Durban

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville d'Afrique du sud. Pour la commune française, voir Durban (Gers). Pour les autres articles homonymes, voir Durban (homonymie).
Durban
Image illustrative de l'article Durban
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province KwaZulu-Natal
Municipalité eThekwini
Démographie
Population 3 468 087 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 29° 53′ 00″ S 31° 03′ 00″ E / -29.883333, 31.05 ()29° 53′ 00″ Sud 31° 03′ 00″ Est / -29.883333, 31.05 ()  
Localisation

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Durban
Liens
Site web http://www.durban.gov.za/

Durban (anciennement Port-Natal) est une ville d'Afrique du Sud située dans la province du KwaZulu-Natal au bord de l'océan Indien. Elle est l'ancienne capitale de la colonie et de la province du Natal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Durban est située sur le littoral de l'Océan Indien.

Démographie[modifier | modifier le code]

Durban compte plus de 1 100 000 habitants au sein d'une métropole de près de 3,5 millions d'habitants dont 68,5 % de noirs, 20 % d'indiens et 9 % de blancs et 2,5 % d'asiatiques.

La majorité des habitants sont de langue maternelle zoulou, suivies par les minorités de langue anglaise, afrikaans et hindi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques ont démontré que la région de Durban accueillit des communautés de chasseurs-cueilleurs à l'ère du Paléolithique vers l'an 100 000 avant J.-C. Ces populations, réparties sur l'ensemble de la province, furent assimilées, expulsées ou exterminées par les populations bantoues lors de leur expansion en provenance d'Afrique centrale durant le premier millénaire de notre ère.

Le , à la recherche de la route des Indes, le navigateur portugais Vasco de Gama est le premier Européen connu à accoster sur la côte dans un port naturel qu'il baptise « Rio De Natal » renommé plus tard Port-Natal. sur la côte africaine au bord de l'océan Indien. De même, il donna le nom de « Natal » (Noël) à la côte[1].

La Côte est peu explorée durant les deux siècles suivants. Les Portugais ne s'attardent pas au Natal car ils ont déjà établi un port en eau profonde à Lourenço Marques et ne sont pas intéressés par une baie entourée de mangroves et de forêts denses. Quelques pirates et trafics d'esclaves et d'ivoires viennent cependant sporadiquement jeter l'ancre. Le , le navire Good Hope, commandé par le capitaine John Adams, s'échoue sur la côte. Les survivants parviennent à construire une embarcation avec des bouts d'épaves et à rallier Le Cap.

L'intérieur de la région devient au début du XIXe siècle le siège de l'Empire zoulou sous la férule du roi Shaka.

En 1823, le navire Salisbury, commandée par le Lieutenant britannique F. G. Farewell, accoste dans la baie de Rio de Natal et effectue un relevé topographique. Farewell trouve l'endroit idéal pour y construire un avant-poste commercial et obtient du Cap l'envoi de 25 hommes pour construire un port. Ceux-ci débarquent en juillet 1824. Parmi eux se trouvent John Cane, Henry Ogle, Thomas Holstead, 3 serviteurs hottentots de Farewell et Henery Fynn, un marchand britannique. Henery Fynn prend des contacts avec les Zoulous de la région et gagne l'amitié de Shaka, après l'avoir guéri d'une grave blessure résultant d'une tentative d'assassinat. En récompense et à la demande de Fynn, Shaka concède à Farewell l'autorisation d'établir un établissement commercial permanent dans le port naturel de Port-Natal sur une zone longeant la côte sur 30 miles et s'enfonçant dans les terres sur 100 miles[2]. Les premiers bâtiments s'élèvent précisément près du lieu aujourd'hui appelé Farewell Square. Port-Natal se développe très lentement car il n'y a aucun soutien ni aucune protection des autorités britanniques. La vie dans le petit port est alors caractérisée par l'incertitude. Maintes et maintes fois, les habitants de Port-Natal subissent des agressions ou des escarmouches avec les Zoulous, qui ne font que tolérer la présence des colons blancs dans leur patrie tribale[3].

Statue de Dick King à Durban
Armoiries de la ville de Durban (1912–2000)

En 1832, Port-Natal compte 30 résidents blancs permanents, principalement des commerçants d'ivoire, de défenses d'hippopotames, de peaux de buffles, de bovins et de maïs.

Le , les 35 résidents de Port Natal décident de faire de la localité la capitale de la région et la rebaptisent "d'Urban" en l'honneur de Sir Benjamin d'Urban, alors gouverneur de la colonie du Cap[4]

En 1837, Julia Gardiner, qui venait rejoindre son père à Durban, meurt sur le bateau qui la transporte à quelques jours de l'arrivée à Durban. Elle est la première enfant blanche à y être enterrée.

Les Voortrekkers fuyant la colonie du Cap arrivent au Natal en 1838 et établissent la république de Natalia, fixant sa capitale à Pietermaritzburg, à une soixante de kilomètres au nord de Durban. En 1839, les troupes britanniques qui occupaient la baie de Durban, se retirent laissant le champ libre aux Voortrekkers. À la suite de rapports citant des actes de mauvais traitements de la part des Voortrekkers envers les Zoulous, le gouverneur du Cap dépêche le Capitaine Charlton Smith afin de restaurer la souveraineté britannique sur la région du Natal. La troupe expéditionnaire arrive le 4 mai 1845 et construit une forteresse (Old Fort). Dans la nuit du 23 au 24 mai 1842, les Britanniques assaillent les Voortrekker au camp de Congella. L'assaut se solde par un échec obligeant les troupes britanniques à se retrancher dans leur camp de base, désormais assiégé. Un commerçant local, Dick King accompagné de son serviteur, Ndongeni, parvient à franchir le blocus voortrekker et à parcourir à cheval 680 km en 14 jours pour rallier la garnison britannique de Grahamstown afin d'obtenir des renforts. L'arrivée de nouvelles troupes britanniques 20 jours plus tard à Durban oblige les Voortrekkers à battre en retraite[5].

En 1844, sous la pression militaire britannique, la région du Natal est définitivement annexée à la colonie du Cap. L'ancrage de Durban est cependant dangereuse et le gouverneur britannique, Sir George Napier, n'est pas très confiant dans la pérennité de l'annexion (de 1845 à 1885, pas moins de 66 vaisseaux font naufrage en voulant accoster, démontrant la dangerosité de la baie et du port). L'administration britannique se met néanmoins en place avec l'arrivée de William Stanger, le contrôleur général, et de Martin West, le lieutenant-gouverneur qui officialise la création du Natal en tant que colonie de la Couronne Britannique, mettant fin à l'existence de la république de Natalia.

En 1847, face à un afflux de réfugiés fuyant le régime de Mpande au Zoulouland, des localités sont créés à Umlazi, au sud de Durban et à Inanda, au nord, pour fixer les populations noires. En 1849, l'ingénieur John Milne arrive à Durban comme simple immigrant mais est vite recruté pour construire un véritable port pour la ville. Son projet est estimé à 78 000 £ alors que le revenu annuel de la colonie est de 33 000 £.

En 1850, la première photographie du Natal est prise. Elle montre l'épave du Minerva. En 1852, la première course de chevaux est organisée à Durban. Le "Natal Mercury and Shipping and Commercial Gazette" est la première publication de la ville. Elle est tirée à 300 exemplaires. Le , le township administratif de Durban devient un arrondissement divisé en 4 quartiers. En 1855 commence à se développer la culture de la canne à sucre dans la région.

En 1860, le premier véhicule à vapeur d'Afrique du Sud est mis en circulation à Durban. La locomotive est baptisée Natal. En réponse à la pénurie croissante de main-d'œuvre, surtout dans les champs de canne à sucre, le recrutement de travailleurs indiens sous contrat commence. Le premier groupe d'Indiens quitte Madras à bord du paquebot SS Truro et arrive le à Durban. Le port connait alors un développement économique considérable faisant de cette ville la véritable capitale économique du Natal.

En 1867, le premier phare de la côte africaine est érigé à Durban.

Winston Churchill à Durban durant la guerre des Boers

En 1871, John Dube nait dans le township de Inanda. En 1903, il publie Ilanga Lase Natal (Soleil du Natal), le premier journal d'informations pour la population noire. En 1912, il devient le premier président du South African Native National Congress qui prend par la suite le nom de congrès national africain.

En 1879, les habitants ressentent de la panique à l'annonce de la défaite britannique à Isandhlwana face aux Zoulous. La ville enrôle des volontaires pour suppléer l'armée. Le jeune Louis-Napoléon, fils de Napoléon III, officier volontaire dans l'armée britannique, fait escale à Durban au Royal Hotel. Il est tué le 1er juin par les Zoulous au cours d'une patrouille.

En 1885, les premiers jacarandas, appelés à devenir des arbres emblématiques de l'Afrique du Sud, sont plantés à Durban aux Botanic Gardens. L'hôtel de ville (aujourd'hui le bâtiment de la Poste) est inauguré. il est alors le plus grand édifice d'Afrique du Sud.

En 1896, la ville commence à être électrifiée. En 1898, la communauté portugaise de Durban célèbre les 400 ans de l'arrivée de Vasco Da Gama à Port Natal.

En 1900, durant la seconde Guerre des Boers, Winston Churchill, échappé d'un camp de prisonniers, débarque à Durban où des festivités sont données en son honneur à l'hôtel de ville.

Durant la Première Guerre mondiale, Durban est un important lieu de transit pour les troupes. En mai 1915, la ville connait des émeutes anti-allemandes. En 1917, plus de 23000 soldats de diverses nationalités de l'Empire britannique stationnent à Durban. En 1918, l'épidémie de grippe espagnole frappe les habitants de la ville.

Ville anglophone, libérale, indienne et zoulou durant tout le XXe siècle, la ville éclipse toutes ses rivales d'Afrique subsaharienne pour devenir le plus grand port du sous-continent ainsi qu'une destination touristique très prisée des habitants du Transvaal. Politiquement, la ville est acquise d'abord aux loyalistes britanniques du parti du Dominion puis au parti uni tandis que le parti travailliste y réalise de bons scores.

Ancien panneau multilingue qui indiquait que la plage était réservée aux gens du « groupe ethnique blanc » uniquement, à Durban, en 1989

En janvier 1949, la ville connait des émeutes entre communautés indiennes et Zoulous, notamment importants sur Victoria Street, Berea Road, Grey Street, Warwick Avenue, Mayville, Musgrave Road et Cato Manor.

En 1959, la durbanite Penny Coelen est élue Miss Monde. En 1960, la ville qui connait un boom touristique, autorise le port du bikini sur ses plages. Lors du référendum sur l'établissement d'une république en Afrique du Sud, 93 % des électeurs blancs du Natal et de Durban répondent non et affirment leur loyauté à la Couronne britannique, au contraire des autres provinces d'Afrique du Sud (la république est ainsi adoptée par la volonté de 52 % des électeurs blancs du pays). La ville se caractérise par une hostilité globale à la politique d'apartheid et par les mauvais résultats électoraux qu'y réalise le parti national au pouvoir.

En 1986, Morris Fynn, descendant de Henry Francis Fynn, mène campagne pour abattre les panneaux d'apartheid sur les plages de Durban afin de protester contre la politique du conseil municipal qui a accepté d'y appliquer la ségrégation raciale. Ils sont démantelés en 1990 lors de l'abrogation de la loi sur les commodités séparés[6].

En 1992, lors du référendum sur l'approbation de la politique de domination blanche en Afrique du Sud, Durban se distingue par l'un des plus hauts scores du pays (84 %) en faveur de la politique de négociation avec le congrès national africain pour établir une nouvelle constitution sud-africaine.

Dans les années 1990, Durban supplante Le Cap comme seconde plus grande ville d'Afrique du Sud en nombre d'habitants derrière Johannesburg.

En 2001, la ville accueille la Conférence sur le racisme organisé par l'ONU.

Fin 2011, elle accueille la conférence de l'ONU sur le changement climatique[7].

Municipalité d'eThekwini[modifier | modifier le code]

Depuis 2000, la ville de Durban est intégrée dans la municipalité métropolitaine d'EThekwini [8], au côté des villes, townships et localités de Adams Mission, Amanzimtoti, Assagay, Berea, Botha’s Hill, Cato Ridge, Chatsworth, Clansthal, Clermont, Dsainagar, Drummond, Elangeni, Gillits-Emberton, Gologodo, Hillcrest, Illovo, Inanda, Inchanga, Isipingo Beach, Kingsburgh, Kloof, KwaDabeka, KwaMakhutha, KwaMashu, KwaNdengezi, La Lucia, La Mercy, Magabeni, Maidstone, Monteseel, Mpumalanga, Naidooville, New Germany, Newtown, Ntuzuma, Ottawa, Phoenix, Pinetown, Queensburgh, Roseneath, The Bluff, Tongaat, Umbogintwini, Umbumbulu, Umdloti Beach, Umgababa, Umhlanga, Umkomaas, Umlazi, Verulam, Waterfall, Westbrook, Westville, Winklespruit et Winston Park.

Port de Durban

En mars 2006, l'ANC remporta 59 % des votes des résidants de la municipalité d'eThekwini contre 17 % à l'Alliance démocratique, 11 % à l'Inkatha Freedom Party et 6 % au Minority Front.

Depuis juin 2011, le maire d'eThekwini est James Nxumalo (ANC).

Industrie[modifier | modifier le code]

Durban est le plus grand centre de l'océan Indien et le plus grand port d’importation et d’exportation d'Afrique du Sud. En 2004, son port avait ainsi traité 1,6 million de conteneurs EVP et 25 millions de tonnes de marchandises. Située dans une région où sont cultivés de grands champs de canne à sucre, Durban est ainsi le plus grand port sucrier au monde.

Elle est aussi une ville industrielle réputée pour ses raffineries de sucre, son industrie textile et ses usines de fabrication de peintures, de savon et de conserveries. Elle compte aussi une unité de construction automobile du japonais Toyota, d'une capacité annuelle de 220 000 véhicules, qui exporte la majorité de production[9].

Tourisme[modifier | modifier le code]

West street
Skyline de Durban
Durban, vue depuis le stade Moses Mabhida
Front de mer de Durban, vue depuis le stade Moses Mabhida

Si la ville souffre d'une très forte criminalité qui a explosé dans les années 1990, Durban reste le centre d’une région balnéaire et touristique qui s’étire sur 500 km de côtes.

Les principaux sites touristiques de la ville sont :

  • le Waterfront (Golden Mile), promenade longeant la mer sur plus d’un kilomètre, bordée d'hôtels, de restaurants et de parcs d’attractions,
  • l’aquarium et le delphinarium,
  • uShaka Marine World,
  • l’hôtel de ville (1910) copiée sur celui de Belfast, dans lequel est situé le "Durban Museum" consacré à l’histoire naturelle du Natal (dont un squelette complet de dodo) et du pays zoulou,
  • le Local History Museum, situé dans l’ancien tribunal (1866), consacré à l'histoire du Natal,
  • les statues coloniales de Francis Farewell Square (dont celle de la reine Victoria,
  • la post office (1885),
  • l'horloge Da Gama, sur Victoria Embankment, offert par le gouvernement portugais en 1877 en souvenir de Vasco de Gama,
  • la mosquée Juma, l’une des plus grandes mosquées de l’hémisphère Sud,
  • la cathédrale Emmanuel (1904),
  • la Salisbury House (1925),
  • le Britannia Hotel (1877),
  • la Old station (1892),
  • la Old House Museum (1849),
  • l'Elephant House (1850),
  • la statue de Dick King sur sa monture Somerset[Note 1],
  • les jardins botaniques, ouverts en 1849, comptent parmi les plus beaux du monde.
  • le Old Fort (1842), dont le musée est consacrée à l'histoire de l'État de Natalia et des guerres coloniales du Natal.
  • la plage de South Beach avec son ponton de pêche et ses cabines de bain, bordée de boutiques et de cinémas.

À une heure de route au nord se trouve la capitale de la province, la charmante ville de Pietermaritzburg, accessible par une route panoramique offrant des points de vue sur les collines et villages zoulous.

Durban est le point de passage obligé pour les plages et les villes côtières. Au nord-est de la ville, l'autoroute côtière N2 mène ainsi à Umhlanga Rocks, une des stations balnéaires les plus chics du pays, puis à Stanger où se situe la tombe du roi Shaka, et au zoulouland après le pont traversant la rivière Tugela. Eshowe et Shakaland (reconstitution d'un village zoulou) sont ainsi d'autres destinations touristiques accessibles depuis Durban.

À 27 km au sud de Durban, sur la côte de l'océan Indien, se situe la station balnéaire de Amanzimtoti. La côte sud parsemée de lagunes, de parcs naturels et de villages zoulous traverse Port Shepstone et la région protégée de la gorge Oribi jusqu'à la côte des Hibiscus, célèbre pour ses stations balnéaires et ses chutes d'eaux impressionnantes, et Port Edward à la frontière de la province du Cap-Oriental170 km).

Desserte[modifier | modifier le code]

La ville de Durban est desservie par l'aéroport international King Shaka situé à 35 km au nord de la ville.

Odonymie et lexique[modifier | modifier le code]

En 2005, la municipalité d'eThekwini a décidé d'africaniser la ville de Durban et d'éradiquer son passé colonial ou lié à l'apartheid. Elle avait décidé dans un premier temps de faire retirer des lieux publics toutes les statues liées à l'histoire blanche. Elle revint en partie sur cette décision en décidant d'ériger une statue du roi zoulou Dinizulu à côté de celle existante du général Louis Botha. De même, elle décida de conserver la statue de la Reine Victoria devant l'hôtel de ville et d'ériger à ses côtés celle d'un autre roi zoulou.

En 2007, le processus du changement de nom des rues est relancé, non sans polémiques dans toutes les villes de la municipalités[10] alors que l'opposition Inkhata et celle de l'Alliance démocratique accusent les responsables de la municipalité de proposer uniquement des noms de militants ou de sympathisants de l'ANC [11] . Le 1er mai 2007, plus de 10 000 personnes défilent dans les rues de Durban pour protester contre l'absence de consultation des habitants[12] .

Une centaine de bâtiments et de rues ont été rebaptisés depuis mars 2007[13], mais certains changements ont été momentanément judiciairement annulés en décembre 2011[14] :

Nom des principales rues avant 2007/2008 Nouveaux noms depuis 2007, 2008 et 2012[15]
Alice Street Johannes Nkosi[Note 2]
Aliwal Street Samora Machel Str.
Argyle Road Sandile Thusi Road[Note 3]
Bellevue Road Amilcar Cabral road
Berea Road King Dinizulu Road
Booth et Spine Roads Harry Gwala Road[Note 4]
Brickfield Road Felix Dlamini Road[Note 5]
Broadway Drive SWAPO Drive
Cato Manor Street Mary Thipe Street[Note 6]
Chelmsford Road[Note 7] J B Marks road[Note 8]
Commercial Road AB Xuma street
Cowey Road/Edith Benson Crescent Problem Mkhize road
Davenport Road Helen Joseph road[Note 9]
Edwin Swales Drive[16] Solomon Mahlangu drive
Field street Joe Slovo street[Note 10]
Francois Road Richard Turner Road[Note 11]
Frere Road (Glenwood) Esther Roberts Road[Note 12]
Gale Street Magwaza Maphalala Str[Note 13].
Gardiner street Dorothy Nyembe street[Note 14]
Grey/Broad Street/Prince Edward Yusuf Daddoo[Note 15]
Jan Smuts Highway (Dawncliffe) King Cetshwayo Highway et Denis Hurley Highway
Kensington Drive Adelaide Tambo drive[Note 16]
King George V Road Mazisi Kunene Road[Note 17]
Kingsway Road (Amanzimtoti) Andrew Zondo Av[Note 18].
KwaMashu Highway Curnick Ndlovu Hgw[Note 19].
Leopold Street David Webster Street[Note 20].
Macdonald Rd Alan Paton road
Mangosuthu Highway (Umlazi) Griffiths Mxenge Highway
Manning Avenue Lina Arense Road
Marine Parade: O. R. Tambo
Mansfield Road Steve Biko Road
Masonic Grove Dullah Omar Grove
M4 southern freeway (direction aéroport) Albert Luthuli
M4 northern freeway (direction Umhlanga) : Ruth First
Moore Road[Note 21] Che Guevara road
NMR Avenue[Note 22] Masabalala Yengwa[Note 23]
North Ridge Road Peter Mokaba[Note 24]
Northway Kenneth Kaunda Way
Old Fort Place Archie Gumede
Old Fort Road K.E. Masinga Road[Note 25]
Ordinance Road Bram Fischer Road
Pine street Monty Naicker Street[Note 26]
Point Road Mahatma Gandhi
Phoenix Highway Mahatma Gandhi Highway
Prince Alfred Street Florence Nzama street
Prince Edward Street Dr Kassavelo Goonam street[Note 27]
Queen Street Denis Hurley Highway
Queen Mary Avenue Sphiwe Zuma Avenue
Rockdale Avenue (Westville) Nhlakanipho Ndebele Avenue[Note 28].
Russell street Joseph Nduli street[Note 29]
Shepstone Road Qashana Khuzwayo Road[Note 30]
Smith Str[Note 31]. Anton Lembede Street[Note 32]
Sparks Road Moses Kotane Road [Note 33]
Stanger Street Stalwart Simelane[Note 34]
St Andrews Street Diakonia Avenue
Umhlanga Rocks Drive King Shaka Drive
Victoria Embarkment Dr Margaret Mncadi[Note 35]
Victoria Street Bertha Mkhize Street
Warwick Avenue Julius Nyerere Avenue
West[Note 36] Street Dr Pixley KaSeme Street
Winder Street Dr Langalibalele Dube Street
Windermere Road Lilian Ngoyi Road[Note 37]
Ancien nom de bâtiment Nouveaux noms depuis 2007
Hôtel de ville de Durban Madiba Building
Quartier général de la police Umkhonto we sizwe Building
Station des pompiers Njengabantu Sithole building
Stade de Westridge Tap Tap Makhathini

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ancienne gare des chemins de fer

La ville de Durban est jumelée avec [17]:

Archevêché[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1842, Dick King sauva la ville assiégée par les Boers en parcourant à cheval 960 km en 10 jours, pour aller chercher des renforts à la garnison britannique située à Grahamstown aux frontières de la colonie du Cap.
  2. Nkosi fut l'un des premiers dirigeants noirs du parti communiste sud-africain. Il est tué en 1920 par la police lors d'une manifestation contre l'imposition de laissez-passer aux Africains.
  3. Chef de l'ANC à Umlazi, membre de la branche militaire (MK) et chef des services de communication de la municipalité d'eThekwini.
  4. Harry Gwala, activiste de l'ANC, emprisonné 8 ans à Robben Island, premier président de l'ANC de la région des Midlands après 1990
  5. Felix Dlamini, travailleur social, président de l'ANC de la région sud de Durban, premier directeur noir des services de eThekwini et député régional (1994-1999)
  6. Mary Thipe, ancienne vice-présidente de la ligue des femmes de l'ANC.
  7. Lord Chelmsford avait défait les zoulous en 1879
  8. J B Marks fut un chef du parti communiste sud-africain, mort et enterré à Moscou en 1972
  9. Helen Joseph, militante blanche anglophone anti-apartheid, née en Angleterre et immigrée en Afrique du Sud en 1931. Membre fondatrice du Congrès des démocrates, elle a participé à la rédaction de la charte des libertés au congrès du peuple à Kliptown en 1955.
  10. Joe Slovo (1926-1995), d'origine lituanienne, secrétaire général du parti communiste sud-africain et ministre du logement en 1994.
  11. Richard Albert David Turner (1942- mort assassiné en 1978) était un maitre de conférence de sciences politiques à l'Université du Natal et un proche ami de Steve Biko. Il fut l'objet d'une mesure de bannissement en 1973 après la publication de son livre The Eye of the Needle - Towards Participatory Democracy in South Africa favorable à l'intégration raciale en Afrique du Sud. Son assassinat à son domicile n'a jamais été revendiqué ni son assassin retrouvé.
  12. Esther Robert était une anthropologiste sud-africaine, membre du mouvement des Black Sash.
  13. Magwaza Maphalala était un syndicaliste de la COSATU, chef du parti communiste au Natal et député provincial en 1994
  14. Dorothy Nyembe était l'une des dirigeantes de la campagne de défiance de 1952, plus tard vice-présidente de la ligue des femmes de l'ANC au Natal.
  15. Daddoo était vice-président de l'ANC dans les années 40 et militant du parti communiste. Il prit part à de nombreuses campagnes de défiance au gouvernement dans les années 50
  16. Adélaide Tambo fut l'épouse d'Oliver Tambo
  17. >Kunene (1930-2006) était un poète local également militant de l'ANC à Londres et enseignant en poésie africaine aux États-Unis
  18. Dénomination la plus contestée car Zondo fut l'auteur d'un attentat politique en 1985 dans un centre commercial d'Amanzimtoti qui couta la vie à des femmes et des enfants et fit plusieurs dizaines de blessés graves.
  19. Ndlovu était un militant anti-apartheid, membre de l'ANC.
  20. David Webster, originaire de Rhodésie du Nord et d'ascendance britannique, était un anthropologiste de l'université du Witwatersrand et un militant anti-apartheid.
  21. John Moore fut un général britannique.
  22. NMR est le nom d'un régiment sud-africain qui s'est illustré durant la Seconde Guerre mondiale au prix de lourdes pertes
  23. Masabalala Yengwa (1923-1987) Secrétaire de l'église conformationnelle africain, il représenta l'ANC à Genève au Conseil des Églises du monde lors de l'assemblée sur le racisme.
  24. Peter Mobaka fut un ancien activiste de l'ANC qui avait popularisé le slogan « un boer, une balle ».
  25. Premier présentateur de locution zoulou de la SABC.
  26. Monty Naicker, membre du congrès indien du Natal.
  27. Kassavelo Goonam fut l'une des premières femmes indiennes membres du congrès indien du Natal.
  28. en hommage au fils du premier ministre du KwaZulu-Natal, S'bu Ndebele, mort dans un accident de voiture en 1994.
  29. Joseph Nduli, commandant de la branche militaire de l'ANC.
  30. Khuzwayo était un éducateur, un chef communautaire et un homme d'affaires qui s'opposa à la formation des bantoustans.
  31. baptisé en l'honneur du Capitaine Thomas Charlton Smith, héros de la Seconde Guerre mondiale
  32. Lembede fut le premier président de la ligue de jeunesse de l'ANC.
  33. Moses Kotane, syndicaliste et activiste, membre de l'ANC (1928) puis membre africain éminent du parti communiste sud-africain.
  34. secrétaire adjoint de l'ANC de la province du Natal et membre du conseil exécutif dans les années 50, il fut l'un des dirigeants locaux de la campagne de défiance à Durban.
  35. Première présidente de la ligue des femmes de l'ANC de la province du Natal.
  36. Martin West était lieutenant gouverneur du Natal après son annexion à la Couronne Britannique en 1845.
  37. Lilian Ngoyi (1911-1980), activiste anti-apartheid durant les années 50 et présidente de la ligue des femmes de l'ANC.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Eric A. Walker, A History of Southern Africa, Londres, Longmans,‎ 1964 (1re éd. 1928), « Chapter I – The discovery »
  2. (en) Eric A. Walker, A History of Southern Africa, London, Longmans,‎ 1964 (1re éd. 1928), « Chapter VII – The period of change 1823–36 »
  3. History of the City of Durban
  4. (en) Adrian Koopman, « The Names and the Naming of Durban », Natalia, the Journal of the Natal Society (consulté le 9 juillet 2008)
  5. (en) T.V. Bulpin, Natal and the Zulu Country, Cape Town, T.V. Bulpin Publications,‎ 1977 (1re éd. 1966), « Chapter XII – Twilight of the Republic »
  6. History of Durban
  7. Centre d'actualités de l'ONU
  8. eThekwini signifiant « testicules de taureau » en zoulou, le maire proposa en 2007 de rebaptiser l'agglomération du nom de «KwaKhangela» ce qui signifie «prends-garde» - (fr) Article de Cyberpresse du 23 août 2007 intitulé « Le maire de Durban veut renommer sa ville "testicules de taureau" ».
  9. (fr) « Le secteur automobile en Afrique du Sud », South Africa.info,‎ 16 février 2009 (consulté le 16 février 2010)
  10. Durban - L'Histoire se réécrit dans les rues, lepetitjournal.com, 14 janvier 2010
  11. (en) Article du New York Times
  12. (en) « IFP et DA renouvèle de protestation à Durban » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  13. (en) ANC votes to rename streets after party activists, article du 18 mai 2008 du Timesonline
  14. « List of overturned street names » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  15. Old and New Street Names in The EThekwini Municipal Area
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Liens externes[modifier | modifier le code]