960, en plein règne de Jean XXIII. L'Église Romaine ne s'est jamais prononcée sur la validité de son sacre. Pour autant, la plupart des prêtres sont indépendants de toutes structures.

Rejet de la validité des sacres[modifier | modifier le code]

Il est à noter que l'Église Catholique a statué sur les sacres effectués par Mgr Ngo-Dinh-Thuc. Dans une notification du 12 mars 1983 confirmant une note du 17 septembre 1976 de la Congrégation pour le Doctrine de la Foi, il y est indiqué que les ordinations de prêtres et évêques pratiquées par l'intéressé ou par ceux qu'ils avaient ordonnés évêques sont invalidées et les évêques qui ont pratiqué ces ordinations sont excommuniés ipso facto[26].

Rejet du magistère récent[modifier | modifier le code]

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Tous les sédévacantistes, rejettent les réformes du concile Vatican II et tous les enseignements postérieurs au concile. En conséquence, ils refusent aussi les nouvelles règles disciplinaires du code de droit canonique de 1983.

Ils considèrent le rituel des sacres épiscopaux institué par Paul VI en 1968, comme tout à fait invalide (à l'égal du sacre des évêques anglicans), tout comme le nouveau rituel des ordinations sacerdotales ou de la « nouvelle messe ».

Certains y ajoutent le rejet de certains enseignements antérieurs à la mort de Pie XII, comme les modifications apportées au rite de la Semaine sainte entre 1955 et 1960, ou les réformes du bréviaire entérinées par saint Pie X, les considérant comme les prémices du bouleversement des années 1970 et la marque des influences néfastes au sein de l'Église.

La dénonciation du « complot maçonnique »[modifier | modifier le code]

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Des sédévacantistes étayent leur position par l'existence d'un plan, ou complot, ourdi par la franc-maçonnerie et différentes sociétés secrètes, ayant pour but la destruction du pouvoir temporel et spirituel de la papauté[réf. nécessaire]. Ce complot fut très tôt dénoncé : Clément XII condamna la franc-maçonnerie par la bulle In eminenti de 1738. D'autre part, des travaux comme ceux de l'abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, mirent au jour un grand nombre de documents inconnus jusqu'alors, tels des correspondances privées entre différents membres de la secte des Illuminés de Bavière[réf. nécessaire]. Les papiers secrets de la Haute Vente des Carbonari tombés entre les mains du pape Grégoire XVI évoqueraient des intentions perverses des francs-maçons : « Vous aurez prêché une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une révolution qui n'aura besoin que d'être un tout petit peu aiguillonnée pour mettre le feu aux quatre coins du monde. »

La plupart des sédévacantistes se fondent sur ces études et sur ces documents, dont l'authenticité n'a cependant jamais été démontrée, pour renforcer leur thèse.

Différences avec la Fraternité Saint-Pie-X[modifier | modifier le code]

Quoique réfractaires à ce qu'ils appellent le « conciliabule Vatican II », les sédévacantistes ne sont pas pour autant favorables à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). En effet, si les origines de ces mouvements sont communes, la FSSPX refuse d'admettre l'idée selon laquelle le Saint-Siège serait vacant, et fait de l'adhésion formelle aux thèses sédévacantistes un motif d'exclusion. Pour elle, il faut reconnaître l’autorité du pape régnant, sans pour autant lui obéir en tout[réf. nécessaire] et a fortiori le suivre dans ses erreurs supposées[27].

Pour les sédévacantistes, cette attitude porterait en elle une contradiction interne que traduit ainsi l'évêque sédévacantiste Dolan[28], « la FSSPX s'est opposée à l’apostasie conciliaire non pas avec une réponse vraiment catholique mais plutôt avec la réponse du jugement privé par lequel les doctrines, les décrets et les disciplines universelles de ce qu’ils pensent être l’Église sont sujets à leurs avis privés », position qu'il estime condamnée par l'Église, notamment par la bulle Unam sanctam : « En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain ».

Dans la première prière du canon de la messe tridentine le nom du pape régnant est mentionné. C'est une prière qui demande au Christ de gouverner son Église en union avec (una cum) le Pape, les évêques et tous ceux qui professent la foi catholique. Cette prière signifie donc que le pape régnant fait l'unité de l'Église en tant qu'instrument de Jésus-Christ qui gouverne l'Église. Contrairement aux autres traditionalistes les sédévacantistes refusent d'être en communion avec la hiérarchie de l'Église qui pour eux serait une fausse hiérarchie. Ils omettent donc de prononcer le passage « una cum » au cours de leurs célébrations.

Présence sur Internet[modifier | modifier le code]

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L'avènement d'Internet a donné à certains groupes sédévacantistes l'occasion de tenter de donner une plus large audience à leurs thèses. Une des caractéristiques de ces sites est de reproduire et commenter des photos ou montages visant à « démontrer » la généralisation des abus liturgiques les plus choquants ou à « prouver » l'apostasie formelle des papes[réf. nécessaire]. Parmi les supports les plus classiques, on trouve une photo de Jean-Paul II supposé embrasser le Coran[29] ou des photos du pape Benoît XVI allumant un chandelier à sept branches (la menorah des Juifs)[30]. Le thème du « complot » y est omniprésent, en particulier le prétendu « complot maçonnique » à l'intérieur de l'Église catholique. Les sédévacantistes accusent ouvertement plusieurs papes ou cardinaux d'être ou d'avoir été des francs-maçons. Malgré les apparences, cette thématique ne date pas du concile Vatican II. Elle apparaît au lendemain de la crise moderniste, où des personnalités marginales comme Ernest Jouin ou André de La Franquerie développent le même type de théories. Entre autres exemples, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, mort en 1913, a été l'objet des mêmes accusations que, cinquante ans plus tard, le pape Jean XXIII.

Les sédévacantistes expriment également une critique très virulente contre les autres courants traditionalistes et certaines de leurs personnalités, les cibles les plus classiques étant l'abbé Franz Schmidberger, ancien supérieur de la FSSPX, considéré comme un « infiltré », et l'évêque Richard Williamson, accusé par certains d'être rosicrucien[31].

Nombre de ces sites présentent en outre une forte tonalité apocalyptique. Pour eux, la fin du XXe siècle marque le début d'une période d'apostasie généralisée, l'Église se trouverait sans chef. Tout cela annoncerait la prochaine venue de l'Antéchrist.

Les derniers papes reconnus par les sédévacantistes[modifier | modifier le code]

Les sédévacantistes reconnaissent tous en Pie XII un pape légitime. La plupart émettent des doutes sur la légitimité de Jean XXIII. Leurs critiques s'appuient sur l'ambiguïté qu'ils estiment trouver à l'encyclique Pacem in Terris et sur certains témoignages évoquant l'hétérodoxie supposée de ce pape. La majorité des sédévacantistes le rejette donc tout à fait et estime que son élection en 1958 est douteuse.

Le critère permettant de distinguer ceux qui admettent la légitimité de Jean XXIII est leur acceptation du Missel de 1962.

Les sédévacantistes complets et les sédéprivatistes[modifier | modifier le code]

On distingue habituellement les sédévacantistes complets qui considèrent celui qui est sur le trône de Pierre comme un imposteur. Ils se réfèrent aux écrits de saint Robert Bellarmin qui fut un grand défenseur de la papauté et qui écrivit différents traités, dont l'un est particulièrement célèbre et apprécié des sédévacantistes complets : De Romano Pontifice. Cet ouvrage en latin n'a jamais été traduit ni publié dans une autre langue[32].

Et les sédéprivatistes qui pensent que les successeurs de Pie XII sont papes matériellement, mais non formellement (materialiter sed non formaliter)

Article détaillé : Sédéprivationnisme.

Les conclavistes[modifier | modifier le code]

À différentes occasions, de très petits groupes de sédévacantistes, considérant que l'Église ne pouvait rester sans pape, ont pris l'initiative d'organiser des « conclaves », qui ont débouché sur l'élection d'un certain nombre d'antipapes. De telles élections ont eu lieu en 1990 (David Bawden, se faisant appeler le pape Michel), 1994 (Victor von Pentz, pape Lin II), 1998 (Lucian Pulvermacher, pape Pie XIII, chef de la true Catholic Church et décédé en 2009), 2006 (Oscar Michaelli, pape Léon XIV).

Chacun de ces prétendants n'a qu'une poignée de fidèles et la plupart des sédévacantistes rejettent tout conclavisme.

Parallèlement, un certain nombre de personnages affirment tenir leurs droits à la papauté d'une révélation divine, comme Clemente Domínguez, fondateur de l'« Église catholique palmarienne », qui s'est fait appeler le pape Clément. Ces mouvements sont souvent présentés comme conclavistes, même s'ils ne partagent pas toutes les idées des autres groupes sédévacantistes ou conclavistes.

Liste des principaux papes selon les courants conclavistes[modifier | modifier le code]

Afin d'éviter de se « perdre » dans les différentes tendances, les fusions, scissions, cette liste est présentée par ordre de date de naissance des « papes »

  • Clément XV (Michel Collin) (1905-1974), prêtre du diocèse de Nancy. Dit avoir eu en 1963 une révélation céleste qui le désigne comme Pape sous le nom de Clément XV. Il prêche une doctrine ultra traditionnelle empreinte de messianisme extra-terrestre. À sa retraite en 1968, sa mouvance connaît diverses scissions, Grégoire XVII se proclame son successeur.
  • Emmanuel Ier (Gino Frediani, 1913-1984). Autoproclamé pape en 1973 en Italie. Décédé en 1984 sans succession, ses fidèles attendant sa résurrection.
  • Pie XIII (Lucian Pulvermacher, né en 1918 et décédé en 2009) élu à la suite d'un conclave par téléphone en 1998, auparavant une petite assemblée de religieux avait décrété que les quatre papes ayant succédé à Pie XII étaient des usurpateurs, et qu'il fallait occuper le siège vacant[33].
  • Pierre II (Maurice Archieri, né en 1923). Mécanicien automobile en retraite habitant Le Perreux en banlieue parisienne, investi par l'opération du Saint-Esprit (ce sont ses propres termes) en 1995. Son fils Jean-Marie Archieri, (né en 1951) lui succédera[34].
  • Grégoire XVII (ou Jean-Grégoire XVII) Jean-Gaston Tremblay (1928-2011). Ce canadien se proclame successeur de Clément XV en 1968. Installé à Sainte-Jovite au Québec. A nommé son successeur qui sera une femme, Grégoria XVIII.
  • Grégoire XVII (Clemente Domínguez y Gómez, 1946-2005). À la mort de Paul VI, en 1978, il affirma avoir reçu un message de la Vierge, et se proclama successeur du pontife, sous le nom de Grégoire XVII. Il fonde l'Église chrétienne palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face, excommunie Jean-Paul II, béatifie le général Franco et crée un Vatican dissident.
  • Pierre II (né en 1934) de son vrai nom Manuel Alonso Corral, auparavant « Père Isidore » a pris la succession de Grégoire XVII (Dominguez) en 2005 à la mort de ce dernier. Il est mort lui-même le 15 juillet 2011.
  • Linus II (Victor Von Pentz, Sud-Africain né en 1953, vivant en Angleterre), élu par un conclave réuni à Assise en Italie en 1994. Quatre jours plus tard, ses partisans tentent de pénétrer au Vatican pour l'installer à la place de Jean-Paul II mais se font refouler par la police.
  • Michael Ier (David Allen Bawden) Américain. Né en 1959, proclamé pape depuis 1990, prétend que Paul VI était le diable lui-même[35].
  • Pierre II (William Kamm, allemand né en 1950, vivant en Australie). La Vierge Marie lui aurait directement conseillé de sélectionner pour épouses 12 reines et 72 princesses, qui lui permettraient de redévelopper la race humaine après sa destruction par une boule de feu. Condamné à 10 ans de prison pour agression sexuelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. encyclique quanta cura
  3. http://jesusmarie.free.fr/apparitions_salette_secret.html
  4. http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/13/les-antipapes-sedevacantistes/
  5. Voir sa déclaration du 25/02/1982: [2]
  6. [3]
  7. [4]
  8. [5]
  9. [6]
  10. [7]
  11. [8]
  12. [9]
  13. [10]
  14. [11]
  15. [12]
  16. [13]
  17. http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-visite-de-mgr-andres-morello-en-france-debut-juillet-77740703.html
  18. [14]
  19. [15]
  20. [16]
  21. [17]
  22. [18]
  23. [19]
  24. [20]
  25. [21]
  26. http://www.doctrinafidei.va/documents/rc_con_cfaith_doc_19830312_poenae-canonicae_fr.html
  27. La position de la FSSPX à l'égard des thèses sédévacantistes est détaillée dans cet article : Ce siège est-il vacant ?
  28. Conférence de Mgr Dolan
  29. Par exemple sur le site Church Revolution in Pictures.
  30. Par exemple sur ce site
  31. Voir ce site.
  32. Il existe sur http://www.fisheaters.com/bellarmine.html une traduction en anglais de l'important chapitre 30 du livre II. On peut en lire ici le début de la traduction française :
    La quatrième opinion est celle de Cajetan, pour qui le pape manifestement hérétique n'est pas ipso facto destitué, mais peut et doit être déposé par l'Église. À mon avis, une telle opinion est indéfendable. En premier lieu, en effet, il est prouvé par des arguments d'autorité et de raison que l'hérétique manifeste est ipso facto destitué. L'argument d'autorité se fonde sur saint Paul (Tite, c. 3), qui stipule que l'hérétique doit être évité après avoir été deux fois averti, donc après s'être montré manifestement obstiné, et ainsi avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et c'est ce que saint Jérôme écrit quand il ajoute que les autres pécheurs sont exclus de l'Église par une sentence d'excommunication, mais que c'est de leur propre fait que les hérétiques s'exilent et se séparent eux-mêmes du corps du Christ. Or, un Pape qui reste Pape ne peut pas être évité, car comment pourrait-on nous demander d'éviter notre propre tête? Comment pouvons-nous nous séparer d'un membre qui nous est uni ?
    Ce principe est le plus sûr. Le non-chrétien ne peut en aucun cas être pape, comme Cajetan l'admet lui-même (ib. c. 26). La raison en est qu'il ne peut pas être la tête puisqu'il n'est pas membre, or celui qui n'est pas chrétien n'est pas membre de l'Église, et un hérétique manifeste n'est pas un chrétien, comme l'enseignent clairement saint Cyprien (lib. 4, Epist. 2), saint Athanase (Scr. 2 cont. Arian.), saint Augustin (Lib. De Grat. Christ. cap. 20), saint Jérôme (contra Lucifer) et d'autres ; l'hérétique manifeste ne peut pas donc être pape.
  33. Site de pie XIII
  34. site de Pierre II du Perreux
  35. site de Michael 1er

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Sédévacantisme.
Thèses sédévacantistes
  • Sur la vacance du Siège apostolique auteur collectif, Carmel Sancta Maria, 4790 Reuland 143, Belgique, 332 pages
  • L’Église éclipsée ? Auteur collectif, Les Amis du Christ Roi, Éditions Delacroix, B.P. 18, 35430 Châteauneuf, 298 pages.
  • Petrus es tu ? Abbé Francesco-Maria Paladino, éditions Delacroix.

Articles connexes[modifier | modifier le code]