Sylvie Goulard

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Sylvie Goulard
Sylvie Goulard lors d'une convention thématique européenne du MoDem à Bouin, le 15 avril 2009.
Sylvie Goulard lors d'une convention thématique européenne du MoDem à Bouin, le 15 avril 2009.
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le 14 juillet 2009
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Législature 7e et 8e
Groupe politique ALDE
Biographie
Date de naissance 6 décembre 1964 (49 ans)
Lieu de naissance Marseille
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Mouvement démocrate
Parti démocrate européen

Sylvie Goulard, née le 6 décembre 1964 à Marseille, est une femme politique française et une personnalité politique européenne, membre du Mouvement démocrate. Elle est élue députée européenne dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009.

Elle est réélue en 2014 dans la circonscription Sud-Est de la France sous l'étiquette "Les Européens" de l'UDI et du Mouvement Démocrate.

Formation[modifier | modifier le code]

Sylvie Goulard obtient une licence en droit de l'université d'Aix-Marseille en 1984. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1986 et de l'École nationale d'administration (ENA) française en 1989[1].

Elle enseigne au Collège d'Europe à Bruges[2].

Carrière administrative[modifier | modifier le code]

Sylvie Goulard travaille au ministère des Affaires étrangères de la France de 1989 à 1999, puis au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de 1999 à 2011[1].

Conseillère de Romano Prodi[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2004, elle est conseillère politique du président de la Commission européenne Romano Prodi[1]. Elle suit les travaux[évasif] de la Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Valéry Giscard d’Estaing, qui est chargée de rédiger un projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Activités au sein du Mouvement européen[modifier | modifier le code]

Entre décembre 2006 et juin 2010, elle est présidente du Mouvement Européen-France (ME-F)[1], succédant à Pierre Moscovici qui avait été candidat à sa propre succession. À partir de 2010, elle est membre du bureau[réf. nécessaire].

Députée européenne[modifier | modifier le code]

Romano Prodi et Sylvie Goulard lors de la conférence de presse pour le lancement du « Groupe Spinelli », le 15 septembre 2010.

Sylvie Goulard est élue députée européenne sur la liste du Mouvement démocrate dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009[3]. Elle devient membre du groupe parlementaire de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). Elle préside l'Intergroupe du Parlement européen « Extrême pauvreté et droits de l'homme-Comité Quart Monde », en lien avec ATD Quart Monde

Au Parlement, elle est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, où elle assure les fonctions de coordinatrice pour le groupe ADLE, membre de la délégation pour les relations avec le Japon, et membre suppléant de la commission de l'agriculture et du développement rural[1]. Elle est membre du Bureau exécutif national du MoDem et conseillère des affaires étrangères[réf. nécessaire].

Le 15 septembre 2010, Sylvie Goulard cofonde, avec Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Guy Verhofstadt le Groupe Spinelli, une association de députés européens, d'universitaires et d'autres personnalités politiques qui a pour objectif de promouvoir le fédéralisme européen[4].

En 2010, elle est rapporteur du Parlement européen sur la création d'un Comité européen du risque systémique (CERS). Elle demande des règles et des contrôles plus stricts des marchés financiers, notamment sur les entités de dimension européenne[5].

En 2011, elle est rapporteur d’un des textes composant le paquet « gouvernance économique » (« 6 pack ») ; son travail porte en particulier sur les sanctions à appliquer aux États de la zone euro violant leurs obligations européennes. Elle introduit dans le débat la question des euro-obligations, incitations qu'elle considère comme nécessaires pour compléter les dispositifs de sanctions. Elle défend l’idée de créer un « dialogue économique » entre les États et la Commission, qui aurait lieu en public au Parlement européen afin que tous les gouvernements puissent faire valoir publiquement leurs vues[6].

Fin 2012, Sylvie Goulard et Mario Monti, Premier ministre italien, publient De la Démocratie en Europe, chez Flammarion[7]. Les auteurs disent partir d'un constat (« Les Européens voudraient être aussi forts que si l’Europe était unie, conserver autant de souveraineté nationale que si elle ne l’était pas. Cette contradiction est devenue intenable. ») et proposent de « voir plus loin. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est la belle-sœur de François Goulard.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sylvie Goulard, site du Parlement européen
  2. Sylvie Goulard, site du Collège d'Europe
  3. Liste des députés ; pays : France ; zone électorale : Ouest, site du Parlement européen.
  4. Sébastien Maillard, « Vers des contre-sommets fédéralistes », La Croix, 15 septembre 2010.
  5. « L'Europe doit réguler la finance, par Sylvie Goulard », Le Monde, 22 février 2010.
  6. [1]
  7. [2], Site de la députée, décembre 2012.
  8. Fabien Cazenave, « Il faut cultiver notre jardin européen, de Sylvie Goulard. L’Union pour la Méditerranée ou la chronique d’un malentendu », Le Taurillon, 6 mai 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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