Vernon (Eure)

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Vernon
L'Hôtel-de-ville
L'Hôtel-de-ville
Blason de Vernon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Vernon (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure
Maire
Mandat
François Ouzilleau
2015-2020
Code postal 27200
Code commune 27681
Démographie
Gentilé Vernonnais
Population
municipale
24 064 hab. (2013)
Densité 689 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 33″ Nord, 1° 29′ 09″ Est
Altitude Min. 10 m – Max. 148 m
Superficie 34,92 km2
Localisation

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Vernon
Liens
Site web www.vernon27.fr

Vernon est une commune française qui est située dans le département de l'Eure en région Normandie au carrefour des routes d'Évreux à Beauvais et de Paris à Rouen par la vallée de la Seine. Sa devise est Vernon semper viret, « Vernon toujours vert ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Vernon est situé dans la vallée de la Seine non loin du confluent de l'Epte. Elle forme avec Saint-Marcel, Saint-Just et Saint-Pierre-d'Autils une agglomération de 36 000 habitants.

Le territoire communal est, avec 3 492 hectares, relativement vaste et s'étend de manière sensiblement égale sur les deux rives du fleuve.

Il comprend :

  • d'une part, la basse vallée alluviale de la Seine, relativement étroite, y compris des îles situées du côté de la rive droite (Île Saint-Pierre, Île Saint-Jean [20 ha], île de l'Horloge, Grande Île), séparées de la rive droite par des bras très étroits ou même soudées à la rive. La Grande Île est partagée entre les communes de Vernon, Port-Villez et Giverny.
  • d'autre part, les plateaux calcaires à une altitude variant de 130 à 140 mètres d'altitude, couverts en grande partie par les forêts de Bizy et de Vernon.

Dans le Vernonnais, sur la rive droite, on trouve en hauteur un placage d'alluvions de la Seine comprenant des silex, des meulières ou grès, ainsi que des sables de Lozère [1].

Entre les deux, la zone de transition formée de collines en pente vers la Seine est surtout développée sur la rive gauche, là où s'est implanté le noyau urbain initial à partir duquel l'urbanisation récente s'est développée dans toutes les directions, tandis que, sur la rive droite où la transition est plus abrupte, formant pratiquement une falaise entaillée par deux vallons très encaissés, l'urbanisation est très limitée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vernon
Pressagny-l'Orgueilleux Panilleuse, Tilly Bois-Jérôme-Saint-Ouen
Saint-Marcel Vernon Giverny
La Heunière Douains Port-Villez (Yvelines), Blaru (Yvelines)

Vernon est située à 10 km de Gasny, à 11 km de Bonnières-sur-Seine, à 13 km de Pacy-sur-Eure, à 14 km de Gaillon, à 22 km des Andelys, à 31 km d'Évreux et à 34 km de Gisors.

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Bizy
    Mentionné sous la forme Bisi au XIe siècle. Il s'agit d'un nom de lieu gaulois, composé du nom de personne Bisius, dérivé du thème bissu-, doigt (cf. gallois bys, doigt et breton biz, doigt, bizou, anneau du doigt, bague, d'où le français « bijou »)[2] et du suffixe de localisation et de propriété bien connu -acum. Bizy est un homonyme étymologique avec les nombreux Bizy, Bizay, Bizé et Biziat.
    Ce village de vignobles et de moulins, devenu aujourd'hui un quartier résidentiel composé de riches demeures (manoirs, châteaux, villas) sur la rue de Bizy, l'avenue de l'Ardèche, l'avenue Montgomery, l'avenue des Capucins, la rue du Capitaine-Rouveure, la rue du Parc (ancien au nord et récent au sud), ce quartier porte le nom du château de Bizy, situé tout près. Il compte environ 1 500 habitants.
  • Gamilly
    Mentionné sous la forme latinisée Cameliacum en 1215, c'est un rare exemple au sud de la ligne Joret du maintien de /g/ dur ou de /c/ dur. La forme attendue devrait être Jamilly ou encore Chamilly / Chemilly[3].
    C'est un quartier pavillonnaire d'environ 4 000 habitants situé à l'est du centre-ville.
  • Vernonnet
    Ancienne commune rattachée à Vernon en 1804, Vernonnet est aujourd'hui un quartier se présentant comme un gros village d'environ 2 800 habitants.
  • Les Blanchères est quartier de logements sociaux d'environ 1 500 habitants, construit entre 1980 et 1986.
  • Les Bourdines est une zone artisanale de l'est de la commune.
  • Les Boutardes est un quartier de logements sociaux d'environ 2 000 habitants, construit entre 1968 et 1970.
  • Ma Campagne est un hameau en bordure droite de Seine, orienté au sud, à l'ouest du centre-ville.
  • Fieschi est un quartier pavillonnaire portant le nom de l'ancienne caserne.
  • Glatigny est un quartier résidentiel pavillonnaire récent. Un des quarante Glatigny de Normandie, où la forme en -acum la plus répandue, est composée avec le nom de personne germanique Glatto, le chauve, le lisse.
  • Le Hameau de Normandie est un hameau résidentiel pavillonnaire d'environ 500 habitants en lisière de la forêt, au sud.
  • Le Moussel est un quartier pavillonnaire de 850 habitants. Le nom est la forme normande méridionale de « monceau ».
  • Le Parc est un quartier résidentiel ancien proche de la gare. Il doit son nom à la rue du Parc.
  • Le Petit Val est un quartier pavillonnaire excentré à l'est.
  • Le Plateau de l'Espace est une zone forestière au nord de Vernon, séparée de Vernonnet par les falaises des carrières de pierres. À l'exception d'une maison de gardes située le long de la route des Pénitents, les premiers bâtiments apparaissent en 1928 lorsqu'Edgar Brandt décide d'y installer une usine de chargement d'obus. Cette usine, nationalisée et renommée AVN en 1936, puis LRBA en 1946, cesse officiellement ses activités le 31 décembre 2012, entraînant la fermeture de l'école. Après une quasi désertification, le quartier connaît une lente reconquête. Il tient son nom d'une consultation réalisée en 2004 auprès de ses 600 habitants.
  • Saint-Adjutor est un quartier résidentiel pavillonnaire portant le nom du saint patron de la Ville et des mariniers.
  • Saint-Lazare est un quartier résidentiel ancien péri-central, à l'ouest du centre-ville, abritant 3 000 habitants.
  • Les Valmeux est un quartier de logements sociaux d'environ 4 800 habitants, construit entre 1968 et 1970.
  • Virolet est une zone industrielle et artisanale située sur les communes de Vernon et de Saint-Marcel.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Vernon - Giverny (selon son nom officiel depuis le [4]) a une fréquentation annuelle de plus de 1 200 000 voyageurs, ce qui lui vaut la troisième place régionale juste après Rouen-Rive-Droite et la gare du Havre. La gare est saturée et n'offre pas de voie terminus. Il exista un projet, abandonné, de transfert de la gare sur le terrain de l'ancienne caserne Fieschi. La ligne Paris-Le Havre relie Vernon à Paris-Saint-Lazare en 45 minutes, à Rouen-Rive-Droite en 30 minutes et à la gare du Havre en 1 heure 30. La gare de Vernon est aussi le terminus d'une branche du Transilien J.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Vernon dispose d'un service de lignes de bus urbaines appelé Transcape. Il se compose de quatre lignes A, B, C et D. Il est géré par la CAPE et actuellement exploité par TVS (Transports du Val de Seine). Les quatre lignes du réseau convergent à République, la gare routière, où des correspondances avec les lignes départementales sont possibles [1].

Ligne A Saint-Marcel-Poste - Garenne - Blériot - Espace nautique - ZI Virolet - Ariane - Saint-Louis - Montgommery - SNCF Montigny - République - Hôpital - Gamilly - Le Tellier - Coqs Lodards - Beaufour - Boutardes - L. Damasse - Blanchères - Futaie - Horticole - Lycée Dumézil
Ligne B Saint-Marcel-Poste - Léonard de Vinci - Cornouillères - Chenevrières - Croix Baudot - Quesvrue - Saint-Marcel-Mairie - 11 novembre - Montigny - Auges - Relais de la Poste - Steinlen - Pruniers - Saint-Marcel - Capucins - Château Saint-Lazare - C. Lemaître ou SNCF Loubet (selon le sens) - Gare SNCF ou Place d'Évreux (selon le sens) - République
Ligne C SNECMA - Forêt - Route de Gisors - Chanoine - Pénitents - Soret - Albuféra - Place d'Évreux - Gare SNCF - République - Ardèche - Les Églantiers - Chauffour-Ivry - Lycée Dumézil - Horticole - Futaie - Blanchères - L. Damasse - Bad Kissingen
Ligne D Saint-Just-Les Saules - Saint-Just-Mairie - Mésanges - Cornouillères - Saint-Marcel-Poste - Garenne - Bringer - Adoma - Rosiers - Gendarmerie - Grosse Borne - Albuféra - Place d'Évreux - Gare SNCF - Deux antennes :
  • - République - SNCF Montigny - Ariane - Auges - Coteau de Montigny - Montigny - Saint-Adjutor
  • - Place de Paris - Hôpital - Jean Blin - Île-de-France - ANPE - Florian - Bad Kissingen

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'infrastructures techniques limitées consistant en un ponton, fixé quasiment au pied du pont Clemenceau. C'est la proximité de Giverny qui explique cet arrêt de bateaux de croisiéristes à Vernon et de la courte distance qui sépare la ville du musée des impressionnistes. La CAPE fait en sorte de répondre aux besoins en évolution liés à cette niche économique porteuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

de Vernum 1027-1031 ; Vernonensi (adjectif) 1029-1035 ; de Vernono 1053.

Le /m/ de l'attestation la plus ancienne pourrait impliquer une formation celtique en -mago- (magus) « plaine, marché » ou moins probablement l'appellatif dunon. Cependant une formation fondée sur le suffixe celtique -o est également possible comme pour les autres Vernon, si l'on exclut la forme de 1027-1031[5]. Le premier élément Vern- est issu du gaulois *uerno- signifiant aulne. Cf. français verne, aulne noir ; occitan vern, aulne ; breton gwern, aulne ; irlandais fern.

Le nom de Vernon signifie donc soit « la plaine des aulnes » ou « la plaine marécageuse » par extension (sens aussi du breton gwern), soit « l'endroit planté d'aulnes », qualificatifs qui décrivent bien la géographie de Vernon, dont les plaines alentour étaient encore plantées de nombreux aulnes et marécageuses, avant le remplacement d'une partie de ces arbres par des peupliers hybrides et des travaux d'assèchement.

Mount Vernon, la résidence de George Washington, tient son nom de Vernon. Lawrence Washington (1718-1752) , frère aîné de George, la baptisa ainsi en l'honneur de son officier supérieur, le vice amiral Edward Vernon (1684- 1757), lui-même lointain descendant de Guillaume de Vernon, seigneur de Vernon et de Reviers (1030-1077).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le Monument aux morts
La place Charles-De-Gaulle
La place Barette
Le jardin des Arts
Le château de Bizy et ses écuries

Origine[modifier | modifier le code]

Vernon a une origine très ancienne attestée par des vestiges préhistoriques, celtiques, gallo-romains et mérovingiens. Elle devient une ville militaire importante après la constitution du duché de Normandie.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'important oppidum des Véliocasses n'était pas situé sur le site de l'actuel Vernon, mais sur un éperon rocheux de Vernonnet, sur la rive droite de la Seine. Sa superficie était de 78 hectares. Des fouilles archéologiques ont mis en évidence trois phases distinctes dans la construction de son rempart : un murus gallicus, puis deux aménagements d'un rempart de type « Fécamp », dit aussi de type « belge ». Le site a semble-t-il été occupé dès le IIe siècle av. J.-C. jusqu'au cours de l'époque gallo-romaine. On a trouvé les fragments d'une des plus anciennes cottes de mailles de facture celtique, comme à Ciumești et Pergame[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Cinquième République[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vernon

« D'argent, à trois bottes de cresson de sinople, 2 et 1, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Ces armoiries auraient été attribuées à la ville par Saint-Louis, à qui l'on offrit des bottes de cresson pour se rafraîchir[8]. Le chef rappelle que Vernon était ville royale.

Les armes de Vernon sont assorties d'une devise : « VERNON SEMPER VIRET. » (« Vernon toujours vert »)[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chef-lieu du canton éponyme, Vernon est par ailleurs membre de la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (CAPE), créée en 2003.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 20 000 et 29 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 35[10]. Pour le mandat 2014-2020, le maire est assisté de dix adjoints.

Un conseil municipal des jeunes (CMJ) a été mis en place en décembre 2004. Il est composé de trente-six enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions, sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour objet de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets[réf. nécessaire].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Vernon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Associations politiques[modifier | modifier le code]

  • « Générations Vernon », association citoyenne d’opposition municipale créée en 2008 face à la gauche, présidée par Sébastien Lecornu. Elle regroupe aujourd'hui les élus de la majorité municipale (dont François Ouzilleau, maire) et certains élus départementaux et régionaux.
  • « Vernon tous ensemble », association présidée par Jean-Luc Miraux, maire avant 2008.
  • « Oui, Vernon avance », association présidée par Philippe Nguyen Thanh, maire entre 2008 et 2014.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 24 064 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 029 5 202 4 793 4 812 4 888 5 301 6 128 5 204 6 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 674 7 410 7 787 7 961 7 636 7 881 8 164 8 288 8 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 757 8 667 8 733 8 814 9 725 10 621 11 330 11 242 14 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
17 247 18 872 22 422 22 243 23 659 24 056 24 018 24 998 24 772
2013 - - - - - - - -
24 064 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Vernon en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
5,6 
75 à 89 ans
9,5 
10,4 
60 à 74 ans
11,8 
19,0 
45 à 59 ans
19,3 
21,6 
30 à 44 ans
18,9 
20,6 
15 à 29 ans
18,9 
22,4 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé et services sociaux[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Vernon a reçu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris.

Manifestations culturelles, salons et festivités[modifier | modifier le code]

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Économie[modifier | modifier le code]

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Activité et marché d'emploi, voir données INSEE :

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

  • Safran Aircraft Engines (ancienne dénomination : SNECMA) occupe une partie de l'étendue du plateau de l'Espace. La SEP d'après 1970y élabore tous les moteurs à réaction équipant les chasseurs français. Les gros moteurs-fusées à ergols liquides pour lanceurs de satellites (fusées Ariane) sont conçus et produits par ce grand nom de la base industrielle de défense. Outre les bureaux d'étude, le site héberge les ateliers de fabrication et de montage, les laboratoires, une vaste zone d'essais où sont testés à feu à plein régime les moteurs des programmes de développement et les moteurs de production. En 2005, les moteurs Vulcain II sont en phase de production et les moteurs Vinci en développement (mise en service en 2009). Les fusées et moteurs Véronique, Vesta, Viking, Vulcain et Vinci tirent leur initiale V de la ville de Vernon. Le LRBA, actif à Vernon de 1946 à 2012, a développé Véronique et Vesta, et la SEP les moteurs Viking, Vulcain et Vinci. À ce titre, Vernon est membre de la communauté des villes Ariane[15]. Compte tenu de la nature fort dangereuse des activités, le site est "classé Seveso".

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont médiéval.
Espace Philippe-Auguste.
Lycée Saint-Adjutor.

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

La ville a su préserver l'architecture du centre, autour de la collégiale et de la tour des Archives, qui a survécu aux bombes. Ce centre a gardé son aspect médiéval.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Vernon possède de nombreux châteaux éparpillés sur tout son territoire, de styles très différents.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Vernon a perdu beaucoup de ses églises durant les guerres ; la collégiale et l'église de Vernonnet sont deux des joyaux religieux de la ville. La construction de la mosquée Omar ibn al-Khattâb (2002), située aux Blanchères, vient ajouter un édifice supplémentaire à la richesse religieuse de Vernon.

Autres édifices publics[modifier | modifier le code]

Cimetières[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière monumental (rive gauche).
  • Le cimetière de Vernonnet (rive droite).

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Vernon possède de nombreux parcs, squares et jardins, bien qu'il soit entouré de deux grandes forêts (forêts de Bizy et de Vernon) s'étendant sur près de 1 380 hectares ; les grandes étendues vertes se situent principalement le long des berges de la Seine :

  • Le jardin des Arts, ouvert en 2006.
  • Le Vernon Plage, ouvert en 2003.
  • Le square Jeanne-et-Robert-Laurence.
  • Le square Benjamin-Pied.
  • Le square Pierre-Nicolas.
  • Le square de Bizy.

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • La fontaine de Neptune datant de 1743, dans l'enceinte du château de Bizy.
  • La fontaine Défontaine sculptée et donnée par Pierre-Amédée Défontaine en 1899.
  • La fontaine de Chérence (1838-1839) sur la place de Paris, anciennement située sur la place du Marché.

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne succursale de la Banque de France datant du XVIIe siècle.
  • La chapelle des sœurs garde-malade (1899) construite par Denis Darcy (1823-1904).
  • Le groupe monumental de sept statues "People" (1997) d'Olivier Gerval, aux Tourelles
  • Le manoir Grévarin datant du XVe siècle, situé dans le quartier de Gamilly.
  • Le monument aux morts.
  • La Villa Castelli datant de 1780, accueille le théâtre de l'Arrosoir.
  • La statue de Victor Hugo sur la place de la République.
  • La Colline aux oiseaux à Vernonnet.
  • Le tombeau de Saint-Mauxe dans la forêt de Bizy.

Équipements culturels et de loisirs[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

  • Le musée Alphonse-Georges-Poulain, créé en 1862, dans un bâtiment datant du XVe siècle, abrite des collections d'oiseaux naturalisés, d'objets archéologiques, ainsi que d'œuvres d'art.

Centre culturel[modifier | modifier le code]

  • L'espace Philippe-Auguste est un centre culturel comprenant un auditorium, une médiathèque et des salles de congrès. Il a été inauguré en .
  • Il abrite également le Conservatoire à rayonnement intercommunal des Portes de l'Eure qui dispense un enseignement en musique, danse et art dramatique. Il comprend 40 professeurs et 700 élèves, dont une classe d'orgue bénéficiant de l'accès à l'orgue historique de la collégiale.

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • L'auditorium de l'espace Philippe-Auguste comprend près de 1 000 places.
  • Le théâtre de l'Arrosoir.
  • Le théâtre du Lion.
  • Le théâtre du Drakkar.

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Le Cinéma-théâtre.
  • Ciné-club de Vernon : « Un autre regard »
  • Le festival international de cinéma est organisé chaque année au mois d'octobre[19].

Associations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

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  • Amicale vernonnaise.
  • Amis de l'orgue de la Collégiale de Vernon
  • Club de philatélie.
  • Generation Artist.
  • Pluie d'étoiles - Concours de la Chanson Française (www.pluie-d-etoiles.com).
  • Casting Concept, l'école de chant de Vernon.
  • Groupe Photo de la Région de Vernon.
  • L'Atelier du Mardi.
  • Art Visuel.
  • Atelier Renaissance.
  • C.E.V. (cercle d'études vernonnais).
  • Chorus Semper Viret.
  • CSADN : Faire du sport, pas seulement en compétition, mais aussi pour se divertir, se cultiver et laisser s'exprimer ses qualités artistiques :
sections sportives : badminton, course à pieds, équitation, football, gymnastique, judo, Qi Gong, raid, tennis, tir à l'arc
sections culturelles et artistiques : apiculture, aquariophilie, art floral, astronomie, cuir, danse et percussions, dentelle au fuseau, musique, poterie.

Projets[modifier | modifier le code]

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  • Aménagement du quartier Fieschi : la Communauté d'Agglomération des Portes de l'Eure assure le pilotage de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) de la Caserne Fieschi. Les murs d'enceinte une fois déconstruits, on pourra voir la réalisation de la place Jean-Paul-II. Au 3° trimestre 2016, c’est une partie du mur de l’avenue de Rouen qui sera abattue à son tour, en préalable à la construction des logements et la restauration de la cour d’honneur. Construction de la clinique. Commercialisation de programmes de commerces et de certains logements, dont le début de construction est prévu aux 3 ° et 4° trimestres 2016.
  • Aménagement de « La Grande Prairie », premier espace vert de la Zac, en parallèle de l’avenue de Rouen. Les plantations sont en cours sur ce terrain qui représente le point bas de la Zac et est destiné à recevoir les eaux de pluie.
  • Création d'un musée Ariane - aucune concrétisation en 2016
  • Projet ANRU aux Boutardes porté par la CAPE.
  • SECUROSCOPE[20] : projet ambitieux analogue à un Futuroscope imaginé en 1996, sans aucune concrétisation en 2016
  • Réaménagement du Plateau de l'Espace et de l'ancien site militaro-industriel du LRBA. La Société Publique Locale entre le Conseil départemental, la CAPE et la ville gère le site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portrait imaginaire du roi Henri Ier Beauclerc, issu de l'Histoire d'Angleterre de Cassell.
Portrait du duc de Penthièvre.

Passé de garnison militaire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1998, près de 1 500 militaires furent basés à Vernon (un second établissement abrita dans le quartier de Vernonnet le détachement du 8° régiment de transmissions). Unités militaires ayant été en garnison à Vernon :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Périphrases désignant Vernon[modifier | modifier le code]

  • Le Neuilly normand
  • Les Portes de l'Eure
  • Elle est vénérable et douce disait Anatole France lors de ses visites à Vernon[23].
Panorama Vernon.jpg

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guide géologique Normandie-Maine. 2e édition. Éditions DUNOD. Page 184. ISBN 2 10 050695 1
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éd. Errance, 2003, p. 76.
  3. François de Beaurepaire, Op. cité, p. 115.
  4. Sophie de Santis, « Un nouveau nom et de nouveaux aménagements pour la gare de "Vernon-Giverny" (communiqué de presse de la région Haute-Normandie) », sur hautenormandie.fr,‎ article du 8 avril 2015 (consulté le 20 mai 2015).
  5. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154)
  6. Venceslas Kruta, Les Celtes : histoire et dictionnaire, Bouquins Robert Laffont, Paris, 2000.
  7. Pierre Guiral, Adolphe Thiers ou De la nécessité en politique, Fayard, 1986, p.8.
  8. Blason de Vernon sur le site officiel de la commune
  9. Tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).
  10. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  13. « Évolution et structure de la population à Vernon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  15. « Membres fondateurs et adhérents », Communauté des Villes Ariane - CVA (consulté le 4 janvier 2011).
  16. http://www.memoire-ardeche.com/cahiers/73.htm
  17. Memorialgenweb.org - les Gardes mobiles 1870-1871 de l'Ardèche
  18. http://www.vernon-visite.org/rf3/1870.shtml
  19. la Normandie et le Monde
  20. « L'Usine Nouvelle n° 2558 - Haute-Normandie : Projet de Sécuroscope à Vernon »
  21. « Joseph, Ambroise Bully », sur http://www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 17 juin 2016)
  22. « Histoire de la dynastie Gruss »
  23. « Anatole France - Pierre Nozière »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]