Le Houlme

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Le Houlme
Le Houlme
La gare de Malaunay - Le Houlme, le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Daniel Grenier
2020-2026
Code postal 76770
Code commune 76366
Démographie
Gentilé Houlmois
Population
municipale
4 107 hab. (2019 en augmentation de 2,85 % par rapport à 2013)
Densité 1 383 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 32″ nord, 1° 02′ 13″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 128 m
Superficie 2,97 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Rouen
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Notre-Dame-de-Bondeville
Législatives 5e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Liens
Site web http://www.le-houlme76.fr/

Le Houlme est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La commune a sur son territoire deux forêts assez denses : la forêt de Fresquiennes et la forêt Verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Cailly, affluent de la Seine..

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Malaunay - Le Houlme, de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située sur la commune.

Le F4 (ligne FAST) qui traverse la ville, qui part du hameau de Frévaux à Malaunay jusqu'au Mont-Riboudet-Kindarena à Rouen.

Le 29, qui arrive des directions de Montville et les villes autour (réseau VTNI) qui passe de Route de Montville de Malaunay jusqu'à la gare routière de Rouen. il traverse toute la route de Dieppe.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 790 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rouen - Jardin », sur la commune de Rouen, mise en service en 1979[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,2 °C et la hauteur de précipitations de 805,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Rouen-Boos », sur la commune de Boos, mise en service en 1968 et à 18 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 11 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Houlme est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes[17] et 467 575 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (53,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (42,7 %), forêts (39,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,1 %), terres arables (5,1 %), prairies (1,6 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Hulmo en 1154[24].

Du norrois holmr « îlot, prairie en pente au bord de l'eau »[25] ou plus directement de l'ancien normand ho(l)m(m)e issu de l'ancien norrois holmr. Cf. Saint-Quentin-sur-le-Homme.

Nom d'un îlot ou d'une prairie humide dans la vallée du Cailly.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Houlme a connu un grand développement lors de la révolution industrielle, qui a laissé de nombreux vestiges tels que des usines (Buttler Holiday), entreprises métallurgiques et filatures, et quartiers industriels. En , une grève des ouvriers filateurs est durement réprimée et se termine sur une condamnation à mort, 3 aux travaux forcés et 14 emprisonnements[26].

Elle a depuis, connu un vaste programme de restructuration de ses édifices qui fait du Houlme une ville calme et diversifiée. Depuis la fin des années 1980, Le Houlme crée des lotissements résidentiels (Pablo-Picasso, Bois-Planté). Le Houlme fait aussi partie de la Métropole Rouen Normandie, image qui lui donne un profil plus attractif et bénéfique pour ses habitants, et est par conséquent bien desservie : 2 lignes de bus la traversent (ligne F4 (anciennement 16) et ligne 29).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Julien Feron    
1852   Lucien Loyer    
1871 1874 Edmond Lemarchand    
1887   Jean Reber   Chimiste
1890 1895 Edmond Lemarchand    
1895 1906 Gustave Quilbeuf Républicain  
1908 1910 Gustave Quilbeuf Républicain  
1911   Raymond Lemarchand   Filateur
1912 1924 Julien Féron   négociant en alcool, artiste peintre
1925 1940 Louis Laurent    
1944 1945 Louis Laurent    
1945 1946 Henri Anquetil    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 février 2001 Gilbert Grenier PCF Conseiller général de Notre-Dame-de-Bondeville (1982 → 1988)
mars 2001 En cours
(au 10 août 2020)
Daniel Grenier PCF puis SE Réélu pour le mandat 2020-2026}[27],[28]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2019, la commune comptait 4 107 habitants[Note 8], en augmentation de 2,85 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0051 0001 0291 4041 7651 8211 8682 0352 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0702 0531 7071 6581 7502 0302 0822 1282 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4892 7502 8263 1013 0153 0912 9682 9413 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
3 7043 9354 3244 3514 3494 3974 1474 0733 993
2018 2019 - - - - - - -
4 0334 107-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Rouen - Jardin - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Le Houlme et Rouen », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Rouen - Jardin - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Le Houlme et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Rouen-Boos - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Rouen », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction duRouen », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Stéphane Gendron - 2003 - Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 118.
  25. Principaux types toponymiques de la Normandie. Supplément aux Annales de Normandie. 5e année, no 3-4, 1955, page 44.
  26. Jean Bron, Histoire du mouvement ouvrier français, Les Éditions ouvrières 1970, T.I p.59
  27. « Municipales au Houlme : Daniel Grenier, candidat à un 4e mandat : Le maire sortant du Houlme, Daniel Grenier, repart pour un nouveau mandat municipal avec une équipe renouvelée à 40 % », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ) « « Ce n’est pas une liste partisane», affirme Daniel Grenier, maire, qui a annoncé officiellement qu’il sera à la tête d’une liste regroupant les diversités de la gauche et de l’écologie pour les prochaines élections municipales. Le candidat, longtemps militant du PCF, vise un quatrième mandat à la tête de cette commune d’environ 4 000 habitants, située dans la vallée du Cailly. (...) Âgé de 74 ans, élu depuis 1995 et maire depuis 2001 ».
  28. « Municipales 2020. Au Houlme, Daniel Grenier repart pour un quatrième mandat : Lors du conseil municipal d’investiture, sept adjoints ont également été élus », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.