Hôtel Romé

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Hôtel Romé
Hôtel Romé à Rouen.JPG
Vestiges restaurés d'une façade
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L'hôtel Romé est un hôtel particulier situé à Rouen, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'hôtel Romé se trouve dans le département français de la Seine-Maritime, sur la commune de Rouen, à proximité immédiate du parvis de la Cathédrale primatiale Notre-Dame de l'Assomption de Rouen.

Historique[modifier | modifier le code]

L'hôtel est construit vers 1525, date inscrite sur le 2e niveau (aujourd'hui disparu). On ne connait pas le commanditaire d'origine. Il appartient au style de la Première Renaissance[2].

Nicolas de Romé, seigneur de Fresquienne et du Bec-Crespin, conseiller du roi et maître des requêtes, le vend en 1589 à l'administration royale pour en faire la Cour des Comptes qui s’y installe en 1591.

Détail ouverture centrale encadrée de pilastres à candélabres à la rouennaise

L'ancienne Cour des Comptes est classée au titre des monuments historiques en 1886[1].

Au cours du XIXe siècle quelques premières transformations sont effectuées sur l'édifice. Par la suite, l'ensemble est restauré dans les années 1920 par les Mutuelles du Mans, installées à proximité immédiate.

L'hôtel de Romé a été presque totalement détruit lors des bombardements alliés de 1944. Les vestiges d'une des façades sur cour ont été démontés puis remontés à l’intérieur de l’ancien palais des congrès (inauguré le 30 mai 1976 par Jean Lecanuet. Lors de la récente démolition du Palais des Congrès, les façades Renaissance ont été conservées in situ, restaurées et dégagées avec la création d'une cour extérieure au sein de l'espace "Claude Monet Cathédrale". Ces vestiges consistent en un rez-de-chaussée et un étage d'une des ailes de l'édifice, le second étage ayant complètement disparu.

Sa loggia avait d'abord été transformée en chapelle, puis en un passage[3], reliant la rue des Carmes et la rue Saint-Romain. Elle était couverte de voûtes particulières, avant d’être partiellement détruite en 1944, puis entièrement dans les années soixante-dix, lors de la construction du Palais des congrès.

Détail d'une culée de l'ancienne chapelle : le cochon qui a mal aux dents

Il ne reste que deux culées de retombée des voûtes, décorées.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Laquerrière, « L'hôtel de la Cour des comptes et la Première Renaissance à Rouen », dans Églises, hôtels, vieilles maisons de Rouen, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, , 518 p. (OCLC 758618632), p. 121-134
  • Olivier Chaline, Les Hôtels particuliers de Rouen, Rouen, Société des Amis des monuments rouennais, , 224 p. (ISBN 978-2-9509804-9-6, OCLC 469254974), p. 125-129

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ancienne Chambre des Comptes ou hôtel Romé », notice no PA00100805, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Élisabeth Chirol, Jacques Delécluse, Alain Gaspérini, Arlette Gaspérini et Jacqueline Prévost, Le guide de Rouen, La route des abbayes, la manufacture, seconde édition, 1991, p. 109
  3. Élisabeth Chirol, Jacques Delécluse, Alain Gaspérini, Arlette Gaspérini et Jacqueline Prévost, op. cit.