Europe Écologie Les Verts

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Europe Écologie Les Verts
Image illustrative de l'article Europe Écologie Les Verts
Logo officiel
Présentation
Secrétaire nationale Emmanuelle Cosse
Fondation , à Lyon
Porte-parole Sandrine Rousseau
Julien Bayou
Président du conseil fédéral Thierry Brochot
Adhérents plus de 10 000 (août 2013)[1]
Positionnement Centre-gauche, Gauche
Mouvement de jeunesse Les Jeunes Écologistes
Idéologie Écologie politique, Politique verte, Fédéralisme, Décroissance, Altermondialisme
Affiliation européenne Parti vert européen
Couleurs Vert
Site web www.eelv.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Barbara Pompili
François de Rugy (non-officiel)[2]
Sénat Jean-Vincent Placé
Parlement européen Daniel Cohn-Bendit Parti vert européen
Représentation
Députés
14 / 577
Sénateurs
12 / 348
Députés européens
16 / 74

Europe Écologie Les Verts (EELV) est un parti politique écologiste français, nouvelle dénomination du parti Les Verts depuis le [3], à la suite d'un changement de statuts permettant de rassembler les militants venus dans le cadre des listes Europe Écologie aux élections européennes de 2009 et régionales de 2010. Il revendiquait 17 371 coopérateurs et 14 869 adhérents à jour dans leur cotisation lors de la primaire présidentielle organisée en juin et juillet 2011[4], leur nombre serait moins important depuis[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

2008-2010 : création[modifier | modifier le code]

Après les élections municipales de 2008, « une petite renaissance » pour Cécile Duflot, s’engage une réflexion au sein des Verts pour accroître l’influence politique des écologistes. En écho, Daniel Cohn-Bendit propose des listes ouvertes pour les élections de 2009, le CNIR décide en juin 2008 de permettre au Collège exécutif d'explorer cette possibilité et lors de l’université d’été des Verts à Toulouse des débats ont lieu sur une stratégie de rassemblement de l'écologie politique, celle-ci est lancée à l'automne de la même année pour les listes des élections européennes sous l’appellation d’Europe Écologie. L'Assemblée générale de Lille de Verts en décembre 2008 lance résolument le parti dans la politique de rassemblement de la mouvance écologiste. Le rassemblement se réalise autour de Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset, José Bové, Yannick Jadot, Eva Joly ou encore Michèle Rivasi. Le score obtenu est inattendu, avec 16,3 % des voix à quelques dixièmes de la liste socialiste et en troisième position. Les Verts décident d’élargir le réseau et de le renouveler lors des élections régionales de 2010. Cécile Duflot, Philippe Meirieu, Laurence Vichnievsky, Augustin Legrand ou Robert Lion sont candidats, et les écologistes obtiennent 12,5 % des voix, à nouveau en troisième position.

Le parti Vert et les militants venus avec les listes d’Europe Écologie qui ne souhaitent pas adhérer aux Verts, entament alors un travail permettant la réunion de tous dans un mouvement politique renouvelé, plus élargi, notamment à l’approche des élections présidentielles et législatives de 2012. En octobre 2010, à l’occasion des Assises Territoriales, les participants au processus d’Europe Écologie sont appelés à se prononcer sur les statuts et le manifeste qu'ils souhaitent pour leur parti, qu’ils approuvent à respectivement 84 % et 90 %. Début novembre, les militants Verts adoptent à 85,1 % des voix (10 % opposés) leurs nouveaux statuts et le manifeste votés précédemment.

Le lancement officiel de la nouvelle forme du parti, présenté comme une force politique nouvelle, se fait lors des Assises Constituantes de Lyon, le . Après un discours remarqué de Nicolas Hulot et de personnalités écologistes est entériné le nouveau nom du parti « Europe Écologie – Les Verts » (EELV), voté par 53,19 % des militants. Toutefois, des tensions subsistent, illustrées par le renoncement de Jean-Paul Besset à prétendre à toute responsabilité au sein d'EELV quelques semaines plus tard, et fait état d'un « climat délétère de guerre froide » entre d'un côté les anciens Verts et, de l'autre, « la Coopérative que certains veulent instrumentaliser en machine de guerre contre le parti », la « fusion-dépassement » annoncée au congrès de Lyon n'ayant selon lui « pas eu lieu »[6].

Un mois plus tard le Conseil fédéral, nouvelle dénomination du CNIR dans les nouveaux statuts, le 11 décembre 2010, nomme à sa tête le pédagogue Philippe Meirieu, tête de liste aux élections régionales en Rhône-Alpes la même année, qui devient donc le premier président du conseil fédéral d'Europe Écologie – Les Verts, fonction nouvelle créée dans les nouveaux statuts du parti.

2011 : premières élections intermédiaires[modifier | modifier le code]

EELV prend part aux élections cantonales de 2011. Le parti rassemble 8,22 % des suffrages exprimés et se maintient comme la troisième force de gauche, derrière le PS et le Front de gauche. Bien qu'un accord ait été signé entre les deux tours avec des représentants de ces deux organisations, EELV maintient ses candidats contre d'autres candidats de gauche dans plusieurs cantons au second tour, suscitant des tensions[7]. Le parti obtient finalement 27 élus, soit 16 de plus que les Verts en 2004 sur la même série de cantons.

À l'occasion des élections sénatoriales de 2011, EELV signe à nouveau un accord avec le PS qui permet le basculement à gauche du Sénat, devenu strictement majoritaire pour la première fois de la Ve République, et la création du premier groupe politique entièrement écologiste au Parlement (groupe écologiste (Sénat)).

Élections présidentielles et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

À l'issue de la primaire écologiste de 2011, Eva Joly est élue candidate pour l'élection présidentielle de 2012 à laquelle elle obtient un score de 2,31 %. Lors du Conseil fédéral du , les cadres d'EELV votent à une très large majorité (83,80 % des 200 membres présents) en faveur d'une éventuelle participation au futur gouvernement de gauche[8].

Lors des élections législatives de 2012, 17 députés EELV sont élus, ce qui leur permet de former pour la première fois de l'histoire du parti, un groupe parlementaire à l'Assemblée. EELV a ainsi un groupe dans les deux assemblées parlementaires.

Depuis 2012 : partenaires du quinquennat de François Hollande[modifier | modifier le code]

François Hollande (PS) élu à la présidence de la République, Cécile Duflot est nommée dans premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault au poste de ministre du Logement ; Pascal Canfin le rejoint dans le second gouvernement, au poste de ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Élu secrétaire national en juin 2012, Pascal Durand annonce le 25 septembre 2013 qu'il va quitter la direction d'EELV. Cela intervient quelques jours après avoir lancé un « ultimatum » au gouvernement s’il ne proposait pas plusieurs mesures écologiques, propos qui ont déclenché de vives critiques dans son propre camp[9]. Dans la même semaine survient le départ de Noël Mamère, l'un des fondateurs du parti, alors qu'en décembre de l'année précédente, Daniel Cohn-Bendit, l'un des « architectes » du bon score du parti écologiste aux élections européennes de 2009, choisissait également de partir.

Depuis mai 2012, les écologistes se sont plusieurs fois distingués de la position du gouvernement issu de la majorité PS, notamment au sujet de la taxe sur le diesel, au moment de l'éviction de la ministre de l'Écologie (PS) Delphine Batho et lors de l'affaire Leonarda, quand certains cadres ont appelé les lycéens à manifester contre l'action du ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, envisage pour sa part un temps une sortie du gouvernement[10],[11],[12],[13].

Le 16 novembre 2013 se déroule le congrès de Caen, chargé d'élire un successeur à Pascal Durand. La motion principale, « Pour un cap écologiste », soutenue par Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et de nombreux parlementaires, emporte 38,29 %, arrivant en deçà de l'objectif des 40 % qu'ils s'étaient fixés. Afin qu'Emmanuelle Cosse, première signataire de cette motion, deviennne secrétaire nationale d'EELV, des négociations doivent se dérouler avec les motions arrivées derrière, comme « La motion participative » (LMP) d'Yves Cochet et Alain Lipietz (20,58 %, considérée comme plus à gauche), « Via écologica » de Stéphane Gatignon, Karim Zéribi et Christophe Rossignol (17,07 %) et plus loin derrière « Là où vit l'écologie » (LOVE) d'Eva Joly (8,76 %), « Avenir écolo » (6,30 %), « Déterminé-e-s » (4,14 %) et « Objectif Terre » (3,47 %)[14]. Le 30 novembre, Emmanuelle Cosse devient officiellement secrétaire nationale d'EELV, élue la semaine suivante avec 55 % des voix. Le 1er décembre 2013, Thierry Brochot est élu président du Conseil fédéral et Sandrine Rousseau et Éric Loiselet deviennent porte-parole.

Début décembre 2013, la députée Isabelle Attard démissionne d'EELV et rejoint la Nouvelle Donne.

Projet[modifier | modifier le code]

Certains axes du projet sont détaillés ci-dessous[15].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les écologistes souhaitent « sanctuariser » les terres agricoles françaises : d'une part pour protéger une production locale, et d'autre part pour opérer sur une transformation écologique du monde agricole. EELV souhaite donc supprimer les circuits longs, développer une agriculture de proximité et limiter la marge prise par les distributeurs. L'objectif en matière environnementale est d'arriver à 30 % de culture biologique et 70 % de culture « durable », c'est-à-dire sans OGM, locale et limitée par des quotas en pesticide[16].

En matière d'élevage, les écologistes sont opposés à l'élevage industriel, notamment pour l'usage d'antibiotiques prescrit aux bêtes et l'insalubrité des conditions de vie des animaux[16]. La promotion d'une alimentation limitant l'apport en viande — voire du végétarisme — est souhaitée afin de réduire la consommation de viande en Europe qui pose problème pour la pollution aux nitrates, les liens récents établis par des scientifiques entre viande rouge et cancer, et l'obésité ou le cholestérol[16]. Le Parti vert européen défend une reforme globale de la PAC afin qu'elle concentre ses subventions sur les petites exploitations, respectueuses de l'environnement et de la vie animale.

Enfin, les écologistes souhaitent que l'État intervienne pour maintenir une agriculture locale dans les régions les plus urbanisées et limiter l'étalement urbain sur ces zones, comme en Île-de-France[17].

Budget[modifier | modifier le code]

EELV a proposé un budget alternatif pour l’année 2011. Il était présenté selon deux axes : réduction de la dette et transformation écologique de la société. En débloquant 28 milliards sur la suppression de niches « injustes socialement et polluantes » comme le bouclier fiscal et la « niche Copé », les écologistes souhaitent consacrer 15 milliards à la dette et les 14 autres milliards à l’investissement écologique, à la création d’emplois verts et non-délocalisables (énergies renouvelables, logement, isolation…) et à la réduction de notre consommation de pétrole. Les écologistes souhaitent parvenir à un équilibre budgétaire, mais par le biais d’un investissement « juste sur tous les plans » et en réduisant les dépenses dans les domaines qui nuisent à l’environnement et les avantages accordés aux plus riches ou aux entreprises ne créant pas d’emplois.

Économie[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des états généraux de l’emploi et de l’écologie, EELV s’est prononcé en faveur de la création de 600 000 emplois verts dans des domaines du logement, de l’isolation, des nouvelles énergies ou de l’agriculture locale. Ils souhaitent organiser parallèlement à ces nouvelles créations d’emplois une « transition écologique » des industries polluantes et en cours de délocalisations : financer la reconversion des ouvriers, solliciter la création de coopérative produisant écologiquement et localement. En 2007, Dominique Voynet proposait par exemple d’investir 1 € dans ces coopératives pour 1 € investi par les ouvriers.

Les écologistes sont favorables à la répartition du temps de travail avec pour modèle le travail de l’économiste Pierre Larrouturou, membre du bureau exécutif (plus grande généralisation des 35 heures et recherche sur les 32 heures). Le but étant d’arriver à un taux de chômage inférieur à 5 % en l’espace d’une mandature de 5 ans.

EELV souhaite la création d’un nouvel indice de développement prenant en compte plus largement les considérations sociales, et surtout en y ajoutant des mesures de qualité d’environnement et de protection de la biodiversité. La croissance du PIB n’est pas en soi un objectif — actuellement il soutient une économie polluante et injuste socialement[À attribuer] —, il faut d’abord se concentrer sur le plein-emploi et sur la réduction des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. Pour cela EELV, par la voix d’Eva Joly, défend deux nouvelles tranches de taxation des revenus les plus aisés : 60 % pour les revenus entre 100 000 et 500 000 euros et 70 % au-delà.

Environnement[modifier | modifier le code]

Les écologistes se réclament de l'écologie politique, idéologie née à partir de la fin des années 1970 sur les travaux de scientifiques et de philosophes tel que Ivan Illich ou de André Gorz. Ce courant de pensée se caractérise par le souhait de repenser le mode de production, de consommation et d'aménagement des ressources naturelles, en développant un système politique nouveau à partir de la relation d'« interdépendance » des hommes, des espèces et de leur environnement.

Littéralement écologie (ekos + logos) signifie en grec science/étude de l'habitat (ici la Terre). Ainsi les écologistes défendent une transformation écologique qui permette de baisser nos émissions de CO2 de 40 % sur le moyen terme. Pour cela il propose de repenser l'habitat (création d'éco-logements), la ville (développement concret et massif des transports collectifs, des vélos-routes), l'agriculture (objectif 30 % bio - 70 % « agriculture durable », moratoire sur les OGM en plein champs), mais aussi et surtout l'énergie (abandon du nucléaire, création d'un bouquet énergétique 100 % renouvelable (éolien terrestre/off-shore/sous-marin, solaire, biomasse, géothermie, hydraulique) adapté à chaque région en fonction de son environnement). Les écologistes se sont prononcés, notamment à l'occasion de la conférence internationale de Nagoya, pour des mesures drastiques en vue de préservation intégrale de notre biodiversité. Cette dernière est considérée comme essentielle pour les écologistes qui en font un véritable indice d'une société plus saine, dans laquelle les hommes cohabitent en harmonie avec l'ensemble des espèces de la faune et de la flore.

Par ailleurs EELV, à la suite des Verts, défend historiquement une meilleure prise en charge de l'animal dans la société, une plus grande protection de son intégrité physique ainsi que le respect de ses besoins naturels.

Europe et relations internationales[modifier | modifier le code]

EELV est une formation politique fédéraliste, membre du Parti vert européen. Elle défend une intensification de l'harmonisation des lois des États membres, de leur système éducatif, de la politique extérieure et en matière économique et sociale. Si les écologistes sont partisans de l'euro, ils s'opposent cependant à la plupart des autres partis fédéralistes d'Europe en matière sociale : EELV défend un salaire minimum européen, une répartition du temps de travail pensée à l'échelle européenne ainsi qu'un élargissement des moyens d'interventions des salariés dans les pouvoirs de décision des entreprises. Enfin, les écologistes proposent de faire du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU un siège bi-national avec l'Allemagne, en vue d'une représentation européenne directe dans toutes les institutions internationales.

Sur le plan international, le parti écologiste veut baisser la part des ventes d'armes dans le commerce extérieur, défendre un vaste plan d'investissement et de développement écologique en Afrique (énergie renouvelable, subventions à des entreprises coopératives et équitables et endiguement de la désertification principalement). EELV veut par ailleurs répondre à la crise agricole en baissant le nombre de culture vouée à l'alimentation des élevages (1/3 des terres agricoles mondiales — mais dont la quasi-totalité revient à l'Occident) et en développant la permaculture et le soutien aux exploitations familiales. Enfin sur les questions de société, les écologistes veulent promouvoir une dépénalisation mondiale de l'homosexualité et du transsexualisme, et la parité dans les institutions internationales.

EELV, comme le parti écologiste qui le précédait, Les Verts, possède une tradition pacifiste en matière de politique de défense, voire antimilitariste (Eva Joly, candidate à l'élection présidentielle de 2012, proposait notamment de supprimer le défilé du 14 juillet). Toutefois, en 1999, ils soutiennent l'intervention militaire au Kosovo ; en 2011, deux députés (Noël Mamère et François de Rugy) votent pour la prolongation des opérations militaires en Libye et, en 2013, la grande majorité des ténors du parti se prononcent pour une attaque militaire contre la Syrie[18].

Social[modifier | modifier le code]

EELV considère qu'un monde dans lequel subsistent de profondes inégalités sociales n'est pas durable. Il dénonce régulièrement le fait que les plus pauvres sont les toutes premières victimes de la dégradation de l'environnement alors même qu'ils en sont souvent les derniers responsables.

D'un point de vue plus général, EELV considère que les revenus d'une personne devraient représenter ce qu'elle apporte à la société en général et non uniquement ce qu'elle apporte à l'économie marchande comme c'est le cas actuellement. Ils militent donc pour une déconnexion plus importante des notions de revenus et de travail marchand, certains soutenant l'idée d'un revenu universel.

Sur la question des retraites, EELV a proposé une réforme alternative à celle engagée par le gouvernement à l’automne 2010 qui permettrait de conserver l’âge de départ à la retraite à 60 ans tout en étalant les possibilités de départ en fonction de la pénibilité (travail de nuit, charges lourdes, maladies professionnelles, etc.) de 55 ans à 65 ans, pour ceux désirant poursuivre leur travail après 60 ans. Ils proposent que les travailleurs s’apprêtant à partir en retraite puisse engager un jeune en fin d’étude pour lui donner à la fois une expérience professionnelle (type alternance) et à la fois un emploi sûr à la sortie de leurs études (type CDI) lors du départ en retraite de leur « parrain ».

Société[modifier | modifier le code]

EELV est considéré comme progressiste sur les questions de société. Le principe de base est l'autonomie de l'individu, c’est-à-dire qu'aucun droit supérieur ne peut décider de la vie de chacun (morale religieuse, raison d'État, etc.). Ils soutiennent en particulier :

  • l'égalité de droit entre couples homosexuels et hétérosexuels (mariage et adoption)
  • une vraie parité hommes-femmes (les listes électorales présentées doivent être toutes à 100 % paritaires)
  • le droit à l’euthanasie comme choix de fin de vie
  • la légalisation des drogues douces par la réglementation et la taxation de leur production et de leur distribution
  • la sortie du nucléaire
  • le respect de la biodiversité
  • le droit de vote des étrangers aux élections locales
  • le non-cumul des mandats, y compris dans le temps

Organisation[modifier | modifier le code]

Conseil fédéral[modifier | modifier le code]

Le Conseil fédéral est composé de 150 membres (75 hommes et 75 femmes). Il a été présidé par Philippe Meirieu[19],[20] de novembre 2001 à novembre 2013. C'est Thierry Brochot qui en est le président depuis le 1er décembre 2013. Il se réunit à un rythme environ trimestriel. Il est le « parlement » du parti écologiste.

Composition du bureau du conseil fédéral :

Bureau exécutif[modifier | modifier le code]

À l'issue du congrès de Caen du 30 novembre 2013, une direction se met en place avec, dans l'ordre de l'élection à la proportionnelle :

Le BE issu du congrès de La Rochelle était composé, dans l’ordre protocolaire[21], de :

À la suite des démissions de Cécile Duflot et de Laurence Vichnievsky, le 24 juin 2012 le conseil fédéral d'EELV a approuvé la composition du bureau ci-dessous :

Fédérations régionales[modifier | modifier le code]

Mouvement de jeunesse[modifier | modifier le code]

Europe Écologie Les Verts reconnaît Les Jeunes Écologistes comme le mouvement de jeunesse de l'écologie politique. Ce mouvement s'autogère sans intervention d'EELV dans son fonctionnement interne. Les Jeunes Écologistes ne prennent pas part aux débats internes d'EELV, mais s'associent parfois avec le parti écologiste dans différentes actions et campagnes.

Chronologie des dirigeants[modifier | modifier le code]

Secrétaires nationaux[modifier | modifier le code]

Porte-parole[modifier | modifier le code]

Représentation[modifier | modifier le code]

EELV a fait de la parité hommes-femmes une de ses règles de fonctionnement les plus importantes. Lors des élections (notamment législatives), les candidats et candidates sont investis ou investies à « parité de résultat » afin de garantir que la parité parmi les élus soit respectée.

Avec le groupe CRC au Sénat, les groupes écologistes à l'Assemblée nationale et au Sénat sont les seuls à être paritaires au sein de ces assemblées, à plus ou moins un près.

Députés[modifier | modifier le code]

Paul Molac, député de la 4e circonscription du Morbihan, n'est pas membre du parti mais il complète le groupe écologiste qui est donc composé de 17 élus.

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Députés européens[modifier | modifier le code]

Conseillers généraux[modifier | modifier le code]

En 2011, EELV compte 54 élus conseillers généraux, contre 24 en 2008. Le parti était présent sur 1172 des 2000 cantons renouvelables, avec un score aux élections de mars 2011 de 8,4 %.

Liste des conseillers généraux
Département Canton Conseiller général
Alpes-de-Haute-Provence Peyruis Gérard De Meester
Aude Castelnaudary-Nord Stéphane Linou
Bas-Rhin Strasbourg-2 Marie-Dominique Dreyssé
Corrèze Brive-la-Gaillarde-Sud-Est Jean-Claude Chauvignat
Corse-du-Sud Porto-Vecchio Jean-Christophe Angelini
Côtes-d'Armor Perros-Guirec Sylvie Bourbigot
Doubs Besançon-Est Éric Alauzet
Drôme Dieulefit Philippe Berrard
Valence-1 Patrick Royannez
Essonne Massy-Ouest Guy Bonneau
Vigneux-sur-Seine Didier Hoeltgen
Gard Anduze Geneviève Blanc
Saint-Chaptes Christophe Cavard
Haut-Rhin Huningue Max Delmond
Colmar-Sud Frédéric Hilbert
Kaysersberg Henri Stoll
Haute-Garonne Toulouse-13 Patrick Jimena
Haute-Loire Tence Jacqueline Decultis
Haute-Vienne Limoges-Isle Gilles Bégout
Hauts-de-Seine Clamart Vincent Gazeilles
Hérault Les Matelles Christian Dupraz
Indre-et-Loire Tours-Est Christophe Boulanger
Isère Fontaine-Seyssinet Catherine Brette
Grenoble-1 Olivier Bertrand
Jura Voiteur Marie-Odile Mainguet
Loiret Orléans-Bourgogne Estelle Touzin
Chécy Thierry Soler
Lozère Barre-des-Cévennes Michèle Manoa
Maine-et-Loire Les-Ponts-de-Cé Philippe Bodard
Marne Châlons-en-Champagne-3 Alain Biaux
Mayenne Laval-Nord-Ouest Claude Gourvil
Meurthe-et-Moselle Nomeny Anthony Caps
Morbihan Elven Joël Labbé
Rhône Lyon-II Gilles Buna
Lyon-III Raymonde Poncet
Villeurbanne-Centre Béatrice Vessiller
Savoie Chambéry-Nord Nicole Guilhaudin
Yenne René Padernoz
Seine-et-Marne Le Châtelet-en-Brie Jean Dey
Seine-Saint-Denis Sevran Jean-François Baillon
Somme Amiens-7 Jean-Pierre Tétu
Territoire de Belfort Danjoutin Daniel Feurtey
Val-de-Marne Arcueil Daniel Breuiller
Vitry-sur-Seine-Ouest Jacques Perreux
Vaucluse Bonnieux Olivier Florens
Yvelines Andrésy Joël Tissier

Maires[modifier | modifier le code]

Le parti dirige 60 mairies entre 2008 et 2014 dont 7 sont dirigées par des femmes :

Autres membres notables[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Les européennes de 2009 furent le premier scrutin où le nom d'Europe Écologie apparut aux côtés de celui des Verts.

Score national : 16,28 % des suffrages exprimés, soit 2 803 759 voix[22]. Ci-après le détail des élus, par circonscription[23] :

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Score national : 12,2 % des suffrages exprimés, soit 2 372 379 voix[24].

Élections sénatoriales de 2011[modifier | modifier le code]

Le nombre de sénateurs écologistes est passé de 4 à 10, grâce aux résultats des listes communes avec le PS, le PCF et le PRG. Sur les quatre sénateurs sortants, deux se représentaient : Marie-Christine Blandin et Jean Desessard[27].

Le bureau exécutif et le conseil fédéral ont annoncé l'intention d'Europe Écologie Les Verts de fonder un groupe autonome au Sénat, à la suite d'un accord sur la réforme du règlement en vigueur au Sénat avec les groupes socialiste, communiste, et RDSE. C'est ainsi la première fois que les écologistes parviennent à obtenir un groupe parlementaire indépendant depuis leurs premiers élus en 1997. Ce groupe est dirigé par Jean-Vincent Placé, alors que Marie-Christine Blandin est nommée présidente de la Commission « Culture et Communication ».

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Une primaire est organisée en juin et juillet 2011 pour désigner le candidat écologiste pour l'élection présidentielle de 2012. Le périmètre des électrices et électeurs comporte, conformément aux statuts d'EELV, tous les membres de la « coopérative », qu'ils soient ou pas membre de la structure politique de celle-ci (parti), et les membres des organisations partenaires. Il s'agit d'élections primaires de type ouvert (adhésion dite low cost des sympathisants — des « coopérateurs » dans le cas d'EELV, pour voter). C'est Eva Joly qui remporte ce scrutin, au second tour, avec 58,16 % des voix (contre 41,34 % pour Nicolas Hulot)[28].

Eva Joly obtient 2,31 % (828 345) des voix au premier tour de l'élection présidentielle. Si ce score est supérieur à celui de la candidate Dominique Voynet en 2007, il marque un sérieux replis par rapport aux scores obtenus aux élections intermédiaires. Eva Joly appelle à voter pour François Hollande au second tour, dès le soir du premier tour.

Élections législatives françaises de 2012[modifier | modifier le code]

EELV présente des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions. Grâce à un accord électoral signé avec le PS, EELV obtient le soutien du PS dans une soixantaine de circonscriptions en France, dont une vingtaine sont considérées comme « gagnables ». Le choix des candidats a été fait en respectant la parité hommes-femmes, notamment en étudiant les critères de gagnabilité des circonscriptions afin d'obtenir autant d'élues que d'élus.

Un accord a également été passé avec le MEI, qui affirme avoir obtenu le soutien d'EELV dans une vingtaine de circonscriptions dont celle de son président, Antoine Waechter, qui bénéficiera en outre du soutien du PS à sa propre candidature dans le Haut-Rhin[29]. À la suite de la saisie en référé du TGI de Paris par des militants mécontents, EELV doit procéder à une nouvelle désignation de ses candidats aux législatives dans 63 circonscriptions, car la répartition des circonscriptions entre les courants d'EELV n'est pas conforme aux statuts du mouvement[30].

17 députés sont élus, et forment, pour la première fois de l'histoire du parti, un groupe parlementaire. EELV a ainsi un groupe dans les deux assemblées parlementaires (cf. celui du Sénat depuis 2011).

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Le 16 septembre 2013, l'eurodéputé José Bové est désigné par EELV pour représenter la France à la primaire européenne verte de 2013, en vue des élections européennes de 2014[31]. Il est finalement élu, en tandem avec l'allemande Ska Keller, tête de liste du Parti vert européen et candidat à la présidence de la Commission européenne

A la suite d'une consultation interne, EELV désigne ces têtes de listes pour les élections européennes :

Dans une moindre mesure que les élections européennes de 2009, les listes laissent une large place aux personnes issues de la société civile, comme Mohamed Mechmache, président d'ACLEFEU; Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA; ou Michel Kfoury, leader de l'opposition à la ferme des Mille vaches.

Autres élections[modifier | modifier le code]

  • Législatives partielles : en 2009, à la suite de la démission de Christine Boutin, une élection législative partielle a lieu dans la dixième circonscription des Yvelines. Anny Poursinoff arrive en seconde position avec plus de 20 % des voix et lors du second tour, arrive derrière le candidat UMP Jean-Frédéric Poisson à seulement 5 voix d'écart. L'élection est annulée et l'année suivante elle arrive en tête d'une seconde élection au premier tour, puis l'emporte devant Jean-Frédéric Poisson avec 51,72 % des voix au second tour.
  • Élections cantonales de 2011 : seuls 24 départements font l'objet d'un accord total ou partiel entre le PS et EELV. Au soir du premier tour, les écologistes obtiennent une moyenne de 8,4 % des voix (ils sont présent sur 1400 cantons des 2000 renouvelables), et 88 candidats se maintenant au second tour dont 51 face à la droite, 30 au Parti socialiste et 7 au Front de Gauche. Le soir du second tour, EELV remporte plusieurs cantons, passant de 24 élus à 49.
  • Élections sénatoriales de 2011 : à l'approche des sénatoriales, les discussions ont commencé entre le PS, le Front de gauche et Europe Écologie Les Verts, les socialistes proposant 11 sièges, contre la totalité des quatre sénateurs sortants dont dispose le parti. Cette proposition est jugée « sérieuse » par Jean-Vincent Placé, un des négociateurs écologistes, cependant le parti souhaite atteindre les 15 sièges afin de constituer un groupe indépendant à la chambre haute. Les écologistes obtiennent 10 sièges (5 hommes et 5 femmes) et le seuil requis à la constitution d'un groupe parlementaire est abaissé de 15 à 10 sénateurs. Le premier groupe parlementaire écologiste de l'histoire est alors créé.

Controverses[modifier | modifier le code]

Détournement des fonds de formations des élus[modifier | modifier le code]

  • Le , l'émission d’enquête Cash Investigation sur France 2 révèle que l’argent public consacré à la formation des élus servirait à financer le fonctionnement de partis politiques, comme EELV[32]:
    • En 2011, Cécile Duflot a émargé pour trois jours et demi au titre de la formation professionnelle, durant une université d'été des Verts, ce qui a permis un remboursement de crédits de l'organisme collecteur à hauteur de 1 400 euros[33]. Elle a reconnue n'avoir suivi que quelques heures de stages[33].
    • En 2004, les Verts ont bénéficié d'un apport du Cédis - une association loi 1901 qui se charge de la formation nationale des élus écologistes - pour un montant de 75 000 euros afin d'acheter son siège parisien, une somme remboursée finalement après l'intervention d'un commissaire aux comptes[33]. Jean-Vincent Placé, interrogé par la journaliste Élise Lucet sur ce montant indiquera qu'il l'avait « oublié », en sous-entendant que ce ne sont pas des « sommes importantes »[34].
    • En 2004, le Cédis a financé 75 % du montant du montant de la location des locaux pour l'Université d'été des Verts.
    • En 2002, un procès-verbal d'un conseil d'administration du Cédis en 2002 indiquait : « La question est aujourd'hui de savoir si le Cédis doit contribuer au financement des Verts. Bien sûr que oui »[33].
  • Dans un communiqué de presse, le Conseil d’administration du Cédis indique que le documentaire était hors sujet, au regard du titre de l'émission intitulée “formation professionnelle, le grand détournement” et que le reportage était uniquement à charge sur le thème “tous pourris” alors que l'organisme a répondu depuis plusieurs mois dans la plus grande transparence à toutes les questions posées par les journalistes sur son fonctionnement, ses finances et sur ses liens avec EELV[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lepoint.fr/politique/eelv-des-journees-d-ete-pour-tirer-le-bilan-d-une-annee-au-sein-de-la-majorite-22-08-2013-1716220_20.php
  2. http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/609520.asp
  3. Communiqué de la création du parti
  4. http://adhcoopeelvpaca.blogspot.com/2011/06/de-limportance-du-taux-de-participation.html
  5. http://www.lefigaro.fr/politique/2012/07/25/01002-20120725ARTFIG00596-les-ecolos-peinent-a-garder-leurs-adherents.php
  6. « Un responsable d'Europe Écologie claque la porte », Le Point.fr,‎ 7 décembre 2010 (consulté le 7 décembre 2010).
  7. Matthieu Deprieck, « Cantonales : la gauche boucle les négociations dans la douleur », L'Express, 22 mars 2011.
  8. « Les Verts votent pour une participation à un gouvernement Hollande », Le Figaro, 8 mai 2012.
  9. « Pascal Durand confirme qu'il va quitter la tête d'EELV », in lemonde.fr, 25 septembre 2013.
  10. Paul-Henri du Limbert, « La majorité "open bar" », in Le Figaro, mercredi 23 octobre 2013, page 1
  11. Sophie de Ravinel, « Les Verts ouvrent un nouveau front à gauche », in Le Figaro, mercredi 23 octobre 2013, pages 2-3.
  12. « Taxe sur le diesel : nouveau couac entre gouvernement et écolos », in huffingtonpost.fr, 11 septembre 2013.
  13. « Jean-Vincent Placé : "Nous sommes près de la sortie" », in francetvinfo.fr, 2 septembre 2013.
  14. Albert Zennou, « Les Verts se préparent à un congrès compliqué », in Le Figaro, lundi 18 novembre 2013, page 4.
  15. « Projet EELV 2011 », sur eelv.fr
  16. a, b et c « Notre pacte pour une agriculture écologique », sur eelv.fr
  17. « Proposition pour le logement, l'habitat et les territoires », sur evajoly2012.fr
  18. François-Xavier Bourmaud, « Placé justifie le soutien des Verts à une intervention », in Le Figaro, vendredi 6 septembre 2013, page 4.
  19. « Philippe Meirieu élu président du parlement écologiste », sur lepoint.fr
  20. « Conseil fédéral », sur eelv.fr (consulté le 31 mars 2012)
  21. « Bureau exécutif », sur eelv.fr
  22. « Résultats des élections européennes de 2009 », sur interieur.gouv.fr
  23. « Les 72 députés européens français élus », sur touteleurope.eu
  24. « Résultat des élections Régionales 2010 », sur interieur.gouv.fr
  25. « Score en Rhône-Alpes aux élections régionales de 2010 », sur interieur.gouv.fr
  26. « Score en Champagne-Ardenne aux élections régionales de 2010 », sur interieur.gouv.fr
  27. « Elections sénatoriales 2011 : les écologistes passent de 4 à 10 sièges », sur developpementdurable.com
  28. « Large victoire d’Eva Joly à la primaire écologiste », sur l’Humanité.fr (consulté le 16 juillet 2011).
  29. « Un journal régional porte atteinte à l'honneur de notre mouvement et de son président », www.m-e-i.fr, 16 mars 2012
  30. Des candidatures EELV invalidées, Le Figaro, 4 mai 2012.
  31. « Primaires européennes : José Bové nominé par le Conseil fédéral d'EELV », in eelv.fr, 16 septembre 2013.
  32. Pascal Riché, « A la télé, tout n’est pas à jeter : il y a "Cash investigation" », Rue89,‎ 3 août 2013 (lire en ligne)
  33. a, b, c et d Marie-Sandrine Sgherri, « VIDÉO. "M. Duflot" : une diversion après "Cash investigation" ? », Le Point,‎ 3 octobre 2013 (lire en ligne)
  34. « Jean-Vincent Placé et son trou de mémoire de 75000¤ », L'Internaute,‎ 3 octobre 2013 (lire en ligne)
  35. [www.cedis-formation.org/2013/10/03/communique-suite-au-documentaire-formation-professionnelle-le-grand-detournement/ Communiqué suite au documentaire “formation professionnelle, le grand détournement”] Cedis Formation

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]