Flers (Orne)

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Flers
Flers (Orne)
Le château de Flers.
Blason de Flers
Blason
Flers (Orne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Flers-1
et Flers-2
Intercommunalité Flers Agglo
Maire
Mandat
Yves Goasdoué
2014-2020
Code postal 61100
Code commune 61169
Démographie
Gentilé Flériens
Population
municipale
14 852 hab. (2015 en diminution de 3,28 % par rapport à 2010)
Densité 702 hab./km2
Population
aire urbaine
43 382 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 54″ nord, 0° 34′ 10″ ouest
Altitude Min. 182 m
Max. 276 m
Superficie 21,15 km2
Localisation

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Liens
Site web www.flers-agglomeration.fr

Flers est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 14 852 habitants[Note 1]. C'est la deuxième plus grande ville du département derrière Alençon et devant Argentan. Flers fait partie de la communauté d'agglomération Flers Agglo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Flers se situe au nord-ouest du département de l'Orne, au sud à environ dix kilomètres de la limite entre l'Orne et le Calvados, dans le Bocage normand sur la partie appelée Bocage flérien. L'agglomération est à 30 km du sud-est de Vire, à 44 km à l'ouest d'Argentan, à 59 km au sud de Caen et à 68 km d'Alençon au nord-est[1]. Le territoire est limitrophe au nord des communes de Saint-Georges-des-Groseillers et d'Aubusson, au nord-est de Ronfeugerai, à l'ouest de La Lande-Patry et de Saint-Paul, au sud-ouest de La Chapelle-Biche, La Chapelle-au-Moine, et enfin au sud-est de La Selle-la-Forge et de Messei

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de l'Orne par son sous-affluent la Vère qui la traverse puis file vers le nord rejoindre le Noireau, à l'endroit il fait fonction de limite entre Saint-Denis-de-Méré (Calvados) et Saint-Pierre-du-Regard (Orne), au lieu-dit Pont-Érembourg. Plusieurs affluents de la Vère parcourent le territoire communal : le sud-ouest est drainé par le Plancaïon, ou Vérette ; le ruisseau de Blanche Lande matérialise une partie de la limite sud ; le Hariel, au nord-ouest, alimente les étangs du château. En rive droite de la Vère, un ruisseau de Blanche Lande, homonyme du précédent, marque la limite sud-est. Deux autres ruisseaux plus modestes grossissent la Vère en rive droite.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant du territoire (276 mètres) est situé à un carrefour au lieu-dit la Trigale sur la limite avec Saint-Georges-des-Groseillers. C'est sur cette même limite, mais plus à l'ouest, à l'endroit où la Vère quitte le territoire, que se situe le point le plus bas (182 mètres).

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur une Zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Flers appartient à la région s'étendant du Bocage à la forêt d'Écouves, la plus arrosée du département de l'Orne (à Flers, la pluviométrie annuelle est légèrement inférieure à 1 000 mm[3]), où les températures sont relativement douces, grâce notamment à sa proximité avec la Manche (effet modérateur de la mer).

La commune bénéficie du climat doux océanique caractérisé par des hivers doux et des étés tempérés[4].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le carrefour des Cinq-Becs ne doit pas son nom aux cinq rues qui y convergent, mais au nombre de becs de gaz du lampadaire qui s'y trouvaient[5].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Flers.
  • Elle dispose aussi d'un réseau de bus qui couvre la majorité de la ville ainsi que les communes périphériques.
  • Les lignes de transports départementaux par cars desservent la ville de Flers depuis le département du Calvados et de l'Orne.
  • Le réseau d'autobus Némus est chargé des transports urbains.

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites de Flers apparaissent à la fin du XIIe siècle sous les formes de Flers en 1164-1179 et Flex en 1188-1221.

Il s'agit d'un type toponymique commun au nord de la France : Flers (Nord I, Fles 1030, Flers XIIIe siècle), Flers (Nord II, Fles 1066, Flers 1273), Flers (Pas-de-Calais) et Flers (Somme)[6]. La localisation au nord de la France incite les spécialistes à proposer l’étymon germanique (vieux bas francique) *hlar qui signifie « terrain marécageux, friche ou vaine pâture », à l'origine de l'ancien français larris, d'où le français lairis. On rencontre ce terme en composé dans Meulers (Seine-Maritime) ainsi que dans Boufflers et Mouflers (Somme)[7].

Le gentilé est Flérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première implantation au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir du Xe siècle, la famille de Flers est à la tête d'une baronnie.

Au XIe siècle, une tradition veut que deux frères Foulques d'Aunou et Guillaume de Gasprée, épousent deux sœurs, demoiselles de Flers. Foulques d'Aunou reçoit en dot Flers, siège de la baronnie[8].

La construction du château de Flers est entreprise à partir du XIIe siècle, même si à l'origine il ne s'agit que d'un corps de logis en pierre et en bois, sur une butte fortifiée entourée d'eau.

En 1356, les chroniques de la guerre de Cent Ans ne font pas mention d'un point fortifié à l'emplacement du château de Flers. Cette information laisse penser que le château ne présente pas un intérêt stratégique majeur à l'époque.

L'édification du château style Renaissance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Flers (Orne).

Le château de Flers actuel date du XVIe et du XVIIIe siècle.

Un centre de la chouannerie normande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chouannerie normande.

En 1790, durant la période révolutionnaire Flers forme un canton appartenant, au district de Domfront dans le département de l'Orne[9].

En brumaire an II (1793), la commune voit une émeute se dérouler dans ses murs, qui met aux prises une population excédée par la conscription et la politique anti-religieuse menée par la Convention, et les administrateurs du district de Domfront chargés de transporter à Condé-sur-Noireau des caisses d'archives et de fonds[10].

La comtesse de Flers de l'époque, Jacqueline Le Goué de Richemont, femme de Pierre-François de Paule de La Motte-Ango, soutient les contre-révolutionnaires chouans. Le château de Flers devient le quartier général du comte Louis de Frotté, un des principaux meneurs de la chouannerie normande[11]. En revanche, le frère cadet du comte de Flers, le général Louis-Charles de Flers, soutient la Révolution et devient commandant de l'armée des Pyrénées orientales.

La Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

En 1901, Julien Salles, maire de Flers, achète le château pour le compte de la municipalité.

La commune devient un centre textile important et voit une grève extrêmement dure se dérouler (100 jours).

Des plaques d'égouts y étaient fabriquées généralement à la fonderie Quéruel qui a été reprise par Sonofoque qui a fermé en décembre 2002 à cause d'une liquidation judiciaire[12].

Une ville meurtrie par les bombardements[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de villes bas-normandes situées sur un cercle autour du lieu de débarquement, Flers est l'un des objectifs des bombardements stratégiques destinés à pénaliser l'avancée des renforts allemands les 6 et 7 juin 1944. La ville est détruite à 80 %. Ce qui reste de la ville est libéré le 16 août par la 11e division blindée britannique[13]. Menée par les architectes Pierre Boulanger puis Pierre Communal, la reconstruction s'oriente résolument vers un Flers moderne sans chercher à reconstituer l'ancien, mais tout en conservant la trame urbaine en élargissant simplement les voies[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Candidats ou listes ayant obtenu plus 5 % des suffrages exprimés lors des dernières élections politiquement significatives :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1967 mai 1973 Émile Halbout MRP
puis CD
Apiculteur
Député de la 3e circonscription de l’Orne (1958 → 1973)
Conseiller général du canton de Flers-Nord (1945 → 1973)
juin 1973 mars 1977 Pierre Van der Gucht DVD Dentiste[Note 2]
mars 1977 juin 1978 Émile Halbout   Apiculteur
juin 1978 mars 1983 Madeleine Louaintier UDF Conseillère d'éducation
mars 1983 mars 1989 Jean Douard UDF Chirurgien
mars 1989[19] mars 2001 Michel Lambert PS Enseignant
Député de la 3e circonscription de l’Orne (1981 → 1993)
mars 2001[20] en cours Yves Goasdoué[21] PS puis DVG Cadre territorial
Député de la 3e circonscription de l’Orne (2012 → 2017)
Président de Flers Agglo (depuis 2001)
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[22] :

  • total des produits de fonctionnement : 16 912 000 , soit 1 113  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 14 940 000 , soit 983  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 3 155 000 , soit 208  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 3 145 000 , soit 207  par habitant.
  • endettement : 14 399 000 , soit 948  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,77 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 19,58 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 64,04 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 694 [23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[24],[Note 3].

En 2015, la commune comptait 14 852 habitants[Note 4], en diminution de 3,28 % par rapport à 2010 (Orne : -1,72 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6032 6562 8213 4544 3864 8956 1137 0428 461
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 21710 05410 26010 67811 15512 30414 01313 86013 404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 68013 70413 61012 81212 94813 02212 90012 33613 010
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
14 63417 68320 48618 91117 88816 94716 09415 07714 852
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Flers en 2007 en pourcentage[27].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,7 
7,2 
75 à 89 ans
13,6 
14,1 
60 à 74 ans
16,0 
18,0 
45 à 59 ans
20,1 
18,6 
30 à 44 ans
16,2 
21,8 
15 à 29 ans
17,7 
19,6 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de l'Orne en 2007 en pourcentage[28].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
7,8 
75 à 89 ans
11,8 
14,7 
60 à 74 ans
15,7 
21,8 
45 à 59 ans
20,7 
19,4 
30 à 44 ans
18,3 
17,1 
15 à 29 ans
15,3 
18,8 
0 à 14 ans
16,9 

Établissements et équipements scolaires, culturels et sportifs

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Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • Lycée général et technologique Jean-Guéhenno
  • Lycée professionnel Jean-Guéhenno
  • CFA, site du lycée Jean-Guéhenno
  • Greta Sud-Normandie
  • Lycée professionnel Fernand-Léger
  • Lycée polyvalent Saint-Thomas-d'Aquin (privé)
  • Collège Saint-Thomas-d'Aquin (privé)
  • Collège Sévigné
  • Collège Jean-Monnet

Culture[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération dispose d'une médiathèque, issue de l'ancienne bibliothèque de Flers fondée initialement en 1874. La bibliothèque s'enrichit à l'origine grâce à Jules Appert, bibliophile flérien, d'un legs de 15 000 volumes.

Au début du XXe siècle, Auguste Surville, bibliothécaire, développe le fonds normand et répertorie le chartrier du château, riche de 10 000 documents.

Salle des fêtes "La petite A", Label « Patrimoine du XXe siècle »[30].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le Football club flérien fait évoluer ses deux équipes premières (masculine et féminine), ainsi que trois autres équipes (deux masculines et une féminine) en ligue de Basse-Normandie[31]. Le club a remporté la Coupe de Basse-Normandie en . Autre club, la Jeunesse sportive flérienne représentait également la ville en divisions de district[32] avant 2013. Devant faire face à des problèmes financiers, le club n'a pu repartir en championnat 2013-2014[33].
Coupe d'Europe -19 ans
En 2010, Flers a accueilli le championnat européen de football des moins de 19 ans dont les matches France-Autriche, Autriche-Angleterre et Espagne-Italie[34].
Le Handball Flers représenté par une équipe senior féminine et masculine en régional.
Le Basket club flérien (BCF) et l'Union Flers-Saint-Georges basket (UFSGB) utilisent la nouvelle halle des Sports. Le BCF accueille 130 licenciés, garçons et filles, petits et grands. C'est en nombre le deuxième club de l'Orne.
Le Tennis de table flérien, club de 80 à 90 membres, a dix équipes en compétitions : une en pré-nationale masculine, trois en Régionales masculine, cinq en Départementales masculine et une en Régionales féminine[35], ce qui en fait le deuxième club ornais et un des plus représentés de la région. Le club est doté d'une salle spécifique de 700 m2 avec gradins spectateurs[36].
Section sport étude cyclisme au lycée Saint-Thomas-d'Aquin.
73e Semaine fédérale internationale de cyclotourisme à Flers. En 2011, Flers a accueilli plus de 15 000 cyclotouristes qui ont inverti la ville et découvert la région.

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Centre aquatique,
bassin de 25 m, bassins ludiques, hammam, sauna…
  • Golf,
9 trous par 32.
  • Bowling
  • Aéro-club[37]
  • Squash
  • Club hippique
  • Stade des Closets :
deux terrains de rugby,
un skate park
  • Stade du Hazé :
stade de football (avec piste d'athlétisme), trois terrains d'entrainement (football), six courts de tennis (dont trois couverts)
  • Handball
  • Volley
  • Escrime
  • Dojo du Hariel
karaté, Taijitsu et self défense, body karaté
  • Basketball (UFSGB)
  • Boxe
  • Pétanque
  • Tennis de table

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier Jacques-Monod.
  • Clinique Saint-Dominique.
  • Scanner IRM du bocage.

Musique[modifier | modifier le code]

Flers dispose d'une scène musicale jeune grâce à de nombreuses associations qui rythment la vie locale.

  • le collectif RAVE regroupant plusieurs associations, promotion de la musique amplifiée.
  • Argot'Note : gestion de locaux de répétition.
  • Oxyjeunes : Dance hip-hop
  • Trafik : culture et pratique urbaine (Rap, atelier beat-box, peinture).
  • [BRC] : culture musiques actuelles.
  • Muzic azimut : festival de musique actuelle en automne.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique Chapelle Saint-Jean-Eudes[38],[39],
  • Église Évangélique[40].
  • Mosquées, salles de prière et établissements cultuels islamiques[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage de la ville de Flers, qui s'élevait à plus de 15 % en 1999 est descendu dans les années 2000 à 8 %, mais il est remonté à 13% en 2011 pour entamer une seconde baisse ces dernières années. Flers est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Flers-Argentan qui gère l'aérodrome de la ville.

L’économie de la région a été fortement marquée durant la révolution industrielle par l’industrie du textile (filature, tissage et confection) qui est aujourd’hui presque entièrement démantelée.

La dégradation du tissu industriel des filières du textile et de la métallurgie a été progressivement compensée par l’accroissement du poids du secteur tertiaire dans le paysage économique : services et commerces réunis représentent actuellement près de 60 % des emplois du département, contre 22 % pour l’industrie et 10 % pour l’agriculture. En effet, le centre-ville de Flers est dynamique, avec la quinzaine commerciale qui est organisée par les commerçants flériens durant novembre.

De nombreuses mesures d’accompagnement soutenues par le politique permettent néanmoins d’enregistrer des améliorations sensibles de ce contexte général : soutien financier de projets et assistance pour le développement du commerce à l’international, requalification de zones d’activités, projet du campus industriel de Flers, généralisation de l’accès internet à haut débit, vote de la construction de voies rapides reliant Flers à Argentan et Condé-sur-Noireau d’ici 2013. De plus, en 2015, la rocade de Flers commence à être agrandie sur sa partie nord-ouest reliant les communes de La Lande-Patry et de Saint-Georges-des-Groseillers.

L’ensemble de ces dispositifs portent ses fruits mais ne suffisent pas à masquer les lourdes contraintes structurelles liées à la faiblesse des infrastructures routières, au poids important de la fiscalité. Ces difficultés peuvent aussi être illustrées par le fait que le maintien de la liaison ferroviaire Paris-Granville représente un enjeu économique majeur pour la Chambre de commerce.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Faurecia : entreprise d'équipement automobile, filiale de PSA Peugeot Citroën
  • Charal : entreprise d'agro-alimentaire, présent depuis 1980, 500 salariés
  • Decharenton : entreprise de vente de pièces détachées pour l'automobile, le poids lourd et l'industrie. Ateliers VL PL et SAV
  • Charles Amand : producteur d'andouilles
  • Roval : entreprise de création, production et conditionnement de produits d'hygiène corporelle et capillaire, de soin et de parfumerie

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Parc et étang château de Flers.

Le parc du château avec son étang offre un cadre de promenade ombragée.

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[42].

Monuments et lieux de visite[modifier | modifier le code]

  • La ville possède un château du XVIe et XVIIIe siècles dans lequel se trouve un musée de peintures et sculptures anciennes et XIXe siècle, d'arts décoratifs (ensemble de mobilier et d'objets d'art) et d'histoire locale (cuisine normande). Il est aussi actuellement le centre des services municipaux. Durant la Révolution, il sert de lieu de rassemblement des Chouans. Les « Bleus » l'incendient en 1800, la ville le rachète en 1901[43].
  • L'église Saint-Germain (place du Marché), est dotée d'une façade à deux tours dépourvues de flèches (le manque d'argent ne permet pas la pose des flèches prévues à 65 m de hauteur)[44]. Dessinée par Paul Hulot dans un style néo-gothique d'une grande sobriété inspiré de Notre-Dame de Paris, elle a été mise en chantier en 1910. Elle vient en remplacement de l'église primitive rénovée au XVIIIe siècle, mais qui devient trop petite et menace ruine (elle sera détruite en 1924)[44]. Les tours de la nouvelle église n'ont été achevées qu'en 1935-1937[44]. La rosace de façade est l'œuvre de Jean Chaudeurge. Le , les bombes crèvent la toiture et la voûte. Parmi les paroissiens réfugiés dans la cripte qui est touchée par une bombe, il y a un mort et plusieurs blessés[44]. L'église meurtrie sera rénovée sous la conduite de l'architecte Pierre Meurice et rendue au culte en 1960[44].
  • L'église Saint-Jean (rue de Paris), 1858-1865, construite par Victor Ruprich-Robert en style néo-roman mais surmontée d'une tour néo-gothique. Son orgue de tribune est de 1866[45],[46].
  • Le marché couvert, inauguré en 1883.
  • 2 angles, centre de création contemporaine, relais culturel régional. Inauguré en 2003, ce site anciennement la Teinturerie Blouin est devenu un lieu de résidences d'artistes plasticiens. Cet espace propose six à sept expositions d'art contemporain par an. Devenu relais culturel régional en décembre 2009, 2 angles accueille en plus des compagnies de danse contemporaine en résidences. Situé en centre ville à deux pas du marché couvert.
  • Dans les dossiers du Patrimoine industriel de l'Orne : fonderies des Rochettes[47] et Fauvel[48], six usines de tissage[49],[50],[51],[52],[53], quatre usines de confection[54],[55],[56],[57], une serrurerie[58], une usine de caoutchouc[59], un moulin à farine[60] et une imprimerie[61].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Naissances à Flers[modifier | modifier le code]

Guy Mollet.

Décès à Flers[modifier | modifier le code]

  • Marie Élisa Bonnet-Mars (1845-1892) et son époux Rémy Mars (1837-1892). Ce couple de dompteurs a été tué par un ours brun de leur ménagerie lors d'une représentation sur le champ de foire de Flers. Un fait divers qui a marqué les Flériens[65].
  • Paul Derenne (militaire) (1902-1997).
  • Fernande Segret (1893 - 1er février 1968) : dernière maîtresse de Landru qui se suicide en se jetant dans les douves du château de Flers. Elle avait conservé une photo du criminel dans sa chambre de la maison de retraite où elle résidait.

Justes parmi les Nations[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Le Caherec[66].
  • Madeleine Malolepszy[67].
  • Marie-Louise Pannelay[68],[69].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Flers

Les armes de la commune de Flers se blasonnent ainsi :
De gueules, à deux navettes d'or posées en sautoir accompagnées de trois bobines d'argent 2 et 1, au chef de France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites locaux officiels[modifier | modifier le code]

Statistiques et données[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015 en diminution de 3,28 % par rapport à 2010, légale en 2018.
  2. Père du réalisateur de télévision Gérard Van der Gucht, responsable des sports à TF1 de 1981 à 2002. Source : L'Orne Combattante, 20 mai 2014
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. Didacticiel de la réglementation parasismique
  3. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  4. Climat de l'Orne sur le site Météo France
  5. Flers
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France., Librairie Guénégaud 1979, p. 291b.
  7. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-maritime.
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  11. Collectif, À la découverte de Flers - Le château, Flers, Flers promotion, , 88 p. (ISBN 2-9506053-3-8), p. 24-25
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  36. Salle située dans le complexe sportif du quartier saint Sauveur
  37. Aéroclub de Flers-Condé
  38. Chapelle Saint-Jean-Eudes
  39. Pôle du pays de Flers
  40. Église Évangélique
  41. ,Mosquées, salles de prière et établissements cultuels islamiques
  42. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 26 décembre 2014)
  43. « Ancien château », notice no PA00110807, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. a, b, c, d et e bienvenue à l'église St Germain , guide du visiteur, flers, centre paroissial flers
  45. Notice no PM61001006, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune
  46. Notice no PM61000348, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
  47. « fonderie des Rochettes », notice no IA00061184, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Fonderie Fauvel », notice no IA00061183, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Tissage dit Tissage de la Halle », notice no IA00061042, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Tissage, rue de la Chaussée », notice no IA00061043, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. « Tissage (Tissage de Coton) dit Tissage de la Blanchardière », notice no IA00060914, base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. « Tissage du Parc », notice no IA00061041, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Tissage (Tissage de Coton) », notice no IA00060913, base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Usine de confection », notice no IA00060907, base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Usine de confection, 80 rue de la Boule », notice no IA00060932, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Usine de confection, 47 rue Charles Mousset », notice no IA00061180, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Usine de confection, Usine de matériel électroménager, Usine de matériel électroacoustique », notice no IA00060898, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Usine de Serrurerie », notice no IA00061182, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Usine d'articles en caoutchouc », notice no IA00061181, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Moulin à farine », notice no IA00061189, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Imprimerie », notice no IA00061179, base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Bains douches », notice no EA61000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. Conflits commémorés 1870-71 ; 1914-18 ; 1939-45 ; AFN-Algérie (54-62)
  64. Les monuments aux morts sculptés en France : Flers
  65. « Dans les archives : des dompteurs tués par un ours à Flers », sur actu.fr, Groupe Publihebdos (consulté le 8 juin 2017)
  66. Soeur Anne-Marie
  67. Soeur Madeleine
  68. Sœur Marie-Louise
  69. Pannelay Marie-Louise : Personnes sauvées