Rue Eau-de-Robec

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Rue Eau-de-Robec
Image illustrative de l’article Rue Eau-de-Robec
Situation
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Ville Rouen, Seine-Maritime
Commençant Boulevard Gambetta
Rue des Boucheries-Saint-Ouen
Aboutissant Place Saint-Vivien
Morphologie
Type Rue

La rue Eau-de-Robec est une des rues touristiques principales de Rouen.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle mène du boulevard Gambetta à la rue des Boucheries-Saint-Ouen, en passant par la place Saint-Vivien.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom vient de la rivière Robec qui y coulait jusqu’en 1943.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue, aujourd'hui piétonne sur la partie comprise entre la rue des Boucheries-Saint-Ouen et la place Saint-Vivien, suit le cours historique du Robec. Elle était autrefois occupée en grand nombre par des teinturiers. Charles de Bourgueville aurait dit de la rue Eau-de-Robec qu'« aucunes fois iaulne, aultres frois rouge, verte, bleuë, violée et aultres couleurs, selon qu'un grand nombre de teinturiers qui sont dessus la diversifient par intervalles, en faisant leurs maneuvres »[1].

Gustave Flaubert écrit dans Madame Bovary : « La rivière, qui fait de ce quartier comme une ignoble petite Venise, coulait en bas, sous lui, jaune, violette ou bleue, entre ses ponts et ses grilles. Des ouvriers, accroupis au bord, lavaient leur bras sur l'eau. Sur des perches partant du haut des greniers, des écheveaux de coton, séchaient à l'air. »

La rue est partiellement détruite par des bombardements alliés le 5 septembre 1942, le 12 mars 1943 et le 19 avril 1944.

Canalisé et enterré entre 1938 et 1941, le Robec est aujourd'hui symbolisé par un cours d'eau en circuit fermé sur le tronçon compris entre la rue des Boucheries-Saint-Ouen et la place Saint-Vivien. La rue Eau-de-Robec est réhabilitée dans les années 1970.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Dans cette rue :

  • Alexandre Barrabé (1816-1897) y a vécu.
  • Jules Adeline y a vécu.
  • Pierre Le Trividic, peintre, y est né.
  • Roger Pruvost, architecte, y est né.
  • no 25 : Jean-Édouard Adam (1768-1810), physicien inventeur d'une méthode distillatoire du vin y est né.
  • n°57-57 bis : maison de maître drapier-teinturier, inscrit (1984)[2]
  • n°134 : maison de maître drapier-teinturier, inscrit (1962)[3]
  • n°136 : maison de maître drapier-teinturier, inscrit (1963)[4]
  • n°158 : maison de maître-drapier, inscrit (1962)[5]
  • n°183-185-187 : la maison des Quatre-Fils-Aymon, actuel musée national de l'Éducation, classé (1961)[6]
  • n°221-223 : immeuble, façade inscrite (1942)[7]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicétas Périaux, Dictionnaire indicateur et historique des rues et places de Rouen, revue de ses monuments et de ses établissements publics, Rouen, A. Le Brument, , p. 181-184