Dschang

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Dschang
Image illustrative de l'article Dschang
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Ouest
Département Menoua
Démographie
Population 200 000 hab. (est. 2001)
Densité 889 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 27′ N 10° 04′ E / 5.45, 10.075° 27′ Nord 10° 04′ Est / 5.45, 10.07  
Altitude 1 500 m
Superficie 22 500 ha = 225 km2
Localisation

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Dschang

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Dschang
Station militaire, env. 1915
Pont du Plaisir à Dschang

Dschang est une ville de l'ouest Cameroun, en 'pays' Bamiléké.

C'est aussi la préfecture du département de la Menoua; peuplée d'environ 300 000 habitants.

Situé aux limites occidentales de la province de l'Ouest, Dschang est à environ 60 km de Bafoussam (45 min), 300 km de Douala (4 heures) et environ 400 km de Yaoundé (5 heures).

Dschang market

Histoire[modifier | modifier le code]

Les terres occupées par Dschang aujourd'hui n'étaient pas un lieu important d'habitation, mais un domaine disputé par deux chefferies voisines. Le 'Dschang' nom se traduit par «différend» dans la langue locale. L'histoire documentée de Dschang a commencé en 1895, quand elle a été «découverte» par une mission militaire allemande. Sous contrôle britannique de 1919 à 1920, et sous administration française jusqu’à l’accession du Cameroun à l’indépendance (1960).

Période coloniale[modifier | modifier le code]

Dschang est une ville historique, . Sous l’autorité allemande de 1884 à 1916,la ville a remplacé Fontem en tant que capitale d'un district militaire Allemand en 1909. Après la défaite de l'Allemagne dans Première Guerre mondiale, le Cameroun fut placé sous tutelle de l'Empire britannique en 1917, ensuite de la France en 1920, qui a déclaré Dschang capitale de la Province Ouest. Il se développe dès lors des lieux de villégiature de la ville dans les années 1940. Cette ville est également connue pour avoir accueilli le premier congrès de l'Union des populations du Cameroun en 1950.

Le centre climatique de Dschang en est le symbole. Cette station constitue désormais la base de plans DSH pour promouvoir Dschang en tant que destination touristique.

Période post coloniale[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1960, le Cameroun est devenu un État indépendant, et l'administration régionale a été déplacée à la ville de Bafoussam. Dschang a souffert de ce changement, puisque beaucoup plus d'efforts ont été investis dans les infrastructures à Bafoussam.

Après l'institution de l'Université de Dschang en 1993, l'intérêt et les investissements étrangers au développement de la ville a commencé à augmenter, et le tourisme et l'exploitation de gisements minéraux contribuera au développement de la ville.

Le maire actuel de Dschang est Sa Majesté FONDENKOP DONFACK Baudelaire.

Population[modifier | modifier le code]

L’agglomération de Dschang enregistre une croissance spectaculaire.

La population 2006 est estimée à 200 000 habitants. 87 000 (est) en 2001, 21 705 enregistré en 1981[1].

Économie et infrastructures[modifier | modifier le code]

Dschang est un centre agricole important depuis le temps des colonies. L'élevage de porc est important dans la ville.

À 1 400 mètres d’altitude, sur le versant sud-est des monts Bamboutos, Dschang dispose d’un microclimat (moyenne de 16 °C à 21 °C, maximum de 31 °C durant le mois le plus chaud en avril), qui en fait une zone de villégiature par excellence ; c’est après Foumban la première destination touristique de la province de l'Ouest.

La commune urbaine de Dschang a ouvert depuis juillet 1998 un office du tourisme, le premier créé au Cameroun, en collaboration avec celui de Nantes (Loire-Atlantique) ; corrélativement la coopération décentralisée Nantes-Dschang a financé un projet assainissement de la ville et l'approvisionnement de certains quartiers en eau.

Des dépôts d’aluminium bauxite ont été découverts près de Dschang [2],[3]. Le manque d’infrastructures empêche une exploitation de ces gisements.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est accessible toute l'année par des routes asphaltées ou carrossables souvent pleines de poussières en saison sèche ou boueuses en saison des pluies.

Il y a des liaisons régulières de bus vers Mbouda, Bafoussam, Bafang, Douala et Yaoundé. Il y a aussi une piste d'atterrissage[4] (5° 27′ N 10° 04′ E / 5.45, 10.067).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, Dschang dispose d'une université avec des facultés de sciences, des sciences agronomiques, sciences économiques et gestion d'entreprise, sciences humaines, droit et sciences politiques. La Faculté des sciences de l'agriculture a été la première faculté de l'université. Cette ville dispose aussi d'établissements supérieurs d'enseignement privé.

Culture[modifier | modifier le code]

La population de Dschang parle principalement Yemba.

Au début de 2011, le Musée des Civilisations a été inauguré[5],[6]. Ce musée vous propose de découvrir l'origine du peuple camerounais et la diversité des peuples par l'intermédiaire de leur :

  • histoire
  • productions artistiques
  • architectures
  • organisations politiques et sociales

Religion[modifier | modifier le code]

Dschang est à majorité chrétien catholique, protestante et la ville abrite quelques musulmans.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Le Centre climatique de Dschang[modifier | modifier le code]

Le Centre climatique.
Entrée principale.

La ville est connue des Camerounais et de touristes étrangers pour son « Centre climatique de Dschang », hôtel qui se singularise par sa situation à 1 500 mètres d'altitude sur les flancs de l'une des collines jouxtant la ville, ses pavillons individuels d'une, deux ou trois pièces, et son centre équestre... Créé en 1942, l'établissement fut le 1er village de vacances d'Afrique Centrale : il servit en effet de point acclimatation et de repos des colons et militaires français d'Afrique Centrale. Début 1998, l'hôtel héberge pendant plusieurs mois la célèbre compagnie nantaise de théâtre de rue Royal de luxe où est né « l'enfant noir », marionnette de 6 mètres de haut. La compagnie y peaufine également son spectacle « Petits Contes Nègres, titre provisoire » avant son retour à Nantes pour la Coupe du Monde de Football.

L'endroit est très prisé des nationaux et des étrangers pour leurs vacances.

Les principales attractions touristiques sont :

  • Les chutes de Mamy wata à 22 km et 45 minutes de la ville dans le village voisin de Fongo Tongo (la légende raconte qu'une sirène « mami wata » y vivrait et sortirait de temps en temps séduire un homme et l'emporterait ensuite dans les profondeurs pour en faire son amant. Cette sirène est la bienfaitrice du village Apouh, un culte lui est rendu chaque année).
  • Les différentes chefferies traditionnelles environnantes (dont Foto, Bafou, Foréké, Fongo-Tongo...).
  • Le marché de Dschang et son pavillon d'exposition d'artistes contemporains de la ville.
  • Le Ngan, le marché qui se tient toutes les semaines (bain de foule assuré).
  • Le magnifique panorama de paysages montagneux recouverts de parcelles semées de diverses cultures et entrecoupées de haies d'hibiscus et autres plantes utilisées ici de manière traditionnelle pour délimiter les parcelles et contenir le bétail dans des enclos.
  • Le lac municipal, lac de retenue créé dans les années 1960, d’une superficie d’environ 40 hectares, situé à proximité du siège de l’ Alliance Française logé dans un bâtiment colonial datant de l'époque allemande (rénovation à partir de 1998, sous l'impulsion du directeur de l'époque, Emmanuel Vaslin).
  • Le centre artisanal, en face de l’hôpital central.
  • Les cérémonies des Funérailles : de novembre à mai, musiques et danses traditionnelles.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]