Sainte-Luce-sur-Loire

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Sainte-Luce-sur-Loire
Château de Chassay, hôtel de ville
Château de Chassay, hôtel de ville
Blason de Sainte-Luce-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Carquefou
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Guy Alix
2014-2020
Code postal 44980
Code commune 44172
Démographie
Gentilé Lucéens
Population
municipale
12 699 hab. (2011)
Densité 1 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 01″ N 1° 29′ 08″ O / 47.2502777778, -1.48555555556 ()47° 15′ 01″ Nord 1° 29′ 08″ Ouest / 47.2502777778, -1.48555555556 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 36 m
Superficie 11,45 km2
Localisation

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Liens
Site web sainte-luce-loire.com

Sainte-Luce-sur-Loire est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays historique du Pays nantais.

Sainte-Luce-sur-Loire est longée par la Loire, et parsemée de nombreux manoirs construits par les notables nantais aux XVIIIe et XIXe siècles. Ancien lieu de résidence des évêques de Nantes, rurale jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune est profondément modifiée par l'expansion urbaine de Nantes, notamment avec l'apparition de vaste zones pavillonnaires. L'activité de maraîchage, dominante après la Seconde Guerre mondiale, est en voie de disparition, en raison de la pression foncière des zones d'habitation et d'activité économique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation de Sainte-Luce-sur-Loire dans le département de la Loire-Atlantique.

Sainte-Luce-sur-Loire est située sur la rive droite (nord) de la Loire, à 6 km à l'est de Nantes (centre)[1].

Les communes limitrophes sont (en sens inverse des aiguilles d'une montre) Nantes, Basse-Goulaine, Saint-Julien-de-Concelles, Thouaré-sur-Loire et Carquefou.

Communes limitrophes de Sainte-Luce-sur-Loire
Carquefou
Nantes Sainte-Luce-sur-Loire Thouaré-sur-Loire
Loire
Basse-Goulaine
Loire
Saint-Julien-de-Concelles

Les limites de la communes sont :

  • le ruisseau de l'Aubinière à l'ouest avec Nantes ;
  • la route départementale 723 au nord avec Carquefou ;
  • la Loire au sud avec Saint-Julien-de-Concelles et Basse-Goulaine ;
  • le ruisseau de Guette-Loup à l'est avec Thouaré-sur-Loire.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune est caractérisée géologiquement par les dépôts de la Loire : c'est le « couloir ligérien ». Il s'agit grossièrement du sud de la commune[P 1]. Le lit du fleuve occupe une large zone dépressionnaire. Les alluvions de cette zone sont parfois récentes, et également constituées de dépôts du quaternaire. Le lit actuel de la Loire est colmaté en surface par des vases molles et des sédiments majoritairement constitués de mica. Pendant la transgression flandrienne, la zone d'écoulement du fleuve a varié d'un bord à l'autre de son lit. Les parties les plus profondes de celui-ci ne se situent pas nécessairement sous son cours actuel[P 2].

Plus au nord, le sous-sol est constitué de micaschistes, des argiles compactés. Par endroits se sont formés des dépôts de limons éoliens (lœss) et des dépôts de sable, vestiges de la période du pliocène, pendant laquelle la mer recouvre la région du couloir ligérien. Les dépôts de surface proviennent du substrat rocheux métamorphique originaire de l'érosion du massif granitique du Sillon de Bretagne[P 1].

La partie la plus au nord de la commune est occupée par un plateau qui fait suite au sillon de Bretagne. Il est recouvert de limons, cailloutis et d'argile[P 2].

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief du territoire de Sainte-Luce-sur-Loire, est marqué par la présence de la Loire et s’étend en pente douce du Nord au Sud vers le fleuve. Il est structuré en trois parties couvrant chacune approximativement un tiers de la commune. Au nord, un plateau culmine à 35 mètres. Partant de là, un coteau en pente douce rejoint le lit de la Loire[P 3].

Sainte-Luce-sur-Loire compte sur son territoire une île de Loire, l'île Clémentine, au sud-est de la commune[2].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Le village de Bellevue vu depuis la rive opposée de la Loire
Article connexe : Loire (fleuve).

La Loire, dont le bassin versant couvre environ 20 % du territoire français, a un régime hydraulique très variable (70 à 200 m3⋅s-1 en période d'étiage, 5 500 m3⋅s-1 en période de crue), soumis notamment à l'effet des marée auquel est sujette la côte atlantique. Le champ d'expansion du fleuve représente un quart du territoire de Sainte-Luce-sur-Loire[P 2]. L'activité humaine (extraction de sable, creusement du chenal de navigation vers l'estuaire a provoqué une baisse de 5 mètres de la ligne d'eau, et a augmenté l'amplitude de l'effet de marée. Sainte-Luce-sur-Loire se situe à la limite de la remontée saline due à l'apport de sel provoqué par la marée. Les modifications effectuées par l'Homme ont entraîné un accroissement du débit du fleuve qui entraîne un glissement plus rapide des sédiments, modifiant la composition de la végétation[P 4].

Quatre ruisseaux complètent le réseau hydrographique de la commune. L'Aubinière, à l'ouest, délimite le territoire de Nantes. Le Guette-Loup, à l'est, délimite le territoire de Thouaré-sur-Loire. Le Plessis-Maillard est en partie canalisé en conduit le long de l'autoroute A811. Les Islettes, en partie canalisé, coule au milieu des tenues maraîchères[P 4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Loire-Atlantique.

Sainte-Luce-sur-Loire est soumise à un climat de type océanique[3]. Les données concernant le climat de Sainte-Luce-sur-Loire qui suivent sont extraites d'une source basant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[4], ce qui correspond à la position de l'aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais.

Climatologie de Bouguenais sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24 21,8 17,3 12 9 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−13
1985
−15,6
1956
−7
1965
−2,6
1973
−0,9
1979
3,8
1975
6,1
1975
5,6
1956
2,8
1952
−3,3
1997
−6,8
1993
−10,2
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
1969
21,4
1960
23,2
1965
27,5
1949
32
1953
36,8
1952
40,3
/1949
37,4
1990
34,3
1961
27
1985
21,1
1955
18,4
1953
Nombre de jours avec gel 9 7,6 5,3 1,1 0 0 0 0 0 0,2 2,6 9,7 35,5
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[4]


Lors de la canicule européenne de 2003, Sainte-Luce-sur-Loire a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur la période[5]

Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Sainte-Luce-sur-Loire avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[4].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bouguenais 1 956 789 5 14 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Ponts de Bellevue du périphérique nantais, permettant le franchissement de la Loire.

Sainte-Luce est traversée par deux axes importants de l'agglomération nantaise :

  • le périphérique (entre la porte de Sainte-Luce se situant sur le territoire de Nantes, et la porte d’Anjou), après cette porte le périphérique franchit la Loire sur les ponts de Bellevue ;
  • l’autoroute A811 (entre l'A11 et la porte d'Anjou du périphérique).

Les fréquentations respectives de ces deux axes étaient, en 2007, de 63 400 véhicules par jour et 29 400 véhicules par jour[P 5].

Au nord, l'ancienne route nationale 23 devenue route départementale 723 (ou route de Paris) est un axe très fréquenté (15 500 véhicules par jour en 2007), desservant une zone d'activité économique. Cet axe, situé à la limite avec la commune de Carquefou, constitue une coupure urbaine[P 5].

Deux routes traversent le centre-ville de Sainte-Luce : la RD68 et la RD337. La première, qui suit un axe est-ouest, est très encombrée aux heures de pointe (jusqu'à 16 100 véhicules par jour sur la partie ouest en 2007), et a une fonction de voie de communication vers les communes de Thouaré-sur-Loire et Mauves-sur-Loire à l'est, qui entre en conflit avec son rôle de desserte du centre-ville. La seconde, dans un axe nord-sud, structure l'accès au nord de la commune (11 200 véhicules par jour en 2007)[P 5].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé, en limite de sa zone inondable au sud, par la ligne de Tours à Saint-Nazaire, par laquelle passent les liaisons de Nantes vers Angers et Paris[P 6]. La gare ouverte en août 1851, très excentrée, a été mise en annexe entre 1955 et 1970, puis détruite en novembre 1978[6]. L'hypothèse de mise en place d'un arrêt du TER est liée à la construction d'une nouvelle station dans le secteur de la Mignonnerie (près de la salle de spectacle Ligéria)[P 6]. Ce choix dépend de travaux à réaliser dans la gare de Nantes, dont la configuration en 2012 ne permet pas l'augmentation du trafic TER[7].

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La ville est principalement desservie par plusieurs lignes de bus du réseau de la SEMITAN. Les lignes 71, 78 sur la RD 723 desservent les zones d’activités du nord de la commune. La liaison vers Nantes et Thouaré-sur-Loire, desservant le bourg de Sainte-Luce, est assuré par les lignes 82, 92 sur la RD 68. Les liaisons transversales vers les quartiers résidentiels sont permises grâce aux lignes 75 et 83. Les destinations principales sont l'accès à la ligne 1 du tramway de Nantes, le lycée La Colinière et la gare de Thouaré-sur-Loire[P 6],[8].

En 2013, la ville bénéficiera de la mise en place du Chronobus[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Sainte-Luce-sur-Loire est située en première couronne de la banlieue de Nantes, à laquelle son développement économique est lié. Jusque dans les années 1970, la commune garde un caractère rural, avec un habitat dispersé[P 7]. La principale forme d'expansion urbaine est l'accroissement du tissu pavillonnaire, qui provoque un morcellement des zones agricoles et risque de faire perdre au bâti ancien son identité[P 8].

Le bourg semble s'être concentré à l'origine non loin du château de Chassay. C'est donc à l'ouest du territoire de la commune que les églises successives cristallisent quelques maisons. Les hameaux, ou villages, sont à l'origine plus importants que le bourg ; ils se nomment la Cadoire, les Trois Chênes, la Haie, le Taillis Moreau, la Bournière, la Bougrière, etc. Les abords des marais sont également très habités, au niveau de l’Angle, la Joliverie, la Rondelière, le Petit Rocher, la Janviérie[P 9]. Dans la ville qui a rapidement grandi entre 1960 et les années 2000, le centre-ville est de taille relativement modeste, et est la seule zone où existent des logements collectifs, de petite taille[P 8], jusqu'en 2011.

Des époques anciennes sont conservées au XXIe siècle des corps de ferme et des maisons nobles. Ce bâti ancien est en partie englobé dans les zones urbanisées, et est globalement peu présent[P 9]. Parmi les quatorze maisons nobles encore existantes, celles définies comme « patrimoine bâti de qualité » se situent dans le quart sud-est de la commune[P 10].

En 1844 est lancé le projet de ligne de chemin de fer entre Orléans et Nantes. Le positionnement de la gare ouverte en 1851, éloignée du centre du bourg vers le sud-est, et la construction d'un remblai imposant pour tenir compte du caractère inondable de la zone du tracé de la voie de chemin de fer, conditionnent l'évolution de la commune. Le développement s'effectue vers Thouaré-sur-Loire, à l'est, avec la construction d'une mairie et d'une école[P 9].

Aspect du village de Bellevue

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune connaît une augmentation de population, comme toute l'agglomération nantaise. Cet accroissement culmine dans les années 1960 et 1970[P 9]. Dans les années 1980 et 1990, le plan d'occupation des sols fixe à 100 le nombre de logements créés chaque année. Durant cette période, le développement de secteurs économiques s'effectue le long de la RD723 (ex-RN23). L'urbanisation s'est faite sous forme pavillonnaire, autour du centre-ville et à l’ouest de l’autoroute. La voie ferrée, la route de Paris (RD723, ex RN23) et l’autoroute A811, forment les trois grandes coupures urbaines de la commune. Au début des années 1980, la partie à l'est de l’autoroute a commencé son urbanisation. Du fait de la forte proportion de pavillons, la part de surface urbanisée est importante par rapport aux autres communes de l'agglomération[P 11].

De l'ancienne structure en hameaux disséminés, il ne reste au XXIe siècle que le village de Bellevue, en bord de Loire, qui a conservé son isolement en raison du caractère inondable de la partie sud de la commune[P 12].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, on dénombrait dans la commune un total de 4 637 résidences reparties en 4 559 résidences principales, 20 résidences secondaires et 57 logements vacants. Les logements sont relativement récents : 69 % des résidences ont été construites depuis 1975. En 2008, 3 445 ménages étaient propriétaires de leur résidence principale, 1 065 en étaient locataires (dont 508 dans un logement HLM) et 50 y étaient logées gratuitement[9].

Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968[9]
1968 1975 1982 1990 1999 2008
Résidences principales
1 008
1 764
2 533
3 109
4 016
4 637
Résidences secondaires
62
49
53
42
66
20
Résidences vacantes
30
96
85
81
80
57

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vers l'an 800, il est fait mention des termes : « Chassiacum » ou, selon les rédacteurs, « Chezal », « Chassalineum » ou « Chassaliacum ». Selon les archivistes Léon Maître et Paul de Berthou, au Moyen Âge, le toponyme Chasseil et ses variantes (« Chefsail », « Chesail », « Chessail » ou encore « Chefseil ») désigne la source du Seil, ruisseau qui coule à l’ouest de la commune[10]. Ce nom est utilisé pour désigner une métairie sur un document datant de 1076[E 1].

Au début XIIe siècle se forme la paroisse Sainte-Luce de Chefsail[E 1], sous le patronage de sainte Lucie[E 2]. Au cours du XVe siècle, le territoire paroissial, dans son ensemble, est désigné par le nom de sainte Luce, ou sainte Lucie.

Officiellement orthographiée Sainte Luce à sa création en 1793, elle est écrite Sainte-Luce au bulletin des lois en 1801. En 1920, le nom de la commune devient Sainte-Luce-sur-Loire[11].

Le nom attribué par l’Office public de la langue bretonne est « Santez-Lusenn », en référence à la graphie latine Sancta Lucia du XVe siècle[12]. En gallo, le nom de la commune est « Saentt-Lucz »[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dans le système féodal, le territoire fait partie jusqu'à la Révolution du comté et de la sénéchaussée de Nantes. En 851, la région passe sous contrôle breton, « Chefsail » (puis Sainte-Luce) fait partie du royaume puis du duché de Bretagne.

Partie ancienne de l’hôtel de ville, le château de Chassay est à l’origine la résidence de campagne des évêques de Nantes. Une première demeure est construite semble-t-il sur le site dès le VIe siècle. Elle est habitée par saint Félix Ier (qui l'aurait fait construire selon certaines sources[14], et il y aurait accueilli le poète Venance Fortunat[E 1], mais cette dernière hypothèse ne semble pas être suffisamment étayée[10]) à l'emplacement d'une ancienne villa romaine baptisée Cariacum[14], située sur le tracé de la plus ancienne voie romaine de la région (déjà mentionné au IIIe siècle) et qui menait à Nantes via Doulon, village lui aussi habité dès l'époque gallo-romaine[E 1].

En 1076, l’évêque de Nantes, Guérech II de Cornouaille (ou Quiriac), donne à son frère Benoît, abbé de la puissante abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, une de ses métairies à Chasseil[E 1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au cours du XVe siècle, le territoire paroissial, dans son ensemble, est désigné par le nom de Sainte-Luce, patronne de l'église qui est alors construite au milieu de l'ancien cimetière[Note 1] se trouvant à l'entrée ouest du bourg (l'existence de l'ancien presbytère attenant à ce dernier, au 3 rue du Président Coty, baptisé « Maison Auvigné » et datant de 1450, en atteste la présence).

En 1532, suite à l'Union de la Bretagne à la France, Sainte-Luce-sur-Loire est intégrée au royaume de France.

Henri IV y séjourne le 13 avril 1598, à l’invitation de l’évêque Philippe du Bec, avant d’entrer à Nantes pour y signer son célèbre édit ; il est accueilli au château de Chassay. Autre hôte célèbre de la paroisse, le cardinal de Richelieu est hébergé au château de la Haie en 1626, lors d'un voyage à Nantes[E 1].

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, quelques victimes sont à déplorer dans la commune[E 1]. Des canonnières sont postées sur ses rives[F 1]. L'empereur Napoléon Ier traverse Sainte-Luce le 11 août 1811[E 1].

Au cours du XIXe siècle, Sainte-Luce est choisie comme résidence secondaire par des notables nantais, ce qui entraîne la construction ou la reconstruction de manoirs[F 1].

En 1844, les crédits sont débloqués pour la construction de la ligne de chemin de fer de Tours à Nantes, dont le tracé passe par le sud de Sainte-Luce. En août 1851, une gare apparaît sur le territoire de la commune. En 1878, une nouvelle église est construite. En 1893, une épidémie de phylloxera détruit une grande partie du vignoble, jusque là très présent dans la production agricole de la commune[P 9].

Après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle Sainte-Luce se situait dans la zone occupée par l'armée allemande, la commune bénéficie de l'arrivée de 187 maraîchers auparavant installés sur des terres de la commune de Nantes, mais qui sont expulsés dans le cadre du plan de reconstruction et d'aménagement mis en place en 1948[P 9].

Terre rurale depuis l'origine, Sainte-Luce ne connaît d'activité « industrielle » que l'exploitation du sable de Loire — liée notamment à l'activité maraîchère — avant l'urbanisation rapide commencée dans les années 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Sainte-Luce-sur-Loire

Sainte-Luce-sur-Loire se situe dans la cinquième circonscription de la Loire-Atlantique, dans l'arrondissement de Nantes, et fait partie de la région des Pays de la Loire. La ville est une des quatre communes du canton de Carquefou[15].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Sainte-Luce-sur-Loire un taux d'abstention de 9,63 %[16], inférieur au taux national (16,03 %)[17]. Les électeurs lucéens ont principalement voté pour S. Royal (33,62 %), N. Sarkozy (27,50 %), F. Bayrou (21,88 %) et J.-M. Le Pen (4,62 %)[16]. Mme Royal obtient 8 % de plus qu'au niveau national, M. Sarkozy 4 % de moins[17]. Au second tour, avec une abstention (9,91 %) toujours nettement inférieure à celle du pays entier, Sainte-Luce vote majoritairement pour Mme Royal (56,54 %), devant M. Sarkozy (43,46 %)[16], résultat très différent de celui de l'ensemble du pays (respectivement 46,94 % et 53,06 %)[17].

Le député de Sainte-Luce-sur-Loire (5e circonscription) est M. Michel Ménard (PS) qui, lors des élections législatives de 2007, avec 56,43 % arrive devant son opposant, M. Robert Diat (Union pour un mouvement populaire, 43,57 %) en ce qui concerne les votes lucéens au second tour. Au premier tour, M. Ménard avait obtenu à Sainte-Luce 36,79 %, M. Diat 37,03 % et M. Perrion (UDF-Mouvement démocrate) 10,26 %, le seul autre candidat approchant les 5 % étant Mme Trichet-Allaire (Europe Écologie Les Verts) avec 4,87 %. L'abstention a été respectivement de 31,79 % et 30,50 %[18].

En 2008, l'élection municipale a vu la liste « Sainte-Luce avance-Harmonicité », conduite par M. Bernard Aunette, obtenir la majorité absolue dès le 1er tour (62,26 %), ce qui lui octroie 27 sièges au conseil municipal, devant « Sainte-Luce toujours » conduite par Mme Édith Lemaître (37,74 %, 6 sièges). L'abstention atteint 29,17 %. M. Bernard Aunette est par la suite élu maire par le conseil municipal[19].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Sainte-Luce-sur-Loire compte 33 élus au conseil municipal, le maire M. Bernard Aunette est entouré de neuf adjoints[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs(source : mairie de Sainte-Luce[21])
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Louis-Casimir Colas    
1792 1800 Joseph Brevet    
1801 1805 François Retière    
1805 1806 Joseph Brevet    
1807 1814 Louis Michel Libault    
1815 1824 Philippe Brevet    
1824 1826 P. Richard de la Caillère   en remplacement de Philippe Brevet
1826 1832 L. Barnabé de la Haie    
1832 1834 baron L. d'Yvoley    
1834 1838 Yvon Métaireau    
1838 1846 Joseph Rousseau    
1846 1848 Adolphe Albert    
1849 1851 Joseph Rousseau    
1851 1863 Charles de Valori    
1864 1867 Pierre Guillet    
1867 1871 Levallet    
1871 1881 Alexandre Genuit    
1881 1898 Auguste Rousseau    
1898 1900 Fernand Joly    
1900 1931 Eudes de Fremond de la Merveillère   achète le château de Chassay à Sainte-Luce, ancien bien des évêques de Nantes[22]
1931 1945 François Richard    
1945 1958 Louis Gaudin    
1958 1959 Pierre Renoux   premier adjoint, assure l'intérim
1959 1983 Félix Tessier    
1983 2007 Pierre Brasselet Divers droite conseiller général (canton de Carquefou) de 1985 à 2004
2007 2014 Bernard Aunette PS conseiller général (canton de Carquefou) depuis 2004
2014 en cours Jean-Guy Alix UMP chef d'entreprise retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sainte-Luce-sur-Loire fait partie de Nantes Métropole. La ville y est représentée par le maire et deux élus communautaires[23].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Sainte-Luce-sur-Loire en 2010[24]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 21,23 % 3 504 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,12 % 2 678 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 58,34 % 62 000
Compensation-relais 0
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 0 0

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Une gendarmerie est installée dans la commune, route de Thouaré[25], et la ville est dotée d'une police municipale[26].

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes[27]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[28].

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[29]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[30]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville s'est engagée dans une politique de développement durable. En juin 2009, le conseil municipal a fixé cinq objectifs dans le cadre de l'Agenda 21 : lutter contre le réchauffement climatique, réduire les inégalités, respecter le cadre de vie et l'environnement, favoriser la production et la consommation responsables, et promouvoir le développement durable[31]. Vingt-et-une actions sont programmées, le suivi de leur mise en œuvre est régulièrement publié[32].

Nantes Métropole, gestionnaire de la collecte et du tri des déchets, mène une politique globale de l'environnement sur l'agglomération, qui apparaît notamment dans le Plan local d'urbanisme[P 13].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée depuis 1988 avec la ville allemande de Herzogenaurach[33]. C'est une initiative d'élèves du collège lucéen de la Reinetière qui est à l'origine de ce rapprochement. Ce jumelage est renforcé par l'existence de deux associations situées chacune dans une des villes liées : le Freundeskreis (Cercle d'amis), créé en 1990 à Herzogenaurach, et le Cercle d'amis Sainte-Luce/Herzogenaurach, fondée en 1994 dans la commune française[34].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l’Insee, Sainte-Luce-sur-Loire est une commune urbaine, une des 24 communes de l’unité urbaine de Nantes[35] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes[36] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[37].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 699 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
890 908 909 981 957 985 1 027 1 024 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 045 1 087 1 110 1 045 1 119 1 133 1 122 1 133 1 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 148 1 193 1 112 1 105 1 116 1 220 1 278 1 417 1 961
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 929 3 420 5 939 8 399 9 648 11 263 11 776 12 699 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2004[39]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[40])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Sainte-Luce-sur-Loire en 2009 en pourcentage[41]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
6,9 
13,6 
60 à 74 ans
14,9 
25,2 
45 à 59 ans
25,5 
17,8 
30 à 44 ans
17,9 
18,6 
15 à 29 ans
16,2 
19,3 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[42]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Équipements[modifier | modifier le code]

La vile s'est dotée de plusieurs équipements collectifs : la médiathèque-ludothèque René-Goscinny, ouverte depuis mai 2006, face à la mairie[43] ; la salle de spectacles Ligéria, qui permet d'accueillir 480 spectateurs assis, et peut se transformer en salle polyvalente pour 700 personnes[44] ; l'école de musique Sinfonia[45] ; des salles municipales[46] ; de nombreux complexes sportifs (Philippe Porcher, Marc Jaffret, Marcel Le Bonniec, Eric Tabarly) et un stade municipal[46]. Les jeunes de la commune peuvent également se réunir au Patio, lieu d'activités et où des sorties sont organisées.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nantes. Sainte-Luce-sur-Loire dispose de cinq écoles publiques (dont trois maternelles et trois élémentaires) réparties dans deux groupes scolaires, et pour l'enseignement privé d'un groupe scolaire réunissant une école élémentaire et une maternelle. Pour le secondaire, on trouve le collège de la Reinetière[47],[P 14]. Les jeunes Lucéens se rendent également au collège de Thouaré-sur-Loire, et dans les lycées nantais, notamment celui de La Colinière[P 15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Feux de l’été[modifier | modifier le code]

De 1998 à 2007, chaque dernier samedi de juin, plusieurs milliers de spectateurs se réunissaient devant le château de Chassay pour assister au conte pyrotechnique de la société Féerie. Les thèmes s'inspirent de l'histoire et de la mythologie :

  • Henri IV en 1998 était la première expérience de Féerie à Ste Luce ;
  • Jules Verne en 1999 racontait les plus belles œuvres de Jules Verne, sous formes de « nouvelles pyrotechniques » ;
  • Merlin en 2000 était le premier « conte de fée » réalisé par Féerie ;
  • Christophe Colomb en 2001 ;
  • La Belle au bois dormant en 2003 ;
  • Esméralda en 2004 ;
  • Le Tour du monde en 80 jours en 2005 marquait l'arrivée de nouvelles technologies ;
  • Roméo et Juliette en 2006 ;
  • Terra Nostra en 2007, qui raconta sous forme d'un spectacle pyrotechnique l'odyssée de la Terre, de sa création à aujourd'hui, sur fond de message écologiste et humaniste.

Les Guinguettes de la Saint-Jean[modifier | modifier le code]

En 2008, la mairie de Sainte-Luce-sur-Loire n'a pas souhaité reconduire les feux de l'été, pour miser sur une autre forme d'animation. Le 28 juin 2008, les Lucéens avaient donc rendez-vous au bord de la Loire, au cœur de l'ancien village de pêcheurs de Bellevue. Au programme, dégustation de sardines grillées et autres mets locaux, le tout animé par trois scènes et pistes de danse, réparties le long des bords de Loire[48]. Fin juin 2013 a eu lieu la quatrième édition. Cette fête a lieu une année sur deux, la prochaine est prévue pour 2015[49].

Marché aux puces[modifier | modifier le code]

Les puces lucéennes ont lieu deux fois par an, le deuxième dimanche de juin et le 1er dimanche de septembre sur les bords de la Loire[50].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier le plus proche se situe à Nantes[51]. En 2005, Sainte-Luce comptait 18 médecins dont (neuf généralistes, un cardiologue, un dermatologue, un gynécologue, un ophtalmologue, deux pédiatres et trois radiologues). Un laboratoire d’analyses médicales était installé dans la commune, ainsi que quatre pharmacies et huit dentistes. Étaient également présents quatre infirmiers, cinq kinésithérapeutes, cinq opticiens, six orthophonistes, six podologues et une sage-femme[P 16].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreuses associations sportives qui se consacrent à la pratique de l'aïkido, de l'athlétisme, du badminton, du basket-ball, du cyclisme, de l'équitation, du football, de la gymnastique, du handball, du judo et du ju-jitsu, du kick boxing-full-contact, de la marche athlétique et de la randonnée pédestre, de la moto, de la pétanque, du shōrinji kenpō, du tennis et du tennis de table[52].

Deux courses cyclistes sont organisées : en mars, le Grand prix de la Ville, et, en avril, les Boucles de la Loire (classée nationale)[49].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Limitrophe de Nantes, Sainte-Luce-sur-Loire bénéficie de la même offre de radio et télévision que celle de Nantes.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Luce est dédiée à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la ville fait intégralement partie de la paroisse Saint-Matthieu-sur-Loire dans la zone pastorale Nantes-Est, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes)[53].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 188 €, ce qui plaçait Sainte-Luce-sur-Loire au 3 839e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[54].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, les Lucéens ayant entre 15 et 64 ans étaient 7 921. Les actifs ayant un emploi représentaient 67 % de cette population, les retraités en représentaient 9,9 %, les chômeurs 4,9 %, tandis que 5,7 % des habitants de Sainte-Luce étaient considérés comme « autres inactifs ». Enfin la population estudiantine représentait 12,6 % de la population de la commune[55].

La même année l'Insee recense un taux de chômage de 6,9 % pour la commune[55] contre 9,5 % pour le département[56].

Répartition des emplois par domaine d'activité en 2008[55],[56]
Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Administration, santé,
enseignement, social
Sainte-Luce-sur-Loire 0,5 % 13,3 % 10,3 % 56,5 % 19,3 %
Moyenne départementale 2,8 % 14,7 % 7,4 % 46,0 % 29,1 %
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2008[55],[56]
Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Sainte-Luce-sur-Loire 0,3 % 5,7 % 12,1 % 28,6 % 26,9 % 26,4 %
Moyenne départementale 1,7 % 5,4 % 15,3 % 26,1 % 27,8 % 23,7 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, au 1er janvier 2010, Sainte-Luce-sur-Loire comptait 584 entreprises[57]. Celles-ci sont réparties dans neuf parcs d’activités : La Bougrière ; La Chohonnière ; La Gare ; La Madeleine ; Le Moulin des Landes 1 ; Le Moulin des Landes 2 ; La Jalousie ; La Maison Neuve 1 ; La Maison Neuve 2. Ces entreprises offrent un total d'environ 4 000 emplois[58]

Historiquement, ces zones d'activités se sont développées le long de la voie ferrée (zone de la gare, en 1967), puis à proximité de la zone industrielle Nantes-Carquefou (la Chohonnière en 1978). Ces deux pôles se développent en 1984-1985 (La Bougrière au sud, la première tranche du Moulin des Landes au nord). Dès lors, seul le nord se développe, le long de l'autoroute A811 (La Madeleine, 1989), et le long de la RD723 (La Maison Neuve, 1992, deuxième tranche du Moulin des Landes, 1999), et enfin dans les années 2000 La Jalousie et l'extension de La Maison Neuve[P 17].

L’activité économique de Sainte-Luce-sur-Loire a connu un fort accroissement entre 1990 et 1999, à l'image de tout le secteur Nord-Est de l'agglomération. La commune a vu la part du secteur tertiaire s'accroître : 80 % des activités concernent les services et le commerce, alors que la proportion était de 60 % en 1990[P 18]. Entre 1982 et 1999, la part des emplois dans les services, le bâtiment et le commerce s'est fortement accrue, alors qu'elle a diminué dans l'agriculture et l'industrie[P 19]. Le secteur commercial est très localisé dans le centre-ville, il n'existe ailleurs que quelques zones d’artisanat et de commerces, notamment le long de la RD 68 vers Thouaré-sur-Loire[P 18].

Jusqu'en 1950, la sablière située au sud-est le long de la Loire, extrayait directement dans le fleuve. Par la suite, le sable est récupéré au fond de l'océan à une vingtaine de mètres de fonds, amené au ponton sur la rive lucéenne, avant d'être nettoyé et tamisé avec le matériel de la sablière[F 2].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Historiquement, l'agriculture est l'activité principale de la commune. Au XIXe siècle, le vignoble, jusque là important, est dévasté par une épidémie de phyloxera. En 1948, le maraîchage devient prépondérant après l'installation de 187 maraîchers déplacés de terres de la commune de Nantes lors de la reconstruction qui suit la Seconde Guerre mondiale. Ces nouvelles exploitations s'implantent le long de la voie ferrée, près des zones d'extraction ou de stockage des sables de Loire[P 9].

Le nombre d'exploitations agricoles de la commune est passé de 91 en 1979 à 12 en 2004. Cette année-là, Sainte-Luce-sur-Loire compte 30 actifs dans le secteur, dont 45 % ont plus de 50 ans. Les maraîchers sont en forte proportion, mais ont peu de perspective de reprise d'activité. Divisée par cinq en 20 ans entre 1980 et 2000, la surface agricole utile (SAU) couvrait 80 hectares en 2004, mais sur cette surface, 18 hectares se situaient en zone d'urbanisation future. Le secteur agricole est menacé de disparition à Sainte-Luce-sur-Loire[P 20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Manoir du Grand-Plessis
Manoir de Bellevue

Au XXIe siècle, le bâti ancien, peu présent, est disséminé sur le territoire de la commune, fréquemment sous forme de maisons nobles et de fermes, soit dans les sites naturels, soit parmi les lotissements pavillonnaires récents des villages ou du secteur urbanisé de l’ouest. On compte quatorze anciennes maisons nobles réparties sur Sainte-Luce-sur-Loire[P 9],[P 10].

Le château de Chassay, partie de l’hôtel de ville depuis 1975, est construit sur l'emplacement d'une construction datant de 550. En 1462, Amaury d'Acigné fait creuser des douves et dresser des fortifications. L'évêque nantais Philippe du Bec fait reconstruire le château dans la deuxième partie du XVIe siècle, dans un style renaissance italienne. Après l'inauguration en tant qu'hôtel de ville le 15 novembre 1975, il lui est adjoint une partie moderne pour accueillir les services municipaux, bâtiments mise en service le 30 juin 1989[E 3].

Le château de La Haie (route de la Haie) est le siège d'une grande seigneurie couvrant 800 hectares, qui ne disparaît qu'à la Révolution. Deux tours d'angle encadraient son entrée monumentale. En 1626, le cardinal de Richelieu y fait une halte[E 4].

Le manoir du Grand Plessis (ou Lombarderie), sur la route des Sables, qui appartient en 1471 à Christophe de Tourneuve, est acquis en 1857 par M. Figat qui le fait raser. Entre 1874 et 1876, il fait reconstruire un manoir qui présente 55 ouvertures. À la fin du XXe siècle, il est transformé en restaurant[E 5]. Le château du Petit-Plessis, du XVIIIe siècle, construit pour un armateur nantais, présente des écuries et une orangerie[F 3].

Le château du Perrier, Perier ou Poirier (rue de la Sèvre, chemin du Perrier et rue de l’Erdre), de style gothique, date de la fin du XVe siècle. Il appartient alors au sire de Lescouet, sommelier et chambellan d'Anne de Bretagne à l'époque où elle est reine de France. La demeure a été reconstruite à la fin du XVIIIe siècle[E 6],[F 3]. Le château du Linot (allée Claire Fontaine) est reconstruit en 1852 par l'architecte nantais Joseph-Fleury Chenantais, dans un style néo-gothique[E 7],[F 4]. Les autres demeures nobles n'ayant pas été détruite sont La Noblière (rue de la Mazure et rue de la Nobilière), La Mignonnerie (rue de la Loire et chemin du Perrier), La Thébaudière, La Gironnière (chemin des Rouaudières), La Poitevinière (rue de la Poitevinière), Belle-Rivière (terrain du camping, chemin du halage)[59]. Ce dernier remonte au XIVe siècle. C'est une gentilhommière, regroupant logis noble et dépendances, surélevée sur des caves maçonnées pour échapper aux effets des crues. En 1660, une chapelle y est construire[F 1].

Cependant, le château de Chassay et les maisons nobles ne constituent pas les seules traces du passé de la ville. En effet, elle conserve un patrimoine architectural qui témoigne de l’histoire de Sainte-Luce-sur-Loire. La Maison Auvigne (ancien presbytère - rue du Président Coty) a été construite en 1450, le Manoir de Bellevue (en bord de Loire) date de 1835, la maison de la Massonnerie (abrite le presbytère - rue du Président Coty) est également ancienne[60]. En 1902, le marquis de Jules-Albert de Dion fait construire une maison pour son secrétaire, M. Vrignon. La ville rachète le bâtiment en 1954 et y transfère l'hôtel de ville le 8 avril 1956, jusqu'au déménagement dans le château du Chassay, le lieu devenant alors maison des associations[F 5].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Lucie

Après des travaux débutés en 1876, l'église Sainte-Lucie a été inaugurée le 25 mars 1878, alors qu'elle était inachevée[E 8]. D'inspiration romane, elle est bâtie sur des plans de l'architecte nantais Louis Liberge[P 12]. Le clocher n'est construit qu'à partir du 18 juillet 1897. Faute de moyens, la construction de la flèche initialement prévue est reportée. Un toit de tuiles est posé, à titre provisoire. Ce provisoire est encore d'actualité plus d'un siècle après[E 8]. Ses vitraux ont été réalisés en 1894, restaurés en 1947. Il retracent la vie de sainte Lucie[F 4]. L'édifice a bénéficié d'une rénovation achevée fin 2011.

Seules deux chapelles des maisons nobles de l'Ancien Régime subsistent : la chapelle de la Haie, et celle du Petit-Plessis, qui a été restaurée en 1843[P 21].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones protégées[modifier | modifier le code]

Une partie du territoire de Sainte-Luce-sur-Loire est dans un espace naturel concerné par une protection internationale : l'estuaire de la Loire. Il s'agit d'un site d’importance communautaire (SIC) au titre de la directive habitats, et la zone de protection spéciale (ZPS) au titre de la directive oiseaux. La partie sud de la commune, en bord de Loire, est concernée par le réseau Natura 2000, dans la zone libellée « vallée de la Loire à Ponts-de-Cé et zones adjacentes[61] »[P 22].

On trouve également à Sainte-Luce-sur-Loire trois ZNIEFF[62] :

  • prairie de mauves, île Héron et vasières de Loire[63] ;
  • vallée de la Loire à l'amont de Nantes[64] ;
  • zones humides et îles de Loire de Sainte-Luce-sur-Loire à Mauves, marais de la Seilleraye[65].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Étang du Plessis

Le paysage naturel aménagé est presque totalement situé au sud de la commune. L'ensemble est constitué de prairies humides et de bocages. La Loire est le seul fleuve à l'état sauvage en Europe. Sa rive lucéenne a cependant été aménagée. De ce fait, elle permet les promenades. L'île Clémentine, plus petite île de Loire de l'agglomération nantaise, acquise par la ville en 1986, est aménagée pour la promenade et les pique-niques et présente une aire de jeux pour les enfants. L'étang du Plessis est également aménagé[P 23].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Sainte-Luce-sur-Loire

D'azur à une clef d'or et une épée d'argent garnie aussi d'or, passées en sautoir, et à la bordure d'hermine.

Le centre du blason représente l'écu du chapitre épiscopal de Nantes : d'azur à une clef d'or et une épée d'argent, la garde et la poignée d'or passée en sautoir. En effet, la majeure partie du territoire de l'ancienne paroisse de Sainte-Luce appartenait à la juridiction de l'évêché de Nantes. L'idée d'utiliser cet écu est venue de la découverte d'une pierre de bornage par un maraîcher de La Haye. Cette pierre armoriée portait à son avers l'écu du chapitre épiscopal, et servait à matérialiser les limites des juridictions. La bordure d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne sous l'Ancien Régime. (Les quatorze épis d'or symbolisent les quatorze anciennes maisons nobles de Sainte Luce : La Thébaudière, La Chaussée, La Haie, Le Patis-Mandin, La Poitevinière, Belle-Rivière, Le Grand-Plessis, La Guyonnière, Le Perrier, La Mignonnerie, Le Linot, Le Chassay, La Gabillaudière (Nobilière), La Saminière[réf. nécessaire].

Blason conçu par M. Trégouët et l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du 28 avril 1976).

Sur la version du blason présente sur le site de la mairie de Sainte-Luce-sur-Loire (et sur les bâtiments municipaux), la clef et l’épée sont en pal (verticaux) en non en sautoir (croisés) ; les épis mentionnés dans la description ci-dessus y figurent également[66].

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Sainte-Luce-sur-Loire, Nutrisco Et Non Extinguor (Je nourris et ne m'éteins pas), est celle de la famille de Fremond de La Merveillère. Bernard de Fremond de La Merveillère, dont la famille possédait le manoir de Chassay jusqu'en 1956, autorisa la ville à faire usage de la devise de sa famille, qui est inscrite en bandeau sous le blason.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Jean-Noël Roul, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 211-218. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Entre Erdre et Loire au début du siècle, Nantes, Imprimerie du château,‎ 1992, 171 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il ne faut pas le confondre avec le nouveau cimetière inauguré en 1935 et se trouvant en face, de l'autre côté de la rue.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  5. p. 98
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  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique,‎ 1999 (voir en bibliographie)
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  2. p. 233
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  4. a et b p. 230
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  11. p. 24
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