Nostalgie (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Nostalgie
Description de l'image Nostalgie logo 2015.png.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social Paris
Propriétaire NRJ Group[1]
Slogan « Les plus grands tubes !  »
Langue Français
Statut Radio privée de catégorie C et D
Site web nostalgie.fr
Historique
Création
Diffusion hertzienne
AM  Non
FM  Oui
RDS  Oui
DAB+  Oui
Satellite  Oui
Diffusion câble et Internet
Câble  Oui
ADSL  Oui
Streaming  Oui
Podcasting  Oui

Nostalgie est une station de radio FM française créée en 1983 à Lyon par Pierre Alberti. En 2017, il représente un réseau de radiodiffusion constitué de l'échelon national, à Paris, et de 23 antennes locales qui produisent leur propre programme lors des décrochages. La radio Nostalgie possède en outre près de quarante webradios. L'ensemble radio fait partie de NRJ Group.

Nostalgie diffuse aussi bien des titres d'artistes français qu'internationaux. Après s'être consacrée aux années 1950 et 60, la radio a ensuite couvert les années 1970 et 80, avant s'ouvrir aux années 1990.

Historique[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1982/1983, la station est créée à Lyon par Pierre Alberti, patron d'une entreprise de démolition[2],[3], sous le nom de Radio Nostalgie 105.1 FM. Pierre Alberti a créé peu de temps auparavant, en 1981, Radio Contact[3],[4]. Il crée Radio Nostalgie grâce à l'argent gagné lors de la revente de Radio Contact. Une bonne partie de son équipe et des voix de Radio Contact le suivent à Radio Nostalgie[3]. La radio cible à cette époque les 40-50 ans. La chanson française constitue 80% environ des titres diffusés[5].

Dès 1985, Radio Nostalgie développe un réseau en France, et en 1986 elle s'installe aussi en Île-de-France[5]. À la même période, RMC entre à hauteur de 35 % dans le capital de Nostalgie[5].

Vers 1987 et 1988, la vie de la station est rythmée par la diffusion de standards et de raretés des années 1930 aux années 1980, agrémentée de nouveautés, et par quelques émissions marquantes comme « Les matinales » (Denis Rostagnat, semaine, 5 h-9 h), « La salle et la terrasse » (semaine, 12 h-14 h), « Le club (des années 1960) » (Bruno Dubois, semaine, 17 h-19 h), « Piano bar » (Pierre Galibert, samedi, 21 h-1 h) et « Les nuits de Nostalgie » (Pascal Moréno, semaine, 1 h-5 h)[5].

Mais la station traverse ensuite une période difficile due à son fondateur, Pierre Alberti. Celui-ci est en effet inculpé d' « abus de biens sociaux, faux et usage de faux et recel de biens sociaux », incarcéré quelques jours puis remis en liberté[6], des accusations auxquelles s'ajoutent des affaires de fausses factures en faveur de partis politiques, sur un spectre assezlarge de la majorité d'alors à l'opposition[5]. Ces situations de tangages sont toutefois ponctuelles et semblent liées à la personnalité de son fondateur[5], mais ne touche pas au concept lui-même qu'il a imaginé, une programmation radio autour de la chanson, où l'on se fait plaisir en cultivant la nostalgie, une radio moins anxiogène que bien des médias[7]. Elle est aussi, dans une sorte de rituel depuis des décennies, la radio que les auditeurs ont envie d'écouter, par exemple, lorsqu'ils prennent la route des vacances en famille, en voulant se détendre[8]..

D'ailleurs, indépendamment de ces alertes et secousses juridiques de la fin des années 1980, la radio poursuit alors son expansion. Ceci incite en 1989 son actionnaire RMC à augmenter sa participation jusqu'à détenir la majorité du capital (51 %), le reste étant partagé entre Pierre Alberti et diverses sociétés. À cette époque, Radio Nostalgie réalise 5 % d'audience cumulée, avec une cible plus jeune qu'à ses débuts[5].

Vers 1989, Radio Nostalgie commence aussi à se développer à l'étranger (Liban, Belgique, Moscou, Portugal, etc.). Elle s'étend en Europe de l'Est, aux Baléares, sur le continent américain, en Orient (exemple : Liban), puis en Afrique francophone[5].

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1991, RMC et Nostalgie se créent une régie publicitaire commune et dédiée à leur activité, Génération expertise média (GEM)[2].

En , la Générale occidentale entre à 49 % dans le capital, RMC conservant les 51 % restants[5]. Radio Nostalgie se recible sur un format plus jeune en diffusant des titres des années 1940 aux années 1990 des émissions de divertissements aux animateurs célèbres (Pierre Bellemare, Georges Beller, Lio, Pierre Galibert...). L'audience s'effrite dangereusement.

Le , la radio est déclinée à la télévision sous le nom Nostalgie la télé. Elle est détenue par AB Groupe ayant eu l'accord de diffuser sous cette appellation[9]. Cependant, n'ayant pas trouvé son univers, elle est supprimée et remplacée en été 1999 par RFM TV.

Lors de l'éclatement du groupe RMC, Radio Nostalgie, tout comme RMC et Montmartre FM, est à vendre[5]. NRJ se porte candidate et obtient l'accord du CSA[5]. S'ensuivent des protestations virulentes de la part des radios locales indépendantes, estimant que le groupe NRJ serait en situation de monopole sur le marché de la publicité locale : ils redoutent en effet une pression trop forte auprès des annonceurs. Le CSA impose alors des conditions au groupe NRJ pour réduire ce monopole : Rire & Chansons devient à 100 % passif (fermeture des stations locales) et quelques autres stations locales du groupe doivent fermer dans certaines villes où NRJ est fortement présente.

Les programmes de Nostalgie, quant à eux, changent radicalement dès 1998 : la chanson devient la priorité de cette programmation, avec un recentrage sur les titres des années 1950 à 70 sous la direction musicale de Christian Savigny, des animateurs stars sont remerciés. Le choix d'une cible plus âgée entre dans la logique du groupe NRJ, qui, avec Chérie FM, touche déjà les jeunes adultes. En quelques mois, l'audience de Radio Nostalgie explose littéralement : alors que les meilleurs scores antérieurs se sont élevés à 6 % d'audience cumulée, Radio Nostalgie dépasse rapidement les 8 %. Les départs simultanés de Christophe Sabot, directeur des programmes, et de Jean-Marc Morandini, directeur d'antenne[10], n'affectent pas ce score.

Années 2000[modifier | modifier le code]

De 2003 à 2004 la programmation de la nuit pour fêter les 20 ans de la radio Nostalgie avec ses plus grands tubes de légende de 1983 à 2003 puis des tubes nouveautés au programme variété française disco rock pop reggae et rap.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Dans les années 2010, Nostalgie change considérablement d'habillage et de voix-off. Les week-ends spéciaux sont supprimés avant de revenir trois ans après. Le top horaire est modifié en 2013, et revient à celui de 1998. Le jingle info est également modifié.

Années 2020[modifier | modifier le code]

Avec plus de 3 millions d'auditeurs quotidiens, Nostalgie est la deuxième radio musicale de France[11]. Le succès continue pour Philippe & Sandy : convivialité et complicité sont au rendez-vous tous les matins de 6h à 9h. Bonne musique et bonne humeur pour cette matinale qui diffuse jusqu'à dix tubes par heure et compte plus d'un million de fidèles !

Identité de Nostalgie[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

(Selon le site SchooP[5])

  • 1983 - 1992 : « Un amour de radio »
  • 1992 - 1993 : « La Radio pour changer d'airs »
  • 1993 - 1996 : « C'est pour toujours »[2]
  • 1997 - 1999 : « Le Bonheur c'est ici »
  • 1998 - 2009 : « La Légende »
  • 2009 - 2012 : « La Jeunesse est éternelle »
  • 2012 - 2013 : « La Légende des années 60, 70 et 80 ! »
  • 2013 - 2014 : « Nostalgie, les chansons de vos légendes ! »
  • 2014 - 2022 : « Nostalgie, les plus grandes chansons ! »
  • depuis 2022 : « Nostalgie, les plus grands tubes ! »

Voix-off[modifier | modifier le code]

Personnalités de la station[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

  • À la rentrée , interviennent en semaine, tout au long de la journée : Philippe & Sandy (6/9), André Micheau (9/midi), Patrick Couveignes (midi/16), Bruno Gilbert (16/20) et Guillaume Aubert (20/minuit). Le pré-morning (5/6) est assuré par Julien Loeki (lundi, mardi, jeudi, vendredi) et Patrick Couveignes (mercredi).
  • Le week-end, les animateurs sont : Olivier Louvet (6/midi), Julien Loeki (12/18) et Christophe Ravet (18/minuit).

Journalistes[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Korosec (rédacteur en chef)
  • Émilie Joubert (journaliste IDF)
  • Éloïse Buhk (reporter et joker)
  • Patrice Pavo (journaliste 5/9)
  • Nicolas Beaubois (reporter / journaliste week-end)
  • Guillaume Parisot (journaliste 12/19)

Programmation et manifestations connexes[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Nostalgie est une radio musicale unique, avec 76% de la programmation consacrée aux années 80. La station est un véritable concentré de valeurs positives, avec un esprit feel good, autour de musiques fédératrices[16].

Événementiel[modifier | modifier le code]

Diffusion[modifier | modifier le code]

En modulation de fréquence[modifier | modifier le code]

En plus de la diffusion nationale depuis Paris, en modulation de fréquence, il existe 23 antennes locales. Les décrochages vis-à-vis de Paris ont lieu du lundi au vendredi entre 12h00 et 16h00 pour la quasi-totalité des antennes locales. En , les personnels des antennes locales sont les suivants :

Nom de l'antenne locale Bassin de diffusion Animateur(s) Journaliste(s)
Nostalgie Alsace Mulhouse
Colmar
Robin Guillocheau David Madinier (Mulhouse)
Guy Thoman (Colmar)
Nostalgie Arras Arras
Nostalgie Bordeaux Bordeaux Romuald Dehorter Gérard Gonzalez
Nostalgie Caen Caen Freddy Beller Marion Hayot
Nostalgie Charente-Maritime La Rochelle
Oléron
Saintes
Rochefort
Bruno Virlogeux Nicolas Minault
Nostalgie Clermont-Ferrand Clermont-Ferrand Eddy Buisson Sandrine Huillet
Nostalgie Corse Ajaccio
Bastia
Corte
Bocognano
Vivario
Porto-Vecchio
Bonifacio
Aiti
Calvi
Jean-Michel Moreschi Philippe Jammes
Nostalgie Côte-d’Azur Nice & Cannes
Monaco & Menton
Fabrice Martin Nicolas Abed
Nostalgie Dijon Dijon Arnaud Piat Michel Giraud
Nostalgie Grenoble Grenoble
Voiron
Sarah Récalde Christophe Revil
Nostalgie Hautes-Pyrénées Comminges Bagnères-de-Bigorre
La Mongie
Barèges
Tarbes

Bagnères-de-Luchon
Saint-Gaudens
Chaum

Jean-François Puyuelo
Nostalgie Léman Annemasse & Genève (105.0), Thonon-les-Bains & Lausanne (98.1) Christophe Perret Isabelle Baudoin
Nostalgie Lens Lens & Péronne Arnaud Evrard Valérie Théry
Nostalgie Lorraine Nancy
Metz
Commercy
Emmanuel Carré Laurence Desachy (Nancy)
Lhoucine Dahou (Metz)
Nostalgie Lyon Lyon & Annonay Emmanuel Baudin Géraldine Taboni
Nostalgie Mâcon Mâcon
Bourg-en-Bresse
Patrick Renaud Pascal Michaux
Nostalgie Mont-Blanc Megève & Sallanches Stephane Muller Audrey Bourdier

Alicia Casteras

Nostalgie Nantes Nantes & Redon Denis Marquet Laure Vivien

Hélène Hamon

Nostalgie Orléans Orléans Laurent Bourdin Régis Lonjaret
Nostalgie Provence Marseille
Aix-en-Provence
Mélanie Renaud Sophie Lenepveu
Vincent Duval
Nostalgie Quercy-Gascogne Montauban
Valence & Auch

Cahors Agen

Emmanuelle Ouahnich Rémi Constant-Belerepayre
Nostalgie Rouen Rouen Marc Montana Damien Largillière
Nostalgie Sarthe Le Mans & Laval
La Flèche
Château-du-Loir
Laurent Costa Marc Genetti
Nostalgie Strasbourg Strasbourg Stéphane Mayer Éric Ravel
Nostalgie Toulon Toulon Hugo Rousseau Caroline Groizeleau
Nostalgie Toulouse Toulouse Emmanuelle Ouahnich Joffrey Louis
Nostalgie Vallée d’Orb[Information douteuse] Bédarieux Thierry Baldacchino
Nostalgie Vallée du Rhône Valence
Montélimar
Nyons
Marc Busson Hélène Margaron
Nostalgie Vaucluse Avignon & Bagnols-sur-Cèze & Alès Jérôme Rose Sébastien Iullianella
Julien Ruderic

Par Internet[modifier | modifier le code]

50 webradios diffusent l'esprit Nostalgie, elles enregistrent 11,4 millions d'écoutes chaque mois[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « NRJ GROUP en bref », sur le site de NRJ
  2. a b c d et e Véronique Cauhapé, « Radio Nostalgie est la cerise sur le gâteau RMC », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a b c et d Hubert Heyrendt, « La nostalgie, le comble de la modernité », La Libre,‎ (lire en ligne)
  4. Jacques Pezet, « La radio Nostalgie diffusait-elle déjà des tubes des années 80 dans les années 80 ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a b c d e f g h i j k l et m « Nostalgie - (Radio Nostalgie) . Histoire », sur SchooP.fr, la mémoire de la FM
  6. « Abus de biens sociaux et recel Le créateur de Radio-Nostalgie inculpé et écroué à Lyon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Hugo Wintrebert, « Ce que révèle l’incroyable succès de Radio Nostalgie », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  8. Adrien Franque, « Radio: Nostalgie, hits et légendes », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. Martine Esquirou, « Nostalgie passe à la télé. Comme Fun, la filiale de RMC vient de créer une chaîne de télévision musicale avec AB Sat », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. « Radio : le groupe NRJ confirme les départs de trois de ses responsables », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « NOSTALGIE - Deuxième radio musicale de France », sur www.nrjglobal.com (consulté le )
  12. « Radio : Alain Weill devient président de radio Nostalgie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. Brulhatour, « Xavier Laissus rejoint Nostalgie », lalettre.pro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. Brulhatour, « Nouvelle recrue à Nostalgie », lalettre.pro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. Brulhatour, « NRJ Group : Gaël Sanquer devient Directeur Délégué des médias musicaux », lalettre.pro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « NOSTALGIE - Deuxième radio musicale de France », sur www.nrjglobal.com (consulté le )
  17. « Nostalgie partenaire officiel de la tournée de Michel Sardou », sur www.lalettre.pro, (consulté le )
  18. « Michel Sardou repart en tournée en 2023 », sur www.nostalgie.fr, (consulté le )
  19. « NOSTALGIE - Bonne musique, Bonne humeur », sur www.nrjglobal.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]