Palais de justice de Nantes

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Palais de justice de Nantes
Image illustrative de l'article Palais de justice de Nantes
Présentation
Période ou style Moderne
Type Palais de justice
Architecte Jean Nouvel
Date de construction 2000
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Localité Nantes
Localisation
Coordonnées 47° 12′ 28″ N 1° 33′ 41″ O / 47.2076454, -1.561474847° 12′ 28″ Nord 1° 33′ 41″ Ouest / 47.2076454, -1.5614748  

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Palais de justice de Nantes

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(Voir situation sur carte : Nantes)
Palais de justice de Nantes

Le palais de justice de Nantes, en France, a été construit en 2000 selon les plans de l'architecte Jean Nouvel pour remplacer l'ancien palais de justice datant du milieu du XIXe siècle.

Situation[modifier | modifier le code]

Le bâtiment est construit sur l'île de Nantes, au bord du quai François-Mitterrand, il est accessible du centre-ville par la passerelle Victor-Schœlcher.

Historique[modifier | modifier le code]

L'ancien palais de justice de Nantes, bâtiment conçu à partir de 1842 par Saint-Félix Seheult et Joseph-Fleury Chenantais, et achevé en 1851, situé dans le centre-ville, jugé inadapté à la fin des années 1980, est abandonné au profit d'une nouvelle construction. En novembre 2012, après six ans de travaux, il est reconverti en hôtel de luxe, l'actuel hôtel Radisson Blu.

En 1992, le ministère de la Justice choisit de privilégier la construction de « palais » pour abriter les tribunaux, plutôt que des « cités judiciaires » constituées de bâtiments banals[1].

Un concours est organisé, en 1993, pour choisir le projet de construction d'un nouveau palais de justice à Nantes. C'est celui de Jean Nouvel, architecte français de renommée internationale, qui est retenu. L'édifice est achevé en 2000. L'accueil réservé par les Nantais à l'esthétique du bâtiment est contrasté, mais les réactions de rejet finissent par s'atténuer[1].

De nombreux désordres architecturaux (chute de panneaux, infiltrations d'eau, pannes du mécanisme de manœuvre des portes, dysfonctionnements du chauffage, panne de climatiseur) ont été constatés, si bien que le ministère de la justice a saisi le tribunal administratif en 2009[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le thème ayant guidé la conception de l’œuvre est « visibilité et monumentalité[3] ». Le caractère « visible et monumental » de l'ouvrage a été atténué par la construction à proximité immédiate d'immeubles d'habitation implantés en avancée (non visibles sur les photographies de la galerie mentionnée en lien externe ci-dessous, réalisées avant la construction de ces immeubles).

Jean Nouvel souligne que le bâtiment est conçu dans la perspective du respect de l'histoire, du paysage, du bâti du site tel qu'il était au moment de sa construction, et de sa symbolique. L'ouvrage évoque le passé industriel de l'ancienne île de la Prairie au Duc, l'essor urbain de l'actuelle île de Nantes, le néoclassicisme du XVIIIe siècle et l'esthétique du XXe siècle. Son architecture simple exprime la force, supposée vertu de la justice, et utilise la transparence par de grandes parois vitrées, autre nécessité de la justice. La couleur extérieure dominante est le noir, et Jean Nouvel a utilisé, dans un style moderne, les formes classiques du péristyle et des colonnes. Les salles d'audience sont en bois rouge. L'architecte, dans la présentation de son projet, fait référence à l’œuvre de Ludwig Mies van der Rohe. Jean Nouvel a pu s'inspirer notamment de la Neue Nationalgalerie à Berlin[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Architectures et patrimoines du XXe siècle en Loire-Atlantique, 2006, p. 206.
  2. Yan Gauchard et Anne-Hélène Dorison, « Ruineux palais de justice nantais ! », Presse-Océan,‎ 12 mars 2009 (lire en ligne).
  3. Panneau touristique urbain de l'île de Nantes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Boucher (dir.), Jean-Louis Kerouanton (dir.) et Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de Loire-Atlantique (photogr. Bernard Renoux), Architectures et patrimoines du XXe siècle en Loire-Atlantique, Nantes, éditions Coiffard,‎ 2006, 224 p. (ISBN 2-910366-72-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]