Château-Landon

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Château-Landon
Mairie de Château-Landon.
Mairie de Château-Landon.
Blason de Château-Landon
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Château-Landon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-val de Loing
Maire
Mandat
Antoine Defoix
2008-2014
Code postal 77570
Code commune 77099
Démographie
Gentilé Châteaulandonnais
Population
municipale
3 112 hab. (2010)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 00″ N 2° 42′ 04″ E / 48.15, 2.701148° 09′ 00″ Nord
       2° 42′ 04″ Est
/ 48.15, 2.7011
  
Altitude Min. 66 m — Max. 116 m
Superficie 29,35 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chateau-landon.fr

Château-Landon est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Châteaulandonnais[1]. Au dernier recensement de 2010, la commune comptait 3 112 habitants.

Sommaire

Géographie [modifier]

Lieux-dits et écarts [modifier]

Une trentaine de hameaux sont recensés autour de la commune (classés par ordre alphabétique) : Bigonneau, Bruzelles (entouré de champs, se situe à 1 km de Château-Landon), Chancepoix, Flumottes, Foljuif, Fontaine, Fusselette, Grand Gasson, Grands Moulins, Heurtebise, Jallemain, La Concorde, La Mi-Voie, La Planchette, La Raperie, Le Pont de Dordives, Le Veau, Les Buttes de Lorroy, Les Gauthiers, Les Gillets, Les Moulins de Repeau, Les Salles, Les Vergers, Lorroy, Mézinville, Mocpoix, Moucheny, Moulin de Gillets, Néronville, Nisceville, Palleau, Petit Gasson, Pont Franc et Touvent.

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Chenou Bougligny Souppes-sur-Loing Rose des vents
Mondreville N Dordives (loiret)
O    Château-Landon    E
S
Sceaux-du-Gâtinais (loiret) Préfontaines (loiret) Nargis (loiret)

Histoire [modifier]

Le site est occupé dès la préhistoire : près de vingt sites préhistoriques, dans lesquels on a découvert des outillages néolithiques, permettent d'estimer que l'origine de la ville remonte à cette époque. Les Gaulois construisent un oppidum sur un éperon rocheux. En -52 av. J.-C., Jules César en fait le siège. En 504, en revenant de Lutèce où il était allé guérir le roi Clovis, saint Séverin y meurt. Une abbaye à son nom sera érigée et la ville deviendra le lieu d'un pèlerinage annuel. La dynastie des Plantagenêts est née à Château-Landon en 1043 avec la naissance de Foulque IV d'Anjou, dit le Réchin, petit-fils du comte d'Anjou. La ville appartient au « pagus Wastinensis » (nom latin du Gâtinais = pays de Gâtines) dont Château-Landon sera la capitale.

En 1068, le Gâtinais entre dans le domaine royal. La ville prospère au Moyen Âge. Il s'y déroule d'importants foires et marchés. Château-Landon fait partie des 17 villes « drapantes » de France. La présence de trois églises, trois abbayes et du Prieuré Saint-André démontrent la prospérité de la ville dès le XIIe siècle. La ville est un lieu de passage et de commerce, en raison de sa proximité avec les foires de Lagny-sur-Marne et Provins. Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem avaient à Château-Landon, au XIIIe siècle, une maison qui dépendait de leur Hôpital de Pilvernier. Cette maison, située dans la rue Saint-Pèlerin, « in vico sancti Peregrini », tenant à la ruelle dite la Quatresse, leur avait été donnée par un nommé Adam de Lalleu (« de Allodio »), bourgeois de Château-Landon (« de Castro Nantonis »), par des lettres expédiées sous le sceau de l'official de Sens, de l'année 1278.
La fin du Moyen Âge et les guerres successives, conduisent au dépeuplement de la ville. Château-Landon développe une activité basée sur l'extraction et la taille de la pierre. Après la Seconde Guerre mondiale, la ville connait un nouvel essor en devenant un important pôle céréalier français et développe l'activité touristique.

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’azur au château de deux tours crénelées de cinq pièces d’argent donjonné du même, coulissé, ajouré et maçonné de sable.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1802 1804 René Blondeau    
1804 1815 François Lavocat    
1815 1816 Jean Girault    
1816 1827 Antoine Girard    
1827 1828 Antoine Deltuf    
1828 1831 Jean-François Caillet    
1831 1842 Abel Macey    
1842 1848 André Moreau    
1848 1852 Auguste Dunoux    
1852 1870 Jean-François Caillet    
1870 1871 Jean-Baptiste Roland    
1871 1878 Félix Ouvré    
1878 1882 Edmond Delaporte    
1882 1885 Gustave Beaume    
1885 1892 Victor Lamy    
1892 1895 Gaston Guyard    
1895 1900 Amédée Chachignon    
1900 1904 Gaston Guyard    
1904 1909 Emile Masson    
1910 1920 Charles Huré    
1920 1923 Jean-Louis Ardilouze    
1923 1925 Aristide Combe    
1925 1929 Charles Huré    
1929 1935 Léon Fouquin    
1935 1947 Fernand Guyard    
1947 1951 André Chachignon    
1951 1953 Georges Boulitreau    
1953 1965 Victor Combes    
1965 1971 Jean-Pierre Gauquelin    
1971 1977 Pierre Roux    
1977 1983 André Robin    
1983 1989 Jacques Renard    
1989 1995 Yves Matignon    
1995 2006 Anny Angot    
2006 2008 Vincent Ouvré    
2008 en cours Antoine Defoix    

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 112 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 848 1 795 1 843 2 327 2 436 2 336 2 420 2 517
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 552 2 575 2 778 2 710 2 724 2 780 2 843 2 922 2 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 699 2 643 2 618 2 400 2 480 2 479 2 517 2 429 2 503
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
2 527 2 644 3 020 2 929 3 314 3 364 3 109 3 112 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine carrier [modifier]

  • En janvier 1910, la carrière de Lorroy s'est brusquement effondrée, à cause de la crue exceptionnelle de 1910, causant sept morts et sept blessés. Ce cas est étudié l'INERIS avec le Laboratoire régional de l'Est parisien[4] pour mieux comprendre comment les battements de la nappe (éventuellement aggravés par des crues plus fréquentes) et la qualité physico-chimiques de l'eau interagissent avec le risque d'effondrement de cavités souterraines[4];
  • Les carrières souterraines de calcaire de Mocpoix, sont connues des spéléologues et sont un site d'hibernation qui héberge des populations importantes de plusieurs espèces de chiroptères protégées et menacées, telles que Grand Murin (Myotis myotis), Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrum-equinum), Vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), Vespertilion de Bechstein (Myotis bechsteini) dont l'habitat doit être protégé.

Patrimoine religieux [modifier]

L'intérieur de l'église
Le clocher de l'église Notre-Dame
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, aux XIIe et XIIIe siècles, dont le clocher domine la région de ses 57 mètres, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[5]. Cet étrange édifice mélange les styles carolingien, roman et gothique. Le clocher, que la lumière et le vent traversent de part en part, est unique dans la région. Plus on monte, plus les fenêtres apparaissent grandes, ces différences de tailles représentant le passage du roman au gothique. L'horloge située sur le clocher de L'église a disparu lors de la tempête de décembre 1999 et ne fut pas remise lors de l'importante restauration du clocher qui a suivi.
  • L'Hôtel-Dieu qui était le lieu de refuge des pèlerins et des malades

Économie [modifier]

  • Les usines et le secteur tertiaire sont pratiquement absents de Château-Landon.
  • Le tourisme est stimulé par sa proximité de Paris (à 100 kilomètres, avec une sortie de l'autoroute A77 à 5 kilomètres et une gare à Souppes). L'architecture particulière de la ville (notamment des remparts) en fait une attraction régionale.
  • L'agriculture est très présente : céréales (moulin local) et betteraves sucrières (destinées à la sucrerie voisine de Souppes-sur-Loing).

Vie associative [modifier]

Vue de Château-Landon

Le siège de l'Union internationale des guides et scouts d'Europe se trouvant dans la commune, le nom de la ville est devenu un nom générique pour parler de celui-ci.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Saint Séverin : au début du VIe siècle sa renommée sur ses vertus et ses guérisons surnaturelles, était parvenue jusqu'à la cour du premier roi chrétien Clovis qu'il guérit en le revêtant de son propre manteau. Chateau Landon devient un lieu de pèlerinage
  • Foulque IV d'Anjou, dit le Réchin, ancêtre de la famille royale anglaise des Plantagenêts, né à Château-Landon en 1043.
  • Arthur Chaussy (1880-1945), homme politique

Monuments et lieux touristiques [modifier]

L'ancienne abbaye Saint-Séverin vue depuis la place du Larry
Interieur de l'église
  • la Tour Madeleine : le plus ancien monument de la ville, construit sur les défenses de celle-ci. Son style architectural permet de le dater du XIe siècle.
  • Vestiges du rempart et de son chemin de ronde
  • Deux poternes Nord et Sud qui donnent un aperçu des difficultés pour les assaillants d'investir la ville
  • la Tour Saint-Thugal, reste d'une basilique du Xe siècle
  • L'abbaye Saint-Séverin, dont la façade impressionnante est soutenue par des contreforts
  • la cave des Templiers
  • La Tour Saint-André ancien lieu de culte du prieuré desservi par les moines de l'Abbaye Saint-Pierre de Ferrières en Gâtinais.
  • les 17 Lavoirs répartis le long du Fusain.
  • l'Hôtel de la Monnaie
  • la Maison de la pierre
  • le Moulin de Beaupoivre
  • le parc de la Tabarderie,
  • le pont de César
  • Le chemin de César à l'origine incertaine. Il est sûr cependant que 60 000 hommes des légions de César prirent ce chemin pour combattre la révolte gauloise (52 av. J.-C.). Ce chemin a été au fil des siècles une voie importante pour le commerce.
  • Les carrières souterraines de calcaire de Mocpoix, sont connues des spéléologues et naturalistes.

Événements [modifier]

  • La Course des Remparts : courses à pied de différentes catégories autour de la ville. Son passage par les remparts, et donc son relief très sélectif, en font une réunion prisée des amateurs, et les attire de toute la région. Se disputait le 15 août, le deuxième week-end de septembre depuis 2003. Mais elle n'a plus lieu depuis 2005.

Jumelage [modifier]

Drapeau de l'Allemagne Hirschhorn (Allemagne)

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Site de la mairie, page sur l'identité
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. a et b (rapport INERIS intitulé Impact du changement climatique sur la stabilité des cavités souterraines  ; mardi 30 mars 2010), 12 pages, PDF
  5. Notice no PA00086870, base Mérimée, ministère français de la Culture