Jumièges

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Jumièges
Le bac et l'abbaye en arrière-plan.
Le bac et l'abbaye en arrière-plan.
Blason de Jumièges
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Barentin
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Jean Dupont
2014-2020
Code postal 76480
Code commune 76378
Démographie
Population
municipale
1 778 hab. (2014)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 04″ nord, 0° 49′ 17″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 83 m
Superficie 18,75 km2
Localisation

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Jumièges

Jumièges est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Jumièges est située sur la rive droite de la Seine, entre Le Havre et Rouen, dans un méandre convexe du fleuve.

La commune fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

À Jumièges est exploité, par le département de Seine-Maritime, un bac maritime permettant de traverser la Seine.

Article détaillé : Bacs de la Seine.

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux et le pont Gustave-Flaubert à Rouen.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gemeticum 837-838, Gemedicum (actes mérovingiens), Gemedico (monnaie mérovingienne)[1].

Ces formes anciennes sont analogues à celles de Gémages (Orne, Gemmeticum XVe siècle) et de Vimais (Eure-et-Loir, Gimagia 1128)[1].

Le premier élément Gem- (celtique ?) se retrouve également dans des patronymes gaulois comme Gemelus. La forme attendue serait *Gém-ièges et non pas Jum-ièges, mais le [e] de la syllabe initiale Gém- s'est modifié en [y] (u) sous l'influence des consonnes du contexte, tout comme dans jumeau issu du latin gemellus (variante gémeau).

La terminaison -ièges contient apparemment deux suffixes: -at- / -et- et -iko- (-icum)[1]. Ces suffixes celtiques sont attestés par ailleurs -eto-, -et- dans le nom des Caleti (Pays de Caux) par exemple. Cf. breton kaled, Gwened (-et→ -ed). -iko- est attesté (au pluriel) dans Aremorici (ceux de l'Armor, sur are- « devant, auprès » Cf. Arelaunum ancien nom de la forêt de Brotonne et more « mer » cf. breton mor, même sens) ou encore Bellovaci, Mediomatrici, etc. Une variante -ika se retrouve dans le nom du pays d'Ouche de Utica, du Perche de Pertica et de l'Armorique, Aremorica. Cf. également Vertamica (inscription de Lezoux) correspondant du vieux breton Uuortemic[2].
-ETICA a régulièrement abouti à -iège en français.

L'étymologie par le latin gemma « pierre précieuse » est une invention des moines de l'abbaye Saint-Pierre pour justifier du prestige de leur établissement monastique, en effet ce genre d'explication par le latin classique par des clercs bon latinistes est généralement sans fondement, les toponymes étant pour l'essentiel des formations populaires (cf. Fécamp, Louviers, etc.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Jumièges était, jusqu'à la Révolution, l'une des trois paroisses formant la Baronnie du même nom, domaine direct de l'abbaye.

L'implantation des moines, au VIIe siècle, suscita un développement agricole de la presqu'île de Jumièges mais aussi l'essor d'une activité maritime. Port Jumièges était doté d'un chantier de construction.

En 1518, un navire de Jumièges, La Martine, commandé par Robert Cossart, touche les côtes du Brésil.

Durant tout le XVIe siècle, des navires de Jumièges participent aux campagnes morutières à Terre-Neuve.

À la Révolution, la communauté religieuse est dispersée, l'abbaye transformée en maison de retraite puis en carrière de pierre.

Le , le hameau de Heurteauville, situé sur la rive gauche de la Seine, se sépare de Jumièges pour former une nouvelle commune ainsi qu'une nouvelle paroisse.

Le , Prosper Peschard, notaire et maire de Jumièges, est assassiné par l'un de ses conseillers municipaux, Jules Martin.

Ruines de l'abbaye, vue du chœur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1896 1902 Boutard    
  [3] Prosper Peschard   Notaire
mai 1925 mai 1929 Sever Boutard    
1936   Quesne    
1944 1945 Charles Guillemot-Treffainguy    
1945 1945 Estor Cadinot    
1945 mai 1953 Georges Boutard    
mai 1953 1954 Henri Lefrançois    
1954 mars 1977 Alphonse Callais    
mars 1977 mars 1983 André Fessard    
mars 1983 juin 1995 Roland Maillet PS  
juin 1995 mars 2001 Jean-René Le Ru se Ingénieur TPE
mars 2001 mars 2008 Joëlle Tétard   Retraitée
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Jean Dupont UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 778 habitants, en augmentation de 3,43 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 694 1 850 1 862 1 955 1 847 1 711 1 678 1 674 1 765
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 670 1 602 1 618 1 073 1 084 1 015 1 028 1 027 1 020
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
995 1 012 928 872 847 867 880 1 078 1 088
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 214 1 305 1 474 1 634 1 641 1 714 1 715 1 753 1 778
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église abbatiale Notre-Dame

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Jumièges

Les armes de la commune de Jumièges se blasonnent ainsi :
d’azur à la croix d’or, cantonnée de quatre clefs adossées d’argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  • Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, édition Errance 1994. (ISBN 2-87772-089-6)
  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair, , 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair, , 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • « Jumièges », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 430-436

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 98
  2. D'après Léon Fleuriot.
  3. Décès (assassinat).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA00100727, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no IA00021660, base Mérimée, ministère français de la Culture