Cotonou

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Cotonou
Image illustrative de l'article Cotonou
Administration
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Littoral
Maire
Mandat
Nicéphore Dieudonné Soglo
2008-2013
Démographie
Gentilé Cotonois
Population 761 137 hab. (2006[1])
Densité 9 635 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 21′ 36″ N 2° 26′ 24″ E / 6.359999, 2.439995 ()6° 21′ 36″ Nord 2° 26′ 24″ Est / 6.359999, 2.439995 ()  
Superficie 7 900 ha = 79 km2
Divers
Langue(s) français, fon, Bariba, Dendi, adja, yoruba
Localisation

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Cotonou

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Cotonou
Liens
Site web http://www.mairiedecotonou.com/

Cotonou est la capitale économique et la plus grande ville du Bénin. La ville abrite beaucoup de services gouvernementaux et diplomatiques.

Cotonou est connue dans toute l'Afrique de l'Ouest pour son marché international de 20 hectares (Dantokpa), il s'agit du plus grand marché de l'Afrique de l'Ouest, ses Zémidjans (motos-taxis) et sa pollution (due à l'utilisation d'essence frelatée, le kpayo) importée du Nigéria.

Le nom Kùtɔ́nû signifie « embouchure du fleuve de la mort » en fon-gbe.

Population[modifier | modifier le code]

Sa population est officiellement estimée à plus d'un million en 2013, cependant son agglomération avec la commune d'Abomey-Calavi dépassait déjà le million au recensement de 2002 et devrait avoisiner 2,2 millions d'habitants de nos jours. En 1960, la ville ne comptait alors que 70 000 habitants, soit une multiplication par 10 de la population en à peine quarante ans. Les fronts d'urbanisation se multiplient, notamment à l'ouest de la ville. Le gentilé correspondant est Cotonois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, Cotonou (alors appelé Koutonou) n’était habité que par quelques pêcheurs. C’est sous le règne de Glèlè, roi du Dahomey (1858 - 1889) que les premiers Européens s’installent. Le territoire est cédé à la France par un traité signé avec Glèlè le 19 mai 1868. À sa mort en 1889, son fils Béhanzin tente en vain de remettre en cause ce traité. La ville, désormais officielle, se développe alors rapidement.

Culture[modifier | modifier le code]

La zone urbaine de Cotonou compte des espaces culturels institutionnels, mais ce sont les initiatives indépendantes qui sont les plus actives. Ainsi la Biennale des Arts lancée en 2009 à l'initiative d'artistes et d'associations se développe avec les lieux alternatifs. L'artiste Dominique Zinkpé, l'un des plus actifs du pays, a réalisé des actions et des performances artistiques à dimension écologique et sociale, telles que la proposition d'arrêter la circulation des motos-taxis pour quelques minutes à une heure de grande affluence, provoquant une réduction de la pollution.

Économie[modifier | modifier le code]

Capitale économique, Cotonou abrite les deux tiers des industries du pays. Les principales entreprises (une cimenterie du groupe allemand HeidelbergCement) et banques du Bénin, la plupart des institutions gouvernementales y siègent.

La proximité de la frontière avec le Nigéria en fait désormais une des plaques tournantes du commerce informel de la sous-région. Le marché Dantokpa, le plus gros de l'Afrique de l'ouest (un milliard de francs CFA d'échanges par jour, soit environ 1,5 million d'euros), en est le centre.

La capitale économique du Bénin est aussi connue dans la région pour son marché de voitures d'occasions européennes, qu'elle stocke dans d'immenses parkings à ciel ouvert sur le port.

Le Port autonome de Cotonou[modifier | modifier le code]

Le Port autonome est le véritable poumon de l'économie nationale, avec 90 % des échanges avec l'étranger et plus de 60 % du PIB du pays, c'est l'un des plus grands ports de la région. Il commerce avec l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud et l'Asie, faisant de Cotonou une « ville entrepôt » générant une intense activité d'échanges, de manutention et de logistique.

Il dessert les pays de l'hinterland, tels que le Mali et le Burkina Faso. Il est également le premier port de transit du Niger, pays frontalier totalement enclavé, notamment pour l'exportation de l'uranium extrait dans le nord nigérien par le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva. De fait, il existe même à l'intérieur du port, une zone franche à la disposition des pays sahéliens enclavés.

Depuis août 2009, à la suite d'un appel d'offre, le groupe français Bolloré est devenu le concessionnaire du port autonome.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Rue de Cotonou : Pollution et zémidjans

Cotonou est relié à Parakou, dans le nord du Bénin, par la ligne de chemin de fer du Bénin-Niger.

L’aéroport international de Cotonou (Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, (code AITA : COO • code OACI : DBBB)) permet les liaisons avec les principales capitales de la région et la France, ainsi que la desserte des grandes villes : Casablanca, Parakou, Kandi, Natitingou, Djougou et Savè.

Cotonou est reliée par route aux différents pays de la région : Nigeria, Togo, Niger, Burkina Faso.

Grâce à ces différents moyens de communication, Cotonou est devenu un carrefour pour le commerce ouest-africain, profitant des difficultés que connaît Abidjan depuis la guerre civile de Côte d'Ivoire.

La géographie et ses constituants[modifier | modifier le code]

Cotonou est situé sur le cordon littoral entre le Lac Nokoué et l’Océan Atlantique. La ville est coupée en deux par un canal, la lagune de Cotonou, creusée par les Français en 1855. Trois ponts assurent la liaison entre les deux rives.

C'est en raison de sa situation géographique intéressante que Cotonou développe les échanges avec les pays voisins. La ville est dotée de portes de sortie aérienne, maritime, fluviale vers Porto Novo et des axes terrestres qui desservent l'ensemble de la sous-région, Nigeria, Niger, Burkina Faso. Cotonou dispose de très belles plages qui devraient être plus entretenues.

Le phénomène d’érosion de la côte constaté depuis plusieurs décennies s’est aggravé à partir de 1961, suite aux grands travaux entrepris au Bénin (barrage de Nangbéto, port en eau profonde de Cotonou), au Ghana (barrage d’Akossombo) et au Togo (Port en eau profonde de Lomé). Paul Houssou, pilote d’un projet subventionné par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), explique qu'en 40 ans, la côte à l’est de Cotonou a reculé de 400 mètres. Cette érosion a conduit des habitants à quitter leur maison construite le long de la côte. L’État a décidé d’interdire le pompage de sable marin et prévoit la construction de digues de protection[2]. Il est encore possible d'emprunter avec une voiture appropriée "la route des pêches", une piste qui longe la mer entre Cotonou et Ouidah.

Train[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Niamey Parakou Non précisé Lomé Abidjan

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type tropical[3], deux saisons pluvieuses (avril-juillet et septembre-octobre, 800 à 1200 mm de pluie par an) alternent avec deux saisons sèches. De décembre à janvier, l’harmattan souffle.

La température oscille entre 18 et 35° C.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Bénin: l'inexorable avancée de la mer qui mange la côte de Cotonou, Afp, 14 décembre 2007
  3. http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/climat__les_climats_du_monde/185927

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Idelphonse Affogbolo et Émile Ologoudou (et al.), Cotonou : regards sur une ville, Éditions esprits libres, 2004, 249 p.
  • Cotonou, une métropole en devenir : pour mieux connaître la ville hier et aujourd'hui, Direction de la presse écrite du Ministère de la culture et de la communication, Cotonou, 1998, 50 p.
  • Guide FATOM de Cotonou, Porto Novo, Ouidah et Ganvié, Ed. SEPIA, Fondation ATEF OMAIS, 318 P.
  • Sébastien Dossa Sotindjo, Cotonou l'explosion d'une capitale économique : (1945-1985), Paris, Éditions L'Harmattan, coll. « Études africaines »,‎ 2010, 336 p. (ISBN 2296248578, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]