Treillières

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Treillières
Mairie de Treillières.
Mairie de Treillières.
Blason de Treillières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Chapelle-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
Maire
Mandat
Alain Royer
2014-2020
Code postal 44119
Code commune 44209
Démographie
Gentilé Treilliérains
Population
municipale
8 045 hab. (2011)
Densité 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 51″ N 1° 37′ 27″ O / 47.33091, -1.6240847° 19′ 51″ Nord 1° 37′ 27″ Ouest / 47.33091, -1.62408  
Altitude Min. 9 m – Max. 74 m
Superficie 29,05 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.treillieres.fr/

Treillières est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (Pays de la Loire). Elle fait partie de la Bretagne historique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Treillières, apparu vers la fin du Ve siècle de notre ère, viendrait de la racine teil, du latin tilium signifiant « tilleul ». Il se pourrait aussi que le nom provienne de « treille » qui signifie « vigne » bien que la commune ne soit pas particulièrement viticole[1].

Le nom gallo de la commune est Trelièrr, en écriture ELG[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Treillières dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

Treillières est situé dans la vallée du Gesvres, affluent de l'Erdre, à 14 km au nord de Nantes.

Les communes limitrophes sont : Grandchamps-des-Fontaines, La Chapelle-sur-Erdre, Nantes, Orvault et Vigneux-de-Bretagne.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Treillières est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Treillières est la seule commune limitrophe de Nantes qui ne soit pas membre de la communauté urbaine de Nantes Métropole, au grand dam de nombreux habitants et de certains élus qui souhaitaient que la commune modifie ses liens d'intercommunalité. Cependant, lors d'un référendum organisé en 2002, les habitants se sont exprimés majoritairement en faveur du maintien au sein de la Communauté de communes d'Erdre et Gesvres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une charte de Louis le Gros mentionne le bourg de Treillières en 1123[1].

À la fin du XVIIIe siècle, lors de la création des départements français, la population de Treillières oscillait autour de 1 200 habitants.

Treillières, comme toute la Loire Atlantique, fait partie de la Bretagne "historique" et le revendique avec le drapeau Breton ("gwenn-ha-du") flottant sur sa mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Jean-Paul Aubin Divers droite agréé en architecture
mars 2001 juillet 2012 Émile Savary[Note 1] PS formateur retraité
octobre 2012 en cours Alain Royer[Note 2] Divers droite retraité chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

Treillières connaît actuellement une très forte croissance, d'environ +30 % tous les 10 ans, en raison de la proximité de la ville de Nantes (dont elle est la seule commune limitrophe à ne pas être membre de sa Communauté Urbaine), et du prix presque raisonnable des terrains (comparé à ses voisines La Chapelle sur Erdre et Orvault). La construction d'un aéroport à l'horizon 2012 à Notre-Dame-des-Landes (8 km au Nord) devrait accélérer cette tendance.[réf. nécessaire]

Article détaillé : Projet d'aéroport du Grand Ouest.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 045 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 112 1 359 1 169 1 251 1 479 1 500 1 554 1 696 1 715
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 855 1 919 1 945 1 983 1 969 2 020 1 991 2 003 1 841
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 750 1 804 1 766 1 563 1 552 1 482 1 470 1 488 1 605
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 648 1 717 2 396 3 569 4 511 6 030 7 258 7 606 8 045
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Treillières en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
2,5 
75 à 89 ans
3,7 
8,9 
60 à 74 ans
9,7 
23,2 
45 à 59 ans
21,2 
22,6 
30 à 44 ans
25,6 
16,0 
15 à 29 ans
15,6 
26,8 
0 à 14 ans
23,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

- Château du Haute Gesvre.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Villages de Garambeau et de la Ménardais (maisons en granit)
  • Moulin de Launais et autres moulins restaurés.
  • Le château de Gesvres (XVIIe siècle), maison seigneuriale, bâti par César de Renouard, trésorier général des États de Bretagne.
  • Le Château du Haut-Gesvres (1836).
  • Autres châteaux XIXe : Fayau, Champaux, La Louinière, la Rivière.
  • Traces de la voie romaine Nantes à Brest à La Guitonnais.
  • Fours à pain à Garambeau.
  • Rives du ruisseau de Gesvres
  • Points de vue des crêtes sur le bocage.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Symphorien
  • Fontaine St Symphorien (Ve siècle). Elle est actuellement enserrée dans un terrain privé.
  • Église Saint-Symphorien restaurée 1836 néo-classique. Clocher « en poire » rare.
  • Chapelle des Dons (et son if pluriséculaire), ancien lieu de pèlerinage, restaurée XVe siècle.
    Cette chapelle dont l'origine remonte au XIVe siècle, fut totalement reconstruite en 1460 par le Duc François II.
    Avec sa femme Marguerite de Foix il vint y faire des dévotions en 1472 pour obtenir une postérité : sa fille Anne de Bretagne naquit 4 ans plus tard et y vint elle-même en février 1489, quelques jours avant de devenir Duchesse de Bretagne (10 février 1489).
    Elle y revint également en novembre 1498, peu de temps avant son mariage avec Louis XII.
    En 1838, la Chapelle fut placée par erreur sur les terres du propriétaire du Château de Gesvres dans le cadastre.
    Abandonnée, puis tombée en ruine pendant de longues années, elle a été restaurée dans les années 1980 par des catholiques intégristes, qui l'utilisent encore aujourd'hui[réf. nécessaire].
  • Chapelle de La Louinière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, d'azur aux deux clefs passées en sautoir l'une d'or l'autre d'argent ; au second, de gueules à la gerbe de blé d'or, liée du champ.

[modifier | modifier le code]

La mairie de Treillières s'est dotée d'un logo[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire de Treillières, site de la mairie de Treillières
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Treillières 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population - Treillières - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Logo de Treillières », sur un site inconnu (consulté le 21 décembre 2011)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Treillières, un village au Pays Nantais, 1800 à 1945, Jean Bourgeon, Éditions Coiffard
  • Treillières, La vie est dans le pré, Des origines à la Révolution, Jean Bourgeon, Éditions Coiffard